17 octobre, sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge née le 22 juillet 1647 à Verosvres, est décédée le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial. Béatifiée en 1864, canonisée en 1920. Apôtre du Sacré-Coeur ❤️

Apôtre du Sacré-Coeur ❤️
La neuvaine à sainte Marguerite-Marie Alacoque vient de s'achever.
Prions et agissons dans la mesure de nos moyens pour nos frères chrétiens persécutés et abandonnés dans les pays orientaux. 🙏
J'ai la chance de posséder deux reliques ci-dessous de cette sainte que des prêtres m'ont offertes. Ce sont des fragments d'os. Dans une des reliques se trouvent également des fragments d'os de saint François de Salles et de sainte Jeanne de chantal.

J'ai choisi un passage de l'adoration par la sainte du Saint Sacrement. ❤️
Je ne comprends pas, étant convertie, pourquoi le Très Saint Sacrement est si négligé un peu partout en France!

Son amour, dans l'exercice de l'oraison, produisait divers autres mouvements en elle, comme de compassion sur les travaux du Sauveur, quand il lui en proposait la réflexion. L'inclination qu'elle avait pour ce saint exercice lui faisait passer presque tous les jours de fête devant le saint Sacrement, n'en sortant que pour suivre les communautés. Elle y faisait hommage, par son amour et son respect intérieur et extérieur, à la réelle présence de l'Humanité sainte de Jésus-Christ. Jour et nuit, elle aurait voulu y être, s'y tenant dans un profond anéantissement. Elle était vivement touchée de l'oubli et mépris que l'on a pour ce Dieu d'amour, demeurant comme immobile en sa présence. On ne la voyait presque jamais autrement qu'à genoux et les mains jointes, ce qui nous mettait dans l'admiration, vu les douleurs continuelles qui la rendaient toute languissante. Une fois qu'elle sortait d'une longue maladie, dont elle n'était pas encore remise, elle fut trouver sa supérieure, pour lui demander, par grande miséricorde, de lui permettre de veiller la nuit du jeudi saint devant le saint Sacrement, quoiqu'il n'y eût nulle apparence qu'elle le pût faire. Pour lui donner quelque consolation, elle lui permit de descendre au chœur à sept heures et demie du soir et d'y rester jusqu'à la procession de la ville. Elle accepta ce premier offre avec beaucoup d'humilité ; mais n'étant pas contente, elle la pria de lui prolonger ce temps, disant qu'elle y serait une partie pour elle et l'autre pour ses bonnes amies : C'était ainsi qu'elle nommait les âmes du purgatoire, pour l'intérêt desquelles sa supérieure lui accorda de passer cette nuit devant le très saint Sacrement, selon sa dévotion. A sept heures et demie, elle ne manqua pas de prendre sa place au chœur et y demeura dès lors, à genoux, les mains jointes, et sans aucun appui ni remuer non plus qu'une statue, jusqu'au lendemain à l'heure de Primes, qu'elle se mit en chœur pour les chanter avec la Communauté. Plusieurs de nos Sœurs assurent avoir été témoins de cette vérité et que ce n'a pas été cette fois seule, lui ayant vu faire bien d'autres ; et que même il y en avait qui restaient pour voir si elle persévérerait toute la nuit. Lorsqu'elle se rendit compte de sa disposition pendant tout ce temps-là, elle dit que Notre-Seigneur lui avait fait grâce d'entrer en participation de son agonie au jardin des Olives, et qu'elle avait eu tant à souffrir, qu'à tout coup il lui semblait que son âme s'allait séparer de son corps.
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Son amour pour la peine et la souffrance étant insatiable, elle voulait, avec sainte Thérèse, ou souffrir ou mourir. Elle disait quelquefois que, de bon cœur, elle vivrait, jusqu'au jour du jugement, pourvu qu'elle eût toujours de quoi souffrir pour Dieu, mais que vivre sans cela lui serait un mal insupportable. Elle l'aimait comme son Dieu et son Sauveur, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, d'un amour de complaisance de voir qu'il était le souverain Bien et la source abondante d'où tous biens dérivent, et seul suffisant à lui-même. Elle l'aimait d'un amour d'union à toutes ses volontés et à son divin bon plaisir, qu'elle ne désirait incliner de son côté qu'afin que, par les souffrances et les anéantissements, il la rendit plus conforme à ce qu'il avait voulu être sur la terre. ❤
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Quelques paroles de Notre-Seigneur à sainte Marguerite Marie : ❤
(...) Je suis la mémoire éternelle de mon Père céleste qui ne s’oublie jamais de rien, et dans laquelle le passé et le futur sont comme le présent. Écris donc sans crainte tout, suivant que je te dicterai, te promettant d’y répandre l’onction de ma grâce, afin que j’en sois glorifié.
(...) Tu ne te dois point approprier ces grâces, ni être chiche de les distribuer aux autres, puisque je me suis voulu servir de ton cœur comme d’un canal pour les répandre selon mes desseins dans les âmes, dont plusieurs seront retirées, par ce moyen, de l’abîme de perdition.
(...) Je suis la vérité éternelle, qui ne peut mentir, je suis fidèle en mes promesses, et les grâces que je t’ai faites peuvent souffrir toute sorte d’examens et d’épreuves. »
(...) Notre-Seigneur m’a assuré qu’il prenait un singulier plaisir d’être honoré sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l’image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher les cœurs insensibles des hommes, me promettant qu’il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l’honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli; et que, partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions.

