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Saint Philippe Néri, le facétieux

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« Philippe Néri fut le saint le plus facétieux », affirme le frère Philippe Verdin, op. Comment un mystique pouvait-il être si drôle ? C'est le secret de ses nuits de prière où il recevait la grâce, …More
« Philippe Néri fut le saint le plus facétieux », affirme le frère Philippe Verdin, op.

Comment un mystique pouvait-il être si drôle ?
C'est le secret de ses nuits de prière où il recevait la grâce, où il goûtait, en communion avec le Christ, la souveraine liberté des enfants de Dieu.

C'est en riant qu'il sauva l’Église.
Saint Philippe Néri est fêté le 26 mai.
shazam
Philippe Neri (1515 + 1595) est un saint original plein d'entrain, aimant la musique et la poésie. Fondateur de l'Oratoire, il est une figure importante de la Réforme catholique entreprise avec le concile de Trente (1545-1563).

L’Oratoire
Eglise Catholique (eglise.catholique.fr)
La jeune communauté qu’ils formèrent autour de lui tire son nom, « l’Oratoire », des soirées de très pieuses mais …More
Philippe Neri (1515 + 1595) est un saint original plein d'entrain, aimant la musique et la poésie. Fondateur de l'Oratoire, il est une figure importante de la Réforme catholique entreprise avec le concile de Trente (1545-1563).

L’Oratoire
Eglise Catholique (eglise.catholique.fr)
La jeune communauté qu’ils formèrent autour de lui tire son nom, « l’Oratoire », des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l’animateur. Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse, il fut, avec saint François de Sales, l’un des saints préférés de saint Jean Bosco. Eglise Catholique en France

De l’Oratoire à l’oratorio (alethia)
Connu pour son apostolat auprès des jeunes et son rôle dans la Contre-Réforme, il a également contribué à la naissance d’un nouveau genre musical, à la fin du XVIe siècle : celui de l’oratorio.

Dès l’époque de saint Philippe Néri, les Oratoriens sont particulièrement sensibles au chant et à la beauté de la liturgie. De leurs libres méditations chantées va naître une forme musicale nouvelle : l’oratorio, qui tient directement son nom de l’Oratoire de saint Philippe Néri. En cette seconde moitié de XVIe siècle, l’oratorio correspond à un chant récitatif improvisé par une assemblée, réunie autour du prédicateur qui la dirige, empruntant souvent des mélodies connues, plaquées sur des textes saints. Les premiers Oratoriens comptent de grands musiciens : parmi eux, Giovanni Pierluigi da Palestrina, qui se voit confier la direction de la musique de la Congrégation de l’Oratoire par saint Philippe Néri.

Enseigner dans la joie
La voie mystique (lavoiemystique.fr) :
Pie V succéda à Pie IV en janvier 1566. C’était une âme assoiffée de Dieu, qui poursuivit avec succès l’œuvre de Pie IV. Mal informé par des gens “bien intentionnés”, Pie V faillit supprimer l’Oratoire. C’est Charles Borromée qui, ayant appris sa décision, sut l’en dissuader.
Filippo était toujours joyeux, car il savait que ce qui est enseigné dans la joie marque les cœurs profondément et devient ferment de vie, même chez les religieux les plus élevés dans la hiérarchie ecclésiale. L’esprit original de Filippo sut ainsi atteindre les esprits souvent austères de ceux qui devaient mettre en œuvre la contre réforme catholique. Beaucoup comprirent la valeur de sa méthode. Cela est vrai, à tel point que le doux François de Sales institua à Thonon, en Savoie, un groupe de prêtre séculiers, vivant en communauté, sur le modèle même des oratoriens de Rome.

et ‘gnagnagna...’
La persécution, par : Maintenant une histoire (maintenantunehistoire.fr) :
La vie des grands saints est toujours semée d’épreuves, celles-ci ne lui ont pas été ménagées. L’envie ne put supporter longtemps l’éclat de ses vertus.
On se moquait de son visage rayonnant de lumière pendant l’oraison,
on tournait en ridicule la manière dont il disait la messe.
Il trouvait la porte de la sacristie fermée,
le Missel ou les ornements disparus ;
des personnages oisifs le couvraient de plaisanteries grossières.
La calomnie, l’équivoque, les propos tendancieux tentèrent de noircir sa personne et ternir sa réputation.
Le saint était l’objet de la raillerie et du mépris des autres.
Loin de se plaindre et de se justifier, il souffrait avec douceur et sérénité.
On l’accusa aussi d’orgueil et d’ambition,
et l’on débitait partout que c’était un hypocrite.
Le cardinal-vicaire de Rome lui-même, circonvenu par des accusateurs lui interdit d’entendre des confessions pendant quinze jours et de prêcher jusqu’à nouvel ordre. C’est pour la gloire de Dieu que j’ai commencé ces exercices, répond humblement le serviteur de Dieu ; pour la gloire de Dieu, je les cesserai.
Le cardinal étant mort subitement, le pape Paul IV, appelé à juger la cause, donna au saint prêtre l’ordre de reprendre ses exercices. La persécution s’éteignit d’elle-même, elle ne servit qu’à fortifier son œuvre.

