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L’impasse théologique du sedevacantisme

Nous souffrons tous de l’insupportable lâcheté d’une partie de l’Église (Surtout en occident). Pour autant, le sedevacantisme reste un piège tendu par le diable. En effet, Le Seigneur a dit à Pierre « au début tu allais où tu voulais mais après tu iras là où tu ne voudras pas aller » (Pierre ne représentant pas seulement lui-même mais aussi « Rome » dans tout son cheminement sur terre, donc au fond tous les futurs papes). En insinuant que Rome, ira là où Elle ne veut pas aller, il reconnait implicitement la validité de cette Rome (péchant par lâcheté et non pas par conviction car « là où tu ne veux pas aller »). En creux et paradoxalement, la critique du Seigneur sur la tiédeur de cette Rome de « fin des temps », confirme "en soi" sa légitimité irréversible (et en cela, invalide une fois pour toute le sedevacantisme).

En outre regardons ce qui se passe chez la confrérie Pie X ( qui officiellement n'est certes pas sedevacantiste mais dont la moitié des membres en réalité le sont dans leur cœur) où en quelques années seulement, ils ont déjà réussi à créer "un schisme dans le schisme". Ainsi Mgr Williamson, après s'être fait "virer" passe maintenant son temps à essayer de démolir Mgr Fellay. Il n'y a qu'une Église et quand celle-ci pèche par lâcheté, au lieu de créer un énième schisme (Qui avec le temps se transformera irréversiblement en secte protestante « de plus »), il faut au contraire rester plus que jamais à l’intérieur pour dénoncer ce qui ne va pas. Je crois que c'est ce que voulait faire Mgr Lefebvre.
Mgr Lefebvre (Qui n’était pas sedevacantiste www.youtube.com/watch )a dit dans un de ses discours que peut-être était-ce la volonté de Dieu que l’Eglise devienne « tiède » vers la fin des temps car « il faut que cela arrive ». Notons que même dans ce cas de figure, il s’agit toujours de la même Église et qu’il n’est pas question de la remplacer pour en faire une autre. Le Pape reste le successeur de Pierre (de même que Pierre est resté « Pierre » même après avoir désavoué Le Seigneur trois fois pour sauver sa peau) et cela jusqu’à son retour glorieux. D'une façon ou d'une autre, le sedevacantisme est une voie sans issue. Le Seigneur n'a jamais dit: Si l'Église devient tiède, tu en sortiras pour en créer une nouvelle"

Il ne faut pas sortir de l’Église pour créer un énième schisme. En revanche il ne faut pas hésiter à critiquer ses dérives modernistes. Dans cet esprit, Je viens récemment d’écrire une lettre à l’évêque Stefan Heße de Hambourg pour dénoncer la pitoyable soumission du sacerdoce de cette ville à la pression du politiquement correct (Notamment dans le domaine de l’éthique de la vie : avortement et mariage d’abomination) Offener Brief an den Erzbischof von Hamburg, Dr. Stefan Heße

Enfin, rappelons qu’il y a quelques années, Mgr Williamson suite à son négationnisme imbécile (et qui il est vrai, avait été victime d’une interview complot de la télévision suédoise) avait empêché (consciemment ou inconsciemment) la réconciliation entre l'Église et la Fraternité Pie X voulu par le pape Benoît XVI. Cela fut une grave erreur. Il faut se poser la question suivante: qui voulait empêcher la pleine réintégration de la Fraternité dans l’Église? Réponse : La franc-maçonnerie, une partie de l'établissement juif (Mgr Fellay l'a clairement dit dans une interview) et les protestants. Sans le savoir, Mgr Williamson s’est mis du côté des ennemis de l'Église.

