Roger AUBERT
L’ÉGLISE EST ECLIPSEE

Louis-Hubert REMY

"Gaude Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti"
Soyez dans la joie, Vierge Marie : à vous seule vous avez détruit toutes les hérésies.

Trait de la Messe Salve, sancta parens

La Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, ne descend pas du ciel pour rien. Chez elle, chez nous, à la Salette, en trois mots sobres, Elle nous a tout enseigné. Qui est …More
L’ÉGLISE EST ECLIPSEE

Louis-Hubert REMY

"Gaude Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti"
Soyez dans la joie, Vierge Marie : à vous seule vous avez détruit toutes les hérésies.

Trait de la Messe Salve, sancta parens

La Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, ne descend pas du ciel pour rien. Chez elle, chez nous, à la Salette, en trois mots sobres, Elle nous a tout enseigné. Qui est meilleur théologien que la Reine du ciel, Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Mère de l’Église ? Qui sera assez fou pour oser ne pas L’écouter, oser La reprendre, oser La contredire ?
La Très Sainte Vierge Marie aurait pu dire : "l’Église sera ÉBRANLÉE, détruite, supprimée, perdue, démolie, enterrée, effacée, ruinée, exterminée". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera abattue, anéantie, abolie, abaissée, profanée, humiliée,
abandonnée". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera changée, modifiée, transformée, réformée, rafraîchie, renouvelée, rénovée". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera obscurcie, enténébrée, pulvérisée, éteinte, rasée, livrée,
renversée, accablée". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera cachée, dissimulée, écrasée, étouffée, démantelée, séduite, trompée". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera infiltrée, investie, assiégée, encerclée, circonvenue, altérée, corrompue". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église disparaîtra, vacillera, titubera, chancellera". Elle ne l’a pas dit.
Elle aurait pu dire : "l’Église sera OCCUPÉE". Elle ne l’a pas dit.
Chacun de ces mots, et la liste est loin d’être exhaustive, a un sens très précis et correspond à une réalité différente. La très Sainte Vierge Marie n’a choisi aucun de ces mots.
La très Sainte Vierge Marie a dit : "L’ÉGLISE SERA ÉCLIPSÉE".
Elle n’a dit que cela.
Aucune autre expression ne résume mieux la situation.
Aucune autre expression n’explique mieux la crise.
Aucune autre expression ne donne mieux la solution.
Apprenons donc à bien lire pour bien comprendre, et méditons avec attention son enseignement.
Une éclipse est : "la disparition partielle ou totale d’un astre, par l’interposition d’un AUTRE" (Larousse),
ou "l’occultation momentanée d’un astre dont la lumière est interceptée par l’interposition d’un AUTRE
ASTRE"(Quillet).
Ces deux définitions nous parlent de DEUX ASTRES, de lumière, d’interposition, de disparition, d’occultation
momentanée, partielle ou totale.
L’exemple le plus connu d’éclipse est celui du soleil par la lune. Le soleil est occulté et la lumière du soleil disparaît momentanément, partiellement ou totalement par l’interposition de la lune. On ne voit que la lune, astre mort.
L’éclipse arrive d’une façon soudaine et elle est surprenante, étonnante, effrayante pour celui qui ne sait pas. Mais une éclipse ne dure pas longtemps.
L’homme qui assiste à une éclipse ne fait que la subir. Il ne peut rien faire. Il la contemple et attend, sans rien changer, qu’elle se termine. Le retour de la lumière est quand même une libération. Nous en avons eu un bel exemple le 11 août 1999.
Reprenons chaque terme et essayons de comprendre ce que la très Sainte Vierge Marie veut nous faire comprendre :
a) Il y a deux astres (astre : corps céleste). L’un est éclipsé. L’autre éclipse. Ce sont deux astres, deux corps célestes différents. La très Sainte Vierge Marie nous dit que l’astre qui est éclipsé est la Sainte Église. La Sainte Église est la société de tous les chrétiens unis par la profession d’une même Foi :
- la doctrine du Christ,
- l’observation de Sa Loi,
- l’usage de Ses Sacrements,
- et la soumission aux pasteurs légitimes qui sont le pape et les évêques de sa communion.
Les quatre notes de la Sainte Église sont l’Unité, l’Apostolicité, la Sainteté, la Catholicité. Elle est composée de l’église Militante, Souffrante et Triomphante.
Donc l’astre qui éclipse n’est pas la Sainte Église. C’est autre chose, c’est un autre corps céleste. Comme il est un autre astre, il ne peut émaner de la Sainte Église qui est UNE. La secte conciliaire n’est pas une, n’est pas sainte, n’est plus apostolique1, n’est pas catholique.
En plus cet astre vient d’ailleurs.
Se posent alors deux questions : d’où vient-il ? qui est-il ?
La réponse est évidente pour ceux qui ont la Foi : "Qui n’est pas avec Moi est contre Moi". Il ne peut venir que de l’Adversaire.
b) C’est la lumière de la Sainte Église qui disparaît, qui est occultée. On est dans les ténèbres. Ce n’est pas la Sainte Église qui disparaît, qui est occultée : elle n’est que cachée et réapparaîtra. Le mot "occulté" est intéressant parce qu’il oblige à penser à "sciences occultes", à "occultisme", qui est la science des choses occultes, réservée à des initiés. Et comme il n’y a que deux étendards et deux camps, celui de Notre-Seigneur et celui de l’Adversaire, comment ne pas comprendre que l’autre astre est celui de l’Adversaire, maître des sciences occultes?
c) Cette disparition, partielle actuellement, deviendra sûrement totale. Nous serons donc alors dans les ténèbres les plus profondes. On ne verra que l’autre astre, qui prendra toute la place et voudra se faire passer pour la Sainte Église. L’apogée devrait arriver quand on tentera de remplacer le décalogue de Dieu par le décalogue de Satan. Et si l’éclipse est totale, il ne restera plus rien apparemment de la Sainte Église : la Tradition sera ou martyrisée ou obligée de se cacher. Il ne nous restera que le chapelet, comme plusieurs voyants l’on prophétisé.
d) Comme lors d’une éclipse de soleil, on ne bouge pas et on attend la fin de l’éclipse. Car dans la seconde qui suit l’apogée, la Lumière revient. Ce que certains ont vu, disant : "quand tout sera perdu, tout sera sauvé".
e) Cette disparition est momentanée. Elle ne dure pas. On est sûr que la lumière de la Sainte Église reviendra… à la fin de l’éclipse, évidemment. L’éclipse ne peut pas rester fixe : "les Puissances de l’Enfer ne prévaudront2 point contre Elle".
f) Un autre aspect d’une éclipse est qu’elle se fait en silence, à tel point que pour définir le départ discret, silencieux de quelqu’un, on dit qu’il s’éclipse.
Lors de Sa Passion, Notre-Seigneur, face à Caïphe, le pouvoir spirituel, "gardait le silence" et ne répondit qu’à une seule question, celle qui concernait le pouvoir spirituel : "Es-Tu le Christ, le Fils de Dieu ?" Face à Pilate, le pouvoir temporel, Il se taisait, et ne répondit qu’à une seule question, celle qui concernait le pouvoir temporel : "Es-Tu le Roi des Juifs ?". Devant Hérode, l’esprit du monde (les mots monde et démon ont les mêmes lettres). Il se taisait. Grande leçon que Notre-Seigneur nous enseigne. Le démon étouffe la voix de l’église, il persécute ceux qui prêchent l’Église, prouvant ainsi qu’il est le
maître de la secte conciliaire. Face aux démons qui font grand bruit et qui par le mensonge prennent la place de l’Église de Notre-Seigneur, se mettant devant et ayant l’insolence de dire : "c’est moi l’Église Catholique", notre rôle est pour beaucoup de nous taire.
g) Éclipser, c’est "empêcher complètement de paraître, pour un moment, des qualités en général brillantes1". L’objet qui est éclipsé ne change en rien, et donc la Sainte Église n’est en aucun cas modifiée. Elle est faite pour briller, car elle est lumineuse, et même plus : lumière2. Elle est le soleil qui ne paraît plus, qu’on ne voit plus. Sa lumière ne perce plus… pour un moment ! Lors d’une éclipse, seuls ceux qui sont dans le cône d’ombre sont complètement conscients de cette éclipse. Il en va de même pour les ténèbres spirituels : seuls ceux qui ont la vraie foi et qui sont persécutés peuvent comprendre l’éclipse de l’Église. Les autres ne voient rien et ne comprennent rien.
h) On dit souvent que notre époque correspond au moment de la Passion de Notre-Seigneur, et que l’Église vit cette Passion. Il semble plutôt que l’Église et les Papes ont vécu la Passion de Notre-Seigneur depuis la Révolution française, et que depuis le premier jour du Concile Vatican II nous vivons les apparences de la mort. Notre époque est bien plutôt l’heure des ténèbres, l’heure de la puissance de Satan, l’heure qui précède
la Résurrection triomphale du Règne du Sacré-cœur. La secte conciliaire est l’église des ténèbres, une église de mort, l’église de Satan.
i) L’éclipse a commencé au début du Concile Vatican II. Citons l’importante confidence de Jean Guitton (l’ami de Paul VI) à sa secrétaire Mlle Michèle Reboul : "L’ÉGLISE CATHOLIQUE EST MORTE DES LE PREMIER JOUR DU CONCILE VATICAN II.
ELLE A FAIT PLACE A L’ÉGLISE OECUMENIQUE. ELLE NE DEVRAIT PLUS S’APPELER CATHOLIQUE MAIS OECUMENIQUE". Jean Guitton dit avec raison que dès le premier jour du Concile, une autre église apparaît, une autre église qui n’est plus l’Église Catholique et qu’il appelle avec juste raison l’église œcuménique. Mais il se trompe en disant que l’Église Catholique est morte. Elle est simplement éclipsée. Au moment de mourir, le Cardinal Liénart aura une expression similaire: "Humainement, l’Église est perdue". Humainement oui. Mais l’Église est divine, et Elle ne peut être perdue.
j) Pour éclipser l’astre gigantesque qu’est la Sainte Église, et pour l’éclipser sur tout la surface de la terre, il a fallu un astre encore plus grand. C’est pourquoi à la secte conciliaire on a dû rajouter tous les ennemis de l’Église, astre hideux, difforme, laid, dont on découvrira toute la monstruosité quand l’éclipse sera complète.

