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Robert Sarah dans l’œil du cyclone

TRADUCTIONS LITURGIQUES : le Pape écrit au cardinal Sarah

Radio Vatican du 22/10/2017

Le Pape François a envoyé une lettre au cardinal Robert Sarah pour «exprimer simplement» et «clairement» certaines observations sur le Motu Proprio Magnum Principium sur les traductions des textes liturgiques et des textes bibliques.

Dans cette lettre adressée le dimanche 15 octobre au préfet de la Congrégation pour la Culte divin et la Discipline des Sacrements, et rendu public une semaine plus tard par la Salle de Presse du Saint-Siège, le Pape souligne avant tout la «nette différence» que le nouveau Motu Proprio établit entre recognitio (vérification) et confirmatio (confirmation). Ces deux notions ne sont ni «synonymes» ni «interchangeables». Et ceci, explique-t-il, afin «d’abroger la pratique, adoptée par le dicastère à la suite de "Liturgiam authenticam" (texte de 2001 sur les traductions liturgiques, ndr) que le nouveau Motu Proprio a voulu modifier».

Sur la responsabilité des conférences épiscopales de traduire fideliter (fidèlement), François précise que «le jugement concernant la fidélité au latin et les éventuelles corrections nécessaires était une mission du dicastère, alors que maintenant la norme concède aux conférences épiscopales la faculté de juger le caractère bon et cohérent de l’un ou l’autre terme dans les traductions de l’original, même en dialogue avec le Saint-Siège». La confirmatio, a ajouté le Pape, «ne suppose donc plus un examen détaillé mot par mot, excepté pour les cas évidents qui peuvent être signalés aux évêques pour leur réflexion ultérieure». Cela «vaut en particulier pour les formules importantes, comme pour les prières eucharistiques et en particulier les formules sacramentelles approuvées par le Saint-Père», est-il précisé dans la lettre.

En ce sens, rappelle le Pape François, «la "recognitio" indique seulement la vérification et la sauvegarde de la conformité au droit et à la communion de l’Église». Voici pourquoi, ajoute-t-il, «le processus de traduction des textes liturgiques importants (par exemple les formules sacramentelles, le Credo, le Notre Père) dans une langue, à partir de laquelle sont considérées authentiques les traductions, ne devrait pas mener à un esprit d’imposition aux conférences épiscopales d’une traduction faite par le dicastère, parce que cela lèserait le droit des évêques». Pour le Pape il est donc «inexact d’attribuer à la "confirmatio" la finalité de la "recognitio" (c’est-à-dire "vérifier et sauvegarder la conformité au droit").»

La confirmatio, note-t-il encore, «n’est pas un acte uniquement formel, mais nécessaire à l’édition du livre liturgique traduit : elle est concédée après que la version ait été soumise au Siège apostolique pour la ratification de l’approbation des évêques, dans un esprit de dialogue et d’aide, pour réfléchir si et quand cela serait nécessaire, en respectant les droits et les devoirs, en prenant en considération la légalité du processus suivi et ses modalités».

Le Pape se réfère enfin à la note "Commentaire" transmise par le cardinal Sarah au Pape le 30 septembre dernier, et «publiée sur certains sites web, et attribuée erronément» au cardinal Sarah. Le Pape lui demande de procéder à la diffusion de sa réponse sur ces mêmes sites, et de l’envoyer à toutes les conférences épiscopales ainsi qu’aux membres et aux consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.
(CV)

Source : fr.radiovaticana.va/…/1344545

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TRADUCTIONS LITURGIQUES, le pape François désavoue le cardinal Sarah
Nicolas Senèze, envoyé spécial permanent à Rome , le 22/10/2017 (La Croix)

Alors que le cardinal Sarah cherchait à atténuer la portée du motu proprio Magnum principium, publié début septembre sur les traductions liturgiques, le Vatican a publié dimanche 22 octobre une lettre du pape recadrant le préfet de la Congrégation pour le culte divin. Pour François, les traductions liturgiques peuvent subir des adaptations.

C’est une sévère mise en garde que le pape François vient d’adresser au cardinal Robert Sarah à propos des traductions liturgiques. Dans une lettre écrite le 15 octobre dernier et publiée – de manière très inhabituelle – par le Saint-Siège dimanche 21 octobre, le pape recadre en effet de manière très claire son préfet de la Congrégation pour le culte divin à propos de la mise en œuvre du motu proprio Magnum principium.