Malgré tout, et bien que cela semble un peu schizophrène (puisque je considère comme une erreur d'en devenir membre), je considère la fraternité Pie X comme une voix nécessaire et positive et je continuerai toujours à affirmer que Mgr Lefebvre était un homme de Dieu. En ce moment, la voix de la Fraternité est très importante pour toute l'Église catholique. Il ne faut pas y adhérer et pourtant il faut être bienveillant avec elle. Ou encore on pourrait dire : elle dit la vérité mais le sacrement de ses quatre évêques n’ayant pas été reconnu par l’Église, ses sacrements sont peut-être invalides. Ce risque est pour un disciple du Christ, tout simplement intolérable.
Le sédisvavantisme n'est pas un impasse, e la réalité triste de l'Èglise depuis la mort du Pie XII.!
La maçonnerie ne voulait pas de l'intégration de la FSSPX telle qu'elle était avant 2009... il lui fallait d'abord passer par le test du judaïsme et accepter la domination de ce peuple sur la hiérarchie catholique. C'est chose faite avec Mgr Fellay qui s'est littéralement courbé devant le lobby (revoir l'entretien de Mgr Fellay sur "conflict zone")

Il fallait aussi que la FSSPX acceptât les nouv…More
La maçonnerie ne voulait pas de l'intégration de la FSSPX telle qu'elle était avant 2009... il lui fallait d'abord passer par le test du judaïsme et accepter la domination de ce peuple sur la hiérarchie catholique. C'est chose faite avec Mgr Fellay qui s'est littéralement courbé devant le lobby (revoir l'entretien de Mgr Fellay sur "conflict zone")

Il fallait aussi que la FSSPX acceptât les nouvelles réformes canoniques pour intégrer la structure conciliaire et ses mécanismes, c'est aussi chose faite par le biais de la communion sacramentelle (reconnaissance des sacrements en particulier celui du mariage).

Il fallait encore que la FSSPX n'exige plus que Rome revienne à la Tradition pour collaborer avec elle. En 2012, la FSSPX a abandonné cette directive essentielle de son fondateur et n'attend plus que les modernistes se convertissent pour travailler avec eux (faisons un petit bout de chemin ensemble).

Il fallait enfin que celui qui incarnait toute la théologie de Mgr Lefebvre ... à savoir Mgr Williamson fût sali à souhait par les libéraux depuis plus de 25 ans (les campagnes de calomnies ont commencé en 1996... bizarrement). De ce fait, il serait très difficile aux prêtres de la FSSPX, bien cadrés et installés dans les prieurés de suivre l'évêque fidèle.

Au fond c'est Mgr Fellay qui a été le meilleur pourvoyeur du sédévacantisme en cherchant à tout prix un accord avec la nouvelle Rome. Il a fait perdre aux fidèles la confiance qu'ils avaient en cette oeuvre autrefois providentielle et beaucoup en effet se précipitent désormais vers le sédévacantisme qui est peut-être rassurant pour l'esprit par sa logique implacable mais en réalité une impasse que le démon a beau jeu de présenter à certaines âmes généreuses.

Seul Mgr Williamson continu l'oeuvre de Mgr Lefebvre en ne glissant ni à gauche par le ralliement ni à droite par le sédévacantisme. Et ce n'est pas en frappant le pasteur anglais qui s'évertue à sauver le petit reste que ... M Aussant arrivera à sauver le petit reste.

Mais bien peu survivront à cette chute effrayante qui sera la dernière avant la consécration de la Russie. Nous l'espérons.
Il n'y a pas de théologie sédévacantisme , mais simplement catholique.
Trouvez le dernier texte de Mgr Lefebvre du 04 mars 1991, ainsi que le dialogue entre Jésus et Satan qu' avait entendu le Pape Léon XIII un 13 octobre 1884 .
Il n'a pas tout vu , mais savait qu'il y avait une loge maçonnique au Vatican et maintenant des évêques qui se positionnent en faveur des invertis = Romains 1,18-32 .
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Il n'y a pas de théologie sédévacantisme , mais simplement catholique.
Trouvez le dernier texte de Mgr Lefebvre du 04 mars 1991, ainsi que le dialogue entre Jésus et Satan qu' avait entendu le Pape Léon XIII un 13 octobre 1884 .
Il n'a pas tout vu , mais savait qu'il y avait une loge maçonnique au Vatican et maintenant des évêques qui se positionnent en faveur des invertis = Romains 1,18-32 .
Plus le temps passe plus le "sédévacantisme" devient cohérent
Il est normalement impossible de critiquer un véritable Pape , vous savez la clique qui se canonisent entre eux , et pourtant Mgr Lefebvre et bien d'autres clercs l'ont fait face au mystère d'iniquité . Alors faites votre choix en 2019 .
Il y a un passage prophétique dans l'exorcisme de Léon XIII.
Matthieu 24,15 .