POURQUOI CETTE ECLIPSE ?
Notre-Seigneur était venu au monde pour rétablir le royaume de Son Père, et pour y détruire celui du prince des ténèbres. Mais, "D’après l’enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu’il a perdu, affermira son règne et l’étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu’elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s’en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". Cornelius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume3, La Situation, p. 28, 1860.
"Or, voici que cet antique ennemi, "homicide dès le principe" (Jean, VIII, 44), s’est dressé avec véhémence, "déguisé en ange de lumière" (II Cor. XI, 14), ayant pour escorte la horde des esprits pervers, c’est en tout sens qu’il parcourt la terre, et partout s’y insère : en vue d’y abolir le Nom de Dieu et de Son Christ, en vue de dérober, de faire périr et de perdre dans la damnation sans fin, les âmes que devait couronner la gloire éternelle. Le dragon maléfique transfuse dans les hommes mentalement dépravés et corrompus par le cœur, un flot d’abjection : le virus de sa malice, l’esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème, le souffle mortel du vice, de la luxure et de l’iniquité universalisée.
On comprend pourquoi Mgr Gaume est honni et haï par l’ennemi. Jamais cité, persécuté (son Abrégé du catéchisme a été édité à 900 000 exemplaires : on n’en trouve jamais), il a écrit 83 ouvrages impossibles à trouver. Il est mort en odeur de sainteté. Heureusement 40 sont réédités, à demander à ACRF.
"L’Église, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. O saint Michel, chef invincible, rendez-vous donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l’esprit d’iniquité, donnez-lui la victoire et faites le triompher". Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884. Toute cette secte conciliaire est donc mensonge. Sa véritable origine et sa véritable nature sont le mensonge :
- dans un premier temps, se cacher et se faire passer pour l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ ;
- puis remplacer la véritable Église, se substituer à elle ;
- enfin cacher, persécuter, détruire la Sainte Église.
C’est ce qu’elle a fait depuis 40 ans. SOUS LE FAUX PRÉTEXTE DE CHANGEMENTS, ELLE A TOUT DÉTRUIT. Elle a détruit la vérité, la théologie, les dogmes, les sacrements, la liturgie, la discipline, les élites, les combattants, les missions, l’enseignement, les volontés, etc., tout ce qui est nécessaire pour la vie éternelle. Elle n’enseigne plus la même Foi. Elle détruit la vraie Foi. Elle remplace la seule vraie fin, qui est l’amour de Dieu, par l’amour de l’homme. Elle blasphème contre le premier commandement, respectant toutes les autres religions, dont le père est le diable. Elle ne combat plus les ennemis du nom de chrétien ; pire, elle les dit ses amis. Elle n’est plus Une, elle n’est plus Sainte, elle n’est plus Catholique, elle n’est plus Apostolique. Ce qui était bien devient mal, ce qui était mal devient bien ; le vrai devient faux ; le faux devient vrai. Il n’y a plus de péché, sauf de rester catholique. "À la religion de Dieu qui s’est fait homme, s’est substituée la religion de l’homme qui se fait Dieu". Elle ne prêche plus le Solus Sanctus, le Solus Dominus, le Solus Altissimus. Elle passe son temps à attaquer la vérité connue, un des six péchés contre le Saint-Esprit1, péchés difficilement rémissibles.
Elle ne combat qu’un seul groupe, ceux qui veulent rester fidèles à l’Église de toujours. Elle combat l’Église Sainte de toujours en lui reprochant de multiples fautes. Elle veut conquérir le monde entier, elle utilise tous les artifices et toutes les suggestions pour cela. Elle essaiera de faire disparaître tous les vrais chrétiens. C’est l’église de l’antéchrist. Les conséquences de cet enseignement sont très graves. Il y a deux églises. Deux églises opposées, adverses, ennemies. On ne peut vivre que dans l’une, que de l’une. Et quand on croit et fait ce qui a toujours été cru et fait, on doit TOUT rejeter de l’autre.
D’ailleurs l’autre fait de même, elle rejette tout ce qui n’est pas elle. On ne peut, sous peine d’apostasie, accepter telle ou telle partie de l’autre, aussi minime soit-elle. On ne peut pas ne lui reprocher qu’une ou deux erreurs, ou la liberté religieuse, ou l’œcuménisme, ou l’autorité, ou les sacrements, ou… On doit TOUT lui reprocher, TOUT refuser. Refuser son "enseignement", son "catéchisme", ses "dogmes", ses "rituels", ses "sacrements", sa "hiérarchie", ses "papes", etc. etc. On observe chaque jour que les fidèles et les prêtres conciliaires n’ont plus la Foi Catholique. Ils perdent même les notions catholiques de vrai, de faux, de bien, de mal. C’est certainement dû au fait que, fidèles et prêtres conciliaires ne se confessent jamais ou presque (et alors, quelle confession ?). Il est évident que : LA SECTE CONCILIAIRE N’EST PAS CATHOLIQUE. LA SECTE CONCILIAIRE N’EST PAS L’ENLISE CATHOLIQUE. Pour nous, REFUSONS TOUTE ETIQUETTE AUTRE QUE CATHOLIQUE.
Rappelons les cinq autres : la présomption, le désespoir, l’envie de la grâce des autres, l’obstination et l’impénitence finale. Opposés aux effets de la grâce du Saint Esprit, ils sont remis plus difficilement que les autres, parce qu’ils excluent les dispositions de l’âme par lesquelles … la vengeance divine ; c’est l’homicide, la sodomie, l’oppression des pauvres, la soustraction injuste du salaire des ouvriers.

