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Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Portrait de femme. Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Portrait de femme Jean Mineraud : « Louise Élisabeth Vigée Le Brun peint son premier portrait à quinze ans. Elle …More
Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Portrait de femme.

Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Portrait de femme

Jean Mineraud : « Louise Élisabeth Vigée Le Brun peint son premier portrait à quinze ans. Elle sera le peintre favori de la reine Marie-Antoinette. Élisabeth Vigée Le Brun n'a pas quinze ans quand elle peint le portrait de sa mère. Le succès du tableau est tel qu'elle peut s'établir comme peintre professionnelle dans le quartier du Palais-Royal à Paris. Les commandes affluent et la Cour de Versailles fait de Vigée Le Brun son peintre officiel... »

Sources :
Dictionnaire universel de la peinture - Le Robert
Wikipedia the free encyclopedia
Jean Mineraud - Les dessous du visible
shazam
Un auto portrait (pastel) de la peintre, à 16 ans !
AveMaria44
Une grande dame et une grande artiste, une pastelliste hors pair.
shazam
Entendre l’ensemble des lettres sur le site Musée Louis Vouland
mis en audio sur leur site il y a quelques mois.
youtube.com/…annel/UCadzVin12JHx-7shuWwR7KA

Lettre 1 - Souvenirs d'Élisabeth Vigée-Lebrun
youtube.com/watch?v=ubiIWeOoyBUMore
Entendre l’ensemble des lettres sur le site Musée Louis Vouland
mis en audio sur leur site il y a quelques mois.
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Lettre 1 - Souvenirs d'Élisabeth Vigée-Lebrun
youtube.com/watch?v=ubiIWeOoyBU
Catholique et Français
Les Mémoires d'Élisabeth Vigée-Lebrun sont effectivement très intéressants, depuis son émigration de 1789 jusqu'à son retour en France, en passant par son très long périple européen. Pour l'anecdote, on dira qu'Élisabeth connaissait très bien le peintre Louis David, révolutionnaire enragé, et que tous deux s'estimaient beaucoup, professionnellement s'entend... Rappelons enfin qu'il y a eu en …More
Les Mémoires d'Élisabeth Vigée-Lebrun sont effectivement très intéressants, depuis son émigration de 1789 jusqu'à son retour en France, en passant par son très long périple européen. Pour l'anecdote, on dira qu'Élisabeth connaissait très bien le peintre Louis David, révolutionnaire enragé, et que tous deux s'estimaient beaucoup, professionnellement s'entend... Rappelons enfin qu'il y a eu en 2015/2016 une grande retrospective Vigée-Lebrun au Grand Palais (Paris); j'ai eu la chance de visiter cette exposition absolument merveilleuse et très riche dont le catalogue doit se trouver facilement sur internet. Une grande dame dont la devise était "J'oublie les méchants !"
shazam
Sauf les peintures trouvés dans les ruines de Pompéi ou dans les tombaux du Fayoum *, les premiers véritables portraits de l’art occidental semblent apparaître ou plutôt réapparaître au XIVe siècle en Bourgogne, en même temps que les gisants **. Je dis réapparaître car il est probable que – contrairement à la sculpture – la peinture a eu davantage à faire face à un problème de conservation…More
Sauf les peintures trouvés dans les ruines de Pompéi ou dans les tombaux du Fayoum *, les premiers véritables portraits de l’art occidental semblent apparaître ou plutôt réapparaître au XIVe siècle en Bourgogne, en même temps que les gisants **. Je dis réapparaître car il est probable que – contrairement à la sculpture – la peinture a eu davantage à faire face à un problème de conservation que de production !
Ces portraits représentent surtout des donateurs, des mécènes, sur des tableaux d‘autel, des enluminures, ou des parements brodés.

