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Décryptage de la réplique d'un valtortiste sceptique, au sujet de Judas

... réplique à ma publication :

Prophétie du Christ à la synagogue de Kériot, la ville de Judas.

Dans l'oeuvre de Maria Valtorta, il y a de nombreux passages ( comme celui que je cite ci-dessus ), parlant du mystère d'iniquité accomplit en Judas, et de la pédagogie du Sauveur à son égard. Et on peut penser avec raison que s'il y avait eu un tome entier de l'oeuvre consacré à ce sujet, notre pauvre interlocuteur l'aurait intégralement recopié en le peinturlurant pour en favoriser la lecture... ALORS MÊME QU'IL NE S'Y TROUVE PAS UNE SEULE LIGNE CONTREDISANT LE FAIT QUE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST DISAIT VRAI, EN PARLANT DE JUDAS LORS DE LA DERNIERE CENE.

En voulant insister sur la douceur avec laquelle le Christ reprit son malheureux apôtre jusqu'à l'extrême fin, notre sourd d'oreille voudrait se persuader lui-même qu'il pourrait par là prouver l'exagération des Paroles du Christ.

Argument dépourvu de sens : il est évident que Jésus ne manqua jamais à la douceur ni à l'humilité qui caractérisaient son Sacré Coeur. Mais Il a voulu témoigner de Lui-même en ces termes : " JE SUIS LE CHEMIN, LA VERITE, ET LA VIE."

Il aurait pu choisir de dire : " JE SUIS LE CHEMIN, LA DOUCEUR MISERICORDIEUSE, ET LA VIE " ou encore " JE SUIS LE CHEMIN, LA TRES DOUCE EVOCATION DE LA VERITE, ET LA VIE "...

Mais non. Notre Seigneur, pourtant la douceur et la miséricorde même, a décidé de dire très à propos : " JE SUIS LE CHEMIN, LA VERITE, ET LA VIE." Et la cause en est ? Et oui, qu'Il est la Vérité, très précisément, la Vérité que rien ne peut contester. Si par impossible la douceur et la vérité étaient soeurs ennemies, le Christ aurait du faire son choix ( quelle absurdité ! ). Mais heureusement pour nous, il n'en est pas ainsi.

Examinons brièvement les "sources" du monsieur qu'on nommera L :

1) Commentaire de saint Jean Chrysostome (docteur de l'Eglise) quant à l’attitude du Christ Jésus envers Judas Iscariote durant la Cène
Monsieur L prend ici à partie saint Jean Chrysostome ( docteur de l'Eglise ) soulignant toute la douceur pédagogique du Christ envers son apôtre en perdition, pour lui faire dire si possible que les Paroles du Christ, puisqu'elles étaient un ultime "électrochoc", étaient forcément une exagération : ce qui est parfaitement absent dans la bouche et l'esprit du saint docteur , et pour cause ! Il sait qu'au Christ ( cf Maria Valtorta ), " il n'a pas été fait le don d'ignorer quoi que ce soit ", et donc pas non plus l'endurcissement final de Judas, que par exception, il dévoile avant la fin, dans l'Evangile, et encore bien avant : dans l'Ancien Testament.

2) Le Christ Jésus instruit Judas Iscariote à propos du péché d’orgueil et du suicide

A lire absolument, tant il est frappant de constater avec quel trésor de douce persuasion le Christ tente de faire entendre raison à Judas, avec une patience proprement divine. Encore une fois : pas une seule ligne, peinturlurée ou non, qui puisse infirmer de près ou de loin la véracité de l'Evangile au sujet de Judas. Le Christ le met en garde dans le présent dialogue seul à seul avec lui, et surtout contre le désespoir final, afin d'avoir la certitude d'avoir TOUT tenté pour le sauver, et d'être sans aucun reproche en tant que Sauveur. Le Christ remplit sa mission alors même qu'elle est vouée à l'échec, par la faute de l'homme endurci, et non de la sienne.

Il est à noter qu'ici, comme dans les écrits de sainte Catherine de Sienne, il est fait mention des péchés les plus graves pouvant conduire très surement à la damnation, et Notre Seigneur montre qu'il y a toujours une issue, que le pécheur aussi noir soit-il, ne doit pas tomber dans le piège du désespoir : car la Miséricorde divine est incommensurable, incomparable avec la faute, rien ne lui est impossible à racheter, moyennant le repentir.

Mais il ne faut pas oublier que Judas EST UN CAS TOUT A FAIT A PART... Et seul le Christ en était parfaitement instruit, bien qu'Il le tienne caché : Il avait pris la peine d'annoncer sa chute finale dans les Ecritures elles-même ( comme Il le rappelle dans l'Evangile ) , afin que cet exemple exécrable s'il en est, ne soit si possible pas suivi par d'autres hommes...