Ne soyons ni traditionalistes, ni intégristes, ni lefebvristes, ni sedevacantistes. Refusons toutes ces appellations, pratiques pour définir les groupes, mais qui nous mutilent et ne correspondent pas à la vérité. Comme disait Dom Guéranger : "SOYONS CATHOLIQUES ET RIEN AUTRE CHOSE QUE CATHOLIQUES". Ce doit être notre seul drapeau que nous devons déployer haut, ce doit être notre seul cri que nous devons publier avec force, ce doit être le seul nom dont nous devons être fiers. Si demain Dieu demande à quelques-uns de témoigner jusqu’au martyre, ils auront comme leurs aînés le seul souci de la gloire de Dieu et réagiront avec panache. En général les premiers martyrs sont des clercs, des religieux, des religieuses, et cela pour deux raisons:
- la première, pour satisfaire aux péchés : la Justice de Dieu exige des âmes pures, consacrées, à l’exemple de Notre-Seigneur ;
- la seconde, pour être un exemple et donner courage aux autres chrétiens qui auront mérité la grâce du martyre. Il ne faut pas être imprudent, car dans le passé pour un qui tenait devant le martyre, dix apostasiaient. Déjà, sans persécution, combien aujourd’hui ont apostasié par peur !
Il faut savoir enfin que le seul moyen de tenir est de s’abandonner avec calme et confiance dans les bras de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Supporter le martyre est toujours impossible, toujours miraculeux. La seule chose qui nous est demandée est d’abandonner humblement notre volonté dans Sa Sainte Volonté. Avec Lui on peut tout, sans Lui on ne peut rien faire. Alors n’oublions pas que nous ne sommes pas encore dans l’Église Souffrante ou Triomphante. Nous sommes dans l’Église Militante, et par le sacrement de la Confirmation nous sommes les soldats de Jésus-Christ. Ne soyons pas des soldats de temps de paix, ne soyons pas des soldats de parade ou de salon, ne soyons pas des soldats de l’action humanitaire, ne soyons pas des écrasés, des meurtris, des pleurnichards, des femmelettes ; soyons des soldats vaillants, heureux de combattre pour un si grand Roi, pour une si grande cause : Sa gloire et notre salut éternel. Il ne nous est pas demandé de gagner. Nous n’avons que le devoir de combattre.
Soyons déjà des chrétiens dignes de nos aînés, dignes des plus grands combats.
"Faites à tous ceux qui portent le nom de chrétiens, la grâce de rejeter ce qui est contraire à ce nom, et de suivre ce qui lui est conforme". (Collecte du IIIè dimanche après Pâques).
La très Sainte Vierge Marie a vraiment tout dit et tout prophétisé avec cet aphorisme : l’Église est éclipsée. Car si l’on continue de réfléchir sur ce qu’est une éclipse, on ne peut pas mieux l’expliciter qu’avec l’éclipse du soleil par la lune. Et alors ! Quand il y a éclipse, il y a disparition partielle puis totale de la véritable source lumineuse. Le second astre (la lune), parait lumineux, mais d’une lumière pâle, qui n’a pas sa source en lui6même, et qui n’est que le reflet de la lumière du soleil. De même, la secte conciliaire a un peu de lumière, une pâle lumière, qui n’a pas sa source en elle, mais en ce qui lui reste de l’Église Catholique.
Au début, la hiérarchie conciliaire était composée d’une hiérarchie formée dans l’Église Catholique1. Ce fut la pleine lune, la lune de miel de la secte conciliaire. Les meneurs de cette hiérarchie profitèrent que nous étions dans la lune , que nous étions comme la lune , pour nous enseigner de vieilles lunes et même nous montrer la lune en plein midi .
À la religion et au culte Catholiques ont succédé l’église "cathodique". Car cette secte conciliaire n’a des fidèles et du succès qu’en présence de la télévision, que par le truchement du petit écran qui "normalise" tout : de la "messe" télévisée aux comportements individuel et social, en passant par la pensée unique politique et religieuse. C’est l’église-spectacle. Il n’en reste, comme le tube cathodique, qu’un grand vide . La seconde génération n’a plus rien de catholique. Elle est complètement œcuménique et charismatique. Actuellement 2% de pratiquants et dans certains diocèses moins de 1%. Elle est comme le tube cathodique : vide.
Au fil des années et des réformes, la lune rousse apparut, et la nouvelle Pentecôte annoncée sentit le roussi. Depuis longtemps, il ne reste plus rien des jeunes plantes, et même, elles sentent le cadavre.
On comprit plus ou moins vite que cette religion conciliaire n’avait qu’un but : vouloir prendre la lune avec les dents et nous demander la lune : on voulut nous faire prendre la lune pour le soleil. Petit à petit, la lumière du soleil s’estompa. À force de décroître, le croissant de la lune est aujourd’hui un tout petit croissant, car croî(tre) sans... et croi(re) sans... sans Croix amène toute fausse religion à être une religion de mort, surtout quand on a voulu supplanter la Religion de la Vie en la combattant à mort. Viendra très bientôt le jour où la lune conciliaire ne donnera plus de lumière . Apparaîtra alors sa vraie nature : un astre mort. Ne voit-on pas de plus en plus que cette religion conciliaire est une religion de mort, comme la lune est un astre mort ? Au "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie" s’est substitué le : "je suis le dédale, l’erreur et la mort". Le soleil est éclipsé, et si nous vivons sans lumière apparente, nous vivons aussi sans chaleur. Pour les plus vaillants, nous luttons dans la tempête et dans le froid, et nous sommes tièdes car la Vraie Religion est éclipsée.
Quant aux conciliaires ils sont gelés, et même pour certains congelés. Peut-être reprendront-ils vie au retour du soleil, mais leur foi est tellement glacée, glaciale que leur seul contact refroidit. Certains ont voulu croire qu’ils pouvaient rester catholiques en allant sur la lune. Mais il leur fallut s’habiller de combinaisons tellement hasardeuses et compliquées, qu’on les vit tomber très vite et, découvrant s’être trompés de fusées, essayer de revenir ; mais, telles les vierges folles, ou ils manquaient de carburant, ou ils en eurent un, trop volatil, d’où en pratique un retour toujours impossible. Mais qu’avaient-ils besoin d’aller sur la lune ?
Ils n’avaient même pas compris que ce qui leur restait de catholique était hérité de l’Église Catholique, et que tout ce qui venait de la secte conciliaire n’avait jamais rien de catholique et ne leur apportait rien, au contraire. Ils n’avaient pas compris que l’on ne reste catholique que si l’on croit intégralement et fait complètement ce qui a toujours été cru et fait par les catholiques. On ne peut pas être catholique dans l’abstrait, tout en l’étant un peu moins, ou pas du tout dans le concret.
Pour rien au monde ne rallions, car, "le soleil s’étant levé, la plante, frappée de ses feux et n’ayant pas de racine, sécha". Math, XIII, 6.
Préférons marcher au soleil, et disons aux conciliaires : "ôte-toi de mon soleil". Si nous savons qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, nous préférons vivre en plein soleil. "Paraîtra dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds". Apoc., XII, 2. Et "à la fin son cœur Immaculé triomphera" : le soleil qu’est Notre-Seigneur Jésus-Christ reviendra, régnant malgré Ses ennemis, et Elle écrasera sous ses pieds cette lune qu’est la secte conciliaire. On doit rejeter tout ce qui vient de cette contre-église. Et cela absolument. Obéissons aux ordres de Notre-Seigneur : "Que Votre oui, soit oui, Que votre non soit non", "Qui n’est pas avec Moi est contre Moi". On ne peut accepter ces "papes" ("antéchrists" comme les appelait Mgr Lefebvre), ces "évêques" (le sont-ils ? après les simulacres de sacres), ces "prêtres" qui ne le sont certainement pas. On a pris l’habitude de se poser la question : "Un pape peut-il être hérétique ?" La vraie question n’est-elle pas: "Un hérétique peut-il être Pape ?" Comment un hérétique (excommunié) pourrait-il être le vicaire, le représentant de Notre-Seigneur, le chef de Son Église ?
Ce n’est pas la messe de toujours qui pose problème, c’est la nouvelle. Ce n’est pas la foi de toujours qui pose problème, ce sont toutes les nouveautés.
"Comment un pape vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de l’Esprit-Saint, peut-il présider à la destruction de l’Église, la plus profonde et la plus étendue de son histoire, en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à faire ?" Mgr Lefebvre, Le Figaro, mercredi 4 août 1976.
Qu’il n’y ait rien de commun, aucune lien1 avec cette église. En être, c’est abandonner la véritable religion de N-S J-C., c’est apostasier. L’éclipse n’est pas encore totale, mais ce sera pour très bientôt. Ce qui veut dire que toute apparence de l’ancienne Église doit disparaître. C’est-à-dire que la lutte n’est pas terminée et que les derniers combats prochains seront terribles. Après les démons menteurs viendront les démons tueurs. Nous arrivons à l’heure des ténèbres, et des ténèbres les plus violentes, jusqu’aux trois jours annoncés. Notre-Seigneur attend de nous que nous restions fidèles, sans peur, épurant notre Foi et notre volonté, veillant et priant. Tout cela a été permis en châtiment de nos péchés, de notre tiédeur, par juste justice de Dieu. Convertissons-nous, sinon nous périrons tous.
Une éclipse ne dure pas. Elle n’est qu’éphémère. L’astre qui cache la lumière est condamné à disparaître. Après l’heure finale des ténèbres, reviendra la pleine lumière, lumière qui sera d’autant plus éclatante que la nuit aura été plus noire. Et dès la première seconde où cette lumière reviendra, tous les ennemis de Notre-Seigneur seront aveuglés, terrassés. Nous en sommes sûrs, Il a vaincu le monde, Il est notre espérance. Sa sainte Mère nous a même annoncé : "A la fin, mon cœur immaculé triomphera 2 ". À la fin, évidemment. Pour nous, ne rien changer à ce qui a toujours été cru et fait. Qui en dehors de Notre-Seigneur ("Je suis la lumière du monde" Jean VIII, 12) pourrait nous sauver des ténèbres ? Seul un Dieu, seul un Sauveur peut nous sauver. Tenir, tenir calmes, confiants, constants, persévérants, fermes. Pour nous, imitons les vierges sages (Mat. XXV, 1-13). Comme elles, allons à la rencontre de l’époux. Bien qu’Il tarde, Il viendra sûrement. Il viendra au milieu de la nuit, à l’heure la plus sombre. Il sera précédé d’un cri, L’annonçant. Comme elles, ayons de l’huile, cette huile des bonnes œuvres, surtout de l’amour de Dieu. Les vierges folles avaient aussi des œuvres, mais pas celles de Dieu. Soyons prêts pour entrer avec Lui dans la salle des noces. Craignons d’entendre dire cette parole terrible : "Je ne vous connais pas". Continuons à veiller, car nous ne savons ni le jour ni l’heure.
En trois mots, la Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église a tout dit : L’ENLISE EST ÉCLIPSÉE. C’est le pourquoi et le fondement du combat Catholique. "Marie a vraiment été créée par Dieu pour être notre étoile du matin, notre sauvegarde, notre phare dans la tempête"3. Gardons notre regard bien fixé sur son Étoile. Par la très Sainte Vierge Marie, tout est dit : notre Foi est sûre, notre Espérance est assurée. MERCI, TRÈS SAINTE VIERGE MARIE. TENONS BON, NOTRE DÉLIVRANCE EST PROCHE.

