Brigitte Marie Michellod
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Conversions dues à la puissance de la médaille miraculeuse de la Sainte Vierge, publié le 28.11 2021

CONVERSION D’UN MALADE NON BAPTISÉ

Saint-Louis (États-Unis).

Un malade, apporté à l’hôpital dans un état désespéré, manifesta ouvertement sa haine profonde pour le catholicisme. Cependant, comme le danger devint sérieux, la sœur, profitant d’un moment où il paraissait un peu mieux disposé qu’à l’ordinaire, se hasarda à lui demander s’il avait été baptisé ; il répondit d’un ton très-dur que non, qu’il ne croyait guère au baptême et pas du tout au baptême catholique, que s’il guérissait, il pourrait peut-être recevoir le baptême par immersion, et devenir membre d’une église quelconque, mais jamais de l’Église catholique. « En tout cas, ajouta-t-il, ce n’est pas à cette heure que je vais me tourmenter de ces choses-là. »
La pauvre sœur, n’ayant plus de ressource que dans la sainte Vierge et voyant que le jeune homme touchait à sa fin, glissa une médaille sous son oreiller. Le lendemain, la médaille fut ramassée par l’infirmier qui, pensant que la sœur l'avait laissée tomber, voulut la prendre pour la lui remettre ; mais le malade s’y opposa : la petite image lui plut, et il fallut, pour le contenter, que l’infirmier allât demander à la sœur s’il pouvait la garder, ce qui lui fut accordé, vers le soir, on vint dire à la sœur que le malade la demandait : « Ma sœur, lui dit-il, vous m’avez dit que je ne pourrais pas être sauvé sans le baptême, donc je veux être baptisé, car je veux être sauvé. » Remplie de joie à cette nouvelle, la sœur se mit de suite à l’instruire et à le préparer pour la cérémonie qui eut lieu le lendemain matin. Dans le courant de la journée, cette âme, devenue l’enfant de Dieu, alla reposer dans le sein de son Père céleste, pour le bénir à jamais de ses miséricordes.


GUÉRISON D’UNE JEUNE FILLE

Buffalo (États-Unis).


Une jeune fille protestante, d’une vingtaine d’années, vint à l’hôpital couverte, de la tête aux pieds, d’une gale dégoûtante que les médecins déclarèrent, incurable. La sœur, qui pansait ses plaies, lui dit une fois que la sainte Vierge avait le pouvoir de la guérir et que, si elle voulait porter sa médaille et lui demander la guérison, elle l’obtiendrait. La pauvre fille, sachant que les médecins jugeaient son mal sans remède, répondit brusquement : « Je ne crois pas à votre sainte Vierge et je ne veux pas de médaille. — Très-bien, dit la sœur, alors vous pouvez garder vos plaies. » Quelques jours après, elle demanda d‘elle-même une médaille, la mit à son cou, se fit instruire et baptiser, et, très-peu de temps après, elle quitta l’hôpital parfaitement guérie, au grand étonnement des médecins qui avaient tous été d’accord sur la nature irrémédiable de son mal.

CONVERSION D’UN GREC SCHISMATIQUE

Hôpital de Gratz (Autriche).

Un jeune grec schismatique, atteint d’une maladie mortelle, fut amené à l’hôpital. Il déclarait vouloir mourir dans ses erreurs ; les sœurs, voyant sa persistance, chargèrent la sainte Vierge de ce pauvre moribond, et le lui consacrèrent en posant sous son oreiller une médaille, qui pour lui allait devenir miraculeuse. Un jour qu’un Père franciscain visitait les malades, le jeune homme pria la sœur de le lui conduire. Il s’entretint longtemps avec le Père, mais ne manifesta aucune intention de se faire catholique.
Cependant le mal s’aggrava considérablement ; le malade, surpris par un vomissement de sang, réclama de nouveau le Père parce que, disait-il, il voulait embrasser la religion catholique. Le religieux fut surpris, car il n’avait nullement provoqué cette démarche du jeune schismatique ; mais la sainte Vierge avait travaillé sans lui. Le malade se confessa et fit son abjuration, il voulut même que le révérend Père fit connaître à haute voix aux autres malades que c’était de son libre choix qu’il entrait dans le sein de l’Église. On hésitait à lui donner le saint viatique à cause de ses vomissements, mais il insista si fortement pour recevoir la sainte communion, il en avait un si vif désir que le bon Dieu permit que les accidents devinssent moins fréquents, et qu’il pût faire à la fois sa première et sa dernière communion avec une ferveur et une consolation inexprimables.
Interrogé au sujet de sa conversion, il répondit : « Depuis longtemps, je sentais que tout est néant ici-bas, et je cherchais ce qui est véritable et durable. » Pendant le délire de ses derniers moments, il parlait toujours d’une robe blanche. La grâce du baptême en avait revêtu son âme, et c’est Marie sans doute qui la lui avait procurée.

jili22
Que c'est beau !