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FRANÇOIS à TELEVISA -7- : Valentina Alazraki s'entretient avec l'Antéchrist à la télévision mexicaine (traduction française intégrale) - Septième et dernière partie -

Album ACTU
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez !

* * *

[Enfin la fin de ce ragoût peu ragoûtant : Ouf !
Et les mensonges et contre-vérités s'alignent, en veux-tu en voilà, et tout le monde il est content !!!]


NOTE TRÈS IMPORTANTE :
Cette interview fleuve a plusieurs caractéristiques.
1°) Elle se trouve en vidéo originale ici : www.youtube.com/watch
2°) On en trouve la transcription dans la langue originale (espagnol) ici : auladsi.net/entrevista-al-papa-francisco
3°) Vatican News en a fait une traduction en italien ici : www.vaticannews.va/…/papa-televisa-v…, traduction qui est à la base de cette traduction française.
4°) Et voici le clou : entre la vidéo originale, la transcription espagnole et la traduction italienne, il n'y a aucun accord : ici des retranchements, là des ajouts, ailleurs des omissions, bref, rien de sérieux. Je comprends qu'aucun professionnel n'ait osé se lancer dans une traduction sérieuse. J'ai donc fait ce que j'ai pu avec les moyens du bord et sans me casser le cibouleau tant cette interview est dingue, comme d'ailleurs sont dingues toutes les interviews de Bergoglio.

À bon entendeur, salut !

>>> Première partie
>>> Seconde partie
>>> Troisième partie
>>> Quatrième partie
>>> Cinquième partie
>>>
Sixième partie

Le PAPE à TELEVISA (septième et dernière partie)

On a le sentiment qu’il y a un paradoxe entre vous, qui jouissez à tous égards d’une grande popularité - comme votre proximité des gens, votre humanité, le fait que vous êtes une personne si spontanée - et une Église qui traverse une crise. Il semble donc y avoir une contradiction entre une Église en crise et un Pape qui aime la popularité. Comment vivez-vous tout cela ?

R. - Eh bien, le Pape traverse aussi des crises. Parlons de l’une d’elles. Moi aussi, je suis en crise. Et l’Église vit aussi des moments de popularité. Je crois que l’Église est en train de changer, comme en témoignent les tentatives de réforme que nous faisons, qui sont faites, et dont je n’ai aucun mérite. Tous les cardinaux avant mon élection l’ont demandé. C’est-à-dire, celui qui était là, qui était sur le point de devenir Pape, écoutait tout. Et dans mon cas, je ne fais que mettre en marche ce qu’ils m’ont demandé, c’est-à-dire la prise de conscience de ces crises de l’Église. Mais les crises sont aussi des crises de croissance ; pour moi, c’est une crise de croissance, où certaines choses doivent être ajustées, d’autres promues et avancées, en avant dans ce domaine. Je ne vois pas cela comme un contraste parce qu’il y a des gens plus populaires que moi dans l’Église et des pasteurs populaires que les gens aiment beaucoup. Et je l’ai vu dans ma patrie et ailleurs. Ici aussi, en Italie. L’exemple est le nouvel évêque de Lucques, Giulietti : « J’entrerai en marchant dans mon diocèse, en marchant. » Un peu semi-sportif, bien sûr, les gens ont vu : « Ce nouveau pasteur ne vient pas en limousine déjà tout habillé. » Et le peuple se rassembla autour de lui et il y avait 2300 jeunes avec lui. Arrivé à la cathédrale, avant d’entrer, il revêtit sa robe, se déguisa en évêque et entra avec son peuple. C’est fantastique ! Ce n’est pas une Église en crise, c’est une Église en croissance ! Et ce n’est que le dernier exemple paru dans les journaux. Et il y en a beaucoup... Quand on voit ces hommes et ces femmes enterrés dans des pays lointains y consommer leur vie... La nonne des trois mille réunions que j’ai rencontrée en République centrafricaine.... C’est la force. Ce qui est en crise, ce sont les modalités qui forment l’Église, qui doivent tomber. Nous devons en être conscients. L’État de la Cité du Vatican en tant que forme de gouvernement, la Curie, ce qu’elle est, est la dernière cour européenne d’une monarchie absolue. La dernière. Les autres sont maintenant des monarchies constitutionnelles. Le tribunal est en train d’être dilué. Ici, il y a encore des structures judiciaires, qui sont ce qui doit tomber.

Avec votre réforme, on a le sentiment que nous sommes déjà sur le point de....

R. - Ce n’est pas ma réforme...

Oui, mais vous l’avez présidée...

R. - Mais les cardinaux l’ont demandé. C’est la réalité.

Vous deviez la remettre à plus tard...