ANNEXE I
LA VISIBILITÉ DE L’ENLISE

«La foi est une, et tout ce qui est en dehors de cette unité de foi n’est pas la foi». Saint Hilaire de Poitiers, premier docteur de l’Église. 1 aucune unité : non una cum 2 Triompher : remporter une victoire complète et éclatante contre tous ses ennemis. 3 Mgr Lefebvre, mai 1965, Lettres pastorales et écrits, p. 211. La Foi catholique est d’une nature telle qu’on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher ; ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout. Telle est la foi catholique : quiconque n’y adhère pas avec FERMETÉ ne pourrait être sauvé. (Symbole de saint Athanase). Dans son interview au Figaro du 3 juin 1998, Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint Pie X, répond à la question du journaliste :
"Certains chez vous n’affirment-ils pas que le siège de Pierre est vacant ?
- Ils ne sont pas chez nous. Nous n’acceptons pas leur affirmation. Ils prétendent résoudre un problème, mais ils en créent un plus grave. En effet, le Pape pose des actes qui ont été antérieurement condamnés par l’Église ; dès lors, pour sauver l’infaillibilité pontificale, ils affirment qu’il n’y a pas de pape. Voilà une position facile qui, en réalité, dissout la visibilité de l’Église. Nous ne pouvons l’accepter".
Il est triste de lire de telles lignes.
Remarquons d’abord l’incohérence des arguments. Mgr Fellay reconnaît que “le Pape pose des actes qui ont été antérieurement condamnés par l’Église”. Cette phrase est très importante. C’est une excellente constatation. C’est celle que nous faisons. Ces actes avaient obligé Mgr Lefebvre à déclarer : «L’église qui affirme de pareilles erreurs (liberté
de conscience…) est à la fois schismatique et hérétique. Cette secte conciliaire n’est donc pas catholique. Dans la mesure où le Pape, les évêques, prêtres, fidèles adhérent à cette nouvelle église ils se séparent de l’Église Catholique» (Ecône, 29 / 6 / 1976).
Réétudiant longuement ce problème de la liberté de conscience dans son livre Dubia sur la liberté religieuse, quatre fois Mgr Lefebvre est obligé de conclure à l’hérésie. Historiquement, il n’y a jamais eu de papes posant des actes antérieurement condamnés par l’Église. Les jansénistes ont voulu nous le faire croire pour Honorius, Libère ou d’autres, mais ces prétendues défaillances ont été démontrées comme fausses lors des travaux faits pour Vatican I. Théologiquement, quelle est cette nouvelle affirmation, étudiée et condamnée par Vatican I, qui enseigne qu’un Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ puisse poser des actes qui ont été antérieurement condamnés par l’Église, donc contraires à la doctrine de l’Église ?
On doit en tirer une seule conclusion : si ce "pape" pose des actes qui ont été antérieurement condamnés par l’Église, il pose des actes faux, méritant même la note d’hérésie. Il est donc faillible. S’il n’est pas infaillible, comment peut-il être Pape ?
Nous attendons une réponse claire, nette, précise de la part de Mgr Fellay à cette question. Il ne peut s’y dérober et il nous doit, comme évêque, un enseignement cohérent.
- Mais qu’en est-il de la visibilité ? Cette visibilité de l’Église doit être manifeste aux yeux de tous pour quatre raisons :
1° le bien des fidèles qui peuvent ainsi facilement suivre les enseignements de l’Église et obéir en toute sécurité à ses préceptes ;
2° la nécessité pour les fidèles, exposés à perdre la foi, de pouvoir discerner facilement des sectes hérétiques l’Église catholique dont la vérité est si resplendissante ;
3° la nécessité, pour les infidèles qui veulent embrasser la foi catholique, de pouvoir aisément reconnaître l’Église catholique ;
4° enfin la gloire de Jésus-Christ dont le règne sur toute la terre brille ainsi d’un merveilleux éclat.
Le Père Hugon OP, dans “La vie spirituelle” n°35, pp. 355-356 rappelle cet enseignement constant de l’Église que : «Trois principes fondamentaux constituent le corps de l’Église : - un magistère visible et la profession d’une même foi par tous les croyants ;
- un ministère visible et la communion de tous les fidèles au même culte ;
- un gouvernement visible et l’obéissance de tous les sujets aux mêmes pasteurs».
On résume ces trois principes par une formule simple : profession de la même foi, participation aux mêmes sacrements, obéissance aux mêmes pasteurs.
Pie XII, dans l’encyclique “Mystici corporis”, observe : “…Oui, certainement, la pieuse Mère resplendit sans aucune tache dans les sacrements, avec lesquels elle engendre et nourrit ses fils, dans la foi qu’elle conserve toujours non contaminée, dans les très saintes lois par lesquelles elle commande…” Depuis Notre-Seigneur Jésus-Christ et jusqu’au 9 octobre 1958 (mort de Pie XII), nous avions la même foi non contaminée, les mêmes sacrements sans taches, les mêmes évêques et donc la même Eglise.
Ces trois principes rendent l’Église visible, et même on avait l’habitude de raccourcir ces principes en ramenant la visibilité à la personne du Pape : là où est le Pape, là est l’Église. C’était un raccourci justifié dans l’Église en ordre, car le Pape avait la même foi jusqu’au 9 octobre 1958, vivait des mêmes sacrements jusqu’au 9 octobre 1958 et était la suite de la même hiérarchie1.
En est-il de même depuis ? Il est évident que depuis Vatican II, la secte conciliaire a transformé les sacrements catholiques. Tout est rempli de modernisme et de protestantisme.
Elle ne professe plus la même foi. Sa doctrine est l’expression de l’hérésie moderniste et protestante. La meilleure preuve est qu’elle ne combat, et avec quelle violence, que ceux qui se refusent à changer de sacrements et de Foi. Les amis sont devenus ennemis, les ennemis sont devenus amis. Cela prouve plus que tout que la secte conciliaire n’est pas l’Église catholique.
Reste le problème de la hiérarchie. Comment un “pape” non catholique comme Jean-Paul II, comment une hiérarchie ennemie peut-elle, à elle seule, sans la présence des deux autres principes plus importants que sont la Foi enseignée par Notre-Seigneur Jésus-Christ et les sacrements qu’Il a institués, représenter la visibilité de l’Église ?
Ne retenir que le raccourci pour principe de la visibilité de l’Église et ce dans une église qui n’est plus catholique (même si elle veut nous faire croire qu’elle est l’église catholique) c’est une imposture, une tromperie. Ces gens ont usurpé (usurper : s’emparer par violence ou par ruse, d’un bien, d’une dignité, d’un titre qui appartient à un autre) les sièges qu’ils occupent. Ils ont, comme nous l’avait annoncé la Très Sainte Vierge Marie à La Salette, éclipsé l’Église.
