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La Journée des chrétiens d'Orient : dimanche 26 mai !

Journée de prière et de rencontre avec nos frères d’Orient

Il y a deux mille ans, les chrétiens d’Orient nous évangélisaient.

Aujourd’hui, nombre d’entre eux résistent sur leurs terres pour transmettre à leurs enfants cette foi que leurs Pères nous ont apportée.

Saluée par de nombreux patriarches et évêques orientaux, vécue par des centaines de communautés en Orient, la journée des chrétiens d’Orient, instituée le 6e dimanche de Pâques, est un temps de prière et de rencontre.

Dimanches après dimanches, lors des célébrations du temps pascal, les chrétiens d’Orient et d’Occident entendent les Actes des Apôtres et sont ainsi témoins de cette première évangélisation. Certains l’écoutent dans l’espérance, car Daesh a reculé sur leurs terres, et leurs maisons et sont en train d’être reconstruites. D’autres les reçoivent avec anxiété, face au durcissement de la situation et l’impasse politique de leur pays.

Pour tous, ce temps pascal est vécu avec ferveur et intensité.

Nous prierons ce jour-là les uns pour les autres et pour la paix.

Des intentions proposées par les chrétiens d’Orient seront lues simultanément dans les communautés que l’Œuvre d’Orient soutient en Irak, Syrie, Égypte, Liban, Terre-Sainte, Roumanie, Inde, Éthiopie, Ukraine… et en France.


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oeuvre-orient.fr/…/la-journee-des-…
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LES EGLISES D' ORIENT

www.paris.catholique.fr/…/les_chretiens_e…

À partir du Concile de Chalcédoine (451), l’Église est organisée en 5 patriarcats : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

ROME

ÉGLISE LATINE (catholique)

CONSTANTINOPLE OU BYZANCE


rite byzantin
ÉGLISES unies à Rome (Grèce,Russie, Roumanie, Ukraine...) toutes devenues orthodoxes (1054)
ÉGLISES ORIENTALES CATHOLIQUES de nouveau unies à Rome, telles :
ÉGLISE GRÉCO-CATHOLIQUE D’UKRAINE (union en 1596)
ÉGLISE GRÉCO-CATHOLIQUE DE ROUMANIE (union en 1700)


ALEXANDRIE

ÉGLISE COPTE
ÉGLISE COPTE catholique (union en 1824)
ÉGLISE ÉTHIOPIENNE
ÉGLISE ÉTHIOPIENNE catholique (union en 1930)


ANTIOCHE

rite byzantin
ÉGLISE MELKITE ou grecque-melkite
ÉGLISE MELKITE catholique (union en 1729)
rite syriaque occidental
ÉGLISE MARONITE (catholique, toujours unie)
ÉGLISE SYRIAQUE ou syrienne
ÉGLISE SYRIAQUE catholique (union en 1783)
rite syriaque oriental
ÉGLISE CHALDÉENNE ou assyro-chaldéenne
ÉGLISE CHALDÉENNE catholique (union en 1553)
ÉGLISE MALABARE (catholique, toujours unie)
ÉGLISE MALANKARE
ÉGLISE MALANKARE catholique


JÉRUSALEM

ÉGLISE GRECQUE
devenue orthodoxe (1054)
ÉGLISE LATINE (catholique, 1099-1187, refondée en 1847)


ARMÉNIE

ÉGLISE GRÉGORIENNE devenue E. ARMÉNIENNE apostolique
ÉGLISE ARMÉNIENNE catholique (union en 1742)



On distingue donc 11 églises d’Orient unies à Rome et le Patriarcat latin de Jérusalem.

L’Eglise chaldéenne


Origine : Fondée à Babylone par saint Thomas Apôtre et ses disciples Addai et Mari qui évangélisent des juifs exilés et des païens.

Séparation : Autonomie en 410.

Actualité : L’Eglise chaldéenne est la branche catholique de l’Eglise d’Orient qui a par la suite refusé le concile d’Ephèse (431). Le Patriarche de Babylone des Chaldéens réside à Bagdad. Plus d’un million de fidèles (Irak, Iran, Syrie, Turquie, Liban, Jordanie et diaspora).

L’Eglise Syriaque Catholique

Origine : Saint Pierre est, dès les années 30, le premier évêque d’Antioche.

Séparation : en 512, après le concile de Chalcédoine.

Actualité : Cette Eglise, dont le Patriarche réside au Liban, est appelée indifféremment syriaque ou syrienne et compte environ 175 000 fidèles.

L’Eglise Malabare

Origine : Saint Thomas, après la Mésopotamie, aborde en 52 la côte Malabare à l’ouest de l’Inde, puis la côte Est où il meurt martyr en 72. Il fonde l’Eglise malabare - aussi appelée syro-malabare pour rappeler son origine syrienne - qui restera toujours unie à Rome.

Actualité : L’ Archevêque majeur siège à Ernakulam (Cochin) et veille sur 3,8 millions de fidèles dont 2,6 millions au Kérala.

