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Meurtres au Vatican Plus de vingt ans après les faits, c'est une affaire qui avait fait beaucoup de bruit en Suisse et au Vatican qui pourrait rebondir. La famille de l'ex-garde suisse Cédric Tornay,…More
Meurtres au Vatican

Plus de vingt ans après les faits, c'est une affaire qui avait fait beaucoup de bruit en Suisse et au Vatican qui pourrait rebondir. La famille de l'ex-garde suisse Cédric Tornay, accusé d'avoir tué son commandant et son épouse avant de se suicider, demande la réouverture de l'enquête.

Le drame remonte au 4 mai 1998, au coeur du Vatican: trois corps sont retrouvés, trois personnes, tuées par balle.
Pour le Vatican, les choses sont claires: le jeune vice-caporal de la Garde suisse Cédric Tornay s’est donné la mort après avoir éliminé son supérieur, le commandant des Gardes suisses Aloïs Estermann, ainsi que sa femme.
Mais les proches de Cédric Tornay ont toujours contesté cette version des faits. Après une première tentative qui n'a pas abouti en 2008, ils demandent à nouveau la réouverture du dossier.

Pas d'accès au dossier
La principale critique qui est émise est le fait que la mère de Cédric Tornay n’a jamais eu accès aux actes d’enquête. Interrogée par la RTS, l'avocate de la famille Laura Sgrò dénonce aussi la gestion des autopsies: "Selon les informations que nous avons, les conclusions des deux rapports d’autopsie qui ont été faits ne coïncident pas. Et surtout, il n’y a pas eu véritablement d’analyse balistique, ce qui est absolument fondamental dans une affaire où il y a trois morts."
Aucun accès aux photos ou aux témoignages, des résultats d’examens qui n’ont jamais pu être consultés, pour l'avocate, trop d'éléments manquent et les conclusions de l’enquête seraient hâtives: à ses yeux, le meurtre aurait été commis par vengeance, pour une histoire de médaille que le commandant aurait refusée à Cédric Tornay.
Reconstitution des faits jugée incohérente
Pour la famille, la reconstitution des faits est également incohérente et ne coïncide pas avec la vitalité de Cédric, avec le fait que deux heures avant sa mort il avait parlé à sa mère et que tout allait bien. "Cela ne correspond pas non plus aux témoignages des personnes qui lui étaient proches. Il y a beaucoup, beaucoup de questions en suspens", confie Laura Sgrò.
Vingt-et-un ans après les faits, l’enquête pourrait donc être rouverte et les zones d’ombre qui subsistent pourraient réveiller une affaire qui avait fait le tour du monde et ébranlé le Vatican.
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