3) Marie, Mère de Jésus, ne voudrait que le pardon envers les pécheurs
Marie, la Parfaite entre les parfaites, le Chef d'oeuvre de la sainte Trinité, ne pouvait pas faire moins que de vouloir pardonner à Judas : car c'est le propre même de Dieu et de ceux qui Lui ressemblent de vouloir pardonner quelle que soit l'offense ( hormis le blasphème contre l'Esprit-Saint ).
Mais entre Marie et son Fils, il y avait une différence abîssale, au niveau de la connaissance : Lui savait tout, absolument tout, et pas à la manière d'un homme qui aurait déjà connu "la fin du film" ! A LA MANIERE DE DIEU, qui est éternellement en acte de Connaissance parfaite, chose qu'aucun mortel, aucun ange, ne peut comprendre ou sonder. Dieu est un tel mystère, que personne ne peut s'imaginer précisément ce qu'est sa connaissance.

4) En dernière analyse, pourquoi Judas l’Iscariote s’est-il damné ?
Et pas plus que dans les précédente citations, il n'y a rien ici, dans les écrits de sainte Catherine de Sienne , qui soit de nature à infirmer de près ou de loin que les Paroles de Notre Maître et Seigneur soient l'absolue Vérité. Il y a de nombreux types de pécheurs sur la terre, des saints à différents degrés de sainteté, des pécheurs communs facilement réformables, d'autres plus endurcis, des très endurcis, des pécheurs quasi perdus convertibles uniquement par un prodige miraculeux de la miséricorde divine...

Judas ne faisait parti - et cela, seul le Christ le savait, sans le dire clairement d'emblée - à aucune de ces espèces. Il était à part, et l'Ecriture a bien pris soin de parler de son cas particulier. Son endurcissement totalement hors-norme, qui connu certes des évolutions et des involutions au cours de sa vie ( à certains moments, il était devenu un peu meilleur, cf les écrits de MV ), lui valut PAR AVANCE une sorte de "panégyrique" très spécial , tout comme la Vierge Marie mais en raison, elle, de sa pureté virginale, qui la rendit digne de devenir la Mère de Dieu

L'erreur persistante de notre interlocuteur Valtortiste sceptique, est donc de considérer sur tous les angles la pure Miséricorde du Coeur du Christ, toujours prête à pardonner au pécheur le plus coupable, et de chercher à l'opposer à ce que d'autre part LE CHRIST SAVAIT : QUE TOUT SERAIT INUTILE POUR JUDAS.

IMPOSSIBLE DE SE METTRE "DANS LA PEAU DU CHRIST" POUR SE FIGURER SA PENSEE ET LA CORRIGER.

IMPOSSIBLE DE S'IMAGINER CE QU'ETAIT POUR L'HOMME DIEU L'UNION HYPOSTATIQUE AVEC SON PERE.

Et la dernière chose très importante à comprendre est celle-ci :

LE CHRIST N'A PAS MAUDIT JUDAS ! Il aurait pu le faire avec raison, mais Il a refusé. La puissance invincible de sa malédiction serait aussitôt tombée sur Judas et l'aurait brisé, tout comme elle tomba sur les terres de Doras, et elles cessèrent aussitôt d'être riches et fertiles, pour punir ce pharisien de ses crimes envers ses esclaves.

C'EST JUDAS LUI-MÊME QUI SE MAUDIT ! ( comme c'est évident dans les extraits de MV, cités par le contradicteur de ce post ) Il se condamna lui-même au désespoir, à la mort éternelle, il ne voulut pas du pardon, il résista de toute sa puissance misérable de créature, et parvint à ses fins : la damnation de son âme et de son corps. Se croyant ainsi libéré du "joug du Christ", il ne fut en réalité que l'esclave soumis de ses passions. Et que pouvait ignorer notre Maître à propos de cette abomination ? ...

Il faut dire qu'il avait "mis le paquet" : jaloux de son Maître, envieux de ses pouvoirs, il avait été se jeter à corps perdu dans la sorcellerie, non content d'être luxurieux et voleur au dernier degré. Il n'y eut rien pour le rattraper, dans sa volonté pervertie.

Et vraiment, ce fut miséricorde pour lui, ET NON PAS MALEDICTION de la part du Christ, de dire à son sujet : " Mieux eût valu pour cet homme de ne pas naître ". En disant cela, Jésus lui souhaitait ce qu'il y aurait eu de meilleur pour lui !

Mystère insondable de la Miséricordieuse Bonté, et de la Vérité, qu'est le Christ notre Dieu !