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Resurection

P.Bernard Domini-Eclairage et réflexion sur le projet de LOI ouvrant le Mariage aux personnes de …

-octobre 2012-

Le dernier développement de Nostra Aetate parle de la discrimination. Ce mot qui, aujourd’hui, est sur toutes les lèvres avec le débat sur le mariage homosexuel, doit être défini clairement. Le Concile dit : « L'Eglise réprouve, en tant que contraire à l'esprit du Christ, toute discrimination ou vexation opérée envers des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur classe ou de leur religion ». L’Eglise rapproche le mot discrimination du mot vexation. Le verbe vexer signifie : tourmenter par un abus de pouvoir. Nos frères chrétiens, en pays islamiques, souffrent de ces vexations, de ces actes discriminatoires : ils n’ont pas les mêmes droits que les musulmans.
Refuser à un homme ou à une femme de se marier est un acte discriminatoire. Tout homme, toute femme, du moment qu’il n’existe pas d’empêchements dirimants, ont droit à pouvoir se marier. Mais refuser à deux homosexuels de se marier n’est pas un acte discriminatoire. Dans la Charte des Droits de la Famille, promulguée par l’Eglise en 1983, il est dit que les fondements des Droits de la Famille se trouvent dans la loi inscrite par le Créateur au cœur de tout être humain. Les droits énoncés dans la Charte sont imprimés dans la conscience de l’être humain et dans les valeurs communes de toute l’humanité. La société est appelée à défendre ces droits contre toute violation, à les respecter et à les promouvoir dans l’intégralité de leur contenu. Le Saint-Siège voulait signifier par cet énoncé que les Droits de la Famille concernent tous les hommes parce qu’ils se fondent sur la Loi naturelle et le Droit naturel. Tout Etat de Droit est soumis à cette Loi et à ce Droit naturel. La Charte des Droits de la Famille, comme les Droits de l’homme, concerne tous les hommes.
L’Eglise ne s’arroge pas orgueilleusement une autorité qu’elle n’aurait pas, en les promulguant, mais elle est consciente d’avoir reçu de Jésus la mission d’enseigner toutes les Nations au Nom du Verbe de Dieu qui, en venant en ce monde, veut éclairer tous les hommes pour leur faire découvrir le plan de Dieu sur l’humanité.
Dans le Préambule de cette Charte, il est dit au paragraphe D : « la famille, société naturelle, existe antérieurement à l’Etat ou à toute autre collectivité et possède des droits propres qui sont inaliénables ». Cette affirmation signifie que le premier acte créateur de Dieu, concernant l’humanité, est la création du premier couple appelé à former la première famille de l’humanité. C’est à ce premier couple que Dieu confie la mission de la procréation et, en même temps, de l’éducation. La famille est, de par cet acte créateur, d’institution divine. C’est à cause de cela qu’elle existe antérieurement à l’Etat et possède des droits propres inaliénables. L’Etat, qui n’est pas d’institution divine, est, cependant, une importante institution humaine au service des familles. Le préambule en témoigne : « La famille et la société, unies entre elles par des liens organiques et vitaux, assument des rôles complémentaires pour défendre et promouvoir le bien de toute l’humanité et de chaque personne (G) ».
Aucune famille ne peut et ne doit vivre en autarcie dans un îlot séparé du reste du monde. Chaque famille fait partie de la grande famille qu’est l’humanité. Mais l’Eglise sait que le bien de la personne, de la société et son bien propre passent par la famille. Elle a toujours considéré qu’il appartient à sa mission de proclamer à tous les hommes le dessein de Dieu, inscrit dans la nature humaine, sur le mariage et sur la famille, de promouvoir ces deux institutions et de les défendre contre tous ceux qui leur portent atteinte (L) ». L’Eglise, en 2012, ne peut pas contredire ce qu’elle affirmait en 1983 et dont le fondement se trouve dans le livre de la Genèse.
Le mariage homosexuel n’a aucun fondement dans le Droit naturel. Il devrait donc être considéré comme anti-constitutionnel par tous les Etats de Droit parce qu’il porte atteinte au dessein de Dieu, inscrit dans la nature humaine sur le mariage et sur la famille. Seule la famille, qui naît du mariage entre un homme et une femme, permet l’union intime des époux et la procréation. Soyons courageux pour témoigner de cette vérité fondamentale.
Il est également important de rappeler que le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme que les actes homosexuels sont «intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle» (CEC 2357). Cette affirmation se fonde sur les Saintes Ecritures : l’homosexualité est considérée comme une « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10).
Ne soyons pas simplistes, cependant et distinguons tendance homosexuelle, qui n’est pas peccamineuse, et acte homosexuel, gravement désordonné.
L’Eglise invite les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu. Citons le numéro 2358 : « Ces personnes doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste ».
Rappelons avec clarté l’enseignement de l’Eglise. Dire la vérité sur les actes homosexuels, gravement désordonnés, n’est pas de l’homophobie. Condamner le péché, ce n’est pas haïr le pécheur.
Aimer nos frères et sœurs homosexuels dans le Christ, c’est les aimer en leur donnant la vérité pour les aider à s’ouvrir à Jésus, leur Rédempteur, et à faire leur Salut.