R. - Oui, nous l’avons proposée comme nous le pouvions. C’est une réforme que nous sommes en train de mettre en œuvre, en essayant de diviser les accords. Les gens veulent une réforme. Par exemple, le palais de Castel Gandolfo, issu d’un empereur romain, restauré à la Renaissance, n’est plus aujourd’hui un palais papal : aujourd’hui c’est un musée, c’est tout un musée. Et donc le prochain pape, s’il veut aller y passer l’été, et il y a droit, il y a deux palais, il peut aller dans l’un d’eux, ils sont très bien conservés. Mais c’est un musée. Cela change... La cour a déménagé jusqu’à Castel Gandolfo parce que ce sont des habitudes, des coutumes anciennes qui peuvent être réformées. Le Pape doit partir en vacances, bien sûr ! Jean-Paul II est allé skier. Benoît est allé se promener dans les montagnes.... Le Pape est une personne, une personne humaine. Mais les schémas de cour doivent disparaître. Et tous les cardinaux l’ont demandé, eh oui, la plupart d’entre eux, Dieu merci.

Vous venez de parler de Jean-Paul II. Il y avait une question que j’avais à l’esprit qui soulevait certains doutes. Lors d’un de vos derniers voyages, vous avez raconté une anecdote dans l’avion, vous vous souvenez ? Tout le monde a compris que vous faisiez référence à l’affaire Maciel. Il semble que le Cardinal Ratzinger est allé avec ses documents à une réunion, pour exposer les accusations contre le fondateur des Légionnaires du Christ, et qu’il est sorti de là et a dit à son secrétaire : « L’autre partie a gagné ». Certains journalistes l’ont interprété en disant que Jean-Paul II était présent à cette rencontre et qu’il avait entravé...

R. - Non, non, non. Jean-Paul II n’était pas là. Il était à une réunion des responsables de la Curie, de différents départements, pour voir le cas de Maciel. Même Jean-Paul II a parfois été trompé, c’est certain. C’est dans le cas de l’Autriche, par exemple, du primat de Vienne, que le moine bénédictin qui semblait en quelque sorte découvrir le pot....

Il y a quatre ans, vous m’avez même dit que vous saviez qu’ils avaient autorisé le cardinal Ratzinger à enquêter sur Maciel, à la fin de sa vie.

R. - Oui, oui, oui. En cela, Ratzinger était courageux. Et aussi Jean-Paul II. Il faut comprendre certaines attitudes de Jean-Paul II parce qu’il venait d’un monde fermé, du rideau de fer, où le communisme s’appliquait encore. Et il y avait une mentalité défensive. Nous devons bien comprendre, personne ne peut douter du caractère sacré de cet homme et de sa bonne volonté. C’était un grand, c’était un grand.

Quand vous avez dit que si le prochain Pape veut aller à Castel Gandolfo, il peut, vous m’avez fait penser à quelque chose. Vous vous souvenez qu’il y a quatre ans, vous m’avez dit : « J’ai le sentiment que mon pontificat sera court, deux, trois, quatre ans. » Nous en sommes déjà à la sixième, heureusement, je veux dire.

R. - J’ai toujours le même sentiment.

Vous avez toujours ce sentiment ?

R. - Oui. Oui.

Ça fait déjà six ans, ce n’est pas si court.

R. - Mais ne pensons pas même à vingt.

Ce n’est peut-être pas le cas pour 20 ans, puisque vous avez maintenant 82 ans, mais peut-être que nous célébrerons le centenaire. J’ai célébré les 150 [voyages papaux], vous m’avez dit que je n’étais pas une momie.... Nous pourrons alors célébrer votre anniversaire, votre centième anniversaire.

R. - D’accord...

Je me souviens aussi que vous m’avez dit que ce qui vous manquait la plupart du temps, depuis que vous êtes Pape, c’était de sortir secrètement pour manger une pizza. Vous vous souvenez ? Avez-vous réussi ?

R. - Non. Ce qui m’a le plus manqué, c’est d’errer dans les rues et de sortir en douce pour manger une pizza à Rome. Non, je ne l’ai pas fait. Non, c’est quelque chose que je dois abandonner parce qu’à Buenos Aires je suis allé en métro d’une paroisse à l’autre, ou j’ai marché dans les rues. La rue me dit beaucoup de choses, j’apprends beaucoup dans la rue.

Nous n’avons pas encore parlé des grands thèmes du dialogue interreligieux et de la géopolitique, qui sont clairement une partie très importante de votre pontificat. Et dans cette année, je pense que votre approche du monde de l’Islam était particulièrement évidente, avec des moments très importants : le premier voyage d’un Pape aux Émirats, la signature de la Fraternité humaine. Quelle est votre stratégie à l’égard de l’Islam, pensez-vous que c’est une priorité en ce moment ?