La médisance

« Une femme s’accusait à saint Philippe Néri d’être sujette à médire du prochain.
- Et commettez-vous fréquemment cette faute ?
- Oui, très fréquemment, répondit la pénitente.
En présence d’un aveu si franc, l’habile directeur comprit qu’il y avait dans la mauvaise habitude de cette chrétienne plus d’étourderie et de légèreté que de perversité réfléchie. Il fallait, avant tout, éclairer cette âme sur les suites fâcheuses du péché qu’elle commettait avec une si déplorable facilité.
« Ma chère fille, dit saint Philippe, votre faute est grande. Mais la miséricorde de Dieu, est plus grande encore. Avec la volonté énergique de vous corriger, et en ayant fréquemment recours à la prière, je ne doute pas que vous ne triomphiez bientôt de cette mauvaise inclination. Pour votre pénitence, voici ce que vous ferez : Vous irez au marché voisin. Vous achèterez une poule récemment tuée et couverte encore de ses plumes. Vous vous acheminerez ensuite hors de la ville, jusqu’à un point déterminé, en faisant plusieurs détours, et en plumant la poule que vous tiendrez en vos mains pendant toute la durée de la promenade. Votre course finie, et la poule plumée, vous reviendrez me trouver pour me rendre compte de votre ponctualité à remplir l’ordre que je vous donne au nom du Dieu dont je suis le ministre. »

Inutile de dire l’étonnement de cette femme si étrangement punie par un saint religieux incapable assurément d’une plaisanterie, surtout dans l’exercice de son auguste ministère.
« J’obéirai, mon père, dit-elle en faisant taire toute objection dans son esprit, j’obéirai. »

Et la voilà qui se rend au marché voisin, achète une poule, puis se met en route en la plumant, comme elle en avait reçu l’ordre. Bientôt elle revient vers son confesseur, empressée de lui faire part de son exactitude, et désireuse aussi d’avoir l’explication d’une si singulière pénitence.

- Ah ! dit le saint, vous avez fidèlement suivi la première partie de mon ordonnance comme médecin de votre âme ; accomplissez maintenant la seconde, et vous serez guérie. Retournez à l’endroit d’où vous arrivez, repassez par les mêmes chemins, et ramassez une à une toutes les plumes de la poule que vous venez de dépouiller.
- Mais c’est impossible, s’écria la pauvre femme, au comble de la surprise, c’est impossible. J’ai semé ces plumes au hasard et de tous les côtés de ma route : le vent les a emportées dans les directions les plus opposées. Comment voulez-vous, mon père, que je puisse les retrouver maintenant ?
- Eh bien ! mon enfant, dit le bon religieux, les médisances sont comme ces plumes que vous renoncez à pouvoir rattraper une fois que le vent les a dispersées. Vos paroles funestes sont allées dans toutes les directions ; rattrapez-les maintenant si vous le pouvez !... Allez, et ne péchez plus.

L’histoire ne nous dit pas si la bonne femme se corrigea, mais c’est probable. Cette leçon emporte la pièce ; il fallait être un saint pour la trouver, il faudrait être un sot pour ne pas en tirer profit. »

Le catéchisme en exemples,
2ème éd. revue,
Librairie de J. Lefort, Lille-Paris, s.d. (1867).

« Que la joie dans le Seigneur augmente toujours. Que la joie selon le monde diminue toujours jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Je ne dis pas cela parce que, vivant en ce monde, nous ne devrions jamais nous réjouir. Mais afin que, même vivant en ce monde, nous soyons joyeux dans le Seigneur. »

« Même au milieu de la foule, nous pouvons être sur le chemin qui conduit à la perfection. L'obéissance est le chemin le plus court conduisant à la perfection »

« Rien n'aide davantage l'homme que la prière. C'est le Saint-Esprit qui nous apprend à prier. Il nous donne de vivre constamment dans la paix et dans la joie, qui sont un avant-goût du Paradis »

« Tous ceux qui recherchent les visions et les extases ne savent pas du tout ce à quoi ils aspirent. Aspirons à la pureté du cœur car le Saint-Esprit habite dans un cœur pur et simple »

« Veillez à la pureté du cœur : l'Esprit Saint habite les âmes simples et candides ; c’est lui le maître de la prière qui nous fait demeurer en vraie paix et joie constante, avant-goût du ciel. »