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jean pierre aussant

L'illusion de la différence dans un système stable et satanique.

Certes, même si Monsieur Trump aura été toute sa vie favorable à l’avortement et aura seulement changé d’avis sous les conseils de son staff républicain juste avant son investiture d’il y a quatre ans, et même s’il a déclaré récemment qu’il n’avait aucun problème avec le mariage gay, j’ai moi aussi davantage de sympathie pour lui que pour Mr Biden ; cela est une évidence.
Pour autant ne perdons pas de vue l’essentiel. Et cet essentiel, c’est que de même que Hollande, Macron, Sarko and Co, les présidents américains sont eux aussi des pions interchangeables sans le moindre vrai pouvoir quant à la dictature du politiquement correct et quant au nouveau normatif diffus et satanique qui règne désormais dans tous les pays développés.

Pour nous en convaincre observons les 20 ans d’histoire récente des USA. Nous avons eu des démocrates comme Clinton et Obama (favorables à la culture de mort) et des républicains qui y étaient vigoureusement opposés (les deux Bush et Mr Trump). Avons-nous noté un réel changement selon que les uns ou les autres étaient au pouvoir ? Le mariage contre nature et le meurtre des enfants à naître (au-delà des vœux pieux) ont-ils cessé sous les administrations républicaines ? Les censures dans les réseaux sociaux, ont-elles diminué ? Mr Trump lui-même n’est-il pas régulièrement bloqué par Tweeter ? Les Américains, comme nous, masqués comme des toutous, sont-ils devenus davantage libres ? Non bien sûr que non. C’est que le vrai pouvoir que certains nomment « the deep state » (état profond) est insaisissable (« Deep state » étant d’ailleurs un terme inapproprié car trop réducteur et renvoyant directement à des personnes comme Bill Gates et Soros, alors que ce pouvoir satanique du nouveau normatif « de l’ombre » reste, au fond, un mystère qui les dépasse eux-mêmes).
C’est que ce pouvoir est à la fois partout et nulle part, il est une infestation ambiante des esprits-peut-être par les démons…. Certes nous savons que ce sont les lobbys féministo-maçonniques-LGBT qui le propagent le plus, mais cette seule explication reste insuffisante pour appréhender son succès. Un succès qui va jusqu’à abrutir les populations du monde au point qu’elles consentent docilement à mettre leur serpillière de honte et de servitude sur le nez pour se protéger d’un virus de la grippe ou encore à nommer la légalisation du meurtre d’un enfant à naître comme « progrès » prouvant la tolérance de nos sociétés. Car sans le consentement de la multitude, ces forces de l’ombre n’auraient pas autant de puissance. En cela faudrait-il peut-être poser la question à l’envers et dire que le vrai mystère ne vient pas des sataniques qui nous dirigent mais plutôt de notre propension à les croire…

Mr Trump comme les autres (et comme les nôtres en Europe) a accédé au pouvoir dans le cadre d’une république et donc dans le cadre d’un système maçonnique. Un système est-il prévu pour se détruire lui-même ? Non, bien sûr que non ; cela n’est pas dans sa nature. Aux États-Unis comme ailleurs, tout vrai changement est nécessairement conditionné à un changement radical de régime ; cela en est la condition « sine qua non ». L’Amérique, dont la constitution, comme en France a été écrite par des francs-maçons, n’échappe pas à la règle.

Après deux-cents ans d’occupation maçonnique et de génocide culturel, les occidentaux sont déchristianisés. Ils n’ont plus ce point d’appui éthique qui jadis leur permettait d’être capables de discernement et de lutter contre le mal. Dans les sociétés modernes, construites sur l’athéisme, donc sur le sable, c’est donc l’information la plus visible, la plus criarde et la plus répétitive qui finit par imposer sa norme. C’est donc au final les médias et de plus en plus les réseaux sociaux (qui chaque jour montrent davantage leurs vrais visages) qui définissent le bien et le mal.

Quand tweeter se permet, comme hier, d’effacer un texte du président des États-Unis, cela nous montre qui détient les manettes du normatif. Mais cela, comme déjà vu plus haut, ne répond pour autant toujours pas à l’essentiel : pourquoi ce normatif est-il satanique ? La seule réponse du capitalisme apatride du gouvernement mondial et des lobbys à sa solde, pour ma part, ne me satisfait pas. Il y a autre chose…Tout le débat est là.

Alors, Trump ou Biden? Fausse question, car en toute dernière analyse cela n’a strictement aucune espèce d’importance ; pas plus d’importance que l’élection de Jacques Chirac jadis ou celle de Macron « et les quarante bouffons » aujourd’hui chez nous. Cela est essentiel à comprendre.

Enfin, cette dramatisation des élections américaines, comme si l’avenir du monde en dépendait (alors que le monde, dans ce qu’il a d’essentiel, c’est-à-dire l’éthique et la norme, ne cesse d’être depuis deux cents ans sous la botte maçonnique), est une diversion nécessaire et même vitale pour le système qui ainsi parvient régulièrement à faire croire aux peuples à la possibilité d’un choix qui en réalité n’existe pas.