Le XIVe siècle voit lui, apparaître le portrait dit psychologique *** avec les Époux Arnolfini par Jan van Eyck. Un genre que Rembrandt poussera à son paroxysme. Et l’on ne s’étonnera pas du développement du portrait d’apparat sous Louis XIV...

Le premier portrait connu de Louise Elisabeth Vigée Le Brun est un portrait de sa mère, d’un maîtrise incroyable si l’on songe que Elizabeth est âgée d’à peine quinze ans !

Le succès du tableau est tel auprès de leur cercle de relation du Palais Royal à Paris, que la toute jeune femme peut alors s’établir comme peintre professionnel. Les commandes afflues. Si l’on a reproché à Jean-Honnoré Fragonard son manque de profondeur, sa productivité, sa facilité – voire, sa virtuosité – alors que reprocher à Élisabeth Louise Vigée Le Brun ? L’élégance affectée de sa composition ? La tendre habilité de sa facture ? Sa sensibilité larmoyante ? Son union matrimoniale avec un marchand de tableau qui se démènera pour la carrière de son épouse ? Ou bien son sexe ? à cette époque - pas si lointaine - ou les artistes étaient presque exclusivement des hommes et où les femmes apprenaient la peinture en vue d’augmenter leur chance de contracter un beau mariage ?

Mais ne serait-ce pas plutôt sa réussite matérielle consacrée par sa proximité avec la reine Marie-Antoinette au cou si gracieux, au service duquel elle entre comme valet de peinture et dont elle devient rapidement la confidente ?
Marie-Antoinette d’ailleurs ne s’arrête pas en si bon chemin, puisqu’elle fait de Élisabeth son peintre favori avant d’en faire son peintre officiel.

Une vingtaine de portraits très bien brossés de la reine – avec ou sans ses enfants – témoignent de cette productive faveur. Il faut tout de même préciser qu’Élisabeth sait ce que flatter veut dire…

Dans ses souvenirs, qui connurent un grand succès après la restauration, elle n’hésite pourtant pas à écrire que « La petite Marie-Antoinette » était grande, admirablement faite, avec des bras superbe, et que sa peau était si lumineuse et transparente qu’elle ne prenait point d’ombres… Peintre de cour, c’est un métier ! :-))…

Car pour le reste il n’y a pas grand-chose à reprocher à Élisabeth Louise Vigée Le Brun ! Regarder ses autoportraits au chevalet et au chapeau de paille : rien de plus vif, de plus enjouée, de plus léger ! Quelque chose comme l’élégance d’une danse esquissée par Sylvie Guillem (considérée comme l'une des plus grandes ballerines) la gravité en moins.
Comment ne pas s’étonner à notre époque rongée par l’anxiété, de ce petit retour en grâce actuel du rococo ?

Les dernières années d’Élisabeth seront douloureuses, principalement à cause d’attaques cérébrales qui lui feront perdre la vue, ce qui peut arriver de pire à un peintre, vous en conviendrez. Émigrée dès 1789 ; elle travaillera en Italie, en Autriche, Allemagne, Russie, Angleterre, et en Suisse ; avant de rentrer en France et de se retirer dans sa propriété de Louveciennes.

Elle tentera de profiter de la restauration pour exposer à nouveau, mais ne retrouvera pas la faveur du public.
En 1805 elle avait fait le portrait de Caroline Murat, l’une des sœurs de Napoléon Bonaparte : « J’ai peint de véritables princesses, qui ne m’ont jamais tourmentés, et jamais fait attendre... », se plaindra celle qui eu comme seul défaut, d’aimer un peu trop les puissants.
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* Les « portraits du Fayoum » sont un ensemble de peintures remontant à l'Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l'empereur romain Tibère, jusqu'au IVe siècle.

** Un gisant est une sculpture funéraire de l'art chrétien représentant un personnage couché ( par opposition à orant ou priant ).

*** Portrait psychologique : portrait qui cherche à rendre compte de la personnalité du modèle.

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(Le) Vocabulaire du portrait (par (Ville de Toulouse, musée des Augustins, document réalisé par le service éducatif, 2004/2005.)