À nous de ne rien changer dans ce que nous croyons et faisons. Nous savons que la Sainte Église ne peut ni se tromper, ni nous tromper. A nous, on ne peut rien reprocher. Alors ne retenir que critère de la visibilité, que ce "pape" usurpateur hérétique, que cette hiérarchie apostate et ennemie, c’est se tromper et c’est tromper ceux que l’on enseigne. Mgr Fellay ne résout pas le problème de la visibilité. Par une position facile, en réalité il dissout la visibilité de l’Église. Il crée un problème plus grave : faire croire que la secte conciliaire est l’Église Catholique. C’est l’opposé de l’enseignement de Mgr Lefebvre. Prions pour Mgr Fellay, sa Fraternité et ses prêtres.

ANNEXE II
UNE FORMULATION HÂTIVE DE MONSEIGNEUR LEFEBVRE EXPLOITÉE PAR CERTAINS QUI SE DISENT SES FILS

(MAIS LE SONT-ILS ?)
Elle a sa source dans une mauvaise application du principe de non-contradiction. Rappelons ce principe fondamental :
- sous sa forme métaphysique : une même chose ne peut à la fois et sous le même rapport, être et ne pas être … L’Église était-elle plus visible avec "trois papes" au lieu d’un seul ?
- sous sa forme logique : il est impossible d’affirmer et de nier à la fois une même chose sous le même rapport.
Quand, dans sa proclamation du 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre déclare : «Nous adhérons de tout notre cœur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et de ses traditions nécessaires au maintien de cette Foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité». «Par contre, nous refusons et nous avons toujours refusé la Rome de tendance néo-moderniste et néoprotestante qui s’est clairement manifestée dans le concile Vatican Il et, après le concile, dans toutes les réformes qui en sont issues». quand, dans la lettre aux futurs Évêques du 29 août 1987, il écrit : «La corruption de la sainte Messe a amené la corruption du sacerdoce...» dans ces deux textes, Mgr Lefebvre n’est pas assez précis, d’où une confusion entretenue et développée par certains qui se présentent ses fils ou qui se disent ses héritiers. En effet, la Sainte Messe ne peut pas être corrompue. Elle est Sainte par essence. S’il y a quelque chose qui se dit la "messe" et qui est corrompue, c’est autre chose que la Sainte Messe. De même pour le sacerdoce. Il ne peut pas être corrompu. S’il y a quelque chose qui se dit le "sacerdoce" et qui est corrompu, c’est autre chose. Il peut y avoir des hommes corrompus dans le sacerdoce, mais le Sacerdoce de la Sainte Église ne peut pas être corrompu. Il en est de même pour Rome. Elle ne peut être à la fois catholique et hérétique. La Rome actuelle d’ailleurs ne se dissimule pas : elle se dit conciliaire. Elle est conciliaire. Parfois elle se dit catholique, mais c’est une usurpation. Elle n’a plus rien de catholique, ni les dogmes, ni les sacrements, ni les rituels (surtout celui du sacre épiscopal), ni la morale, ni la vie, ni l’enseignement, ni ... etc. Tout est changé. Bien plus, la Rome conciliaire persécute les vrais catholiques, ceux qui n’ont rien voulu changer de leur foi et de leur vie, qui croient et font ce qui a toujours été cru et fait, sachant que la véritable Église ne peut ni se tromper, ni nous tromper.
Cette persécution en tout lieu prouve bien que la Rome moderniste, et donc hérétique, n’a rien à voir avec la Rome catholique. C’est autre chose . Mgr Lefebvre savait bien cela. On comprend ce qu’il voulut dire et faire. Il est évident que dans sa pensée, et Paul VI et Jean-Paul Il représentaient la Rome moderniste qu’il condamnait. En précisant cela, Mgr Lefebvre prouvait qu’il ne croyait pas Jean-Paul Il catholique. Il prévoyait même que J-P Il était inconvertissable, attendant un successeur catholique. Mais malheureusement sa déclaration n’était pas assez nette. Elle fut exploitée par certains qui veulent faire croire aux fidèles : qu’être attaché au Siège de Pierre, c’est être attaché à Jean-Paul II, ce qui est le contraire de la pensée de Mgr Lefebvre, comme nous venons de le prouver. D’où la confusion pratique dans laquelle nous vivons depuis. Confusion entretenue et amplifiée par certains qui se disent encore ses fils. Pas tous, mais certains. Comparons simplement ce qu’écrit l’abbé de Jorna dans l’éditorial du numéro 111 de Fideliter p. 2 :
«Enfin, s’adressant le 29 août 1987 aux futurs évêques, il leur écrivait : "Je vous conjure de demeurer attachés au Siège de Pierre, à l’Église romaine, Mère et Maîtresse de toutes les Églises". Et l’abbé de Jorna arrête là la citation. Relisons la phrase complète de Mgr Lefebvre : "Je vous conjure de demeurer attachés au Siège de Pierre, à l’Église Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les Églises, dans la foi catholique intégrale, exprimée dans les symboles de la foi, dans le catéchisme du Concile de Trente, conformément à ce qui vous a été enseigné dans votre séminaire. Demeurez fidèles dans la transmission de cette foi pour que le Règne de Notre-Seigneur arrive". C’est très différent. Comment qualifier une telle manipulation ? Quelle trahison ! D’où la confusion dans le camp de la Tradition. D’où le manque de fermeté doctrinale et pratique. Manque de fermeté qui amènera un jour ou l’autre de graves trahisons, identiques aux précédentes.
Cette erreur engendra un comportement et une tactique de défense, alors qu’il aurait fallu attaquer. C’est le camp de la Vérité qui devait imposer les règles du jeu. On aurait du leur dire : «Vous n’êtes plus catholiques. Vous n’êtes plus l’Église Catholique.
Vous vous dites le “Pape”, l’êtes-vous vraiment ? ... À la fin, Mgr Lefebvre les appela par leur vrai nom : “Antéchrist” mais il était trop tard, ses disciples ne le comprirent pas. Souhaita-t-il aller plus loin avant de mourir ?
L’isolement dans lequel on l’enferma alors, laisse tout supposer ... Un jour excommuniés, le lendemain reçus avec solennité. Comment en est-on arrivé là ?
Les quatre évêques n’ont-ils pas trahi la volonté de leur consécrateur ? Font-ils le même combat que leur fondateur. Ont-ils eu peur que leur Fraternité soit traitée et persécutée comme secte ? Et pour en éviter les effets, ont préféré trouver un arrangement avec ces hérétiques ?
Mais, surtout, sont-ils en conformité avec le combat de la Foi que Dieu leur demande ? Quelle différence avec les "ralliés" ? N’oublions pas que le terme "rallié" n’est pas catholique. Le vrai terme catholique est apostat.

