le combat ?

ll révèle tout d’abord un climat d’hostilité, ne serait-ce que par l’utilisation, répétée, du mot « combat », et par celle des mots « politique » et « spirituel » mis en apposition, pour bien exprimer leur supposée opposition. Or, l’union faisant la force, il y a tout lieu de comprendre que la victoire sur le mal, objet de tout combat, ne peut se trouver dans la confusion du politique et du religieux, comme c’est le cas par exemple en islam, ou dans leur séparation, comme c’est le cas par exemple dans le communisme ou le laïcisme. La victoire ne peut se trouver que dans leur juste coordination, comme cela a été magnifiquement illustré dans l’histoire de France ― Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous ! ―, car toutes deux, politique et religion, sont vécues par les mêmes personnes, et relèvent, chacune dans son ordre, de la plus grande charité. Si l’islam et le communisme subjuguent les esprits faibles par leur usage de la violence qui leur a permis de s’imposer, le christianisme est bien plus impressionnant. En effet, il demande de croire à des mystères, fait l’éloge de la pauvreté (Lc 14.33), de la chasteté (Mt 19.12), de la non-violence (Mt 5.39-41), de l’amour des ennemis (Mt 5.44 ; Rm 12.14-21), de l’esprit d’enfance spirituelle (Lc 18.37) … toutes choses qui n’intéressent pas les hommes, plus enclins à cultiver les sept péchés capitaux qu’à s’élever à la possession des mœurs divines … Et pourtant, c’est le christianisme que nos Pères ont choisi de vivre, parce qu’ils y ont vu l’accomplissement et même le dépassement de leurs plus hautes aspirations … L’expansion du christianisme en ce monde rempli de violences et de vices ne peut humainement s’expliquer, et constitue une preuve de sa nature divine. Lorsque Jésus demande de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César, Il ne les oppose pas, mais par la mise en lumière de leur différence, Il crée l’espace où la liberté et la créativité humaines se sont déployées au long de l’histoire pour donner naissance à notre si extraordinaire civilisation. Si Jésus a demandé de rendre à Dieu et à César ce qui leur est dû, Il n’a fait pour autant de César un autre dieu, mais Il a dédivinisé César et humanisé Dieu. Et parce que César n’est pas Dieu, il doit lui-aussi rendre un culte à Dieu. Or, depuis la Révolution française, César ne veut plus rendre un culte à Dieu. Comment ne pas voir dans cette injustice une source majeure des malheurs dans lesquels nous nous enfonçons, nonobstant l’abrutissement généralisé et organisé qui en rend inconscient.

Trouver la solution à un problème demande d’en découvrir la cause, l’origine. Or, combien d’hommes politiques proposent de conduire leurs semblables, de façonner leurs communautés et leur destin, tout en ne sachant pas eux-mêmes où ils vont, incapables qu’ils sont de répondre aux grandes questions inhérentes à la condition humaine : Qu’est-ce l’homme ? Qu’est-ce que le bien ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi le mal ? Comme dit le Livre de l’Ecclésiaste : « Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant [C’est-à-dire : un ignorant], et dont les princes mangent dès le matin [C’est-à-dire : vivent à crédit] ! (Ec 10.16) » Pour Jean-Jacques Rousseau, par exemple, dont la réflexion a servi de Bible à tous les révolutionnaires, l’homme est bon mais est corrompu par la société, elle-même viciée par l’esprit de propriété. La République s’est bâtie sur ce mythe de l’état pré-civilisationnel du bon sauvage que la société pervertit. Mais comment a-t-elle pu choisir pour se fonder un discours hostile à la vie en société, sinon parce qu’elle en ignorait elle-même la finalité ? Or, prévient Jésus, si un aveugle guide un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans un trou (Mt 15.14). Faut-il dès lors s’étonner de voir la République recourir, pour gouverner, à un prétendu droit au mensonge, à l’usage de la peur, à des coercitions toujours plus raffinées, à la promotion de l’ignorance, au rejet des droits naturel et divin ? Ou encore : si, avec Kant, on ne peut rien savoir de ce que sont les choses en elles-mêmes, réduits que nous serions à ne connaître d’elles que la projection de nos schémas mentaux, comment prétendre agir dans la réalité ? Ce déni de la capacité à connaître la vérité n’est-il pas la voie royale pour que règne le mal ? Benoît XVI a magnifiquement rappelé à Paris, en 2008, que c’est la confiance en la possibilité de connaître la vérité qui est au fondement de la civilisation occidentale.

