17 octobre, sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge née le 22 juillet 1647 à Verosvres, est décédée le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial. Béatifiée en 1864, canonisée en 1920. Apôtre du Sacré-Coeur 
Apôtre du Sacré-Coeur La neuvaine à sainte Marguerite-Marie Alacoque vient de s'achever.
Prions et agissons dans la mesure de nos moyens pour nos frères chrétiens persécutés et abandonnés dans les pays orientaux.
J'ai la chance de posséder deux reliques ci-dessous de cette sainte que des prêtres m'ont offertes. Ce sont des fragments d'os. Dans une des reliques se trouvent également des fragments d'os de saint François de Salles et de sainte Jeanne de chantal.
J'ai choisi un passage de l'adoration par la sainte du Saint Sacrement.
Je ne comprends pas, étant convertie, pourquoi le Très Saint Sacrement est si négligé un peu partout en France!
Son amour, dans l'exercice de l'oraison, produisait divers autres mouvements en elle, comme de compassion sur les travaux du Sauveur, quand il lui en proposait la réflexion. L'inclination qu'elle avait pour ce saint exercice lui faisait passer presque tous les jours de fête devant le saint Sacrement, n'en sortant que pour suivre les communautés. Elle y faisait hommage, par son amour et son respect intérieur et extérieur, à la réelle présence de l'Humanité sainte de Jésus-Christ. Jour et nuit, elle aurait voulu y être, s'y tenant dans un profond anéantissement. Elle était vivement touchée de l'oubli et mépris que l'on a pour ce Dieu d'amour, demeurant comme immobile en sa présence. On ne la voyait presque jamais autrement qu'à genoux et les mains jointes, ce qui nous mettait dans l'admiration, vu les douleurs continuelles qui la rendaient toute languissante. Une fois qu'elle sortait d'une longue maladie, dont elle n'était pas encore remise, elle fut trouver sa supérieure, pour lui demander, par grande miséricorde, de lui permettre de veiller la nuit du jeudi saint devant le saint Sacrement, quoiqu'il n'y eût nulle apparence qu'elle le pût faire. Pour lui donner quelque consolation, elle lui permit de descendre au chœur à sept heures et demie du soir et d'y rester jusqu'à la procession de la ville. Elle accepta ce premier offre avec beaucoup d'humilité ; mais n'étant pas contente, elle la pria de lui prolonger ce temps, disant qu'elle y serait une partie pour elle et l'autre pour ses bonnes amies : C'était ainsi qu'elle nommait les âmes du purgatoire, pour l'intérêt desquelles sa supérieure lui accorda de passer cette nuit devant le très saint Sacrement, selon sa dévotion. A sept heures et demie, elle ne manqua pas de prendre sa place au chœur et y demeura dès lors, à genoux, les mains jointes, et sans aucun appui ni remuer non plus qu'une statue, jusqu'au lendemain à l'heure de Primes, qu'elle se mit en chœur pour les chanter avec la Communauté. Plusieurs de nos Sœurs assurent avoir été témoins de cette vérité et que ce n'a pas été cette fois seule, lui ayant vu faire bien d'autres ; et que même il y en avait qui restaient pour voir si elle persévérerait toute la nuit. Lorsqu'elle se rendit compte de sa disposition pendant tout ce temps-là, elle dit que Notre-Seigneur lui avait fait grâce d'entrer en participation de son agonie au jardin des Olives, et qu'elle avait eu tant à souffrir, qu'à tout coup il lui semblait que son âme s'allait séparer de son corps.
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Son amour pour la peine et la souffrance étant insatiable, elle voulait, avec sainte Thérèse, ou souffrir ou mourir. Elle disait quelquefois que, de bon cœur, elle vivrait, jusqu'au jour du jugement, pourvu qu'elle eût toujours de quoi souffrir pour Dieu, mais que vivre sans cela lui serait un mal insupportable. Elle l'aimait comme son Dieu et son Sauveur, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, d'un amour de complaisance de voir qu'il était le souverain Bien et la source abondante d'où tous biens dérivent, et seul suffisant à lui-même. Elle l'aimait d'un amour d'union à toutes ses volontés et à son divin bon plaisir, qu'elle ne désirait incliner de son côté qu'afin que, par les souffrances et les anéantissements, il la rendit plus conforme à ce qu'il avait voulu être sur la terre.
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Quelques paroles de Notre-Seigneur à sainte Marguerite Marie :
(...) Je suis la mémoire éternelle de mon Père céleste qui ne s’oublie jamais de rien, et dans laquelle le passé et le futur sont comme le présent. Écris donc sans crainte tout, suivant que je te dicterai, te promettant d’y répandre l’onction de ma grâce, afin que j’en sois glorifié.