Sur youtube : "Best of : folie et imposture des pseudos-catholiques.
De plus le sedevacantisme est tout à fait de bonne foi. Si on a de bonnes raisons de croire qu’un Pape ne l’est pas, on est pas schismatique, même si au final il est tout de même Pape. Et quelle meilleure raison aurait-on que de voir les fruits de « Vatican 2 » et de la « religion d’Assise » ?? De même aujourd’hui de nombreux conciliaires doutent de la validité du pontificat de Bergoglio et d’…More
De plus le sedevacantisme est tout à fait de bonne foi. Si on a de bonnes raisons de croire qu’un Pape ne l’est pas, on est pas schismatique, même si au final il est tout de même Pape. Et quelle meilleure raison aurait-on que de voir les fruits de « Vatican 2 » et de la « religion d’Assise » ?? De même aujourd’hui de nombreux conciliaires doutent de la validité du pontificat de Bergoglio et d’une certaine façon on ne peut le leur reprocher.

Pendant le grand schisme d’occident l’Eglise était divisée entre 2 ou 3 « Papes » (bien qu’un seul l’était vraiment), mais malgré ça elle est restée unie. Parce que les partisans de l’un ou de l’autre prétendant étaient de bonne foi et ne pouvaient vraiment savoir qui était Pape ou non. Malgré leur adhésion à un parti matériellement schismatique ils restaient tous membres de l’Eglise ! On ne peut donc accuser les sedevacantistes de schismatiques, et sûrement pas d’hérétiques car la vacance du siège apostolique même prolongée ne nie pas le moindre enseignement de l’Eglise.

Aujourd’hui le problème est différent car il y a l’hérésie qui rentre en jeux, et techniquement il n’y a pas de bonne foi dans l’hérésie formelle, car un hérétique ne peut pas être Pape selon l’enseignement commun des théologien (que certains ne rougissent pas de nier). Et il est absolument nécessaire « d’éviter l’homme hérétique » surtout s’il l’est publiquement !

« Résumons en guise de conclusion, l’explication que les meilleurs théologiens et canonistes ont donnée à cette difficulté (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129). Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification. Dans l’hypothèse, invraisemblable d’ailleurs, où le pape tomberait dans l’hérésie publique et formelle, IL NE SERAIT PAS PRIVÉ DE SA CHARGE PAR UN JUGEMENT DES HOMMES, MAIS PAR SON PROPRE FAIT, PUISQUE L’ADHÉSION FORMELLE À UNE HÉRÉSIE L’EXCLURAIT DU SEIN DE L’ÉGLISE. »

Raoul Naz, Dictionnaire de Droit Canonique, t. IV, col. 1159

« De plus le pouvoir du pape cesserait par suite de démence perpétuelle ou d’hérésie formelle. Dans le premier cas, le pape, étant incapable de faire un acte humain, serait par conséquent incapable d’exercer sa juridiction. L’aide d’un vicaire ne pourrait y suppléer, puisque l’infaillibilité et la primauté de juridiction ne peuvent être déléguées. Le second cas, d’après la doctrine la plus commune, EST THÉORIQUEMENT POSSIBLE, en tant que le pape agirait comme docteur privé. Étant donné que le Siège suprême n’est jugé par personne (can. 1556), IL FAUDRAIT CONCLURE QUE PAR LE FAIT MÊME ET SANS SENTENCE DÉCLARATOIRE, LE PAPE SERAIT DÉCHU. Il n’est d’ailleurs pas d’exemple, dans l’histoire ecclésiastique, qu’un vrai pape soit tombé dans l’hérésie formelle, même en tant que docteur privé. »