Sur son horreur du péché : ❤
Ô mon unique Amour ! combien vous suis-je redevable de m’avoir prévenue dès ma plus tendre jeunesse en vous rendant le maître et le possesseur de mon cœur, quoique vous connussiez bien les résistances qu’il vous ferait !
Aussitôt que je me sus connaître, vous fîtes voir à mon âme la laideur du péché, qui en imprima tant d’horreur dans mon cœur, que la moindre tache m’était un tourment insupportable, et pour m’arrêter dans la vivacité de mon enfance, l’on n’avait qu’à me dire que c’était offenser Dieu: cela m’arrêtait tout court et me retirait de ce que j’avais envie de faire.

Sur sa dévotion à la Sainte Vierge : ❤
Protection de la Sainte Vierge. — La très sainte Vierge a toujours pris un très grand soin de moi, qui avais mon recours en tous mes besoins, et elle m’a retirée de très grands périls. Je n’osais point du tout m’adresser à son divin Fils, mais toujours à elle, à laquelle je présentais la petite couronne du rosaire, les genoux nus en terre, ou en faisant autant de génuflexions en baisant terre, que d'Ave Maria.
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DEMEURE DANS LE SACRÉ COEUR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST ❤
(Deux autographes, à Paray et à Annecy)

Le dimanche, vous entrerez dans ce sacré Cœur comme dans une fournaise d'amour, pour vous y purifier de toutes les taches et souillures que vous avez contractées pendant la semaine et pour y consommer cette vie de péché, afin de revivre à celle de la grâce et du pur amour, qui vous transformera toute en lui-même ; et ce jour sera pour rendre hommage à la très sainte Trinité, faisant toutes vos actions en esprit d'adoration.

Le lundi, vous demeurerez dans ce sacré Cœur comme une criminelle qui, par le regret et la douleur de ses fautes par lesquelles elle a irrité son juge, désirant l'apaiser en se renfermant dans cette prison d'amour pour y brûler sans rafraîchissement, et pour y être liée et serrée si étroitement qu'il ne vous reste plus de liberté que pour l'aimer, plus d'autres lumières ni vues que celles de son pur amour qui le retient captif au très saint Sacrement ; et, par le mérite de cette captivité, vous lui demanderez la liberté pour ses pauvres prisonnières du Purgatoire, et pour cela vous ferez toutes vos actions en esprit de pénitence.

Le mardi, vous entrerez dans ce sacré Cœur, comme sa disciple, dans l'école du pur amour, en quittant et oubliant toutes les sciences mondaines, et de l'amour-propre et vanité, pour ne vous plus rendre savante que de celle de son pur amour, courant généreusement à sa voix qui dit : Venez à moi, vous tous qui prétendez m'aimer, et je vous logerai dans la source du pur amour, où vous deviendrez douce et humble de cœur, qui vous fera trouver la paix et le repos dans ce même amour, par lequel vous ferez toutes vos actions en esprit de soumission.

Le mercredi, vous entrerez dans cet aimable Cœur comme voyageur dans un navire assuré, dont le pur amour est le pilote, qui vous conduira heureusement sur la mer orageuse de ce monde, vous préservant de ses écueils et tempêtes, qui sont les suggestions de nos ennemis, nos passions, notre amour-propre et vanité, l'attache que nous avons à notre propre volonté et jugement. Ce divin conducteur nous garantira de tous ces périls, anéantissant nos ennemis pour nous faire voguer dans le calme, et, sans trouble ni inquiétude, arriver doucement au port de salut, faisant ce jour toutes vos actions en esprit d'abandon à la divine providence de ce sacré Cœur de Jésus.

