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93 Rue Lauriston (2004)

shazam
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Le QG de ce qu'on a appelé la "Gestapo française", se trouvait à Paris au 93 de la rue Lauriston. Sous l'Occupation, les autorités allemandes se sont appuyées sur des truands français pour traquer …More
Le QG de ce qu'on a appelé la "Gestapo française", se trouvait à Paris au 93 de la rue Lauriston.

Sous l'Occupation, les autorités allemandes se sont appuyées sur des truands français pour traquer les juifs et les résistants.
Munis d’une carte allemande, ces voyous étaient intouchables.

L’inspecteur Blot établira un épais dossier compromettant pour certaines personnalités ayant fréquenté les collabos.
Mais à l’heure de la fin de l’épuration, ses accusations n’intéressent personne….
gerard57
Les bonny bonny, joli dénomination pour la bande à Macron...
shazam
Au 93 de la rue Lauriston à Paris, se trouvait le quartier général de la Gestapo française durant l’Occupation.
Les autorités allemandes se sont appuyées sur des truands français pour leur travail de basse police.
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3,5 / 5 AlloCiné
6,4 / 10 SensCritique
3/5 notreCinema
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La bande de Bonny

Bonny, inspecteur révoqué pour corruption, et Lafont, un repris de justice, traquaient les Juifs et les …More
Au 93 de la rue Lauriston à Paris, se trouvait le quartier général de la Gestapo française durant l’Occupation.
Les autorités allemandes se sont appuyées sur des truands français pour leur travail de basse police.
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3,5 / 5 AlloCiné
6,4 / 10 SensCritique
3/5 notreCinema
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La bande de Bonny

Bonny, inspecteur révoqué pour corruption, et Lafont, un repris de justice, traquaient les Juifs et les résistants, et rendait des services au (le) ‘Tout-Paris’ (Ensemble des personnalités que leur notoriété appelle à figurer dans les manifestations mondaines de la capitale) en se livrant au racket, au marché noir et au proxénétisme.

Juin 1944 : la fin...

- Quatre ans après son arrivée à l’hôtel Lutétia, Henri Lafont comprend que la défaite de l’Allemagne est imminente.
- ‘Les rats’, quittent la rue Lauriston,
- Les Allemands désertent Paris,
- L’armée de Patton marche sur la capitale.
- Les dossiers compromettants, les fichiers sont brûlés et la Division Leclerc qui investira les lieux à la Libération, ne trouvera rien...
- Bonny et Lafont seront fusillés le 27 décembre 1944.
- Le 31 octobre 1944, un docteur, le docteur Petiot, qui s’était entre temps engagé dans les FFI, se revendiquant, lui, comme ‘un authentique résistant’, est arrêté après la découverte à son domicile parisien des restes de 27 personnes. Il clame son innocence et prétend que les corps disparus sont, dit-il, ceux d’Allemands. En plus des restes de 27 personnes, l’on trouve aussi des dizaines de valises, et un pyjama d’enfant... Surnommé « le docteur Satan », il est jugé et guillotiné le 25 mai 1946.
- Joinovici, il sera condamné en 1949 pour collaboration économique. Libéré puis remis en prison, libéré à nouveau en 1962, il meurt ruiné le 7 février 1965.

Après la guerre

Les 4 années d’Occupation furent pour beaucoup un moment d’enrichissement considérable, de totale impunité.
Après la guerre, certains personnages de la « Gestapo française » continueront à s’illustrer dans la voie du grand banditisme sous les noms :
- d’Auguste Ricord, la figure majeure de la « French connection »
- ou encore Pierre Loutrel dit « Pierrot le Fou »,
- Abel Danos, et Jo Attia, qui seront les membres du fameux gang des « tractions avant ».

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Photo :
Henri Lafont à gauche au premier plan, à côté de Pierre Bonny, lors du verdict rendu le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort.