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Pour LOURDES, l'ANTÉCHRIST fera comme pour LORETTE, sinon PIRE...

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>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme FRANÇOIS est HÉRÉTIQUE, APOSTAT & IDOLÂTRE, concluez !

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« La MADONNA de li CUPPITTI »

Ou comment effacer la piété populaire. Une magnifique réflexion de Claudio Gazzoli (un blogueur que j’ai découvert récemment, cf. La nuit de L’Église) à propos du décret signé du cardinal Sarah sur l’actualisation « religieusement correcte » de la célébration de Notre Dame de Lorette.

>>> L’ANTÉCHRIST MASSACRE LORETTE

« La MADONNA de li CUPPITTI »
par Claudio Gazzoli
7 novembre 2019

Chez nous, l’anniversaire qui est célébré le 10 décembre est la fête de La Madonna de li Cuppitti [la Vierge des Tuiles, en patois des Marches, ndt] .

Même si au cours des 40 dernières années, [étant] à contre-courant du « progrès », elle a perdu la ferveur du passé, elle continue encore à être célébrée.

Dans notre dialecte, c’est la Madone, assise sur les tuiles de ce qui avait été Sa maison, tandis que cette dernière est transportée en vol à Lorette par les Anges, les vrais, et non les membres de la famille du même nom [De Angelis] qui, selon les gardiens de la Sainte Maison de Lorette, y auraient amené les pierres et les auraient ensuite assemblées.

A l’approche de la fête, tout le monde, y compris nous, les enfants, contribuait à la recherche du bois pour former la « castata de lu focarò » (la pile de bois pour le feu). Il y avait presque une compétition entre les villages voisins, à celui qui ferait « lu focarò più grossu » (le feu le plus grand).

Puis, le soir de la fête, on entonnait des chants à Marie tandis qu’on allumait un grand feu. Les feux de joie allumés dans les villages voisins, comme autant de torches vers le ciel, brillaient dans la nuit froide de décembre, et l’illuminaient, sans être dérangés par les lumières artificielles, à l’époque beaucoup plus sporadiques.

Quand nous étions enfants, en promenade ou en famille, nous allions souvent à Lorette, à une cinquantaine de kilomètres de chez nous. Du Sanctuaire, on admirait surtout la magnificence du transept qui embrasse la Sainte Maison. La dévotion était palpable, tandis que j’observais avec stupeur les femmes et les hommes qui parcouraient, à genoux, les marches entourant le revêtement de marbre et qui avaient produit, au fil des siècles, ces sillons encore visibles sur le marbre. Aujourd’hui je sais que ces empreintes, que des millions de fidèles ont labourées, sont là pour se souvenir de la force d’une foi authentique, justifiée par la vénération inébranlable de la puissance de l’Esprit.

Quand nous allions à Lorette avec la vieille [Fiat] 1100, mon père nous disait même, que ces pins, courbés le long de la route nationale 16, dans le tronçon où, encore aujourd’hui, certains résistent, de Porto Potenza à Porto Recanati, s’étaient agenouillés au passage de la Sainte Maison.

La piété populaire, sentiment aujourd’hui complètement disparu ou insulté, avait transformé un phénomène naturel en mémoire d’un véritable miracle. Aujourd’hui, cette bande de non-croyants transforme tous les faits surnaturels en phénomènes inéluctablement humains.

Mettre en doute le miracle du transport angélique de la Sainte Maison aurait été tout simplement inouï, comme mettre en doute la nature divine du Sauveur ou sa résurrection en esprit et en corps. Aujourd’hui, mettre en doute la première s’inscrit dans la ligne du déni diabolique des autres vérités de la foi. Aujourd’hui, ceux qui, en tant que « gardiens » devraient défendre le miracle, sont devenus ses adversaires les plus féroces.

Aujourd’hui, le cardinal Robert Sarah, désormais pleinement engagé, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a signé un décret remplaçant la célébration liturgique du miracle concernant la translation de la Sainte Maison par une fête mariale.