Le jeudi, vous y entrerez comme amie, invitée au festin d'amour de votre unique et parfait Ami, qui vous veut régaler et enivrer du vin délicieux de son pur amour, qui seul peut adoucir toutes vos amertumes en vous dégoûtant de toutes les fausses délices de la terre, pour ne plus prendre de plaisir que dans le Cœur de ce cher Ami, qui vous dit amoureusement : Tout ce qui est à moi est à toi ; mes plaies, mon sang et mes douleurs sont à toi ; mon amour rend nos biens communs ; laisse-moi donc posséder tout ton cœur, et j'échaufferai tes froideurs et animerai tes langueurs, qui te rendent si lâche à mon service et si tiède à m'aimer. Demandez-lui-en pardon ; et, en satisfaction, vous ferez en ce jour toutes vos actions en esprit d'amour.

Le vendredi, vous entrerez dans ce sacré Cœur comme un enfant d'amour, puisqu'il vous a enfantée sur la Croix avec tant de douleurs qu'il en est tout couvert de plaies et de sang, pour guérir celles que vous avez faites à votre âme par vos désobéissances, vanités et ingratitudes envers un si bon père, qui ne désire rien tant que vous mettre en possession de son royaume, et vous faire reposer sur son sein comme un enfant d'amour qui s'abandonne entièrement aux soins de son adorable providence, qui en prend le soin, et ne lui laisse manquer de rien, et ne le laissera pas périr puisqu'il est tout-puissant. Abandonnez-vous donc toute sans réserve à son soin amoureux, et lui donnez tout votre cœur. C'est ce qu'il demande de vous pour conformer votre vie à la sienne crucifiée, le prenant pour le modèle de toutes vos actions, unissant tous vos pas aux siens, afin que vous ne cheminiez plus que dans la voie de son saint amour ; et vous ferez toutes vos actions en esprit d'obéissance.

Le samedi, vous vous mettrez dans ce sacré Cœur comme une victime qui se présente à son sacrificateur, pour être égorgée et immolée sur l'autel de son pur amour, qui la doit consommer comme un holocauste de ses divines flammes, afin qu'il ne lui reste plus rien d'elle-même, et qu'elle puisse dire avec saint Paul : « Non, ne n'est plus moi qui vis, mais Jésus et son pur amour qui vit en moi. » C'est en lui et pour lui que j'agis, et c'est son Sacré Cœur qui vit et agit pour moi, qui aime pour moi, et qui répare tous mes défauts. Faites en ce jour toutes vos actions en esprit d'humilité.
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La pratique de la dévotion des neuf premiers vendredis du mois tient son origine de la "grande promesse de Jésus à sainte Marguerite Marie Alacoque" : ❤

« Je te promets dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois consécutifs, la grâce de la pénitence finale, ne mourant point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment. »

À une époque où la communion sacramentelle des fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie.

La dévotion des premiers vendredis du mois, sont censés apporter les fruits spirituels relatifs aux 12 promesses suivantes de Jésus-Christ : ❤

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai moi-même les maisons où l'image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

Par l'insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie, en date du 13 mai 1920, le pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l'honneur du Sacré-Cœur.
Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter « Ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu » et elle meurt en prononçant le nom de Jésus.
L'ouverture de l'enquête diocésaine en vue d'une béatification a lieu le 15 octobre 1714 sous le pontificat du pape Clément XI.
La discussion au sujet de la mission et des vertus de Marguerite-Marie se poursuit pendant des dizaines d'années. On soumet à l’examen la totalité de ses actions, de ses révélations, de ses maximes spirituelles et de son enseignement concernant la dévotion au Sacré-Cœur, qu’elle avait exposé et dont elle était l'apôtre.
À terme, la Sacrée congrégation des rites émet un vote favorable et le 30 mars 1824 ; cent trente-quatre ans après sa mort, le pape Léon XII la proclame "Vénérable".
Le 19 août 1864, à la suite de la reconnaissance par l'Église de trois miracles, le bref de béatification est signé sous le pontificat de Pie IX. La cérémonie de béatification a lieu le 18 septembre 1864 à Rome.
Marguerite-Marie Alacoque est canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920.
Ses restes reposent dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial.
En 1901, en hommage à Marguerite-Marie Alacoque, la religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Garcia Zavala, fonda, avec son directeur spirituel, le Père Cipriano Iñiguez, la congrégation des Servantes de Sainte Marguerite-Marie et des pauvres. En 1925, l'église Santa Margherita Maria Alacoque dans le quartier de l'Esquilin à Rome près de la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem lui est dédiée.


