1914-1918, les poilus étaient du bon côté.

S’il est vrai que la victoire de 1918 sur l’Allemagne a été récupérée par la franc-
maçonnerie des pays alliés pour lutter contre le catholicisme et que nombre de politiciens français (Clémenceau and Co.) se sont réjouis de la chute de l’Empire austro-hongrois (car ils y ont vu la chute du catholicisme « tout court »), il est en revanche erroné de dire que la première guerre mondiale aurait été uniquement le fait des alliés qui auraient vu dans cette opportunité le moyen d’éteindre une fois pour toute la monarchie catholique en Europe.

Je rappelle qu’en 1914, l’ennemi principal de la France n’était pas l’Empire austro-hongrois mais l’Allemagne impériale de Guillaume II (prussien et protestant, donc plein de haine contre le catholicisme).

Au début des hostilités, l’alliance entre l’Allemagne prussienne et l’Empire austro-hongrois était, en réalité, une alliance de circonstance (l’assassinat de François Ferdinand à Sarajevo, était un prétexte). L’Allemagne avait tout simplement besoin de l’Autriche comme allié militaire. C’est tout. Cela relève d’une mauvaise fois ou d’un grand illettrisme d’insinuer que l’engagement de l’Allemagne contre la France aurait été motivé par le désir d’aider les catholiques autrichiens (et que par conséquents, les poilus français se seraient battus contre leurs intérêts vitaux). Non, les Prussiens n’étaient pas du côté de la bonne cause. Rappelons que c’est la guerre de 1866 (quatre ans avant celle de 1870 contre la France) imposée à l’Autriche par Bismarck (motivé par son Kulturkampf – combat culturel contre les catholiques) qui aura, en réalité, mis fin à la monarchie des Habsbourg. Après sa cuisante défaite contre la Prusse protestante, l’Empire austro-hongrois n’était plus que l’ombre de lui-même. Il était devenu une peau de chagrin et, pour ainsi dire, les carottes étaient déjà cuites.

En outre, il est important de rappeler que les erreurs de la diplomatie gallicane de la monarchie française aux cours des deux siècles qui suivront l’avènement du protestantisme, auront largement contribué à détruire la maison de Habsbourg. En effet, c’est le gallicanisme français (dans une certaine mesure une forme de sedevacantisme avant l’heure) qui aura commencé à détruire la monarchie catholique autrichienne. Ainsi, François Ier qui au lieu de s’entendre avec Charles Quint pour l’établissement d’un empire catholique universel (ce que voulait Charles Quint), le combattit toute sa vie (mettant ainsi fin au rêve de la paix catholique sur terre). Plus tard Louis XIII et Richelieu devaient soutenir les turcs (musulmans) et les principautés protestantes allemandes contre la maison catholique d’Autriche. Sans le savoir ils aidèrent ainsi à la création de ce qui deviendra plus tard l’état prussien, ennemi juré de la France (et bien plus dangereux que les Habsbourg), d’où sortiront finalement le nationalisme allemand antifrançais prussien et protestant (le fameux « Kulturkampf » de Bismarck) et enfin le nazisme. Ce nationalisme allemand étant bel et bien protestant (que Hitler fut par hasard baptisé catholique n’infirme pas la chose. Il suffit de lire Mein Kampf pour savoir qu’il était anticatholique).

Non, les poilus de la grande guerre ne se sont pas trompés de camps, ils se sont battus pour la bonne cause (à moins de considérer le protestantisme hégémonique prussien comme la bonne religion…). Notons que ce sont les mêmes «historiens» de l’extrême droite faussement catholique qui voudraient nous faire croire que la guerre de 1870 imposée par Bismarck à la France ou que le génocide arménien seraient un «coup» des juifs, qui maintenant essayent en faisant des amalgames simplistes et honteux, de nous faire croire que le salut serait venu des monarques protestants hérétiques prussiens.

Que la Prusse impérialiste et protestante ait instrumentalisé l’Empire Austro-Hongrois (ce que, bien que dans un autre registre, fera aussi plus tard Hitler avec le pacte germano-soviétique, chose qui ne signifiait pas qu’il aimait les Russes), ne prouve pas que la Prusse voulait sauver la maison d’Autriche catholique (qu’elle a en réalité toujours détestée, de même que Hitler détestait les soviétiques).

Je remercie mon grand-père Frédéric Aussant lieutenant de l’armée française, blessé à Verdun, de s’être battu pour la France. Oui Frédéric, tu t’es battu pour la bonne cause. Repose en paix!

Que des salauds de francs-maçons, de protestants et de faux catholiques aient ensuite instrumentalisé et pollué cette victoire, est un autre débat.
Jean-Pierre Aussant
Spina Christi 2
Tous les soldats de la Grande Guerre, relativement à leur conscience et à leur devoir de défendre leurs patries respectives, étaient du "bon côté" .
Autres étaient la plupart des dirigeants européens, pourritures de maçons pour beaucoup (en France le Président du Conseil, le gauchiasse René Viviani, était maçon) tandis que la FM était interdite -au mieux à peine tolérée- en Autriche où le …
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Tous les soldats de la Grande Guerre, relativement à leur conscience et à leur devoir de défendre leurs patries respectives, étaient du "bon côté" .
Autres étaient la plupart des dirigeants européens, pourritures de maçons pour beaucoup (en France le Président du Conseil, le gauchiasse René Viviani, était maçon) tandis que la FM était interdite -au mieux à peine tolérée- en Autriche où le catholicisme était religion d'Etat.

Quoi qu'il en soit, quand je vois dans les beaux petits villages de France tous ces monuments aux morts avec tous ces noms, quelquefois 4 ou 5 de même patronyme, je sens la tristesse et la colère monter en moi ; la tristesse de tous ces braves, morts inutiles, familles décimées pour rien, sinon pour assouvir les idéologies de faux humanisme de quelques-uns, et la colère de voir ce que la France est devenue, terre de conquête islamo-africaine, donnée en pâture à ses ennemis... toujours selon ces mêmes idéologies judéo-maçonniques.
jean pierre aussant
@Spina Christi 2 L'Antagoniste essentiel contre la France n'était pas l'Autriche mais la Prusse. En s’alliant à la Prusse, l’Autriche s’est mise dans une sorte de lose-lose situation. Soit elle perdait la guerre (comme cela s’est passé), ou bien elle la gagnait mais avec son « allié » protestant qui l’avait écrasée quelques décennies auparavant (1866) et qui d’un point de vue civilisationnel …More
@Spina Christi 2 L'Antagoniste essentiel contre la France n'était pas l'Autriche mais la Prusse. En s’alliant à la Prusse, l’Autriche s’est mise dans une sorte de lose-lose situation. Soit elle perdait la guerre (comme cela s’est passé), ou bien elle la gagnait mais avec son « allié » protestant qui l’avait écrasée quelques décennies auparavant (1866) et qui d’un point de vue civilisationnel la détestait. Chose, qui au fond, aurait été aussi une défaite à long terme.
La logique civilisationnelle aurait voulu que les pays réels catholiques (France, Autriche et anciennes principautés de la moitié sud de l’Allemagne) s’unissent contre la Prusse protestante. Avant la révolution, cela aurait ´té possible si le gallicanisme français n'avait pas raté le train de l'histoire.