ANNE XE III
LA VÉRITABLE PENSÉE DE MONSEIGNEUR LEFEBVRE


Les écrits multiples de Monseigneur Lefebvre semblent parfois contradictoires. Il est compréhensible qu’il ait eu un discours différent suivant qu’il s’adressait aux autorités romaines, à un large public mal formé, à des journalistes brouillons ou à ses proches. Mais il suffit de se reporter aux événements graves, comme lors de la suspens a divinis, ou des sacres, pour bien connaître sa pensée la plus sûre.
1 Profitons-en pour rappeler deux graves questions que nous avons posées et qui restent sans réponse : - Comment expliquer l’absence de ses fils à son chevet lors de ses derniers instants ? On n’a jamais vu un fondateur ne pas être entouré, lors de son agonie, par ceux qui lui sont chers. Avait-on quelque chose à cacher ? Comment se fait-il que l’on n’ait jamais parlé du testament de Mgr Lefebvre ? Est il pensable une minute qu’il n’ait pas fait de testament ? Alors? Nous attendons toujours les réponses !
12
Rappelons certains passages du sermon qu’il fit lors des ordinations sacerdotales du 29 juin 1976, juste au moment de la suspens a divinis, texte supprimé dans une réédition récente1 de ses discours de l’année 1976 suppose une autre conception de la religion catholique, une autre religion..., Eh bien, «Nous sommes de la religion de toujours, nous sommes de la religion catholique, nous ne sommes pas de la religion universelle, comme ils l’appellent aujourd’hui. Ce n’est plus la religion catholique. «Nous ne sommes pas de cette religion libérale, moderniste, qui a son culte, ses prêtres, sa foi, ses catéchismes, sa bible - sa bible œcuménique. Nous ne les acceptons pas... nous ne pouvons accepter ces choses-là. C’est contraire à notre foi... nous choisissons de ne pas abandonner notre foi... le Pape a reçu le Saint-Esprit non pour faire des vérités nouvelles, mais pour nous maintenir dans la foi de toujours».
Ces propos très fermes furent confirmés par la préface de “J’accuse le Concile”, écrit quelques semaines après, où l’on peut lire : «…nous sommes fondés à affirmer que l’esprit qui a dominé au Concile… n’est pas l’Esprit-Saint… Ils ont tourné le dos à la véritable Église de toujours… déclaration hérétique… esprit non catholique… conjuration stupéfiante… quel a été en toute cette œuvre le rôle du Pape ? sa responsabilité ? en vérité, elle paraît accablante… il nous est impossible d’entrer dans cette conjuration… une seule solution : ABANDONNER CES TÉMOINS DANGEREUX».
C’est ce qu’il fit, car pour Mgr Lefebvre, la secte conciliaire n’était pas I’Eglise Catholique. Mais le document essentiel est la lettre qu’il fit aux quatre futurs évêques. Cette lettre est certainement la plus importante qu’il ait écrite dans toute sa vie. On le comprendra facilement. Envoyée dix mois avant les sacres, elle a dû être mûrie, réfléchie, méditée longuement, tellement la décision était grave. Il avait pensé à sacrer depuis bien longtemps. “Arrivé au seuil du jugement particulier, conscient de son salut éternel et des comptes à rendre”, conscient des combats engagés par les puissances de l’enfer contre ce qui fut sa vie, son amour, c’est-à-dire la défense de la Sainte Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’il voyait attaquée de partout, il se décida à sacrer.
Il savait les conséquences de cet acte, et qu’écrit-il pour amener ces quatre jeunes prêtres à «accepter de recevoir les grâces de l’épiscopat catholique» ? Il leur présente la situation telle qu’elle est et qu’il se voit «contraint par la Providence Divine de transmettre la grâce de l’épiscopat que j’ai reçue».
Et pourquoi ? : «Afin que I’Eglise et le Sacerdoce catholique continuent à subsister pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes».
Pour en arriver à une telle demande, il leur présente d’abord l’état de la Rome actuelle. Relisons : «La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome, étant occupés par des antichrists, la destruction du Règne de Notre-Seigneur se poursuit rapidement à l’intérieur même de Son Corps mystique ici-bas, spécialement par la corruption de la Sainte Messe, expression splendide du triomphe de Notre- Seigneur par la Croix «Regnavit a ligno Deus» et source d’extension de Son Règne dans les âmes et les sociétés ». «Ainsi apparaît avec évidence la nécessité absolue de la permanence et de la continuation du sacrifice ... la corruption du Sacerdoce et la décadence universelle de la Foi dans la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ». Et plus loin, il précisera : «C’est ce qui nous a valu la persécution de la Rome antichrist, cette Rome moderniste et libérale. «C’est pourquoi, convaincu de n’accomplir que la Sainte Volonté de Dieu...» Et les quatre acceptèrent. Certainement après de longues prières et méditations. Généreusement. Courageusement. Ils doivent méditer très souvent sur cette lettre de leur fondateur qui leur demande d’assurer la transmission de la Foi.
Voilà le document essentiel de la pensée de Mgr Lefebvre. On le trouve dans le numéro spécial de Fideliter consacré aux sacres. On pourra relire avec profit la conférence de Mgr Lefebvre, imprimée à la suite et 1 Ce n’est pas la première fois que Mgr Lefebvre est censuré par ses successeurs. Qu’en penser ?
«L’obéissance peut-elle nous obliger à désobéir ?» question qui pourrait être de nouveau très actuelle. Qu’en est-il de l’excommunication ? Les années passent et on oublie. Il est bon de rappeler ce qu’en pensait Mgr Lefebvre. Dans le numéro hors-série de Fideliter, 29-30 juin 1988, consacré aux sacres, on trouve p. 18 les commentaires qu’il fit sur son excommunication, lors de la conférence de presse du 15 juin 1988 à Ecône : «L’Osservatore Romano publiera l’excommunication, une déclaration de schisme, évidemment. Qu’est-ce que tout cela veut dire !
«Excommunication par qui ? Par une Rome moderniste, par une Rome qui n’a plus parfaitement la Foi catholique… Alors nous sommes excommuniés par des modernistes, par des gens qui ont été condamnés par les Papes précédents. Alors qu’est-ce que cela peut bien faire ? Nous sommes condamnés par des gens qui sont condamnés, et qui devraient être condamnés publiquement. Cela nous laisse indifférents. Cela n’a pas de valeur évidemment».
Avec raison, Mgr Lefebvre était fier de son excommunication. L’Église catholique ne pouvait pas rester en communion avec la secte conciliaire. Et surtout, la secte conciliaire ne pouvait pas supporter la communion avec I’Eglise catholique. Preuve évidente qu’elle n’est pas catholique.. En relisant le numéro 65 de la revue Fideliter, numéro dans lequel tous se louent de l’excommunication, (particulièrement l’abbé Aulagnier dans son éditorial), on lit p. 4 ces propos de Mgr Lefebvre : «Et pourquoi nous excommunient-ils ? Parce que nous voulons rester catholiques, parce que nous ne voulons pas les suivre dans cet esprit de démolition de l’Église. Puisque vous ne voulez pas venir avec nous pour contribuer à la démolition de I’ Église, nous vous excommunions.
- Très bien. Merci. Nous préférons être excommuniés. (Vifs et longs applaudissements). Nous ne voulons pas participer à cette œuvre épouvantable qui se réalise depuis vingt ans dans l’Église… Alors, biens chers amis, vous serez confrontés à toutes ces difficultés. On vous poursuivra. On vous persécutera parce que vous voulez rester fidèles à l’Église catholique de toujours. Parce que vous voulez rester fidèles au Saint Sacrifice de la Messe, aux sacrements et à l’enseignement de I’ Église».
Et Mgr Lefebvre terminait en rappelant la prédiction de la Vierge de La Salette : «Rome perdra la Foi. Une éclipse se répandra sur Rome». Fidèles à cette pensée très claire, le 6 juillet 1988, tous les supérieurs de la Fraternité Saint-Pie X signaient la lettre parue dans le numéro 64 de Fideliter, juillet-août 1988, dont nous extrayons la phrase suivante : «Nous ne demandons pas mieux que d’être déclarés ex communione de l’esprit adultère qui souffle dans l’Église depuis 25 ans, exclus de la communion impie avec les infidèles... ce serait pour nous une marque d’honneur et un signe d’orthodoxie devant les fidèles. Ceux-ci ont en effet, un droit strict à savoir que les prêtres auxquels ils s’adressent ne sont pas de la communion d’une contrefaçon d’Église, évolutive, pentecôtiste et syncrétiste».
Enfin tous les gens informés savent qu’à la fin de sa vie Mgr Lefebvre disait à qui voulait l’entendre : « Il n’est pas possible que ces “papes” soient les successeurs de Pierre». Voulut-il aller plus loin et enseigner plus ?
Est-ce pour cela que personne ne put l’approcher avant de mourir ?
Est-ce pour cela que nous n’avons pas son testament ? TRADIDI VOBIS QUOD ET ACCEPI