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Marguerite Alacoque est le cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, qui jouissent d’une bonne position sociale dans leur paroisse. Dès sa prime enfance, Marguerite fait preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement, et elle préfère le silence et la prière aux jeux de son âge.
À cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, elle entend parler des vœux religieux et, à l’insu de tous, elle fait sa première consécration à la messe en prononçant ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ».
À l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans.
À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ. En reconnaissance, le jour de sa confirmation par Mgr Jean de Maupeou, elle ajoute le prénom « Marie » à son prénom de baptême.
Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière, et c'est alors qu'elle aurait ses premières visions de Jésus-Christ. Il lui apparaissait d'habitude sur la croix ou lors de l'épisode de l’Ecce Homo et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d'autres recevaient aussi ces visions.
Quand elle a dix-sept ans, sa famille peut récupérer son bien et sa mère lui confie son désir de l’établir dans le monde. Alors, bien que régulièrement meurtrie par les pénitences qu’elle s’impose, elle commence à participer aux activités mondaines.
Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle aurait une vision du Christ pendant la flagellation : il lui reproche son infidélité après qu’il lui a donné tant de preuves d'amour. Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.
Elle visite plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, elle affirme qu’une voix intérieure lui dit « C’est ici que je te veux ».
Le 25 mai 1671, à l'âge de 24 ans, elle entre au monastère et, en novembre 1672, elle prononce ses vœux perpétuels. De santé fragile, elle n'en continue pas moins ses flagellations, ainsi que les lacérations les plus extrêmes, voire les plus répugnantes, qu'elle mentionne elle-même dans ses Mémoires.
Peu après son entrée au monastère, elle reçoit, d'après son propre témoignage, plusieurs apparitions privées du Christ.
La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675 : Jésus lui montre son cœur en disant « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu'ingratitude ».
Une autre fois, il lui dit « Mon divin Cœur est […] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ». Dès lors, Marguerite-Marie se dit investie par le Christ de la mission d'établir une dévotion particulière envers le Sacré-Cœur.
Selon elle, Il lui confie une autre mission : le 17 juin 1689, il demande au roi de France Louis XIV la "consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume".
Tout comme la demande de consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, cette demande est restée lettre morte. Certains auteurs (notamment l'abbé Émile Bougaud dans son Histoire de la Bienheureuse Marguerite-Marie, Poussielgue, 1874, ou le Chanoine Crépin, dans un article du Bulletin de l'Œuvre du Sacré-Cœur de Montmartre, Octobre 1915) ont observé que c'est exactement 100 ans plus tard, le 17 juin 1789, que le Tiers état se proclame Assemblée nationale, créant ainsi la rupture avec la France de Clovis.
Ces manifestations lui valurent d'être mal considérée par le reste des membres de la communauté, qui la traitaient de « visionnaire », au point que sa supérieure lui intima l'ordre de se plier à la vie commune. Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent enfin par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition.
Avec l’aide du père Claude La Colombière, son « vrai et parfait ami », Marguerite-Marie fera connaître le message que Jésus lui aurait adressé. C’est le début du culte du Sacré-Cœur. Marguerite-Marie établit la pratique de l'Heure Sainte, qui pour elle consiste à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu'à minuit le premier jeudi de chaque mois, afin de partager la tristesse mortelle qu'avait supportée le Christ, quand il fut abandonné à son agonie par ses Apôtres (Gethsémani), puis à recevoir le lendemain la Communion.
Selon elle, le Christ lui aurait confié désirer que soit célébrée une fête en l'honneur de son Cœur le vendredi qui suit l'octave de la fête de son Corps ; et il aurait appelé la religieuse « disciple bien-aimée du Cœur Sacré » et héritière de tous Ses trésors.