L’Eglise Malankare Catholique

Origine : Elle a la même origine que l’Eglise Malabare

En 1653, une partie des chrétiens malabars rejette la “latinisation”. En 1930, une partie de la communauté malankare se rattache de nouveau à Rome. En février 2005, l’Eglise malankare catholique est reconnue Eglise archiépiscopale majeure. L’Archevêque majeur de Trivandrum (Thiruvananthapuram) dirige l’Eglise malankare
catholique. Il y a environ 450 000 fidèles en Inde.

L’Eglise Copte Catholique

Origine : Fondée par saint Marc l’évangéliste à Alexandrie où il meurt martyr en 68.

Séparation : A la suite du concile de Chalcédoine en 451.

En 1824, le pape Léon XII établit un patriarcat catholique. Mgr Cyrille Macaire est nommé “Patriarche d’Alexandrie” en 1899 mais le siège patriarcal ne sera effectivement occupé qu’à partir de 1947. Le siège du Patriarcat est au Caire. Environ 6 millions de fidèles en Egypte et en diaspora.

L’Eglise Ethiopienne Catholique

Origine : Le christianisme pénètre en Ethiopie au IVe siècle grâce à deux jeunes originaires de Tyr (Frumence et Edèse) prisonniers à la cour d’Axoum.

Séparation : Concile de Chalcédoine en 451.

Le chef de l’Eglise éthiopienne catholique sui juris réside à Addis Abeba. (env. 900 000 fidèles). Sa juridiction s’étend aussi aux éparchies d’Erythrée. Il existe également, en Ethiopie, une Eglise latine avec 7 vicariats apostoliques.

L’Eglise Maronite

Origine : Elle doit son nom à saint Maroun, un ascète de la vallée de l’Oronte mort au début du Ve siècle (vers 410)

Les Maronites, âme du Liban, et les autres communautés chrétiennes ou musulmanes réclament en 1920, par la voix du patriarche maronite, la proclamation de l’Etat du Grand Liban. L’Eglise maronite, dont le siège est à Bkerké (Liban) compte environ 800 000 fidèles au Liban et une diaspora beaucoup plus nombreuse : environ 4 millions dont 80 000 en France.

L’Eglise Grecque Melkite Catholique

Origine : Les chrétiens des 3 Patriarcats (Antioche, Alexandrie et Jérusalem) qui ont accepté le concile de Chalcédoine (451) sont appelés “melkites” en raison de leur fidélité à l’Empereur de Constantinople, “gardien de l’orthodoxie”. Ils célèbrent leur liturgie en rite byzantin.

Le chef de cette Eglise porte le titre de Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem. Il réside à Damas. Environ 2 millions de fidèles avec la diaspora.

L’Eglise Gréco-Catholique d’Ukraine

Origine : Elle naît en 988 avec le baptême de Vladimir, grand Prince de la Rus’ de Kiev.

En 1991, S.B. le cardinal Myroslav Lubachivskyj, Archevêque majeur, rentre en Ukraine. La cathédrale de Lviv est rendue aux gréco-catholiques ainsi que 900 des églises attribuées par Staline aux orthodoxes ou fermées. Le 21 août 2005, le siège est officiellement transféré de Lviv à Kiev, la capitale. L’Eglise compte environ 8 millions de fidèles en Ukraine et en diaspora.

L’Eglise Gréco-Catholique de Roumanie

Origine : En 1700, en Transylvanie (nord-ouest de la Roumanie) une partie de l’Eglise orthodoxe roumaine décide de refaire l’union avec Rome, rompue au moment du schisme de 1054.

En décembre 1989, après 41 ans de clandestinité l’Eglise gréco-catholique roumaine sort des catacombes. Le 16 décembre 2005, Benoît XVI élève l’Eglise métropolitaine gréco-catholique roumaine au rang d’Archevêché majeur avec à sa tête l’Archevêque majeur d’Alba Julia et Fagaras des Roumains, qui dirige environ 700 000 fidèles (Roumanie et diaspora).

L’Eglise Arménienne Catholique

Origine : Fondée par les apôtres Barthélemy et Thaddée, évangélisée par saint Grégoire l’Illuminateur, au début du IVe siècle.

Séparation : En 555, à la suite du concile de Chalcédoine.

Elle compte plus de 600 000 fidèles dans le monde : 450 000 en Orient dont 400 000 en Arménie et dans les pays de l’ex-Union soviétique.

Le Patriarcat Latin de Jérusalem

Origine : Les croisés fondent le Patriarcat latin de Jérusalem après leur prise de la Ville Sainte le 15 juillet 1099.

Le patriarcat latin de Jérusalem a juridiction sur les seuls catholiques de rite latin de Palestine, d’Israël, de Jordanie et de Chypre, en majorité d’origine orientale.


Source : oeuvre-orient.fr
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Églises d’Orient, trois clés pour comprendre leur histoire

Les chrétiens dits d’Orient sont très majoritairement catholiques ou orthodoxes.

Ils sont répartis en de nombreuses Églises différentes, nées de querelles doctrinales aujourd’hui souvent apaisées.

Après la conquête musulmane au VIIe siècle, ils se sont rapidement trouvés en situation minoritaire.