Il faut déconstruire la culture populaire, aller à l’origine des faits, à ce carrefour où l’histoire devient culte puis tradition. Il faut enquêter, avec des méthodes rationalistes, sur les causes physiques liées aux phénomènes, en rejetant toute interprétation métaphysique, simplement parce que ce n’est pas prévu dans la religion de l’homme qui s’est fait Dieu. Il faut donner à tout une justification matérialiste, voire humaniste, comme « seulement ce qui est possible pour l’homme ». Il faut annuler des siècles de ferveur religieuse, inciser jusqu’à la moëlle la vieille plante avant de la dissoudre afin que la nouvelle plante puisse y être greffée.

Mais nous continuerons à célébrer la MADONNA DE LI CUPPITTI, tout comme nous continuerons à réciter « … ne nous induis pas en tentation« . Nous continuerons à allumer des feux pour évoquer le passage aérien de Sa maison, certains qu’ils n’auront pas le dessus parce que, comme déjà à Lépante, Elle arrêtera définitivement les uruk-hai dévastateurs, enfants de 68, petits-enfants du marxisme, arrière petits-enfants du jacobinisme maçonnique, qui veulent renverser nos origines et remplacer notre religion.

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La SAINTE MAISON de LORETTE (suite)

L’article que j’ai publié récemment sur la Sainte Maison de Lorette (Un décret schizophrène) m’a valu les réactions négatives de lecteurs qui n’avaient sans doute pas lu attentivement les arguments du spécialiste interrogé par AM Valli (*). Sur un autre site, consacré à ND de Lorette, il s’explique de façon plus précise. En bonus, une supplique d’Ettore Gotti Tedeschi au Pape, en septembre dernier: « s’il vous plaît créez une commission d’enquête sur la Sainte Maison« . Dernière nouvelle : le prof. Nicolini a écrit une lettre ouverte au Cardinal Sarah.

(*) Il ne s’agissait en aucun cas de sa part d’une ‘fake new‘, qui justifierait que je « corrige » l’article en avouant mon « erreur » – comme on me l’a demandé (à quel titre ?)… Bien sûr, je ne prétends pas être détentrice de LA vérité (pas plus que mes correspondants, d’ailleurs), et les choses sont certainement plus complexes que ce qui transparaît de l’article que j’ai publié, mais je précise à l’intention de ceux qui m’ont accusée de négligence, voire de manipulation que je contrôle scrupuleusement les sources avant de publier quoi que ce soit, et que j’assume totalement le contenu de ce site – en bien ou en mal!
("Benoît-et-moi")

Les PRÉCISIONS du PROFESSEUR NICOLINI

A propos de la question de l’abrogation de la fête liturgique de la translation miraculeuse de la Sainte Maison
7 novembre 2019
www.santuarioloreto.com/…/circa-la-questi…

Le Code de Droit Canonique, concernant « les obligations et les droits de tous les fidèles » déclare que: « De manière proportionnée à la connaissance, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit, et parfois même le devoir, de faire connaître aux pasteurs sacrés leurs pensées sur le bien de l’Église et de les faire connaître aux autres fidèles, sans préjudice de l’intégrité de la foi et de la morale et du respect des pasteurs, en tenant compte du bien commun et de la dignité de la personne » (Can. 212, § 3).

Ayant été sollicité par divers utilisateurs pour des « éclaircissements » et ayant été directement « intéressé » pendant des années à la « question laurétane » dans l’effort de rétablir « la vérité » sur l’authenticité de la relique de la Sainte Maison de Nazareth à Lorette et de confirmer la vérité historique des « vols miraculeux » par « ministère angélique », je souhaite ici exprimer ma solidarité avec l’Évêque de Lorette, Mgr Fabio Dal Cin, qui, bien que délégué pontifical au Sanctuaire de Lorette depuis seulement deux ans, avait demandé et obtenu la proclamation du Jubilé Laurétan, pour célébrer le centenaire de la proclamation de Notre-Dame de Lorette comme « Patronne de l’Aviation », grâce à la reconnaissance, depuis des siècles, par le magistère papal des « vols miraculeux » de la Sainte Maison. L’occasion était ainsi offerte de revaloriser non seulement l’authenticité de la relique de Nazareth, mais aussi et à juste titre » le miracle » avec lequel la Sainte Maison était arrivée à Lorette, précisément grâce à des « vols miraculeux », raison pour laquelle Benoît XV en 1920 publia le décret du « patronage » de Notre-Dame de Lorette concernant l’Aviation.

