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Que cette sorte de Communication, en laquelle Satan s'incorpore dedans l'homme, est fréquente, même depuis le Mystère de l'incarnation

Saint Benoît délivre un moine possédé du démon

I. Les Prophétesses du Paganisme étaient autant de possédées de l'esprit malin.

II. Les révélations de ces Prophétesses se faisaient par allocution du Démon, non à elles, mais en elles : et avaient tous les accessoires d'une vraie possession, les Approches, la Résistance, les Altérations.

III. Depuis le Mystère de l'incarnation, le Diable n'a pas cessé de prendre possession des corps humains (quoique non plus sous le nom et l'apparence d'une Déité comme auparavant) Dieu le permettant pour servir à l'établissement du Christianisme.

IV. Depuis même que l'empire de Jésus-Christ a été fermement établi en la Terre, Dieu a permis ces possessions ; comme autant utiles à y conserver la Foi qu'à la planter.

V. Cela est prouvé par une raison excellente et forte, qui est, que la Providence Divine ayant comme deux canaux, l'Opération du bien et la Permission du mal, toujours égaux entre eux-mêmes : comme depuis le Mystère de l'Incarnation, son Opération en la Terre est beaucoup plus remarquable, sa Permission aussi en sera plus singulière et plus extraordinaire.

VI. Le Diable depuis le mystère de l'Incarnation veut étendre les limites de sa domination en ce monde, selon qu'elles se raccourcissent en l'autre : et il accroit le mal de la Peine, depuis que le mal de la Coulpe est diminué.

VII. L'Ambition, la Rage contre l'Image de Dieu et l'Orgueil de Satan, sont excités par le mystère de l'Incarnation.

Que la Misère est grande de l'homme possédé de Satan, qui livre un combat furieux à son âme, et donne un tourment extrême à son corps.

Ceux qui n'ont pas le sens bien reposé en cette créance que les démons conversent avec les hommes, et que même ils occupent les corps humains, ont à mon avis quelque sujet de l'affermir par le discours précédent, auquel il apprend que cet effet n'est pas tant hors de proportion avec ses causes comme ils s'imaginent. Car l'homme par la condition de son être et par la servitude du péché est sujet à endurer cet effort, et il n'est point malséant à Dieu de le permettre, ni désagréable à Satan de l'exécuter. Ceux aussi qui consentent à cette vérité, mais estiment que ces accidents arrivent rarement au monde, ont à mon avis peu de lecture ou de mémoire, n'y ayant eu aucun siècle entièrement exempt de ces rencontres, et les témoignages en étant gravés dans les plus éminents auteurs de l'antiquité.
Car les Prophétesses du Paganisme étaient autant de possédées de l'esprit malin qui émouvait leur corps, et empruntait leurs organes pour prononcer ses oracles. Et Tertullien les met en ce rang dans son Apologétique, où il provoque les Païens à venir voir leurs Déités à l'épreuve de nos exorcismes, en la personne de quelqu'un qu'ils estimassent ou possédé d'un malin esprit, ou agité d'une fureur divine, lequel il peint d'un même crayon que leurs Poètes. Producatur aliquis, dit-il, ex ÿs qui de DEO PATI dicuntur (C. 22), comme regardant à ces vers du Poète Romain.
At Phoebi nondum PATIENS immanis in antro Bacchatur vates. (AEneid. 6)
Et du Tragique Seneque. (In Oedip.)
Incipit laethea vates spargere horrentes comas Et PATI COMMOTA Phoebum. Et adiouste qui, aris inhalantes numen de nidore concipiunt, qui ructando curantur, qui ANHELANDO profantur, comme imitant ce trait de Virgile.
Sed PECTUS ANHELUM. (AEneid. 5)
Et rabie fera corda tument, maiorque videri. (mine quando
Nec mortale sonans afflata est nulum propiore Dei
.
Même usant de ce terme PROFANTUR affecté aux divinations dans Varro, et mis en ce sens dans le vers d'un ancien. (Lib. 5, de lingua Latina)
Venus quem pulchra Dearum. (Ennius)
FARI donavit et divinum pectus habere.
Et dans Seneque.
Responda solue FARE quem poenae vetant. (in Oedipp.)
Dont il n'est pas permis de douter que ce divin auteur n'aie entendu par ces termes les Prophétesses des Gentils, lesquelles il a sujet de joindre aux démoniaques, et de juger qu'elles sont en un état auquel on peut les présenter aux exorcismes Ecclésiastiques.
Car leurs révélations se faisaient par des allocutions verbales non du démon À ELLES (ce qui supposerait seulement une assistance et une espèce de communication avec le malin esprit), mais du démon EN ELLES : De sorte que cette manière de prophétiser avait tous les préparatifs et accessoires qui accompagnent une possession ; Comme les APPROCHES de cet esprit, qui a coutume d'investir et assiéger ceux dont il prend possession, représentées en ces vers,
Ventume erat ad limen quum VIRGO poscere fata (AEneid. 6)
Tempus, ait, DEUS ECCE DEUS.
Comme la RÉSISTANCE de la Prophétesse aux premières saillies de l'esprit peu bénin selon la description même de leurs Poètes, Immanis in antro BACCATUR vates, magnum si prectore posit EXCUSSISSE Deum. (AEneid. 6)
Qu'un autre dépeint en ces vers.
Spumea tunc primum rabies vasana per ora
Essluit, et gemitus et ANHELO clara meatu Murmura
. (Lucan lib. 5, de Phoemenes Delphis oracularedente)
Comme les ALTÉRATIONS qui lui arrivent quand le démon commence à prévaloir, les mouvements furieux, les horreurs visibles, dont elle est saisie.
...Subito non vultus, no color vnus
Non comptae mansere comae : sed pectus anhelum
Et rabie fera corda tument, etc.