Raoul Naz, Dictionnaire de Droit Canonique, t.I, p.376-377

L’impasse théologique est chez ceux qui décident sciemment de suivre les imposteurs du Vatican, car ils sont obligés de bidouiller l’enseignement et les dogmes de l’Eglise (ainsi que l’histoire ecclésiastique) pour se justifier. Chose qui n’existe pas chez les sedevacantistes.
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Quelques questions : - en quoi le négationnisme (entendre "révisionnisme") de Mgr Williamson serait "imbécile" (surtout qu'il est précisé qu'il a fait l'objet d'une interview complot) ?
- pourquoi, si la FSSPX dit vrai, il ne faut pas y adhérer ?
Parce que les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre l'on été sans l'autorisation du Pape. Il est donc logique d'en déduire (au moins en possibilité) que les sacrements de la FSSPX sont sans effets. En tant que catholique, je ne peux pas me permettre de courir ce risque. Quant à l'interview complot des suédois il a ceci d'infâme que ces cochons de protestants ont attendu la veille de l'…More
Parce que les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre l'on été sans l'autorisation du Pape. Il est donc logique d'en déduire (au moins en possibilité) que les sacrements de la FSSPX sont sans effets. En tant que catholique, je ne peux pas me permettre de courir ce risque. Quant à l'interview complot des suédois il a ceci d'infâme que ces cochons de protestants ont attendu la veille de l'officialisation de la réconciliation entre la FSSPX et l'Église, pour le "sortir".
Le problème est que des évêques restent des évêques et que l'on ne voit pas comment des sacrements pourraient être soudain invalides. Les sacrements des schismatiques orthodoxes ne seraient pas valides ?
Quant au gourou venu de Buenos Aires, s'il était pape, ça se comprendrait à ses propos, ça se verrait à ses actes.
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Monsieur Aussant a parfaitement raison sur le fond de la question et la grave erreur "sédévacantiste", nous, on connait très bien, depuis exactement 1969, 50 ans ! Voici un texte plus fourni auquel je souscris pleinement : "Réfutation du sédévacantisme par l'abbé de Nantes : "en juillet 1969, l’abbé de Nantes reçut chez lui le père Guérard des Lauriers (o.p.) et l’abbé Coache, les futurs chefs …More
Monsieur Aussant a parfaitement raison sur le fond de la question et la grave erreur "sédévacantiste", nous, on connait très bien, depuis exactement 1969, 50 ans ! Voici un texte plus fourni auquel je souscris pleinement : "Réfutation du sédévacantisme par l'abbé de Nantes : "en juillet 1969, l’abbé de Nantes reçut chez lui le père Guérard des Lauriers (o.p.) et l’abbé Coache, les futurs chefs du mouvement sédévacantiste. Pour eux, la cause était entendue, la nouvelle messe, dite de Paul VI, étant invalide, le Pape n’était plus pape, son siège était donc vacant (Sedens vacans), comme aussi celui de tous les évêques de la catholicité. (…)
Les fermes mises en garde de l’abbé de Nantes contre toute dissidence schismatique, à partir de l’été 1969, contraignirent ces réfractaires à une certaine retenue. Toutefois les quelques prêtres intégristes qui prétendaient jouer un rôle de chef de file et de docteur, ne renoncèrent nullement à leurs desseins, et quand l’abbé Coache commença à dévoiler et à tenter de justifier ses convictions sédévacantistes, l’abbé de Nantes le prit nommément à partie : (…)
«Ce schisme intégriste se reconnaît à trois erreurs dogmatiques :
1. L’affirmation que Paul VI est déchu du Souverain Pontificat pour cause d’hérésie.
2. L’affirmation corrélative de la déchéance des évêques unis à Paul VI, pour le même motif.
