27 sept. 2021 Per Ipsum « Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6,68

St Côme et St Damien, martyrs

Sts Côme et Damien († v. 286)


Évangile selon saint Luc 6,17-23.

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne et s'arrêta sur un plateau. Un grand nombre de ses disciples étaient là, ainsi qu'une foule de gens de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies ; et ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.


Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui et les guérissait tous.
Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : " Heureux, vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez !
Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'ils vous excommunieront et insulteront, et proscriront votre nom comme mauvais à cause du Fils de l'homme , c'est ainsi en effet que leurs pères traitaient les prophètes.



Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l'Église
Homélie sur les Evangiles (Catena Aurea)


Bienheureux êtes-vous

« Bienheureux les pauvres. » Voilà la tempérance qui s'abstient du mal, foule aux pieds les choses du monde et ne recherche point les plaisirs séducteurs.
«
Bienheureux vous qui avez faim. » Voilà la justice, car celui qui a faim, a compassion de celui qui éprouve le même besoin, la compassion le rend charitable, la charité le rend juste, et sa justice demeure éternellement (Ps 111, 8)

« Bienheureux vous qui pleurez. » Voilà la prudence qui pleure sur les choses périssables et mortelles, et s'attache aux biens de l'éternité.
« Vous serez bienheureux quand les hommes vous haïront. » Voilà la force, non celle qui s'attire la haine par ses violences criminelles, mais celle qui souffre la persécution pour la foi.

C'est ainsi que vous mériterez la couronne réservée à la souffrance, si vous méprisez la faveur des hommes pour ne rechercher que celle de Dieu.
La tempérance produit donc la pureté du cœur, la justice produit la miséricorde, la prudence produit la paix, la force produit la douceur.

Ces vertus sont unies et étroitement liées entre elles, de sorte que celui qui en possède une, paraît avoir toutes les autres. Les saints ont tous une vertu qui leur est propre, mais celle qui est plus féconde en fruits de salut, est aussi celle qui obtient la plus grande récompense.

Quel amour de l'hospitalité, quelle humilité profonde dans Abraham ! mais comme il a brillé surtout par sa foi ! c'est à cette vertu qu'il doit son plus beau titre de gloire.



Chacun donc peut obtenir plusieurs récompenses, parce qu'il a un grand nombre d'occasions de pratiquer les vertus ; mais la vertu dont la fécondité aura été plus grande, recevra aussi la récompense la plus magnifique.