Ce décret inattendu et inopiné de la « Congrégation pour le Culte Divin » a donc infligé un sérieux « vulnus« , y compris pastoral, au Jubilé lui-même, avant même son commencement (comme prévu pour la période du 8 décembre 2019 au 10 décembre 2020).

C’est pourquoi, afin de mieux sensibiliser le lecteur à « la question » de la fête liturgique en question, j’en expliquerai brièvement l’histoire ci-dessous.

Le 1er novembre dernier, alors que j’étais moi-même présent à Lorette, la proclamation de l’Année jubilaire Laurétane a été proclamée publiquement pour commémorer le centenaire de la proclamation de Notre-Dame de Lorette comme Patronne des Forces aériennes, en reconnaissance de la vérité historique des « vols miraculeux » de la Sainte Maison. Ce Patronage décrété le 24 mars 1920 par Benoît XV était parallèle à d’autres décrets pontificaux beaucoup plus importants, par lesquels depuis des siècles la mémoire liturgique de la TRANSLATION MIRACULEUSE DE LA SAINTE MAISON fut autorisée et célébrée.

Il est documenté qu’au niveau local (Lorette et Marches), cette fête liturgique était célébrée depuis le XIVe siècle, c’est-à-dire depuis que la Sainte Maison était « venue » dans les Marches. L’Église a donc autorisé la célébration de cette fête comme d’un miracle, justement, celui de la Translation de la Sainte Maison, l’insérant officiellement dans le martyrologe romain depuis 1669, par un décret de Clément IX. En 1699, Innocent XII approuva aussi expressément la lecture du « transport miraculeux » de la Sainte Maison, avec une Messe dédiée.

Au début du XXe siècle, après l’attaque du chanoine français Ulysse Chevalier contre la Sainte Maison, qui provoqua beaucoup de scandale, l’Église suspendit prudemment du calendrier romain la mention de la mémoire de cette « translation miraculeuse », en attendant que le « Collège de Défense de la Maison Sainte » promu par Saint Pie X (avec une cinquantaine de savants du monde entier) réfute et démasque tous les mensonges profanateurs propagés par Ulysse Chevalier (et un autre auteur, le barnabite Leopoldo De Feis). Cependant, la fête a continué à être autorisée et célébrée régulièrement à Lorette et dans les Marches, dont Notre Dame de Lorette est la Patronne.

Chevalier ayant été désavoué par les travaux des érudits du « Collège de Défense », Benoît XV – avant la proclamation de Notre-Dame de Lorette comme « Patronne de l’Aviation » – avait fait restaurer par la Sacrée Congrégation des Rites, le 16 avril 1916, le souvenir facultatif dans le martyrologe romain de la « Translation miraculeuse » de la Sainte Maison. Ainsi, localement, mais aussi au niveau universel (même si c’était facultatif) tout le monde POUVAIT demander de célébrer le 10 décembre non pas « la fête de la Sainte Vierge de Lorette », mais le souvenir du « MIRACLE DE LA TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON », comme je l’ai expliqué plusieurs fois dans mes écrits et exposé dans des conférences: autrement dit, l’Église avait disposé pour le 10 décembre la célébration de ce qui était l’UNIQUE MIRACLE officiellement reconnu dans une célébration liturgique par l’Église; et il ne s’agissait donc pas d’une simple mémoire ou fête de la « Sainte Vierge de Lorette ».

J’ai écrit ci-dessus que « tout le monde POUVAIT célébrer le 10 décembre » la mémoire du MIRACLE DE LA TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON, car à partir du 10 décembre 2019, on ne pourra plus célébrer le MIRACLE DE LA TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON, mais seulement la mémoire de la « BEATA VERGINE DI LORETO » (Bienheureuse Vierge de Lorette), c’est-à-dire une simple fête mariale, avec le titre qui lui a été attribué de « Vierge de Lorette » comme de nombreuses autres fêtes de titre marial: Bienheureuse Vierge du Secours, Bienheureuse Vierge du Carmel, Notre Dame de la Miséricorde, Notre Dame de la Grâce, etc., et maintenant aussi Notre Dame de Lorette.

En effet, le nouveau Décret – qui aurait dû contribuer à solenniser et à exalter le Centenaire des « VOLS MIRACULEUX » de la Sainte Maison, avec le Patronage de l’Aviation – à présent, ne permet plus en réalité la célébration de la « translation miraculeuse ».