L’histoire nous apprend, comme le fait Michel de Jaeghere dans son dernier livre « Le cabinet des Antiques », que ce qui a permis la création des nations, est le fait que les familles qui les ont constituées, de même race, de même origine, étaient unies par le culte rendu aux mêmes dieux, au point que ce qui leur a permis de durer, a toujours été l’unité de religion. La pratique commune des mêmes cultes a fait naître des sentiments et des comportements communs. Le culte a engendré la culture, grâce à laquelle les hommes ont ensemble recherché le Juste et le Bien, et ont pu ainsi se développer. A contrario, lorsque les sociétés ont perdu l’unité de religion, elles se sont écroulées. Selon cette leçon, la spiritualité, ou plutôt la religion, étant fondatrice de la vie sociale, un pouvoir athée est donc contraire au Bien commun. Ce que confirme le grand prêtre de l’Eglise de Satan, Peter Gilmore, pour qui : « Le satanisme commence par l’athéisme. Tout est indifférent. Il n’y a ni Dieu, ni Diable. Il faut seulement se placer soi-même au centre de son propre univers subjectif, car l’on ne peut rien savoir d’objectif sur rien. Dire le contraire est arrogant et délirant. » … N’est-ce pas que ce discours, auréolé de la fausse humilité niant que l’on puisse connaître la vérité, exaltant le moi placé au-dessus du bien et du mal, est aujourd’hui partout accepté, tenu pour seul raisonnable ? Les consciences sont devenues si faibles, faute de connaître la vérité, qu’elles ne peuvent plus supporter le poids de leurs responsabilités, et préfèrent en être déchargées, au prix de leur liberté … Certains, tel le communiste dissident Antonio Gramsci, ou la franc-maçonnerie, ayant compris l’importance de la métapolitique, c’est-à-dire de la culture, des valeurs, de la spiritualité qui influencent, implicitement ou explicitement, les décisions politiques, ont su renoncer à la prise de pouvoir immédiate pour préférer pervertir la culture. Car les idées mènent le monde, et si elles sont fausses, elles l’empoisonnent…

Ce n’est donc pas sans un but démoniaque que la philosophie, qui est une science donnant la connaissance de vérités d’ordre naturel aussi certaines que celles des autres sciences, n’est plus enseignée, remplacée qu’elle est par des divagations prétendument philosophiques. Sans le savoir qu’elle donne, il est en effet impossible d’accueillir la foi catholique. Je prends un exemple : Comment croire que Dieu nous a parlé si l’on n’est pas déjà convaincu qu’Il existe ? Or, prouver que Dieu existe est simple comme bonjour, du moins pour les humbles (Lc 10.21) : il suffit de commencer par reconnaître que rien n’existe par soi-même, pour conclure que tout existe par un Autre. Cet Autre, qui existe nécessairement par Lui-même, et qui donne à tous d’être, on L’appelle Dieu … Il est impossible à qui n’est pas de mauvaise foi, devant ce raisonnement, de nier l’existence de Dieu (Cf. Rm 1.18-19). Je profite de l’occasion pour détruire un argument classique des athées selon lequel l’existence du mal serait la preuve que Dieu n’existe pas. Endossant le beau rôle d’offensés par l’existence du mal, ils nient l’existence de Dieu au motif que le mal est incompatible avec la bonté présumée de Dieu. Ce en quoi ils montrent, contre eux-mêmes, qu’ils savent quelque chose de Dieu, à savoir que Dieu est nécessairement bon … mais passons. Dieu, donc, n’aurait pas dû créer le monde sachant qu’il allait y avoir du mal. Il aurait donc dû Se soumettre au Mal … qui L’aurait empêché de créer ! Eh bien non ! Dieu savait qu’il allait y avoir du Mal, et Il a quand même créé ! Autrement dit : Le Mal ne L’a pas empêché de créer ! Dieu a été plus fort que le Mal ! Dieu, sachant qu’il allait y avoir du mal, a quand même créé parce qu’Il savait aussi qu’Il aurait le dernier mot ! Et ce dernier mot, c’est Jésus-Christ, en qui on n’a jamais pu trouver le moindre mensonge, qui est resté fidèle jusqu’à la mort, par laquelle Il a détruit le mal, et dont la résurrection nous a ouvert les portes de la vie éternelle ! Comment les athées prêchant l’idée que le Mal doive être plus fort que le Créateur ne se retrouveraient-ils pas en Enfer ? Bref, maîtriser de telles connaissances élémentaires est indispensable pour vacciner nos enfants contre les idéologies et les fausses religions, telle l’islam, qui est en fait un projet politique ― et des plus totalitaires qui soit ! ― puisqu’il utilise l’idée de Dieu, dont l’absoluité est propre à éblouir ou terroriser de braves gens désireux de rendre un culte à Dieu … La laïcité à la française est incapable de contenir l’islamisation de notre pays puisque, privée de Dieu, elle n’a rien à opposer à l’Absolu d’Allah … Les musulmans ne sont pas assez fous pour échanger contre des vanités la possibilité que leur offre Allah d’échapper à son éternel enfer !