R. - Je pense que oui. Quand je me rends dans les quartiers ici à Rome, dans les paroisses, certains me disent : « Je suis musulman, je suis musulman », mais les femmes au voile viennent quand même me saluer. En d’autres termes, l’Islam est de nouveau entré en Europe, soyons réalistes. L’islam est une réalité que nous ne pouvons ignorer. Dans certains pays d’Afrique, les musulmans et les chrétiens vivent en amis, ils sont très amis. Un évêque nous a dit que pendant la période jubilaire dans la cathédrale, il y avait toujours une longue file de gens, du matin au soir. Certains sont allés se confesser, d’autres sont restés pour prier. La plupart d’entre eux se sont arrêtés devant l’autel de la Vierge Marie. Ils étaient tous musulmans ! L’évêque a dit un jour : « Mais vous êtes musulmans, que faites-vous ici ? » « Nous voulons aussi obtenir le jubilé. » Ils se rendirent à l’autel de la Vierge. Je crois que nous sommes frères, nous venons tous d’Abraham, et sur ce point je suis la ligne du Concile : tendre la main aux juifs, aux musulmans, tendre la main autant que possible. Certes, l’islam est fortement blessé par des groupes extrémistes, par des groupes intransigeants et fondamentalistes. Nous, chrétiens, nous avons aussi des groupes fondamentalistes, de petits groupes fondamentalistes, qui ne sont évidemment pas des guérilleros. Mais ils sont là. Nous devons les aider par la proximité, pour qu’ils montrent ce qu’ils ont de mieux, ce qui n’est certainement pas de la guérilla.

Vous avez signé avec des leaders modérés. Il y a le grand thème des martyrs chrétiens. Il suffit de penser à l’Irak et, dernièrement, au Sri Lanka.

R. - Oui, de petits groupes suffisent pour faire des désastres. Parce qu’avec la technique du kamikaze...

Et puis il y a la Chine, qui est votre rêve.

R. - Mon rêve, c’est la Chine. J’aime beaucoup les Chinois.

Vous voulez aller en Chine ?

R. - Au Japon. Les relations avec la Chine sont très bonnes, très bonnes. Avec l’accord qu’il y a eu... L’autre jour, deux évêques chinois sont venus me voir, l’un venant de l’Église cachée et l’autre de l’Église nationale, déjà reconnue comme frères. Ils sont venus nous rendre visite. C’est une étape importante. Ils savent qu’ils doivent être de bons patriotes et qu’ils doivent prendre soin du troupeau catholique. Il y a aussi un échange culturel impressionnant avec la Chine. Nous avons également ouvert un pavillon au Vatican.

C’est un chemin de rapprochement....

R. - Oui, et en plus ils acceptent comme professeurs d’université des prêtres catholiques, experts dans certains domaines. En d’autres termes, du point de vue culturel, il existe de bonnes relations, d’excellentes relations. En ce moment, c’est bon.

Les catholiques chinois se sont sentis un peu mis de côté par cet accord.

R. - Les catholiques en général ne le font pas. Les catholiques sont heureux maintenant d’être unis, ils ont toujours été unis entre eux. Certains dirigeants peut-être, et c’est normal. La même chose s’est produite en Hongrie, je pense à Mindszenty. Certains pensaient que le Cardinal Mindszenty était en négociation, que Paul VI le négociait, mais ce n’était pas le cas. Avec toute la politique étrangère des petits pas, il est normal que quelqu’un se sente à l’extérieur, c’est vrai, mais c’est une minorité. En fait, ils ont tous célébré Pâques ensemble, tous ensemble et dans toutes les églises. Cette année, il n’y a pas eu de problèmes.

Vous nous emmènerez en Chine ?

R. - J’aimerais vraiment ça ! Pour vous, ce serait le numéro du voyage cent.... donnez-lui un numéro.

Cela dépend du temps que vous y mettrez à y aller....

R. - Faisons le contraire, tu lui mets le numéro et ça devient Kabbale.

260... Le Pape François m’a déjà donné trop de temps....

R. - Merci, merci, merci beaucoup. Je voudrais conclure en m’adressant à Rocío. Cette femme n’a pas pu voir ses enfants, elle ne les a pas vus grandir, et voici son t-shirt. Je voudrais dire à ceux qui nous suivent que plus qu’un t-shirt c’est un drapeau : un drapeau de la souffrance de tant de femmes qui donnent la vie et donnent la vie, et qui passent sans un nom. Nous connaissons le nom de Rocío, aussi de la Grèce, mais pas de beaucoup d’autres. Elles passent sans laisser de nom, mais elles laissent une graine. Le sang de Rocío et de nombreuses femmes tuées, utilisées, vendues, exploitées, je pense qu’il devrait être le germe d’une prise de conscience de tout cela. Je voudrais demander à tous ceux qui nous voient de faire un moment de silence dans leur cœur pour penser à Rocío, pour lui donner un visage, pour penser aux femmes comme elle. Et si vous priez, priez, si vous avez des désirs, exprimez-les-moi, et que le Seigneur vous donne la grâce de pleurer. Pleurez sur toute cette injustice, sur tout ce monde sauvage et cruel, où la culture semble n’être qu’une affaire d’encyclopédie. Je voudrais conclure par ce souvenir et par le mot Rocío.

FIN (ouf !)

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Audio à télécharger : "Le CHAPELET quotidien récité avec vous !"

* Le ROSAIRE : MÉTHODE & EXPLICATION en CANTIQUE par St Louis-Marie Grignion de Montfort (PDF illustré de 12 pages) *

>>> Le Ciel ouvert par les TROIS AVE MARIA du matin et du soir
& La NEUVAINE EFFICACE