Guérison de sainte Gemma par sainte Marguerite Marie à l'âge de 20 ans, d'une paralysie des jambes (le mal de Pott). Comme si cela ne suffisait pas, elle fut ensuite terrassée par une tumeur au cerveau assortie d'une otite purulente. Les médecins défilèrent à son chevet, l'opérèrent à plusieurs reprises, mais, incapables de la soigner, décidèrent finalement de l'abandonner, décrétant que la science ne pouvait l'arracher à une mort rapide. Gemma cependant ne se résigna pas. Sa vie spirituelle était déjà prodigieuse et, clouée au lit, elle entama une neuvaine au Sacré-Cœur de Jésus et à Marguerite-Marie Alacoque. Au lendemain du neuvième jour, elle se rétablit inexplicablement de tous ses maux. C'était le vendredi 3 mars 1899. A partir de ce jour, bien plus reconnaissante au Christ qu'aux médecins, Gemma observa régulièrement l'heure sainte (tous les jeudis soirs, de 23h à minuit. ), habitude qui l'emporta vers une dévotion constante du Christ. 💛 ❤

5 autres commentaires de Marie Bee Thevenet

Notre-Seigneur ne la laissait pas sans encouragement. ❤ « Une fois, » dit-elle, « j'étais comme dans une abîme d'étonnement de ce que tant de défauts, d'infidélités que je voyais en moi n'étaient pas capables de le rebuter, il me fit cette réponse : C'est que j'ai envie de te faire comme un composé de mon amour et de mes miséricordes. Et une autre fois il me dit : Je t'ai choisie pour mon, épouse et nous nous sommes promis la fidélité, lorsque tu m'as fait vœu de chasteté ! C'est moi qui te pressais de le faire, avant que le monde y eût aucune part, dans ton cœur ; car je le voulais tout pur et sans être souillé des affections terrestres, et pour me le conserver comme cela, j'ôtai toute la malice de ta volonté, afin qu'elle ne le pût corrompre. Et puis je te mis en dépôt au soin de ma sainte Mère, afin qu'elle te façonnât selon mes desseins ».
Le démon, soupçonnant que cette âme allait lui échapper, faisait jouer de nouvelles batteries contre elle. Marguerite les indique en toute humilité « Satan me disait continuellement : Pauvre misérable! que penses-tu faire en voulant être religieuse ? Tu te vas rendre la risée de tout le « monde, car jamais tu n'y persévéreras; et quelle « confusion de quitter un habit de religieuse et « sortir d'un couvent! Où pourras-tu te cacher « après cela ? » Et elle ne dissimule pas ses anxiétés, car elle ne savait à quoi se résoudre. « Je me fondais en larmes parmi tout cela, » ajoute-t-elle.
Notre-Seigneur en eut pitié. Il la consola en l'éclairant lui-même.
« Après la communion, si je ne me trompe, il me fit voir qu'il était le plus beau, le plus riche, le plus puissant, le plus parfait et accompli de tous les amants; et que, lui étant promise depuis tant d'années, d'où venait donc que je voulais tout rompre avec [lui] pour en prendre un autre. Oh! apprends que si tu me fais ce mépris, je t'abandonne pour jamais; mais si tu m'es fidèle, je ne te quitterai point, et me rendrai ta victoire contre tous tes ennemis. J'excuse ton ignorance, parce que tu ne me connais pas encore, mais si tu m'es fidèle et me suis, je t'apprendrai à me connaître et me manifesterai à toi ! »
Tel fut le trait vainqueur qui décida la vocation de Marguerite. Subjuguée par l'amour de son Dieu, elle était désormais son esclave : elle ne serait qu'à lui !

Neuvaine au Sacré Cœur de Jésus (Sainte Marguerite-Marie Alacoque)
Récitée chaque jour par Padre Pio ❤
pour tous ceux qui se recommandaient
à ses prières.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
1. Ô mon Jésus, qui avez dit:
"En vérité je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira."
Voici que je frappe, je cherche, je demande la grâce de...
Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.
Sacré Cœur de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.
2. Ô mon Jésus, qui avez dit:
"En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l'accordera."
Voici qu'à votre Père, en votre nom, je demande la grâce de...
Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.
Sacré Cœur de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.
3. Ô mon Jésus, qui avez dit:
"En vérité je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point."
Voici que, m'appuyant sur l'infaillibilité de vos saintes paroles,
je demande la grâce de...
Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.
Sacré Cœur de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.
Ô Sacré Cœur de Jésus,
à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux,
ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons par l'intercession du Cœur Immaculé de Marie,
votre et notre tendre Mère.
Saint Joseph, père adoptif du Sacré Cœur de Jésus, priez pour nous.
Salut ô Reine.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

youtube.com/watch?v=HQzkD9rAV8o ❤

« Petite consécration» au Cœur de Jésus ❤
Je soussignée me donne et consacre AU SACRE CŒUR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus me servir d'aucune partie de mon être que pour l'aimer, honorer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui lui pourrait déplaire. Je vous prends donc, Ô SACRÉ CŒUR! pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède à mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort. Soyez donc, Ô CŒUR DE BONTÉ ma justification envers Dieu le Père et [protégez-moi de sa juste irritation devant le mal que j'ai commis]. Ô CŒUR D'AMOUR! je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, mais j'espère tout de vos bontés. Consumez donc en moi tout ce [qui] vous peut déplaire ou résister et que votre pur amour s’imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparée de vous ; je vous conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur à vivre et mourir prisonnière de votre amour. (Sainte Marguerite-Marie.)