A partir du 10 décembre prochain, on pourra donc célébrer seulement la mémoire de la « BEATA VERGINE DI LORETO », avec laquelle, bien sûr, ceux qui le désirent pourront aussi rappeler la tradition de la « translation miraculeuse » (pour ceux qui y croient encore, en restant fidèles à la tradition): toutefois, cette « formulation » de la « translation miraculeuse » est en fait abrogée, elle N’EXISTE PLUS LITURGIQUEMENT dans la célébration officielle du calendrier romain. Pratiquement CE NOUVEAU DÉCRET ANNULE DES SIÈCLES DE DÉCLARATIONS PONTIFICALES et dit implicitement que durant les sept siècles précédents (et en tout cas officiellement à partir du XVIIe siècle) tous les décrets pontificaux qui ont reconnu et autorisé la mémoire de la TRANSLATION MIRACULEUSE sont sans valeur, et la reconnaissance même de la vérité de la relique de la Sainte Maison – comme « la vraie Maison de Nazareth » – est maintenant complètement occultée sinon niée ouvertement.

Lisant en effet le décret – malheureusement signé par le cardinal Sarah – il n’est plus question de la Sainte Maison comme d’une « relique », et elle n’est pas non plus identifiée avec l’authentique « Maison de Nazareth » : en effet, le décret ne parle que du Sanctuaire qui rappelle génériquement l’Incarnation, dans le sens de « mémoire dévotionnelle », pas comme un « fait historique » qui est réellement advenu entre ces « TROIS MURS » présents à Lorette, qui ne sont en fait jamais mentionnées (d’ailleurs, il s’agirait seulement de « quelques pierres », aurait récemment écrit à tort le pape François). Au contraire il est même écrit que les grâces obtenues au cours des siècles, par les pèlerins et les saints, provenaient du fait qu’elles étaient adressées à l’effigie de la Vierge présente dans la Sainte Maison, et non à la relique elle-même. Le décret apparaît donc complètement « fumeux », « ambigu » : ceux qui le veulent peuvent encore en tirer et en retenir qu’ils peuvent croire en la Translation Miraculeuse, mais le décret en lui-même l’ignore totalement: tant la Sainte Maison comme « relique authentique », que la vérité historique de la « Translation Miraculeuse ».

Pour voir la différence abyssale avec les décrets précédents, il faut lire celui en latin du 12 avril 1916, en vigueur – avec de légères modifications – jusqu’au 7 octobre 2019 (date de la signature du cardinal Sarah !).

Pour les yeux profanes et naïfs, le fait d’avoir inscrit dans le martyrologe romain universel la « mémoire de la Sainte Vierge de Lorette » semble une grande concession, ignorant que cette fête y était déjà écrite depuis des siècles. Le décret du cardinal Sarah a en fait – par une tromperie – abrogé la fête séculaire de la « Translation Miraculeuse », changeant la nature même de la fête, la faisant devenir seulement « mémoire mariale dévotionnelle ».

Il est étonnant que le décret ait été signé par le cardinal Sarah: ignorance en toute bonne foi? mais ne connaissait-il pas les décrets des siècles précédents? Et ne s’est-il pas rendu compte qu’en les abrogeant, il les a tous désavoués, désavouant ainsi tous les Papes précédents? Lesquels n’avaient certainement pas été « naïfs » en exaltant et en reconnaissant ce qui était « la vérité pure » sur l’authenticité de la « relique » et l’historicité du miracle de la translation. La « Congrégation pour le Culte Divin » elle-même apparaît donc – pardonnez-moi le terme – comme « schizophrène », en se reniant elle-même et ses déclarations officielles, répétées pendant quatre siècles. Et sans donner aucune raison. En réalité, ce décret du 7 octobre est le dernier acte profanateur de l’apostasie laurétane qui a commencé en 1984, par un livre écrit et diffusé par un auteur – le Père Giuseppe Santarelli, directeur de la « Congrégation universelle de la Sainte Maison », récemment relevé par le nouvel évêque Fabio Dal Cin – qui avait suggéré « un transport humain » de seulement quelques « pierres » de la Sainte Maison de Nazareth, reniant ainsi l’intégrité même des reliques en soi et le miracle de la translation.