L’islam, antichrist caractérisé (1 Jn 2.22), est un fléau de la Justice divine pour châtier l’apostasie de notre société en lui rappelant que l’on ne se moque pas de Dieu ! Mais quel malheur que cela ne soit pas le fait des chrétiens ! Et qui va être capable de sauver cette situation ? Qui, sinon la vérité, parce que l’amour de la vérité est ce qui est proprement humain, et donc capable d’unir tous les hommes. Vous ne verrez en effet jamais un chien ou un bœuf s’assoir au bord du chemin et se demander s’il pense vrai ou s’il pense faux, s’il fait bien ou s’il fait mal, pourquoi le monde est comme ceci et pas autrement, pourquoi la mort ? Etc. C’est pourquoi, ceux qui osent dire qu’il n’y a pas de vérité, objective, universelle, sont les plus grands ennemis de l’humanité, puisque lui déniant ce qui lui est propre, ils la déshumanisent. Sans vérité, il n’y a pas de jugement. Sans jugement, il n’y a pas de raison. Les bêtes n’ont pas de raison. On ne demande pas aux bêtes leur avis sur la façon de les traiter, de les piquer. On ne leur reconnaît pas de droit à l’objection de conscience ! Quand un Jacques Chirac ou un Gérard Darmanin affirment qu’il n’y a pas de loi au-dessus des lois de la République, que font-ils, sinon renier l’Auteur des lois naturelle et divine, et l’Eglise, qui en est l’interprète autorisée au Nom du Christ, vrai Dieu et vrai homme ? Et pourquoi disent-ils une chose aussi monstrueuse, sinon pour être plus à l’aise, loin du regard de Dieu, la tête dans le sable, à édicter des lois injustes ! Qui ne voit donc l’importance d’une autre autorité que politique pour garder celle-ci dans les limites du raisonnable ? Et qui plus que l’Eglise, au nom de la Vérité transcendante et impartiale, et au nom de notre histoire, est à même de jouer ce rôle pour l’Etat ? Car, nul ne pouvant être à la fois juge et partie, il faut que l’Etat se réfère lui-aussi à un autre qu’à soi-même pour juger de ce qu’il fait, et pouvoir en rendre compte. Or, c’est à la démoniaque franc-maçonnerie qu’aujourd’hui l’Etat demande ce service. Mais à la différence des canards sauvages, les enfants du Bon Dieu ne croient pas que le rejet de d’Eglise ait laissé sa place vide, un espace neutre. Cette prétendue neutralité de l’Etat vis-à-vis de toute religion n’est que le masque de la religion contre Dieu, de l’antireligion. Je commente Tocqueville qui écrivait à ce sujet : « Je doute que l’homme puisse jamais supporter, soit une complète indépendance religieuse [comme le prétendent ceux qui flétrissent la religion pour soi-disant promouvoir la spiritualité, ou ceux qui idolâtrent leur religion], soit une entière liberté politique [c’est-à-dire affranchie de toute référence religieuse] ; et je suis porté à penser que s’il n’a pas de foi, il faut que l’homme serve [qu’il le veuille ou non, donc comme esclave], et, s’il est libre, qu’il croie [et pourquoi cela, sinon parce que l’amour de la vérité conduit à Jésus-Christ, qui a dit :« Si vous gardez Ma parole, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera (Jn 8.32) ?] » Les lâches ont beau, avec Pilate, demander : « Qu’est-ce que la Vérité ? », et condamner à mort l’Innocent, ils ne peuvent retirer de l’histoire cette parole que seul Jésus a osé dire : « Je suis La Vérité. (Jn 14.6) » Ou cela est vrai, ou cela est faux. Si c’est vrai, alors, nous avons la joie de pouvoir connaître LA Vérité ! Et si c’est faux, à celui qui veut le croire, de le prouver, en montrant que Jésus est un menteur, et un fou ! Ce qui ne lui sera guère facile, ne serait-ce qu’au regard de tout le bien fait en Son Nom depuis deux mille ans … Deux mille ans que l’Eglise est « le Christ répandu et communiqué », comme le disait Bossuet. A la suite de son Epoux confessant devant Pilate : « Je ne suis né et Je ne suis venu en ce monde que pour ceci : rendre témoignage à la Vérité. Quiconque est de la vérité écoute Ma voix (Jn 18.37) », l’Eglise ne cherche pas à se substituer à la puissance publique, mais à rendre témoignage à la vérité, à l’enseigner, la défendre, la rétablir. L’Eglise et l’Etat sont souverains chacun dans son domaine : la politique organise la vie sociale, et l’Eglise donne, avec le salut éternel, le sens de cette vie. Ce qui touche au service de Dieu et au salut des âmes est du ressort de l’Eglise, et ce qui touche à la gestion des biens de ce monde relève du politique. Et parce que leurs autorités s’exercent sur les mêmes personnes, et parfois sur de mêmes choses, leurs rapports impliquent respect de leurs différences et juste autonomie, au sein d’une harmonie semblable à celle qui règne dans l’union de l’âme et du corps. Relation exigeante, qui fait perdre les fausses paix et met à jour les divisions (Mt 10.34), tant la parole du Christ remet en cause toute affirmation, toute institution ! Qu’est-ce qui peut échapper à l’autorité de la Vérité ? Qui veut être trompé ? Jésus est Roi ! Et Son règne est sans fin, éternel ! Aussi, cette époque elle-même, commencée avec la Déclaration des droits de l’homme, qui en vient aujourd’hui à reconnaître des droits aux animaux, après avoir nié celui des enfants à naître, en attendant celui de tuer les personnes âgées, cessera de nous déshumaniser lorsque nous serons capables de proclamer à nouveau les Droits de Dieu, énoncés dans le Décalogue, et vécus en Jésus-Christ, la Vérité !

