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Les 5 plus belles traditions de Noël et leurs origines

Les 5 plus belles traditions de Noël et leurs origines
Pourquoi allumons-nous avec des guirlandes la nuit de Noël? Depuis quand installe-t-on un sapin chez soi en décembre? Et pourquoi la bûche de Noël est-elle devenue un dessert traditionnel à cette date? Nous visitons certaines traditions dont vous ne connaissez peut-être pas les origines.
Sapins, bûches, guirlandes et crèches abondent chaque année à Noël. Cependant, certaines traditions de Noël ont une signification spirituelle. Greffées dans des fêtes païennes préexistantes ou simplement inventées par piété populaire, ces traditions permettent d'entrer dans le mystère de Noël.

Les lumières: en l'honneur de Celui qui sauve des ténèbres

Le 25 décembre était autrefois la fête païenne de la lumière au milieu du solstice d'hiver: la renaissance du soleil invaincu, Sol Invictus. Il correspond à la date à partir de laquelle les jours commencent à s'allonger.

C'est pourquoi il a été choisi par les chrétiens pour célébrer la naissance du Christ: «Lumière du monde», «Soleil de justice». Pour cette raison, les bougies, guirlandes, lampes et autres éléments

lumineux sont allumés plus particulièrement la nuit du 24.

Le portail de Bethléem: d'abord, vivant

Dès les premiers siècles, la grotte de la nativité a été imitée et des répliques ont été construites. Les crèches, le plus souvent peintes ou sculptées, sont vénérées pour la piété populaire.

Les mystères interprétés dans les églises sur les thèmes de la Nativité et de l'Adoration des Mages ont sans aucun doute influencé saint François d'Assise. La première crèche vivante lui est attribuée, une nuit de Noël en 1223 dans la ville de Greccio.

Peu à peu, les représentations vivantes ont été remplacées par des scènes immobiles qui donnent parfois lieu à d'authentiques œuvres d'art. Les artistes italiens se sont démarqués au XVIIIe siècle avec des personnages grandeur nature et polychromes.

Le goût des crèches s'est ensuite un peu répandu dans toute l'Europe. Chaque pays et chaque région a ses représentations traditionnelles, plus ou moins riches ou simples. Les personnages se multiplient et chaque paroisse et chaque maison ont les leurs.

Depuis les premiers siècles et surtout le jour de Noël, les chrétiens ont coutume de prier devant ces représentations du Mystère de l'Incarnation.

Sapin: une coutume récente

Un essentiel. Qui ne se souvient pas des sapins dans leur enfance? Toujours vert, même en plein hiver, le sapin est un symbole de vie lorsque les autres arbres semblent morts. Les anciens l'ont toujours utilisé et même honoré.

Au XIe siècle, pendant l'Avent, le sapin ornait souvent les églises lors de la représentation de mystères, de scènes religieuses et populaires. Lorsque ces scènes avaient pour thème le péché originel, l'arbre était décoré de pommes rouges et d'hôtes (non consacrés!). Les pommes symbolisent le manque d'Adam, les hôtes, la réparation du Christ.

Au XVe siècle, la représentation des mystères dégénère et ils sont interdits. Cependant, la tradition de l'arbre décoré s'est maintenue, notamment en Alsace, dans les entreprises, et plus tard dans les maisons.

Déjà au 15ème siècle, la coutume de l'arbre de Noël est courante en Allemagne. Peu à peu, les décors de fruits se transforment et des fleurs, des nœuds et des guirlandes apparaissent. Les protestants contribuent au développement de l'arbre de Noël en rejetant la représentation de l'Incarnation dans la crèche. De plus, l'arbre n'est pas nécessairement un sapin. Il représente tout d'abord l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, l'arbre du Paradis perdu.

Au XVIIe siècle, la coutume de placer des jouets et des cadeaux au pied du sapin de Noël est acquise.

Au XIXe siècle, la tradition de l'arbre de Noël s'est répandue. En France, le premier sapin a été planté en 1837 au palais des Tuileries à l'initiative de la duchesse d'Orléans. Après la guerre de 1870, cette joyeuse coutume du sapin s'installe dans les villes et villages français.

La bûche: pas un simple dessert!

Bien avant d'être le dessert de Noël, la bûche alimentait traditionnellement le feu de la cheminée. Les coutumes et croyances païennes doivent avoir préexisté et être liées à ce geste. Certaines personnes ont ramassé les cendres pour leurs prétendues propriétés magiques, d'autres ont vu dans le crépitement des flammes un moyen de divination.

Comme c'était fréquent, ces coutumes païennes furent progressivement christianisées. En Alsace, en France, la bûche est bénie par le plus jeune ou l'aîné de la famille avant d'être brûlée. Il est choisi par le seigneur de la maison et décoré de rubans. Ensuite, il est arrosé avec du vin, de l'huile ou du miel. Il symbolise les péchés jetés au feu et brûlés par le Christ Lumière.

La couronne des rois : une exception

L'Épiphanie clôt les célébrations de Noël. Cependant, le très populaire roscón de reyes n'a pas de signification spirituelle particulière. Pourtant, il est toujours très gentil. Il est apparu en France à la fin du Moyen Âge.

Il y avait de vieilles coutumes grecques et romaines dans lesquelles le roi d'un banquet était choisi et on voit qu'elles ont traversé les siècles. Dans certains endroits, il cache encore un vrai haricot, bien que des figures en porcelaine soient également trouvées.

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