C’est l’histoire d’un moine… Il est au café

C’est l’histoire d’un moine… Il est au café
Capuccino, expresso… Et si la carte des cafés et boissons chaudes que l’on vous propose au restaurant vous aidait à comprendre le charisme des principaux ordres et congrégations ?

t si comprendre les ordres religieux était aussi simple que commander un café ? Pas toujours évident en effet de connaître la différence entre les carmélites, les jésuites et les franciscains ! Et d’ailleurs, pourquoi les dominicains sont-ils dominicains ? L’expliquer en détail nécessiterait une étude approfondie de l’histoire de l’Église catholique et de ses différents charismes nés depuis deux millénaires. cherché un moyen plus court (et humoristique !) d’aborder ces questions… en comparant les différents ordres religieux à la commande d’une boisson chaude.

Imaginez maintenant un groupe de religieux réunis dans un café ou au restaurant pour savourer des boissons chaudes. Voici ce qu’ils commanderaient…

Le franciscain
Commandant le premier il choisirait un cappuccino mais nature c’est-à-dire sans sucre afin de ne pas dénaturer le goût. En le buvant, il remercierait le Seigneur pour sœur vache qui fournit aussi généreusement du lait. Laudato Si', Signore !

Le dominicain
S’exprimant en deuxième, le dominicain commanderait un expresso. sans fioriture, d’une simplicité absolue. En le goûtant sourirait et commenterait : "D’une simplicité divine !".

Le carme
Vient ensuite le carme. Pour lui pas de café mais une infusion froide, sans lait ou quelque ajout que ce soit. Le carme déchaux enchaînerait en commandant la même chose mais encore plus froide et s’assurerait qu’il n’y ait aucune trace de lait, de mousse ou quoi que ce soit d’autre que de l’eau. Froide.

Le salésien
Ce dernier s’approcherait du barista et dirait : "Ce n’est pas ainsi que l’on fait du café, jeune homme. Venez, nous allons apprendre à le faire". Il lui accorderait ensuite une bourse afin de financer sa formation.

Le jésuite
Le jésuite commanderait le plus gros frappuccino saveur café de la carte avec tout le surplus de crème, de pépites ou de colis possible et le ferait pour la plus grande gloire du Seigneur. Un autre jésuite le regarderait avec déception tout en sirotant son yerba maté (également appelé maté, ndlr) amer.

Le bénédictin
Le bénédictin serait arrivé avec un sac de grains de café qu’il aurait lui-même torréfiés, à partir d’un caféier qu’il aurait lui-même cultivé. Il complèterait sous les yeux ébahis du barista en sortant de son sac son propre moulin à café. Le trappiste, assis à côté de lui, aurait pris des notes afin de se faire à la prochaine rencontre un stout de café.

Le chartreux
C’est la première fois qu’il assisterait à ce genre de réunion. Discrètement il se serait dirigé vers le barista afin de lui demander de l’eau en silence. Après un temps d’observation (ou de contemplation ?) il serait sorti. En silence.