Clicks6
jili22

Explication du quatrième commandement de Dieu

Le Petit Sacristain

Explication du quatrième commandement de Dieu

INSTRUCTION

Explication du quatrième commandement de Dieu

Tes pères et mères, honoreras, afin de vivre longuement

Devoirs des pères et des mères

Quels que soient le chef et la forme d'un gouvernement, le souverain doit se regarder comme le père de ses sujets, et ceux-ci comme ses enfants : tous, par le motif du bonheur commun, doivent travailler avec ardeur pour la prospérité particulière et publique. Tel est le vœu du Créateur : ce serait l'outrager que de ne pas s'y conformer.
Il importe donc de connaître les obligations des pères et mères et ceux des enfants ; puisqu'ils sont aussi ceux de tous les supérieurs et de tous les inférieurs.
Les pères et mères doivent avoir soin du corps et Surtout de l'âme de leurs enfants.
1. Du corps. En leur fournissant une nourriture salubre et suffisante, et tout ce qui est nécessaire pour le temporel. Sans cela les enfants sont faibles, se livrent à la mendicité, à la fainéantise, au libertinage et peut-être au larcin. Pour éviter tant de malheurs, les pères ne s'épargneront ni fatigues, ni sueurs, pendant que les mères prodiguent aux enfants les soins que la tendresse inspire.
2. De l'âme. Premièrement en leur donnant la science ou les faisant instruire, s'ils ne peuvent remplir ce devoir précieux. « Élevez bien votre fils, et il deviendra les délices de votre âme. » Prov. ch. 9. Or, qu'est-ce qu'élever l'homme? C'est lui enseigner la vérité sur tout ce qui lui importe de savoir pour être heureux dans cette vie et dans l'autre ; c'est disposer son cœur à vouloir toujours et à faire ce qui est bien. Dieu a confié à l'Église le soin d'enseigner sa loi ; mais tous les sages, et surtout les parents, sont appelés à la seconder. « Vous êtes les premiers pasteurs de votre famille, leur dit saint Augustin, et votre maison, est une église où vous devez enseigner le chemin du salut. » Prier pour les élèves, les édifier, les instruire, en suivant une méthode sûre, les encourager par des récompenses, les ramener au devoir par des avis paternels et des corrections convenables, les surveiller, les éloigner des méchants, les obliger à bien employer le temps et principalement à remplir les devoirs que la vraie religion impose : telles sont les obligations des instituteurs. Deuxièmement en les formant à la vertu ; pour cela, les parents doivent édifier leurs enfants. — Un père scandaleux demandait à un sage les moyens à prendre pour former ses enfants à la vertu. « Je n'en connais qu'un, répondit-il, c'est de leur donner l'exemple. Les enfants oublient pour l'ordinaire ce qu'on leur dit ; mais ils font toujours ce qu'ils voient faire. » Pensez-y-bien. — Un enfant, qu'on n'a pas soin de corriger, devient étourdi et téméraire. C'est pourquoi, dit le sage, n'épargnez pas la correction à votre enfant. Le Seigneur châtie ceux qu'il aime ; il ne peut souffrir d'imperfection en eux, et, par une rigueur utile, il les punit pour les rendre meilleurs. C'est donc par amour que l'on doit châtier et non par humeur ou par caprice. Que la peine soit juste et salutaire. Nourrissez, instruisez, édifiez, corrigez vos enfants ; le tout pour Dieu et pour leur bien. Voilà le véritable amour paternel.