(...) Tu ne te dois point approprier ces grâces, ni être chiche de les distribuer aux autres, puisque je me suis voulu servir de ton cœur comme d’un canal pour les répandre selon mes desseins dans les âmes, dont plusieurs seront retirées, par ce moyen, de l’abîme de perdition.
(...) Je suis la vérité éternelle, qui ne peut mentir, je suis fidèle en mes promesses, et les grâces que je t’ai faites peuvent souffrir toute sorte d’examens et d’épreuves. »
(...) Notre-Seigneur m’a assuré qu’il prenait un singulier plaisir d’être honoré sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l’image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher les cœurs insensibles des hommes, me promettant qu’il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l’honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli; et que, partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions.
Sur son horreur du péché :
Ô mon unique Amour ! combien vous suis-je redevable de m’avoir prévenue dès ma plus tendre jeunesse en vous rendant le maître et le possesseur de mon cœur, quoique vous connussiez bien les résistances qu’il vous ferait !
Aussitôt que je me sus connaître, vous fîtes voir à mon âme la laideur du péché, qui en imprima tant d’horreur dans mon cœur, que la moindre tache m’était un tourment insupportable, et pour m’arrêter dans la vivacité de mon enfance, l’on n’avait qu’à me dire que c’était offenser Dieu: cela m’arrêtait tout court et me retirait de ce que j’avais envie de faire.
Sur sa dévotion à la Sainte Vierge :
Protection de la Sainte Vierge. — La très sainte Vierge a toujours pris un très grand soin de moi, qui avais mon recours en tous mes besoins, et elle m’a retirée de très grands périls. Je n’osais point du tout m’adresser à son divin Fils, mais toujours à elle, à laquelle je présentais la petite couronne du rosaire, les genoux nus en terre, ou en faisant autant de génuflexions en baisant terre, que d'Ave Maria.
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DEMEURE DANS LE SACRÉ COEUR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
(Deux autographes, à Paray et à Annecy)
Le dimanche, vous entrerez dans ce sacré Cœur comme dans une fournaise d'amour, pour vous y purifier de toutes les taches et souillures que vous avez contractées pendant la semaine et pour y consommer cette vie de péché, afin de revivre à celle de la grâce et du pur amour, qui vous transformera toute en lui-même ; et ce jour sera pour rendre hommage à la très sainte Trinité, faisant toutes vos actions en esprit d'adoration.
Le lundi, vous demeurerez dans ce sacré Cœur comme une criminelle qui, par le regret et la douleur de ses fautes par lesquelles elle a irrité son juge, désirant l'apaiser en se renfermant dans cette prison d'amour pour y brûler sans rafraîchissement, et pour y être liée et serrée si étroitement qu'il ne vous reste plus de liberté que pour l'aimer, plus d'autres lumières ni vues que celles de son pur amour qui le retient captif au très saint Sacrement ; et, par le mérite de cette captivité, vous lui demanderez la liberté pour ses pauvres prisonnières du Purgatoire, et pour cela vous ferez toutes vos actions en esprit de pénitence.
Le mardi, vous entrerez dans ce sacré Cœur, comme sa disciple, dans l'école du pur amour, en quittant et oubliant toutes les sciences mondaines, et de l'amour-propre et vanité, pour ne vous plus rendre savante que de celle de son pur amour, courant généreusement à sa voix qui dit : Venez à moi, vous tous qui prétendez m'aimer, et je vous logerai dans la source du pur amour, où vous deviendrez douce et humble de cœur, qui vous fera trouver la paix et le repos dans ce même amour, par lequel vous ferez toutes vos actions en esprit de soumission.
Le mercredi, vous entrerez dans cet aimable Cœur comme voyageur dans un navire assuré, dont le pur amour est le pilote, qui vous conduira heureusement sur la mer orageuse de ce monde, vous préservant de ses écueils et tempêtes, qui sont les suggestions de nos ennemis, nos passions, notre amour-propre et vanité, l'attache que nous avons à notre propre volonté et jugement. Ce divin conducteur nous garantira de tous ces périls, anéantissant nos ennemis pour nous faire voguer dans le calme, et, sans trouble ni inquiétude, arriver doucement au port de salut, faisant ce jour toutes vos actions en esprit d'abandon à la divine providence de ce sacré Cœur de Jésus.