Acheiropoietos : se dit d’un portrait « non fait de main d’homme », miraculeux.

Autoportrait : portrait d’un artiste par lui-même.

Atelier de : œuvre exécutée dans l’atelier du maître, sous sa direction et parfois achevée par lui-même.

Attribué à : mention signalant une incertitude quant à l’auteur. > Attribut : objet, symbole caractérisant la fonction du personnage.

Buste : partie supérieure du corps humain.

Canon : règle, norme ; ensemble de proportions harmonieuses définies par un système de mesures.

Caricature : représentation déformée d’un trait dominant du caractère d’un modèle dans un but humoristique ou polémique.

Effigie : représentation d’un personnage par la peinture ou la sculpture.

Emblême : animal, plante ou objet qu’une personne, une famille, une autorité choisit pour représentation symbolique.

En pied : représentation d’un personnage, debout ; visible des pieds à la tête.

Expression : signes qui traduisent un sentiment, geste, traits du visage.

Genre artistique : catégorie de sujets de même nature, tels que : le portrait, le paysage, la nature morte.

Gisant : sculpture funéraire représentant un personnage couché.

Habitus : manière d’être se manifestant par l’apparence physique, le vêtement, la voix, le maintien.

Hiératique : qui est d’une pose majestueuse, d’une raideur solennelle.

Icône : du Grec eikón « image » : image sacrée chrétienne peinte sur bois dans l’art byzantin, en usage dans l’Eglise orthodoxe.

Iconoclaste : briseur d’image ; personne qui refuse la représentation figurée du monde divin.

Iconodoule : adorateur des images.

Iconographie : description des images ; étude des thèmes, symboles, personnages représentés dans les œuvres d’art.

Identité : caractère fondamental de quelque chose ou de quelqu’un ; signalement exact, données permettant d’individualiser quelqu’un.

Isocéphalie : principe consistant à présenter les têtes des personnages au même niveau.

Personnalité : caractère propre et particulier à chaque personne ; personne connue en raison de ses fonctions, de son influence.

Physionomie : ensemble des traits du visage ayant un caractère particulier et exprimant l’humeur, le tempérament.

Portrait : représentation d’une personne à l’aide de traits physiques ou d’éléments caractéristiques permettant de lui reconnaître une identité.

Portrait allégorique : portrait dans lequel le modèle apparaît avec les attributs symboliques incarnant une idée abstraite (ex. la Justice, l’Abondance,…).

Portrait d’apparat : il souligne la grandeur des princes, dans des poses officielles ou héroïques.

Portrait de groupe : il représente plusieurs personnes, membres d’une famille, d’une confrérie, etc...

Portrait mythologique : portrait dans lequel le modèle apparaît avec les attributs d’un dieu ou d’une déesse de l’Olympe.

Portrait psychologique : portrait qui cherche à rendre compte de la personnalité du modèle.

Portrait en buste : portrait ne présentant que la tête et les épaules du personnage.

Portrait à mi-corps et portrait aux genoux : portrait présentant le personnage jusqu’à la taille ou jusqu’aux genoux. Ils étaient plus chers car ils obligeaient à peindre les mains des personnages.

Portrait en pied : la personne est représentée en entier. C’est le portrait le plus cher. Il est généralement réservé aux grands personnages, souverains, princes, etc….

Sainte Face : visage du Christ, imprimé miraculeusement sur un linge (voile de Véronique, mandylion).

Silhouette : Portrait de profil exécuté en suivant l’ombre projetée par une personne ; dessin aux contours schématiques ; du nom de Monsieur de Silhouette, Contrôleur général des Finances de Louis XV, qui ne fit que passer en 1759.
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Tableaux :
Auto portraits d’une portraitiste : Élisabeth Louise Vigée Le Brun