Le texte du décret, cependant, ne me semble pas avoir le style d’écriture utilisé par le cardinal Sarah. C’est un style ambigu, qui dit et ne dit pas, occulte mais ne nie pas, nie mais ne le fait pas transparaître. Chacun peut en tirer une thèse et l’autre l’inverse. Mais toujours dans l’intention ultime de « désacraliser ». Il faut dire, au nom de la vérité, que c’est le style « bergoglien » désormais typique et écrit ensuite par quelqu’un du « cercle ». La grave erreur du cardinal Sarah est d’en avoir assumé la paternité, signant un décret qui est une véritable « désacralisation liturgique » et un abandon et une désacralisation de la tradition magistérielle séculaire.

Il reste à présent seulement l’espoir qu’un nouveau « Benoît XV » (comme en 1916) va à son tour abroger à l’avenir ce décret absurde du Cardinal Sarah, et que la mémoire de la TRANSLATION MIRACULEUSE sera restauré liturgiquement et pas seulement et simplement la mémoire de la BEATA VERGINE DI LORETO !……

Ceux qui veulent se documenter avec du matériel historique original, confirmant tout ce qui précède, peuvent m’en faire la demande à direttore@telemaria.it et je m’empresserai de l’envoyer par mail.

Ancône, le 3 novembre 2019

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La SUPPLIQUE au PAPE d’ETTORE GOTTI-TEDESCHI

Une commission scientifique sur la maison de Loreto
(19 septembre 2019)

Cher Dott. Tosatti, je vous demande l’hospitalité pour une réflexion sur la Sainte Maison de Lorette, à laquelle je suis très attaché parce que c’est la maison où la Vierge Marie est née, a grandi et a reçu l’Annonciation, et avec son « fiat » a initié la Rédemption…

Le quotidien Avvenire (18 septembre) publie un message à la Province Picene [de la province d’Ascoli Piceno, dans la région des Marches, dont fait aussi partie Loreto] des Frères Mineurs, de Sa Sainteté le Pape François, dans lequel il dit :

« La ville de Lorette, où j’ai voulu signer l’exhortation post-synodale Christus Vivit, garde un trésor précieux: ‘quelques pierres de la maison de la famille de Nazareth’… ».

Avec cette considération, le Saint-Père semble exclure la « translation miraculeuse » et l’authenticité et l’intégrité de la Sainte Maison, selon la tradition acceptée également par son prédécesseur sur la base de documents, de recherches et de preuves qui durent depuis des siècles.

Nous parlons de la maison où a eu lieu l’Annonciation, nous voudrions donc implorer le Saint-Père d’établir une Commission composée d’historiens, d’archéologues, d’architectes, de scientifiques, afin de vérifier (ou de démentir) que dans le Sanctuaire de Lorette: il y a les trois murs intacts, formés par des pierres unies par du mortier, provenant de Nazareth il y a 2000 ans, jamais démontés ni remontés, intact comme ils étaient à Nazareth devant la grotte.

Si tel était le cas, le transport a été miraculeux; il est impensable que la maison ait été transportée par bateau par des croisés, démontant et remontant cinq fois les trois murs; le mortier originel n’existerait plus, juste pour donner un exemple.

Autrement dit, qu’il s’agit en substance d’un faux ou d’un transport miraculeux.

Je crois que le risque de vouloir rendre les mystères crédibles est élevé et complexe et je doute fort que le progrès scientifique parvienne à expliquer ce que, dans les siècles d’obscurité, on expliquait avec le miracle.

La foi n’est pas du tout de la superstition, comme certains le prétendent. Il y en a qui croient que, puisqu’il n’y avait pas de caméras au moment de la translation (1291-96), la translation miraculeuse ne peut être « scientifiquement » acceptée ; ainsi l’Église, qui semble vouloir soutenir seulement ce qui est immanent et « crédible », semble ne plus accepter la thèse du miracle.

Sapristi! Le miracle est un événement extraordinaire qui n’est pas expliqué par les lois naturelles, considéré comme intolérables pour les rationalistes (que nous respectons), mais nous avons du mal à comprendre pourquoi des théologiens, des apologistes soi-disant catholiques, nient le miracle au motif qu’il s’oppose à l’inviolabilité des lois naturelles, qui contrediraient Dieu Lui-même.