3. La prétention de constituer des églises isolées dont les prêtres assumeraient de manière extraordinaire toute la juridiction pastorale, indépendamment de toute autorité ecclésiastique officielle, locale ou romaine.»
Mgr Lefebvre, de son côté, refusant farouchement d’adopter la sage position de l’abbé de Nantes et de faire appel du pape au pape, comme le droit canonique pourtant le lui permettait, se laissa, peu à peu et malgré ses palinodies, gagner par l’esprit sédévacantiste des pères Guérard des Lauriers, de l’abbé Coache et de quelques autres, ce qui provoqua une grave crise interne dans son séminaire en 1977. Le supérieur du séminaire d’Écône, l'excellent chanoine Berthod, ainsi que de nombreux professeurs et élèves, quittèrent alors Mgr Lefebvre.
Une personne proche de Mgr Lefebvre, qui vivait dans son séminaire depuis plusieurs années, écrira à l’abbé de Nantes le 15 août 1977 : «Je fais partie de ceux – et combien nombreux ! – qui prennent leurs dispositions pour quitter son orientation qui n’est plus d’Église romaine. Nous savons bien que, depuis le début de sa fondation, vous en prévoyiez le dénouement. N’est-il pas douloureux de voir Monseigneur si bien manœuvré par des Pères Guérard, Barbara, Coache, sans oublier dom Augustin, tout ce monde-là gravitant –j’allais dire grenouillant– à l’ombre épiscopale, tous flatteurs, dirigeant savamment quelques prêtres, sans doute de bonne foi, mais de si peu de bon sens et parfois d’intelligence; ceux-ci ayant obtenu la confiance de Monseigneur, sont devenus les hauts dirigeants du séminaire imposant leur faux libéralisme et leurs conceptions antiromaines de l’Église.»
Tout ce qui arrivait avait été prévu par l’abbé de Nantes. Il ne cessa d’expliquer aux pauvres fidèles désorientés par Mgr Lefebvre et les sédévacantistes, les bienfaits de sa ligne de ligne de crête : "ni schisme, ni hérésie", et de réfuter les arguments qu’au fil des ans les sédévacantistes avancèrent pour contester l’autorité et la légitimité du Pape régnant. Ainsi, en février 1982, peu après le sacre schismatique du Père Guérard des Lauriers, l’abbé de Nantes dévoila et dénonça leur erreur.
Il commença par rappeler en quelles circonstances l’on peut et l’on doit s’opposer aux exigences de ses supérieurs, et même du Pape et des évêques, sans pour autant mettre en cause leur autorité légitime :
« 1. Un simple fidèle, un prêtre, un évêque peuvent et doivent parfois désobéir aux ordres qui leur sont donnés par leurs supérieurs, et par le Pape lui-même, non pour préserver leur intérêt personnel, ou leur apostolat menacé, mais lorsque les ordres donnés vont à l’encontre de la Foi, de la Loi morale ou de la Charité. Une fois, deux fois, cent fois, sur un ou sur mille points, tout autant qu’il le faudra. Des saints en ont donné l’exemple !
« 2. Un simple fidèle et, bien plus, un prêtre, voire un évêque, plus encore un cardinal, et tout spécialement les membres du clergé romain, peuvent et doivent s’opposer jusqu’à combattre ouvertement toute erreur d’un supérieur, fût-il pape, jusqu’à en réclamer le jugement par l’Autorité suprême et infaillible de l’Église, en vue de la correction de l’hérésiarque ou de sa déposition. C’est ce que nous avons déjà fait par notre Liber accusationis, porté à Rome en 1973.
« 3. Mais quelles que soient les fautes personnelles, les crimes, les forfaitures, quels que soient les actes schismatiques et les enseignements hérétiques dont les personnes constituées en autorité se rendent coupables à nos yeux, nul d’entre nous n’est habilité de son propre mouvement, de par sa décision personnelle à déclarer déchu de sa charge et dépouillé de ses pouvoirs un membre quelconque de la hiérarchie.