Surquoi Lucain,
...Tuc moestus vastu vlulat in antris
Extremaeque sonant, DOMITA iam vigine, voces

Qui sont effets suffisants à convaincre la résidence du démon en ces prophétesses, puisque cet esprit ne parle et n'opère pas où il n'est point, quand bien même elle n'aurait point été remarquée par le Lyrique
...Non adystis quatit
Mentem sacerdotum INCOLA Pythius
.

OR QUAND il n'a plus été loisible à Satan d'animer ses Prophétesses, les temples étant fermés et les oracles cessés par la présence de celui qui est le Temple et l'Oracle de la divinité : Si n'a-t-il pas cessé de prendre possession des corps humains, mais non plus sous le nom et l'apparence de quelque déité ; Et Dieu lui a permis la continuation de cet accident comme utile au monde. Car les Annales de la Foi nous assurent que c'est un des moyens qui a le plus servi à jeter les fondements de l'état Chrétien ; Et dans le plus précieux monuments de l'antiquité, nous trouvons qu'il a été souvent employé à déraciner cette vieille plante du PAGANISME. Justin Martyr n'omet pas de s'en servir à cet effet en l'Apologie présentée au Sénat Romain : « Jésus, dit-il, est né pour le salut des hommes, et pour la ruine des Anges malins. Ce que vous pouvez même connaître par les choses que vous voyez à l'œil, ET QUIESCEENT DE IOVREN IOVR. Car il y a parmi le monde beaucoup de gens saisis des esprits immondes, que nous appelons démoniaques, et s'en trouve même en votre Cité ; Et il est certain que plusieurs de ceux-ci conjurés par les nôtres au nom de Jésus crucifié sous Ponce Pilate, ont été guéris, ayant été en vain traités par tous autres médecins, conjurateurs et enchanteurs ; Tous les jours il s'en voit, et les nôtres les guérissent, poursuivant ces démons, et les chassant bien loin. » Après lui, Tertulien prend ces mêmes armes en main, et d'ores et déjà il en combat les Païens, leur disant : Edatur hic aliquis sub tribunalibus vestris quem doemone agi constet, iussus à quolibet Christiano loqui spiritus ille, tamse doemonem costebitur de vero, quàm alibi Deum de falso. (Apolog. c. 23) D'ores et déjà, il en défend les Chrétiens répliquant aux Gentils ; Hostes nos humani generis vocatis. At quis vos ab illis occultis et usquequaque vastantibus MENTES ET VALETUDINES vestras hostibus eripit, à doemoniorù dico incursibus : quoe de vobis sine mercede, sine proemio depellimus. D'ores et déjà, il en élève l'autorité de leur créance en représentant à un Officier de l'Empereur ce pouvoir sur les démons. Demones non tantù respuimus verum et ruincimus, et COTIDIE traducimus, et de hominibus expellimus sicut plurimis notum est. (Ad Scapulam) Et au siècle suivant, S. Cyprien appelle le païen Demetrianus à cette même école des démons parlant en les démoniaques. O si audirer eos velles, et videre, quado à nobis adiurantur, torquentur spiritualibus flagris, verborum tormentis de obsesis corporibus eyciuntur, eiulantes et gementes voce humana, et