Ils me rappellent Voltaire qui expliquait que si Dieu faisait des miracles, il corrigerait la nature et lui-même qui l’a créée.

Heureusement, la science nous vient parfois en aide lorsqu’elle dit que la nature est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît au microscope et qu’elle a un potentiel encore inconnu.

Je confirme mon étonnement devant la superficialité avec laquelle certains ont longtemps traité la Translation de la Sainte Maison de Lorette, l’une des deux plus importantes reliques du christianisme (avec le Saint Suaire), dont la tradition depuis plus de sept cents ans a voulu qu’elle soit par volonté divine, miraculeusement sauvée de la furie iconoclaste de ceux qui occupent les lieux saints en Palestine.

Scientifiquement, il a été expliqué mille fois qu’elle ne peut pas avoir été démontée et remontée plusieurs fois et donc transportée par mer.

Il a été documenté par des spécialistes qu’il s’agit des trois murs, sans fondations, ceux de la maison de Nazareth reposant sur un rocher.

Il a été documenté que les pierres, les matériaux de construction sont intacts et excluent la destruction et la reconstruction 5 fois en 5 lieux différents (de 1291 à 96), selon la théorie du transport par mer par des croisés et une famille nommée Angelis (comme on le prétend depuis 1900, selon des documents conservés au Vatican).

Mais comme c’est la vérité qui compte, elle mérite d’être étudiée. Je suis prêt à le reconnaître et à m’en excuser, mais j’invoque le Saint-Père afin qu’il demande à une Commission de clarifier les faits, ceux qui sont scientifiquement prouvés.

A ce point, nous reconnaîtrons l’erreur de la tradition, du miracle et des preuves scientifiques considérées jusqu’alors comme vraies. Je suis sûr que l’évêque de Lorette et délégué de la Sainte Maison, qui est une personne de grande valeur, Mgr Fabio Dal Cin, pourra soutenir avec force cette requête filiale basée sur le dialogue et la confrontation continuellement souhaités par le Pape François

Ettore Gotti Tedeschi

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La LETTRE OUVERTE au CARDINAL SARAH
du Professeur Nicolini


Excellence Révérendissime Card. ROBERT SARAH,

Je sais que demain, 9 novembre, à Milan, à l’occasion de la présentation de votre dernier livre « Si fa sera e il giorno ormai volge al declino« , vous tiendrez une rencontre à « Casa Cardinal Ildefonso Schuster », intitulée : « Se questi taceranno, gridereranno le pietre ».

Une personne de ma confiance vous remettra – en mon nom – cette « Lettre Ouverte », avec en annexe une vaste série de documents, divisée en 20 parties, d’une centaine de pages, concernant la « question lauretane » et votre récente signature d’un décret par lequel vous avez étendu à l’Église universelle la « mémoire » liturgique de la « Sainte Vierge de Lorette », mais en même temps vous avez implicitement abrogé la « mémoire » séculaire précédente, en utilisant un libellé bien différent de « Translation miraculeuse de la Sainte Maison ».

Il y en a qui ne voient pas dans cette « métamorphose » de la nouvelle « formulation » et de la « nature » de la fête de Lorette une claire dissimulation du « miracle » de la Translation, avec la négation de sept siècles de déclarations pontificales et magistérielles et la déformation et la mortification grave de la piété et du culte populaires.

Ce décret inattendu et inopiné que vous avez signé a donc infligé un grave « vulnus« , y compris pastoral, au prochain Jubilé Lauretan, avant même qu’il ne commence (comme prévu entre le 8 décembre 2019 et le 10 décembre 2020). En effet, ce décret – qui aurait dû contribuer à célébrer et à exalter le centenaire des « vols miraculeux » de la Sainte Maison, avec le « Patronage de l’Aviation » de Notre Dame de Lorette – ne permet plus aujourd’hui la célébration liturgique de la « Translation Miraculeuse » et nie donc de façon occulte l’événement miraculeux et l’authenticité du reliquaire de la Sainte Maison, qui est celle « authentique » de Nazareth et pas seulement « ses pierres ».