«Verrions-nous pire, et déjà ce que nous voyons est difficilement supportable, nous devrions demeurer dans cette soumission aux Pasteurs de l’Église, mais rebelles à leur rébellion, opposants à leurs schismes et à leurs hérésies. Nous souvenant que Jésus-Christ ressuscité est le souverain Seigneur et Maître de son Église et qu’Il sait, Lui, ce qu'Il a à faire en pareils cas, sans que nous ayons l’audace de prétendre nous substituer à sa Justice et à son Jugement. C’est ce qui rend coupable la conduite des pasteurs intégristes assumant des juridictions sur les peuples, selon leur caprice, comme si le Christ les en chargeait. »
Ces principes mènent à la réfutation de l’erreur sédévacantiste : «Là-dessus sont apparus des archi-apôtres, prétendant qu’il est illogique et même contradictoire de désobéir au Pape et aux évêques dans leurs décisions réformistes, de critiquer et dénoncer leurs erreurs dogmatiques et morales, en continuant pourtant de reconnaître leur autorité et leurs pouvoirs disciplinaires sur nous et sur l’ensemble du peuple fidèle. On ne pouvait, faut-il le dire, plus stupidement mettre en fâcheuse position de révolte et de schisme, une opposition qui, jusqu’alors, avait tout le droit pour elle et toute la vérité.
«L’argument byzantin apporté à l’appui de ce schisme déclaré, mérite à peine d’être rapporté : “Tout acte du Magistère ordinaire de l’Église est, de soi, infaillible; or le Pape et les évêques conciliaires enseignent, au nom de leur Magistère ordinaire, des nouveautés qui sont très certainement hérétiques : donc ils ne peuvent être vrai Pape et vrais évêques de l’Église du Christ.”
«On peut opposer à ce syllogisme, d’une rigueur plus apparente que réelle, plusieurs autres raisonnements de plus grande prudence.
«On peut conclure que le Pape et les évêques se targuent bien à tort de leur “Magistère ordinaire" , lorsqu’ils énoncent des nouveautés époustouflantes. Ou alors que la notion de Magistère ordinaire recèle une réelle ambiguïté, les uns l’entendant comme leur magistère authentique, qui n’est aucunement garanti contre l’erreur, les autres comme le magistère constant et universel de l’Église, qui, de fait, est infaillible.
«Mon opinion est la suivante. La seule infaillibilité claire, décisive, indiscutable, est celle des définitions dogmatiques accompagnées d’anathèmes, promulguées par le Magistère extraordinaire ou solennel. L’infaillibilité diffuse du Magistère ordinaire ne couvre que les Enseignements dont il n’est discuté par personne qu’ils ont été et sont ceux de toute l’Église enseignante, toujours et partout, reçus comme tels par le peuple fidèle, selon son “sens de la Foi”, sans contestation ni violence.
«Rien de toutes les folies modernes déversées sur nous depuis vingt ans ne relève, évidemment, du Magistère ordinaire. Même si, par une nouvelle imposture, ceux qui les débitent nous le veulent faire croire !» (…)
Le schisme que l’abbé de Nantes avait vu venir dès 1969, qu’il n’a cessé de dénoncer, est maintenant officiellement consommé. Son analyse n’a rien perdu de sa tragique vérité, comme n’ont rien perdu aussi de leur actualité, les solutions qu’il a préconisées pour refaire l’union de l’Église au-delà de tout schisme et hérésie dans l’unité de la Vérité et Charité retrouvées." (Extrait de Pour l’Église tome 4, p. 335-337)
@Catholique et Français : l'abbé de Nante avait pourtant fait des remarques écrites à l'encontre de Paul VI et Jean-Paul II.
La vacance peut durer longtemps selon le Pape Paul IV (Cum ex apostolatus ) .