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Pourquoi les chrétiens d’Orient se sont-ils rapidement divisés ?
Les Églises d’Orient sont issues des grandes querelles autour de la définition de la nature du Christ, qui ont divisé l’Église durant l’antiquité chrétienne.


Ainsi, au début du Ve siècle, l’Église assyrienne, qui rassemble les chrétiens vivant en Mésopotamie, estime qu’il faut dissocier, dans la personne du Christ, les natures humaine et divine, alors que les évêques réunis au concile d’Éphèse (431) affirment le contraire.

Quelques années plus tard, Eutychès (v. 378-454), moine à Constantinople, développe à l’inverse une doctrine affirmant que la nature divine du Christ a absorbé sa nature humaine. Il est condamné par le concile de Chalcédoine (451) dont les conclusions sont, par contre, rejetées par les Églises d’Égypte et de Syrie – qui forment depuis les Églises copte-orthodoxe et syrienne-orthodoxe – ainsi que par l’Église arménienne.

Ces Églises qui se sont séparées aux conciles d’Éphèse et de Chalcédoine (aujourd’hui Kadiköy, sur la rive asiatique d’Istanbul) sont dites « pré-chalcédoniennes ».


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Comment Rome et Constantinople se sont-elles séparées ?

La rivalité a été permanente entre les deux grands pôles du christianisme, Rome et Constantinople, jusqu’à la chute de l’Empire byzantin, en 1453. Au début, aucune controverse théologique ne les sépare et tous les deux acceptent les résolutions des conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381) qui fixent le Credo. Celui-ci affirme notamment la foi des chrétiens dans le Père, le Fils et « l’Esprit Saint, (qui) procède du Père ».

En 589, un concile local à Tolède (Espagne) modifie cette définition et enseigne que « l’Esprit procède du Père et du Fils ». Cet ajout de « et du Fils » (en latin : Filioque) se généralise dans l’Église latine au IXe siècle.

Les Carolingiens, qui disputent aux Byzantins l’héritage de l’Empire romain, en tirent prétexte pour mettre en doute l’orthodoxie doctrinale de Constantinople.

En riposte, le patriarche Photios de Constantinople qualifie en 867 l’adjonction du Filioque de « blasphème ».

La rupture sera définitive au XIe siècle, lorsqu’en 1054, le cardinal Humbert de Silva Candida, légat de Léon IX, part à Constantinople et y excommunie le patriarche Michel Ier Cérulaire.

Le sac de Constantinople par les croisés en 1204 ruinera pour longtemps toute chance de réconciliation.


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Pourquoi des Églises orientales sont-elles unies à Rome ?

À partir du XVe siècle, des tentatives ont lieu pour réunir Églises d’Orient et d’Occident. En 1439, le concile de Ferrare-Florence (Italie) adopte une union entre Latins et orthodoxes, que ces derniers dénoncent ensuite, invoquant un chantage à l’aide militaire au moment où Constantinople est menacée par les Turcs – elle tombera en 1453.
Dans les siècles suivants, sous l’influence des missionnaires latins au Proche-Orient et dans les pays slaves, des parts plus ou moins importantes des Églises orientales vont s’unir à Rome, sur la base de ce qui avait été décidé à Florence. De son côté, l’Église maronite (présente en majorité au Liban) a toujours proclamé ne s’être jamais séparée de Rome.

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Le casse-tête des chiffres
La collecte de chiffres précis et actuels concernant les chrétiens d’Orient est une entreprise malaisée. Les instances religieuses, qui tiennent notamment les registres des baptêmes, ont en effet tendance à en gonfler le nombre. À l’inverse, les États de la région cherchent parfois à le minimiser, pour des motifs politiques, territoriaux ou économiques. En tout cas, aucun recensement fiable n’a été réalisé dans ces pays depuis plusieurs décennies.

Les conflits en cours ont par ailleurs provoqué de très importants mouvements de population, qui ont notamment touché les chrétiens. Une émigration économique est aussi à l’œuvre, qu’il est parfois difficile de quantifier car elle s’accompagne de fréquents allers-retours. Pour toutes ces raisons, la carte ci-dessus ne prétend donner que des estimations, en s’appuyant sur les données fournies par L’œuvre d’Orient.


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Nestorianisme

Le nestorianisme est une doctrine christologique affirmant que deux hypostases, l'une divine, l'autre humaine, coexistent en Jésus-Christ. Cette thèse a été à l'origine défendue par Nestorius (né vers 381 — mort en 451), patriarche de Constantinople (428-431).

Son enseignement, reconnu hérétique, est condamné. Les nestoriens rejettent les formulations dogmatiques issues du concile d'Éphèse et des conciles suivants.

Le nestorianisme est une des formes historiquement les plus influentes du christianisme dans le monde durant toute la fin de l'Antiquité et du Moyen Âge à partir de l'Église d'Orient.

Des Églises liées à ce courant du christianisme oriental perdurent à l'est de l'Anatolie et au nord de la Mésopotamie (Turquie et Irak).


fr.wikipedia.org/wiki/Nestorianisme

fr.wikipedia.org/wiki/Nestorius


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