Devoirs des enfants

Les enfants doivent aux auteurs de leurs jours, 1. le respect. Le Seigneur regarde ce devoir comme si essentiel, qu'il semble n'en imposer pas d'autres. Honore ton père et ta mère. Nous devons respecter nos père et mère, parce qu'ils tiennent, à notre égard, la place de Dieu. Nous leur devons un respect intérieur qui parte du cœur, un respect extérieur qui se montre dans nos paroles et dans nos œuvres.
2. L'amour. « Souvenez-vous, dit l'Esprit-Saint (Eccl. 7), que sans vos parents vous seriez encore dans le néant ; vous seriez privés de tous les biens que vous avez en ce monde, et de ceux dont vous pouvez jouir dans l'autre. » Rien donc de plus juste que de leur donner sans cesse des preuves de votre reconnaissance et de votre amour filial. En voici les effets et les marques. Aimer à rester avec eux ; éviter ce qui leur causerait une juste tristesse ; aller au-devant de leurs bons désirs ; leur rendre tous les services qui dépendent de vous pour le temps et surtout pour l'éternité.
3. L'obéissance. « Obéissez à vos parents, parce que cela est agréable au Seigneur, dit saint Paul. » Leur résister, c'est résister à Dieu, dont ils tiennent la place. En quoi doit-on leur obéir ? En tout ce qui n'est pas contre Dieu, répond saint Augustin. On doit tout souffrir, plutôt que de faire la moindre chose qui déplaise à celui qui est la source de toute paternité, de toute puissance, et répondre avec le courage de S. Pierre, à ceux qui provoqueraient au mal : Jugez vous-mêmes s'il vaut mieux vous obéir qu'à Dieu. Mais il faut le dire avec tous les égards dus à des personnes qu'on doit toujours respecter et aimer.
4. L'assistance. « Combien est infâme celui qui abandonne son père dans le besoin, s'écrie le Sage ; et maudit de Dieu celui qui ne prend pas soin de sa mère ! » Les parents du jeune Tobie lui rendent le témoignage qu'il est la lumière de leurs yeux, le bâton de leur vieillesse, la consolation de leur vie.
Vous devez assister vos parents : 1. Dans leurs besoins corporels ; s'ils sont pauvres, partagez votre pain avec eux, fournissez le nécessaire pour les vêtir, les loger ; dans leurs maladies, redoublez vos soins pour hâter leur guérison par les remèdes, par de meilleurs aliments, par tout ce qu'un tendre dévouement inspire. Donnez surtout de bonne grâce et prévenez les demandes : elles seraient pénibles à vos parents.
2. Vous devez leur procurer les Secours spirituels. Consolez, édifiez vos parents dans le cours de cette vie orageuse ; priez pour eux, gagnez-les à Dieu, source unique du bonheur. Dans leurs maladies, procurez-leur les sacrements, et sans attendre trop tard ; faites tout ce que peut le zèle le plus ardent, le plus sage, le plus infatigable pour leur assurer une sainte mort. S'ils viennent à mourir, votre pieuse reconnaissance doit les accompagner jusqu'au-delà du tombeau ; priez et faites prier pour eux ; exécutez ponctuellement leurs dispositions.

Devoirs des maîtres

« N'ayez de Supériorité sur les autres, qu'autant que vous savez la faire tourner à leur avantage. Malheur à ceux qui ont des hommes à gouverner, si Dieu ne les gouverne eux-mêmes ! Tenez-vous continuellement avec lui sous le joug de la servitude, vous astreignant à vous occuper seul avec lui, ou de votre devoir, ou de vos larmes, ou de quelqu'autre saint exercice. » Pierre de Blois.
Les maîtres doivent à leurs serviteurs, l'instruction, le bon exemple, la nourriture, leurs gages, la charité en tout. Ils doivent avoir un cœur de père pour eux.

Devoirs des domestiques

Les domestiques doivent à leurs maîtres, amour, respect, obéissance, prévenance, et une fidélité qui consiste à faire exactement et constamment son devoir, à éviter de leur nuire, et à empêcher tout autre de leur causer le moindre dommage. Les serviteurs qui remplissent bien leurs obligations, recevront du Seigneur des trônes dans le ciel. Dieu a fait toutes les conditions ; pourvu qu'on lui rapporte tout, on est dans la sainteté et la perfection de son état ; on doit être content. Nous avons des pères naturels, temporels et spirituels ; il est facile de connaître nos devoirs envers tous ces supérieurs. La sagesse de Dieu s'honore dans les saints ; sa puissance, dans ceux qu'il a placés au-dessus de nous. Toute puissance vient de Dieu : aussi nous apprend-il à rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est dû à Dieu.

(Instruction tirée de Vie des Bienheureux et des Saints de Bretagne)

tiré du blog : le-petit-sacristain.blogspot.com