Nous voilà entrés dans les derniers temps. Plusieurs signes nous l’indiquent. Je vais en énumérer quelques-uns donnés par Celui qui, dans le Livre de l’Apocalypse, porte ce nom : L’Alpha et l’Oméga, Le Premier et le Dernier (Ap 22.13). Je rappelle au passage que notre conception linéaire du temps, avec un commencement et une fin, qui ne s’identifient pas, est un don de la Révélation, nous ayant sortis de la gnose de l’éternel recommencement, où nous serions dieu, et où tout progrès ne peut être que vain. Ainsi donc, en Mt 24.24, Jésus annonce qu’une fois l’Evangile prêché au monde entier, viendra la fin. Or, qui sur terre n’a pas encore entendu parler de Jésus ? En Lc 21.24 Jésus annonce qu’en châtiment de leur refus de L’adorer, les Juifs seront exilés dans toutes les nations « jusqu’à ce que soit accompli le temps des païens ». Or, en 1948 les Juifs sont revenus en Israël. Le temps des païens est donc accompli. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que l’on ne peut plus aujourd’hui être païen, c’est-à-dire être dans l’ignorance du Christ. Désormais, on ne plus être que chrétien ou antichrétien. « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi. (Mt 12.30) » Le combat qui a conduit Jésus sur la croix doit aussi atteindre son paroxysme pour Son corps qui est l’Eglise. A travers les yeux de saint Jean, Dieu nous invite à contempler le temps de la fin, parce qu’un homme averti en vaut deux. L’image animée de la Bête que tous les habitants du monde doivent adorer sous peine de mort, ne se réfléchit-elle pas sur nos écrans sans lesquels nous ne pouvons plus vivre ? Et la marque de la Bête que tous doivent recevoir sous peine de ne plus pouvoir acheter ni vendre, est-elle sans rapport avec l’obligation vaccinale par laquelle l’Etat s’approprie le corps des citoyens, pour en faire des objets informatisés ? Vous pensez peut-être que je délire, mais l’Israélien Yuval Noah Harari, vegan militant, homosexuel, pratiquant ses deux heures quotidiennes de méditation Vipassana, vaticinateur attitré de Klaus Schawb et de la Silicon Valley, prêche que l’on peut et doit désormais reprogrammer le corps grâce à la biochimie et à la neurologie, parce que l’âme n’existe pas plus que le libre arbitre, et ce afin d’atteindre très bientôt trois objectifs majeurs : « la fin de la mort, le bonheur, et l’omnipotence » Vous avez bien entendu : « la fin de la mort, le bonheur, et l’omnipotence » grâce à la technique ! Cet auteur, pour qui « l’homme n’est qu’un singe » et à qui « les religions n’ont plus rien à dire », croit aux promesses mirifiques du transhumanisme. Mais celui qui a reçu la vie éternelle de par sa communion au Christ est à l’abri de la tentation de l’orgueilleux Satan qui souffla déjà à Eve : « Vous serez comme des dieux ! » Eve a perdu le Paradis terrestre, et l’a fait perdre à toute l’humanité, pour mener une vie de malheurs proche de celle des bêtes, s’achevant dans la mort.

Il n’y a donc que deux solutions pour atteindre le but du politique, qui est d’organiser une multitude de volontés diverses : soit les soumettre par la peur et l’ignorance, soit rendre un culte personnel et public au Christ pour qu’Il règne sur la terre comme au Ciel.