ANNEXE IV

Mgr Henri DELASSUS, 1931.
1 Épilogue (p. 501 à 505). Bien remarquer que cet écrit date de 1913. Ce livre remarquable est disponible à ACRF.
…Les Francs-Maçons s’attaquent aux murailles de l’Église, mais en même temps travaillent à l’intérieur d’autres démolisseurs plus malfaisants encore. Le Syllabus de Pie X et son Encyclique sur le modernisme ont montré où ils en sont arrivés. Dans les huit premières propositions que des catholiques, que des prêtres mêmes ont formulées et enseignent dans des livres et dans des revues qui, hélas ! ne sont point sans de nombreux lecteurs, l’autorité même des décisions doctrinales de l’Église est attaquée. Dans les onze qui suivent, IX à XIX, sont anéantie l’inspiration et l'inerance de l’Écriture Sainte. De XX à XXVI sont transformées, jusqu’à les détruire, les notions de révélation, de foi et de dogme. De XXVII à XXXVIII sont niées la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sa science, Son expiation rédemptrice, Sa résurrection. Aux propositions XXIX à LI vient l’attaque contre les sacrements. Celles qui vont de LII à LVII s’élèvent contre l’Église, création humaine à laquelle Notre-Seigneur n’aurait même pas songé. Vient enfin de LVII à LXV l’exposé de l’évolutionnisme, fondement intellectuel de tout ce qui précède.
On le voit, RIEN NE DOIT RESTER DEBOUT. Ce n’est plus une hérésie, comme il en a surgi dans les siècles précédents, c’est, ainsi que le dit Pie X dans son anxiété et sa douleur, "le résumé et le suc vénéneux de toutes les hérésies, qui tend à anéantir le christianisme 1". "Toutes ces erreurs, a dit encore le Pape, dans le même consistoire, se propagent dans des opuscules, des revues, des livres ascétiques, et jusque dans des romans ; elles s’enveloppent de certains termes ambigus, sous des formes nébuleuses, afin de prendre dans leurs lacets les esprits qui ne sont pas sur leurs gardes".
Anne-Catherine Emmerich voyait dans les rangs des hommes ainsi appliqués à renverser l’édifice divin, des prêtres et des religieux2. Le Pape dans son Encyclique a cru devoir porter sur ce point l’attention du monde catholique. C’est que, si l’action du prêtre pour le bien est infiniment plus puissante que celle du laïque, la perversion des idées, lorsqu’elle est propagée par lui, produit dans les esprits des résultats bien plus désastreux.
Au mois de juillet de cette même année 1820, la Vénérable dit : "J’eus de nouveau la vision de l’église Saint-Pierre sapée suivant un plan formé par la secte secrète. Mais je vis aussi le secours arriver au moment de la plus extrême détresse".
Plusieurs fois déjà elle avait dit voir la T. S. Vierge venir au secours de l’Église et la couvrir de sa protection. La même année, fin d’octobre, l’état de l’Église catholique lui fut de nouveau montré sous l’image de la basilique Saint-Pierre ; et la guerre qui lui est faite lui apparut sous les traits que nous présente l’Apocalypse de saint Jean, que la Vénérable ne connaissait point. A la fin de cette vision, elle assista de nouveau à l’intervention de la T. S. Vierge. Elle vit les travaux de la secte détruits et tout son attirail brûlé par le bourreau sur une place marquée d’infamie. Puis la basilique complètement restaurée. Après une autre vision, elle dit comment cette restauration serait entreprise par le clergé et les bons fidèles, dès avant la déroute de la franc-maçonnerie, mais alors "AVEC PEU DE ZELE". Ces prêtres et ces fidèles lui semblaient n’avoir NI CONFIANCE, NI ARDEUR, NI MÉTHODE. "Ils travaillaient comme s’ils ignoraient complètement de quoi il s’agissait, et c’était déplorable". N’est-ce point ce dont nous sommes aujourd’hui les témoins attristés ?
"Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue, il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le Saint-Sacrement . J’étais accablée de tristesse. Alors je vis une femme, pleine de majesté, s’avancer dans la grande place qui est devant l’église. Elle avait un ample manteau relevé sur les deux bras. Elle s’éleva doucement en l’air, se posa sur la coupole et étendit sur l’église, dans toute son étendue, son manteau qui semblait rayonner d’or. Les démolisseurs venaient de prendre un instant de repos ; mais quand ils voulurent se remettre à Pieuvre, il leur fut absolument impossible d’approcher de l’espace couvert par le manteau. "Cependant, ceux qui rebâtissaient se mirent à travailler alors avec une incroyable activité. Il vint des ecclésiastiques et des séculiers, des hommes d’un très grand âge, impotents, oubliés, puis des jeunes gens forts et vigoureux, des femmes, des enfants, et l’édifice fut bientôt restauré entièrement". Catherine Emmerich
Il y a trente à quarante ans, Dom Guéranger écrivait dans la préface qu’il donna à l’ouvrage du P. Poiré, La triple couronne de la Vierge Marie : «Si Dieu sauve le monde, et Il le sauvera, le salut viendra par la Mère de Dieu. Par elle, le Seigneur a extirpé les ronces et les épines de la gentilité ; par elle il a successivement triomphé de TOUTES les hérésies ; aujourd’hui, parce que le mal est à son comble, parce que toutes les vérités, tous les devoirs, tous les droits sont menacés d’un naufrage universel, est-ce une raison de croire que Dieu et Son Église ne triompheront pas encore une dernière fois ? Il faut l’avouer, il y a matière à une grande et solennelle victoire ; et c’est pour cela qu’il nous semble que Notre-Seigneur en a réservé tout l’honneur à Marie ; Dieu ne recule pas comme les hommes devant les obstacles. Lorsque les temps seront venus, la sereine et pacifique ÉTOILE DES MERS, Marie, se lèvera sur cette mer orageuse des tempêtes politiques, et les flots tumultueux, étonnés de réfléchir son doux éclat, redeviendront calmes et soumis. Alors il n’y aura qu’une voix de reconnaissance montant vers Celle qui, une fois encore, aura apparu comme le signe de paix après un nouveau déluge».
N’oublions pas, toutefois, que si Dieu et la Très Sainte Vierge Marie ne demandent qu’à nous sauver, Celui qui nous a donné la liberté ne peut en décliner le concours. Aussi ne pouvons-nous être sauvés sans notre coopération bien réelle, «SI TU LE VEUX1», a dit la sainte Pucelle à Charles VII et en sa personne à la France à qui était promise la pérennité. C’est donc à nous de hâter par nos œuvres la miséricorde divine.
La CONDITION à laquelle il sera permis à la France de recouvrer son rôle n’est pas autre que celle qui fut autrefois intimée par Daniel à Nabuchodonosor : «Ton règne te sera rendu après que tu auras reconnu que ta puissance ne vient pas de l’homme, mais de Dieu». Ces mots résument tout l’enseignement de la sainte Pucelle.
LORSQUE LA FRANCE AURA FAIT CET ACTE D’HUMILITÉ ET DE REPENTIR, et que Dieu, faisant éclater SUR ELLE Sa miséricorde, lui aura rendu dans le monde le rang qu’Il lui avait d’abord donné, l’Église adressera à toutes les nations l’invitation que David faisait à son peuple, celle d’offrir au Seigneur un immense concert d’actions de grâces (Ps. XCVII), pour le salut enfin accordé. "LORSQUE LA FRANCE AURA FAIT CET ACTE D’HUMILITÉ ET DE REPENTIR" car la Révolution Française est un châtiment, et un châtiment mérité.
De même, la Révolution conciliaire est un châtiment, et un châtiment mérité. Quand nous aurons vraiment compris cela et demandé humblement pardon à Dieu pour nos péchés, Il fera éclater Sa miséricorde. Pas avant.