Extraits de sainte Marguerite-Marie: ❤
"Le Cœur de mon aimable Jésus au Très Saint-Sacrement, hors duquel il n’y a ni plaisir, ni joie, ni consolation en la vie."
L'Eucharistie est le don du Sacré Cœur qui va «jusqu'au bout de l'amour» (Jn 13, 1) Jésus manifeste son Cœur aux hommes car, les voyant si pauvres en amour, il voulait les enrichir des « trésors du Cœur de Dieu, lequel il peuvent honorer sous la figure de ce cœur de chair».
Le Cœur de Jésus est: 1° embrasé d'amour pour les hommes et : 2° offensé par leur ingratitude.
Cette double considération doit nous mouvoir: 1° à rendre amour pour amour à l'amour du Cœur de Jésus et : 2° à lui offrir une compensation pour l'offense qui lui est faite. (réparation - consoler le Cœur de Jésus)
Ce cœur est "une source intarissable", "une ardente fournaise"
"Je brûle du désir d'être aimé."
"J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement, que cette soif me consume."
"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour."
"Devant le Saint-Sacrement, je me sentais tellement appliquée, que jamais je ne m'y ennuyais. Et j'y aurais passé des jours et des nuits entières, sans boire ni manger et sans savoir ce que je faisais, sinon de me consumer en sa présence comme un cierge ardent pour lui rendre amour pour amour."
"Mon plus grand contentement est d'être devant le Saint-Sacrement où mon Cœur est comme dans son centre. Je lui dis : “Ô mon Jésus et mon Amour, prenez tout ce que j’ai et tout ce que je suis et me possédez selon l’étendue de votre bon plaisir, puisque tout ce que j’ai est à vous sans réserve. Transformez-moi tout en vous, afin que je n’aie plus de pouvoir de m’en séparer un seul moment et que je n’agisse plus que par les mouvements de votre pur amour !”."
"Mon Cœur est si passionné d'amour et pour toi en particulier que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu'il les répande par tout moyen."
"Si tu le crois, tu verras la puissance de mon Cœur dans la magnificence de mon amour."
"Ne crains pas, ma fille. Je régnerai malgré mes ennemis et ceux qui souhaitent s’opposer à moi."
"Jésus-Christ se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine s'étant ouverte, Il me découvrit son tout aimant et tout aimable cœur, qui était la vive source de ces flammes."
"Ce divin Cœur me fut présenté environné d’une couronne d'épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que, dés les premiers instants de son Incarnation, dès lors que son Sacré Cœur fut formé, la Croix y fut plantée, dés ces premiers instants, de toutes les amertumes que lui devaient causer les humiliations, pauvreté, douleur, et mépris que la sacrée humanité devait souffrir pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion."
Qu'est ce que la dévotion au Sacré-Cœur : "Connaître l'amour de Jésus-Christ, être rempli de sa plénitude, c'est le règne de Dieu en l'homme. Or, c'est le fruit de la dévotion au Cœur de Jésus vivant et nous aimant dans le Très Saint-Sacrement. Cette dévotion est le culte souverain de l'amour. Elle est l'âme de toute la religion et son centre, car la religion n'est que la loi, la vertu et la perfection de l'amour, et le Sacré-Cœur en est la grâce, le modèle et la vie. Étudions cet amour devant le foyer où il se consume pour nous. La dévotion au Sacré-Cœur a un double objet : elle se propose d'abord d'honorer, par l'adoration et le culte public, le Cœur de chair de Jésus-Christ, et ensuite l'amour infini dont ce Cœur a brûlé pour nous depuis sa création, et qui le consume encore au Sacrement de nos autels" (Saint Pierre-Julien Eymard, la Divine Eucharistie)
Jésus dit à la sainte : «Donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu pourras en être capable. » Consciente de son incapacité à s'acquitter d'une telle « suppléance », elle reçoit de ce Cœur même de Jésus une flamme, ardente à en mourir, symbole de l'Esprit qui, seul, peut opérer en elle le « retour d'amour» désiré.