A cet égard, un général de l’armée de l’air m’a écrit pour me dire que ce décret l’avait déconcerté, parce que (a-t-il écrit) « il enlève aussi un sens à la proclamation de la Vierge de Lorette comme Patronne des Aviateurs », et (ajouté-je) rend l’année jubilaire entière, commémoration du centenaire du Patronage de l’aviation, complètement contradictoire, illogique et anachronique, et donc une proie facile pour le sarcasme du « monde » qui détectera l’incohérence d’une telle célébration du centenaire, dans laquelle en réalité nous nions ce qui est célébré, peut-être en accusant une intention lucrative de l’Église de promouvoir le centenaire lui-même.

C’est à juste titre que vous dites dans votre livre : « Maintenant, je ne peux plus me taire. Je ne dois plus me taire. Les chrétiens sont désorientés. Tous les jours, je reçois des demandes d’aide de tous côtés de la part de ceux qui ne savent plus quoi croire… L’Église vit la nuit noire. Le mystère de l’iniquité l’enveloppe et l’aveugle ».

Je vous remercie certes pour vos paroles claires et profondément vraies, miroir du moment historique actuel, et qui sont comme l’écho actualisé des paroles dramatiques du Saint Pontife Paul VI lorsqu’il disait avoir le sentiment que « de quelque fissure, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu » (homélie, 29 juin 1972). Mais dans votre livre, vous avez aussi écrit :

« L’Église meurt parce que les pasteurs ont peur de parler avec vérité et clarté. Nous avons peur des médias, de l’opinion publique, de nos frères! Mais le bon berger donne sa vie pour ses brebis… Bientôt je serai appelé devant le juge éternel. Si je ne vous transmets pas la vérité que j’ai reçue, que vais-je lui dire? Nous, évêques, nous devons trembler à la pensée de nos silences coupables, de nos silences connivents, de nos silences condescendants avec le monde ».

Il m’est donc incompréhensible que vous ayez pu endosser par votre signature ce décret qui, en abrogeant « de fait » la liturgie de la « Translation Miraculeuse », a effacé d’un coup la vérité de l’authenticité de la relique ainsi que la vérité historique des Translations Miraculeuses, en plus de reléguer dans l’oubli sept siècles d’histoire ecclésiale, qui a eu dans le Sanctuaire de Loretteo le centre propulseur de la foi et de la défense du christianisme, comme l’ont déclaré de nombreux papes, de saint Pie V à saint Jean Paul II. La date elle-même de la signature du décret, le 7 octobre, rappelle une date charnière dans l’histoire de l’Église et de l’Europe, quand, par l’intercession de la Vierge de Lorette, le christianisme a pu obtenir la victoire de Lépante, avec l’arrestation de l’avance musulmane: et ce grâce à la récitation du Rosaire et à l’invocation de l’Europe entière à la Vierge miraculeusement arrivée dans sa « Maison » sur la colline lauretane.

En vérité, malheureusement, depuis de nombreuses années déjà, dans le Sanctuaire Lauretan lui-même, on a transgressé la norme liturgique de la célébration de la « Translation Miraculeuse », la cachant et la transformant arbitrairement en la fête de la « Sainte Vierge de Lorette », comme la définit à présent aussi votre décret, en assumant et légitimant un grave arbitraire désacralisant Depuis de nombreuses années, depuis 2005, tant par écrit que par téléphone, comme l’atteste la vaste documentation jointe à cette Lettre, j’ai moi-même agi personnellement dans votre propre dicastère pour une intervention « faisant autorité » parmi les prélats qui se sont succédé ces dernières années sur la chaire Lauretane.

Le Souverain Pontife Benoît XVI, au cours de son pontificat, a toujours accueilli mes questions avec attention et, de diverses manières, a essayé de trouver un moyen de restaurer le culte liturgique de la « Tranlation » du 10 décembre au Sanctuaire Lauretan, malheureusement sans obtenir des prélats l’attention et l’obéissance qui lui étaient dues. En plus de la documentation jointe, Georg Gänswein – avec qui j’ai eu l’occasion de maintenir des contacts fréquents sur le sujet, et à travers lui avec Benoît XVI, à partir de 2005 -, peut en témoigner.