PRIÈRE ET P PÉNITENCE
ANNEXE V LA GRANDE ESCROQUERIE DU CONCILE VATICAN II

Le Bulletin du Grand Orient de France n°48, novembre-décembre 1964, p. 87, cite comme référence …
"Il faut accepter le danger de l’erreur. On n’embrasse pas la vérité sans avoir une certaine expérience de l’erreur. Il faut donc parler du droit de chercher et d’errer. Je réclame la liberté pour conquérir la vérité". Cette déclaration plut tellement aux francs-maçons Mgr Wojtila qu’ils la soulignèrent. Elle est très grave. Pour un catholique, ce n’est pas la liberté qui engendre la vérité, c’est Notre-Seigneur. Ce n’est pas la liberté qui serait première et amènerait à la vérité, mais c’est la vérité qui rend libre Jean VIII, 32. ...
La secte conciliaire est destructrice de l’Église catholique.
On peut distinguer cinq phases dans leur processus :
1) au début "le droit de chercher et d’errer" est demandé ;
2) après on disqualifie la Vérité, on la dit dépassée, on la rend anodine et on fait passer l’erreur pour la Vérité.
3) Ensuite la Vérité est persécutée jusqu’à sa disparition totale : les démons tueurs succèdent aux démon persécuteurs. Ensuite le règne de l’erreur est imposé.
Mgr Wojtila et la secte conciliaire ont tout inversé: les ennemis des catholiques sont devenus leurs amis.
Un des critères qui prouve que l’on est passé dans le camp de l’erreur est d’agir avec intolérance, supprimant les adversaires, les calomniant, les injuriant, les empêchant de parler.
Comment croire une minute que les conciliaires puissent être dans le camp de la vérité ? La secte conciliaire est sans "la Vie". Elle engendre la mort : 2% de pratiquants en France, et dans certains départements 1%. Et de quel âge ? Et avec quel Credo ?
Dans une lettre des Amis du Christ Roi De France, nous avons longuement souligné que le plan de Dieu était d’intervenir en Sauveur et donc de triompher l’éclipse de l’Église catholique ait été totale. A nous de mériter la grâce d’être du petit nombre resté fidèle. Et pour cela, il faut rester bons et vrais catholiques, comme l’enseigne la Vénérable Élisabeth Canori Mora.
L’épreuve du Concile a éliminé les 9/10è des catholiques. … Le combat continue. Les ennemis du nom de catholique nous haïssent. Ils ont pour chef Satan qui est le prince de ce monde. Soyons attachés au Christ, Roi du Monde. De graves épreuves s’annoncent. Soyons prêts. N’ ayons pas peur, Il vaincra.
"Courage, Confiance, Calme, Constance"
(Jean Vaquié).
Etienne bis
M. Bergoglio a-t-il manifesté son souci de venir en aide aux Arméniens attaqués, pour le moment, par des Mahométans ? 🤔
Les Arméniens seraient-ils moins frères que d'autres ?😤
avecrux.avemaria
Génial ! je suis imbattable au jeu des 7 familles 😋 ok c à mon tour de jouer 🤭 Je veux le Grand Père François, sa fille Pachamama, son frère séparé le juif, le beau-frère ennemi Imam et enfin son fils traître Judas... non pardon son fils protestant 😛😜
apvs
La Vidéo du Pape .
À l'époque, avoir mis une "pachamama" parmi le bouddha, le chapelet, le candélabre et le nourrisson aurait été jugé trop scandaleux par le Vatican ( les braves gens cathos n'étaient pas encore habitués à l'idole )...
Petit à petit, l'oiseau fait son nid ! Ce sera peut-être l'objet d'une prochaine vidéo-scandale, qui sait.
D'ailleurs : qui a dit que les adorateurs de la pachamam…More
La Vidéo du Pape .
À l'époque, avoir mis une "pachamama" parmi le bouddha, le chapelet, le candélabre et le nourrisson aurait été jugé trop scandaleux par le Vatican ( les braves gens cathos n'étaient pas encore habitués à l'idole )...
Petit à petit, l'oiseau fait son nid ! Ce sera peut-être l'objet d'une prochaine vidéo-scandale, qui sait.
D'ailleurs : qui a dit que les adorateurs de la pachamama ne croient pas en l'amour ?