Redonner la responsabilité des traductions aux conférences épiscopales

Dans ce texte publié le 9 septembre 2017, François entendait en effet redonner aux conférences épiscopales la responsabilité de la traduction des textes liturgiques. La traduction de ces textes faisait l’objet d’un sévère contrôle romain depuis l’instruction Liturgiam authenticam, publiée en 2001 sous Jean-Paul II, en vertu de laquelle Rome avait fini par imposer ses propres traductions aux épiscopats.

Une façon de faire sur laquelle François entendait revenir en redonnant la responsabilité des traductions aux conférences épiscopales, leur travail ne devant plus obtenir que la « confirmation » (confirmatio) du Saint-Siège et non plus son « autorisation » (recognitio) comme c’était le cas jusqu’ici.

La réforme du pape François n’a rien changé pour le cardinal Sarah

Néanmoins, dans un « commentaire » du motu proprio adressé au pape puis publié par certains sites traditionalistes, le cardinal Sarah expliquait que la réforme du pape François n’avait rien changé. « Comme la recognitio, la confirmatio n’est en aucun cas une formalité », écrivait notamment le cardinal, pour qui cette dernière « présuppose et implique un examen détaillé de la part du Saint-Siège, et la possibilité pour ce dernier de conditionner sine qua non la confirmatio à la modification de certains points particuliers qui pourraient être exigés par le fait qu’ils ne répondent pas au critère de “fidélité”. »

Or, rien de tel pour le pape François. « Avant tout, il faut mettre en évidence l’importance de la nette différence que le nouveau motu proprio établit entre recognitio et confirmatio », écrit clairement le pape pour qui son texte « abolit la pratique, adoptée par (la Congrégation pour le culte divin) à la suite de Liturgiam authenticam ». Et de bien préciser qu’« on ne peut donc pas dire que recognitio et confirmatio sont” strictement synonymes” ».

Au contraire, affirme François, « Magnum principium ne soutient plus que les traductions doivent être conformes en tout point aux normes de Liturgiam authenticam, comme cela arrivait par le passé. » Il explique que « la confirmatio ne suppose donc plus un examen détaillé mot à mot, excepté dans les cas évidents qui peuvent être faits aux évêques pour leur réflexion ultérieure. Cela vaut notamment pour les formules importantes, comme les prières eucharistiques et en particulier les formules sacramentelles approuvées par le Saint-Père ».

Désaveu sans ambiguïté pour le cardinal Sara

Et il ajoute son propre commentaire du mot « fidèlement », sur lequel le cardinal Sarah s’appuyait pour conserver une complète surveillance sur les traductions liturgiques. Ce mot, explique le pape, « implique une triple fidélité : en premier au texte original, aux langues particulières dans lesquelles il est traduit et, enfin, à la compréhensibilité du texte de la part des destinataires ». Contrairement à la pratique de la Congrégation pour le culte divin, François admet donc des adaptations du texte original latin pour que la traduction soit compréhensible.

« En ce sens, la recognitio indique seulement la vérification et la sûreté de la conformité au droit et à la communion de l’Église », insiste le pape, qui énonce clairement que « le processus de traduction des textes liturgiques importants », comme le Credo et le Notre Père, « ne doit pas mener à un esprit d’“imposition” aux conférences épiscopales d’une traduction faite par le dicastère ». S’il concède que « la recognitio n’est pas un acte simplement formel », il rappelle aussi « l’esprit de dialogue » entre Rome et les conférences épiscopales que demandaient son motu proprio.

Enfin, alors que le texte du cardinal Sarah « a été publié sur de nombreux sites Web, et de manière erronée attribué à votre personne », le pape demande « courtoisement » à son préfet « de veiller à la divulgation de ma réponse sur les mêmes sites ainsi que de l’envoyer à toutes les conférences épiscopales ». Un désaveu sans ambiguïté pour le cardinal Sarah.
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Repères
De nouvelles normes pour les traductions liturgiques
• Le motu proprio Magnum principium
Publié le 9 septembre 2017, il modifiait le canon 838 du Code de droit canonique.
Le paragraphe 3 du canon 838
Modifié, ce paragraphe prescrit désormais qu’« il appartient aux conférences des évêques de préparer fidèlement les traductions des livres liturgiques en langues vernaculaires, en les adaptant de manière appropriée dans les limites fixées, d’approuver et de publier les livres liturgiques, pour les régions relevant de leur compétence, après confirmation par le Siège apostolique ».

Source : www.la-croix.com/…/Traductions-lit…

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Album ACTU
Spina Christi 2
Ah bon Jean de Roquefort ?

Comment, les franc-maçons auraient réussi à infiltrer des organes catholiques ????

Ah ben ça alors...
Jean de Roquefort
Inutile et très dangereux de citer la Croix, car à la tête de Bayard se trouve malheureusement des Francs-maçons.