Également l’année dernière, le 7 décembre 2018, à la veille de la fête de la « Translation » (encore telle !), je me suis personnellement présenté à Rome, à votre Congrégation, vous demandant d’obtenir une intervention « autoritaire » de l’évêque de Lorette, afin que la fête de la « Translation miraculeuse » soit célébrée le 10 décembre (à Lorette solennellement). Ce jour-là, j’ai été reçu par un prêtre qui m’a dit qu’il s’appelait « don Michele », que vous n’étiez pas dans votre bureau pour me recevoir et qu’il vous remettrait la pétition et les documents que je lui ai confiés. Je ne sais pas si cette remise a jamais eu lieu, parce que je n’ai jamais eu de réponse, j’avais donc peur qu’en réalité rien ne vous ait été présenté de ce que je vous ai remis et demandé.

C’est pourquoi, par la présente Lettre, je vous demande humblement mais de tout cœur de me concéder, lorsque cela vous sera possible, une audience personnelle, afin de me donner l’occasion d’illustrer et de documenter en personne l’histoire des translations miraculeuses de la Sainte Maison et le « vrai culte liturgique » établi par l’Église depuis des siècles et des siècles, qu’il n’est pas licite de changer sans raison.

Rappelant le titre donné à la rencontre de Milan pour la présentation de votre livre « S’ils se taisent, les pierres crieront », pour le « miracle » de la translation de la Sainte Maison de Nazareth « en divers lieux », et enfin à Lorette – par l’œuvre des anges du Ciel -, on pourrait « presque » dire la même chose que Siméon disait déjà à Marie : « Il est ici (….), un signe de contradiction » (Lc 2, 34).

Aujourd’hui, beaucoup disent: « Cessez de parler encore de la translation miraculeuse !…. ». Mais nous devons leur répondre par les paroles de Jésus dans l’Évangile: « Des pharisiens dans la foule lui dirent: ‘Maître, réprimande tes disciples’. Mais il répondit: ‘Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront' »(Lc 19,39-40). Et ce sont précisément les pierres ou, plutôt, les « murs de pierre » de la Sainte Maison de Lorette qui « crient »…. et cela fait plus de 700 ans qu’ils crient! Le nombre d’écrits et de livres qui ont été composés partout dans le monde, en plus de 700 ans, sur la Sainte Maison de Lorette est calculable; et il est extrêmement significatif, à cet égard, qu’il n’y ait jamais eu un seul, parmi les Papes et les Saints qui en ont traité, qui ait nié, voire remis en question, « la vérité » des « translations miraculeuses ». Tous sont passés, comme chacun d’entre nous passera. Mais la Sainte Maison de Lorette est toujours là: et c’est elle-même qui « crie » avec ses « Murs de pierre » « la vérité » sur son authenticité, et la manière miraculeuse dont elle est arrivée à Lorette. Tous les détracteurs et les faussaires n’ont jamais réussi à la briser, tandis que celui qui s’approche des Saints Murs de la Sainte Maison de Lorette et de sa véritable histoire avec un esprit libre de préjugés et ouvert à la vérité, accueille toujours avec joie et émotion toutes les études historiques « réelles », archéologiques et scientifiques qui ont toujours attesté « la vérité » de ce qui a été affirmé par les « témoins oculaires » des événements survenus il y a plus de 700 ans et qui a ensuite été transmis sans interruption par la « tradition orale et écrite », parmi tous les peuples, et qui a toujours été « approuvé » par l’Église de manière ininterrompue, pendant plus de sept siècles.

J’ai donc confiance, pour la haute estime que j’ai pour votre personne, que vous aussi vous voudrez vous associer à ceux qui, en ces jours, sont déconcertés et amers pour le « décret de mutation » de la fête lauretane, le 10 décembre.

J’attends donc avec confiance la convocation demandée, vous assurant de mon souvenir dans la prière et vous saluant avec un profond respect dans le Seigneur et dans la Vierge Immaculée.

Prof. GIORGIO NICOLINI

>>> À NOTRE-DAME de LORETTE sur les Ave Maria de Lourdes & Fatima
Paroles ici : montfortajpm.blogspot.com/…/notre-dame-de-l…

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Audio à télécharger : "Le CHAPELET quotidien récité avec vous !"

* Le ROSAIRE : MÉTHODE & EXPLICATION en CANTIQUE par St Louis-Marie Grignion de Montfort (PDF illustré de 12 pages) *

>>> Le Ciel ouvert par les TROIS AVE MARIA du matin et du soir
& La NEUVAINE EFFICACE


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