potestate divina flagella et verbera sentietes, venturu iudiciu cositentur. Veni et cognosce vera quoe dicimus ; vel ipsis quos colis crede ; vel tibi sivolueris, Videbis nos ab eis rogari quos rogas, timeri quos times, sub manus nostras stare vinctos, et tremere captiuos quos suspicis et veneraris ut dominos, etc. (Cypr. ad Demetria) Quelques années après, le fameux Arnobe fait la même leçon à tous les Gentils qu'a fait S. Cyprien à ce Juge d'Afrique. Hoec omnia sciunt plerique vestrum doemonas de se fateri quoties à nobis et meritis verborum, et orationis incendÿs de corporibus exiguntur. Victi dolore, quod sunt eloquuntur ; nec utique in turpitudinem sui, nonnullis proasertim vestrum asistentibus, mentiuntur. Ipsis testibus, esse eos doemonas, de se verum cositentibus, credire. Adiurati enim per Deum verum et solum, inuiti miseris corporibus inhorrescunt et vel exiliunt statim, vel euanescunt gradatim prout fides patientis adiuvat, aut gratia curantis aspirat. De ces quatre anciens Auteurs, Ornements de leur âge, écrivant en divers siècles, en divers lieux, contre mêmes ennemis, il apprend que cet accident n'était point rare, ni inutile durant les premiers ans de l'Église. Car chacun d'eux en parle comme d'une chose fréquente en leur temps et en leurs Provinces, que Dieu avait préparée ainsi qu'un violent remède dont l'invétérée maladie du genre humain avait besoin, et comme un moyen puissant à énerver la force et l'autorité du Paganisme, que les démons mêmes détruiraient par des confessions extorquées en la géhenne que leur appliquait l'Église, lorsque les puissances humaines travaillaient plus à l'affermir et à le cimenter du sang de tant de peuples.

MÊME depuis que l'empire de Jésus-Christ a été fermement établi en la terre, Dieu a permis que ces possessions violentes du malin esprit y aient continué, comme autant utiles à y conserver la foi qu'à la planter. Car le Concile de Carthage auquel assista Saint Augustin, et celui de Laodicée, en traitent comme d'un mal ordinaire. Et avant et depuis ce temps, Severus Sulpitius en parle en ses Dialogues ; Saint Jérôme en la vie d'Hilarion, Saint Ambroise au sermon 91 contre les Ariens, Théodoret en l'histoire des saints Pères de son temps, Saint Bernard en la vie de l'Évêque Malachie, et un grand nombre d'autres Docteurs célèbres, qu'il serait trop long et inutile de cotter. Car il n'y a guère d'auteurs de marque depuis l'âge florissant de l'Église, dans lesquels il n'y ait mention d'Énergumènes et d'Exorcismes ; Dieu ayant en chaque siècle, et en chaque Province donné cours à ce mal, lorsque l'impiété commençait de s'y introduire impunément, afin de maintenir les choses de la Religion en leur entier, par ce même accident qui avait servi à les établir ; Comme si en l'état de la foi, le dire d'un ancien avait lieu, qui affirmait que les Empires se conservaient aisément par les mêmes moyens avec lesquels ils étaient acquis.