Le jeudi, vous y entrerez comme amie, invitée au festin d'amour de votre unique et parfait Ami, qui vous veut régaler et enivrer du vin délicieux de son pur amour, qui seul peut adoucir toutes vos amertumes en vous dégoûtant de toutes les fausses délices de la terre, pour ne plus prendre de plaisir que dans le Cœur de ce cher Ami, qui vous dit amoureusement : Tout ce qui est à moi est à toi ; mes plaies, mon sang et mes douleurs sont à toi ; mon amour rend nos biens communs ; laisse-moi donc posséder tout ton cœur, et j'échaufferai tes froideurs et animerai tes langueurs, qui te rendent si lâche à mon service et si tiède à m'aimer. Demandez-lui-en pardon ; et, en satisfaction, vous ferez en ce jour toutes vos actions en esprit d'amour.
Le vendredi, vous entrerez dans ce sacré Cœur comme un enfant d'amour, puisqu'il vous a enfantée sur la Croix avec tant de douleurs qu'il en est tout couvert de plaies et de sang, pour guérir celles que vous avez faites à votre âme par vos désobéissances, vanités et ingratitudes envers un si bon père, qui ne désire rien tant que vous mettre en possession de son royaume, et vous faire reposer sur son sein comme un enfant d'amour qui s'abandonne entièrement aux soins de son adorable providence, qui en prend le soin, et ne lui laisse manquer de rien, et ne le laissera pas périr puisqu'il est tout-puissant. Abandonnez-vous donc toute sans réserve à son soin amoureux, et lui donnez tout votre cœur. C'est ce qu'il demande de vous pour conformer votre vie à la sienne crucifiée, le prenant pour le modèle de toutes vos actions, unissant tous vos pas aux siens, afin que vous ne cheminiez plus que dans la voie de son saint amour ; et vous ferez toutes vos actions en esprit d'obéissance.
Le samedi, vous vous mettrez dans ce sacré Cœur comme une victime qui se présente à son sacrificateur, pour être égorgée et immolée sur l'autel de son pur amour, qui la doit consommer comme un holocauste de ses divines flammes, afin qu'il ne lui reste plus rien d'elle-même, et qu'elle puisse dire avec saint Paul : « Non, ne n'est plus moi qui vis, mais Jésus et son pur amour qui vit en moi. » C'est en lui et pour lui que j'agis, et c'est son Sacré Cœur qui vit et agit pour moi, qui aime pour moi, et qui répare tous mes défauts. Faites en ce jour toutes vos actions en esprit d'humilité.
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La pratique de la dévotion des neuf premiers vendredis du mois tient son origine de la "grande promesse de Jésus à sainte Marguerite Marie Alacoque" :
« Je te promets dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois consécutifs, la grâce de la pénitence finale, ne mourant point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment. »
À une époque où la communion sacramentelle des fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie.
La dévotion des premiers vendredis du mois, sont censés apporter les fruits spirituels relatifs aux 12 promesses suivantes de Jésus-Christ :
1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai moi-même les maisons où l'image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.
Par l'insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie, en date du 13 mai 1920, le pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l'honneur du Sacré-Cœur.
Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter « Ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu » et elle meurt en prononçant le nom de Jésus.
L'ouverture de l'enquête diocésaine en vue d'une béatification a lieu le 15 octobre 1714 sous le pontificat du pape Clément XI.
La discussion au sujet de la mission et des vertus de Marguerite-Marie se poursuit pendant des dizaines d'années. On soumet à l’examen la totalité de ses actions, de ses révélations, de ses maximes spirituelles et de son enseignement concernant la dévotion au Sacré-Cœur, qu’elle avait exposé et dont elle était l'apôtre.
À terme, la Sacrée congrégation des rites émet un vote favorable et le 30 mars 1824 ; cent trente-quatre ans après sa mort, le pape Léon XII la proclame "Vénérable".
Le 19 août 1864, à la suite de la reconnaissance par l'Église de trois miracles, le bref de béatification est signé sous le pontificat de Pie IX. La cérémonie de béatification a lieu le 18 septembre 1864 à Rome.
Marguerite-Marie Alacoque est canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920.
Ses restes reposent dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial.
En 1901, en hommage à Marguerite-Marie Alacoque, la religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Garcia Zavala, fonda, avec son directeur spirituel, le Père Cipriano Iñiguez, la congrégation des Servantes de Sainte Marguerite-Marie et des pauvres. En 1925, l'église Santa Margherita Maria Alacoque dans le quartier de l'Esquilin à Rome près de la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem lui est dédiée.