Ma compréhension de la position du sédévacantisme : les responsables du schisme sont les véritables coupables , (des tueurs d' âmes) et il ne peut y avoir d'unité en espérant concilier l'erreur …More
@Catholique et Français : l'abbé de Nante avait pourtant fait des remarques écrites à l'encontre de Paul VI et Jean-Paul II.
La vacance peut durer longtemps selon le Pape Paul IV (Cum ex apostolatus ) .
Ma compréhension de la position du sédévacantisme : les responsables du schisme sont les véritables coupables , (des tueurs d' âmes) et il ne peut y avoir d'unité en espérant concilier l'erreur avec la vérité ( "la vérité est intolérante" Cardinal Pie )
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Pfff... Non mais sérieux ! Vous l'avez pondu où votre article ?! En faisant vos besoins aux WC ? A la prochaine grosse commission... saluez Luther pour nous !
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@avecrux.avemaria ; Merci , je n'est pas tout lu , mais il m'est venu une pensée ; un chef d'entreprise pour gagner plus fait raccorder les tuyaux d'eau propre aux eaux usée .Et nous devon le considéré comme chef ,c'est bien ce qui c'est passer dans ce concile Vatican II et nous ne devons pas êtres "sédévacantiste ?"buvons l'eau sale et mourons de maladie infectieuses , ou ira notre Âme ?
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@ne nous laissez pas succomber Ce dilemne est de Foi. Jésus a institué une hiérarchie et à sa tête un Chef dont l'infaillibilité est marqué par le sceau divin. Je comprends Monsieur AUSSANT. Comme nous n'y allons pas de main morte avec leurs évêques alors il est de juste guerre qu'ils rééquilibrent la balance. Le gros du souci est le discernement et la droiture de coeur, la sincérité. La …More
@ne nous laissez pas succomber Ce dilemne est de Foi. Jésus a institué une hiérarchie et à sa tête un Chef dont l'infaillibilité est marqué par le sceau divin. Je comprends Monsieur AUSSANT. Comme nous n'y allons pas de main morte avec leurs évêques alors il est de juste guerre qu'ils rééquilibrent la balance. Le gros du souci est le discernement et la droiture de coeur, la sincérité. La finesse est à éviter. Bref... ça devient compliqué et je perds pied. Belle nuit à vous mon cher Gérard. Voilà une bise fraternelle
@avecrux.avemaria Oui c'est très compliqué à qui la faute , aux plus de 2000 ans passer ou aux 60 ans d'aujourd'hui ?
@ne nous laissez pas succomber La faute revient à la tête de l'Eglise et à ses apôtres. Ils n'ont plus le courage de dénoncer l'erreur. Ils n'ont plus de courage de défendre l'enfant dans le sein de sa mère. Ils n'ont plus de courage d'être d'évangéliser. Tout ça parce qu'ils ont abandonné l'Esprit-Saint la source de toutes les grâces, la 3ème personne de la Trinité. Vous m'étonnez qu'il n'y …More
@ne nous laissez pas succomber La faute revient à la tête de l'Eglise et à ses apôtres. Ils n'ont plus le courage de dénoncer l'erreur. Ils n'ont plus de courage de défendre l'enfant dans le sein de sa mère. Ils n'ont plus de courage d'être d'évangéliser. Tout ça parce qu'ils ont abandonné l'Esprit-Saint la source de toutes les grâces, la 3ème personne de la Trinité. Vous m'étonnez qu'il n'y ait plus de théologiens dignes de ce nom à notre époque. Avant de vouloir enseigner, il faut peut-être faire le ménage dans son coeur ! Pfff....
@jean pierre aussant: vous parlez pour ne rien dire, à votre place, je me tairais tout simplement. C' est ça la sagesse, quand on ne sait rien, on se la ferme, au lieu de dire des idioties.
Vous êtes un bien piètre théologien ! Et vos arguments sont erronés et abscons.
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