La question de baptême de désir et du baptême d’eau
Source : Catholiques de France 21 janvier 2022
Le baptême de désir et le baptême de sang sont des articles de foi !
Qu’est-ce que le baptême de désir ?
C’est une forte volonté et un ardent désir de recevoir le baptême d’eau, si on le pouvait, et dans le cas qu’on ne l’ait pas encore reçu, ou qu’on l’ait reçu invalidement.
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La question de baptême de désir et du baptême d’eau

Source : Catholiques de France 21 janvier 2022

Le baptême de désir et le baptême de sang sont des articles de foi !

Qu’est-ce que le baptême de désir ?
C’est une forte volonté et un ardent désir de recevoir le baptême d’eau, si on le pouvait, et dans le cas qu’on ne l’ait pas encore reçu, ou qu’on l’ait reçu invalidement.

Qu’est-ce que le baptême de sang ?
C’est lorsqu’une personne qui désire instamment d’être baptisée, mais qui n’en a pas l’occasion, donne son sang et sa vie pour Dieu et pour la Foi de Jésus-Christ.

Celui qui nierait ces deux formes de Baptême serait hérétique et perdrait la vertu de Foi.

Pour le Père Leonard Feeney (1897-1978), le Baptême de sang et le Baptême de désir sont des « interprétations libérales » de la doctrine chrétienne. Selon lui, les êtres humains non baptisés ne sont pas sauvés, mais vont directement en enfer. Le Saint-Office lui envoie une première monition en 1949 qu’il refuse de signer et il est excommunié en 1953 par le pape Pie XII pour avoir refusé de se soumettre à l’autorité ecclésiale.

Les partisans de la thèse hérétique de L. Feeney sont appelés les « feeneyistes ».

Pape saint Pie X, Grand catéchisme (1906) :
« Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir. »

Canon (1917) n°737 §1 :
« Le baptême, porte et fondement des autres sacrements, est nécessaire, de fait ou tout au moins de désir, au salut de tous. »

Catéchisme du Concile de Trente, chap. III, §I, 36. :
« Malgré cela, l’Eglise n’est point dans l’usage d’accorder sur-le-champ le baptême à ces sortes de personnes, elle veut au contraire qu’on le diffère pendant un certain temps. Ce délai n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants comme nous l’avons dit plus haut. Doués qu’ils sont de l’usage de la raison, le désir, la résolution de recevoir de baptême, joints au repentir d’avoir mal vécu, leur suffisent pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain venait les empêcher de se purifier dans les fonts salutaires. »

Concile de Trente, Session 6, chapitre 4. :
« Ces paroles font voir que la justification de l’Impie, n’est autre chose que la translation, et le passage de l’état auquel l’homme nait enfant du premier Adam, à l’état de grâce, et d’enfant adoptif de Dieu, par le second Adam Jésus-Christ Notre Sauveur ; et ce passage, ou cette translation depuis la publication de l’Évangile, ne peut se faire sans l’eau de la régénération, ou sans le désir d’en être lavé, suivant qu’il est écrit, que si un homme ne renait de l’eau, et du Saint Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu (Joan. 3. 5.). »

Somme Théologique 4ème partie – IIIa – Tertia Pars Article 11, Saint Thomas d’Aquin :
« Puisque l’homme peut être sanctifié, non seulement par le baptême d’eau, mais encore par le sang du Christ en se conformant à sa passion, en souffrant pour lui et par la vertu de l’Esprit-Saint qui opère intérieurement, il y a dans l’Écriture trois baptêmes, le baptême d’eau, le baptême de sang et le baptême d’amour. »

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