Or à ceci s'oppose une imagination de quelques-uns, qui estiment que cet œuvre du diable a été du tout anéanti par la venue de Jésus-Christ, comme si Satan qui n'est pas totalement banni des cœurs, était toutefois du tout banni des corps humains ; et comme s'il y avait apparence d'exclure cet effet en vertu d'un mystère qui le provoque et accroit davantage. Car omettant la considération de notre être naturel qui n'étant en rien changé, n'est ni plus ni moins susceptible de cette vexation qu'auparavant, il apprend que puisque cet accident n'arrive jamais sans quelque occasion de la part de Dieu à le permettre, comme de la part du diable à l'exécuter ; il sera plus fréquent si les motifs s'augmentent. Or est-il que la Providence de Dieu s'est de beaucoup augmentée au monde depuis ce mystère, et la rage de Satan contre l'homme de beaucoup enflammée : Et partant cet accident que Dieu permet pour le bien de l'Univers, et que Satan exécute pour le dommage de l'homme, sera multiplié selon l'accroissement de ces causes de la concurrence desquelles il est dépendant.
La force de cette raison, c'est-à-dire la suite et la multiplication de cet effet, selon le degré que la divine providence a depuis l'incarnation, est fondée en ce que, Celui-ci est un des objets de la permission de Dieu : Et la permission de Dieu une des parties de sa providence, laquelle coule incessamment par la permission du mal, et par l'opération du bien comme par deux canaux, chacun desquels est toujours en proportion avec sa source, toujours en égalité entre eux-mêmes qui en sont comme les deux conduits. Il a ainsi plu à Dieu de départir sa providence, et la diviser en ces deux intentions de faire et de permettre : Et parce que chacune de celles-ci est intention divine, chacune a son effet hors de Dieu en la disposition et en l'ordre du monde ; Il a voulu garder entre-elles la même égalité qui est en tout ce qui vient de Dieu, et en tout ce qui est au monde : (Il y a égalité entre les perfections divines et proportion entre les choses du monde considérées non pas en leur nature comme au rapport qu'elles ont avec la cause première et souveraine. Car les perfections de Dieu sont idées des ouvrages qu'il opère hors de lui-même) Afin que comme c'est le même Dieu qui fait et qui permet, il se rende également admirable en l'un et en l'autre, et autant redoutable en la permission comme aimable en l'opération. Or est-il que Dieu s'est allié au monde, en s'unissant à l'homme par ce mystère, que sa providence y est plus étendue depuis cette alliance ; que son opération y est bien plus insigne et remarquable qu'elle n'était auparavant ; Sa permission donc sera aussi plus singulière et plus extraordinaire, puisqu'elle suit la condition de sa source qui est la providence : puisqu'elle est toujours égale à son opération qui en est l'autre conduit. Et quel sera l'objet de cette permission singulière ! Elle ne peut tomber que sur le mal et elle ne doit ici tomber sur le mal de la coulpe, lequel ce mystère vient effacer et non pas tolérer plus qu'auparavant : Ce sera donc sur le mal de la peine ; Non de l'éternelle qui étant sans fin n'est accrue ni diminuée depuis ce mystère, DONC de la temporelle. Et non encore sur cette sorte de peine temporelle, qui étant naturelle accompagne aussi bien notre nature devant comme après ce mystère, et qui étant ordinaire ne parait pas assez convenable à la singularité de la permission divine. Ce sera donc sur un mal de peine temporelle qui soit extraordinaire et surnaturel, c'est-à-dire sur cette invasion du malin esprit que nous appelons possession, qui est un mal et un médicament tout ensemble à celui qui l'endure, et un mal le plus utile au monde de tous ceux qui environnent notre nature, et par conséquent le plus propre à tomber sous la permission de celui qui s'est allié de nouveau, et de si près au monde. Et d'abondant c'est l'unique de tous les objets de la permission divine, qui a quelque rapport avec le plus insigne courage de son opération, c'est-à-dire avec l'incarnation, et qui est le plus digne de borner en ce monde l'excès de sa Permission, comme l'autre est le plus singulier objet, vers lequel se termine sa sainte Opération.

DIEU DONC permet ce mal plus volontiers depuis l'Incarnation ; Et Satan aussi est plus enclin à le faire. Car expérimentant de combien elle raccourcit l'étendue de son empire ; de combien elle empêche la ressource de son état, qui est le mal de la coulpe ; et combien d'hommes qui étaient ici ses vassaux, desquels il réservait les tourments à l'enfer pour les y traiter comme esclaves, lui sont ravis, et logés pour jamais au Ciel : Jaloux qu'il est extrêmement de sa domination, il veut en étendre les limites en cet hémisphère selon qu'elles se raccourcissent en l'autre ; il veut accroître et anticiper dès ce siècle le Mal de la peine, qui est comme un Acte de sa principauté, puisque le Mal de la coulpe qui en est le cœur et le centre, s'affaiblit et diminue ; Et il attente de posséder les hommes en ce monde, puisqu'il en est dépossédé en l'autre.
C'EST L'EFFET de ce mystère qui presse si vivement l'ennemi ; Car il y va de son État, et chacun sait combien la jalousie en est puissante : Mais il s'opiniâtre davantage à cet attentat quand il aperçoit le SECRET de ce divin ouvrage ; Car il excite en cet Esprit ses trois désirs principaux. (Ce désir est exprimé en Isaïe sous le nom de Lucifer qui dit, Ero Similis altissimo, etc.) Dont l'un est le premier qu'il a jamais conçu, qu'il a depuis perpétuellement conservé, n'étant pas moins immuable en ses volontés qu'en son être, et qui se réfère à Dieu comme à un modèle auquel cet ambitieux a toujours affecté de ressembler, sinon en son essence au moins en ses actions et en son autorité : Le second se termine à l'homme comme à l'image de celui auquel Satan veut et ne peut nuire, contre laquelle il décoche tous les traits de sa rage : Et le troisième regarde sa condition, que cet Orgueilleux veut relever tant qu'il peut. Partant dès lors qu'il a jeté l'œil sur le secret de ce divin Mystère, auquel notre Nature est élevée à un si haut degré d'honneur ; Son orgueil s'est enflé, et il a voulu le contenter en prenant possession d'une nature si élevée ; Sa rage contre nous s'est redoublée ; et il a résolu de nuire à cet homme tant chéri, et d'abaisser cet être tant exalté ; Son envie de ressembler au Très-haut, s'est augmentée, et comme il a plu à Dieu d'unir notre nature à l'Hypostase de sa divinité ; Aussi ce singe de Dieu se plait à s'unir à cette même Nature, par une possession qui est l'ombre et l'idée de la possession singulière que Dieu a prise de notre humanité en Jésus-Christ : Car en l'une c'est un Dieu, en l'autre c'est un démon revêtu de l'humaine Nature ; Et en chacune de ces deux possessions, il y a deux esprits différents, et deux natures complètes unies ensemble d'une liaison fort extraordinaire.

Extrait de Traité des Énergumènes par l'Illustrissime et Révérendissime Cardinal De Berulle, Instituteur et premier Supérieur Général de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus.

tiré du blog : le-petit-sacristain.blogspot.com