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La Madone du Magnificat, de Botticelli Retraite dans la ville : « A l’apogée de la renaissance florentine, le peintre Botticelli se convertit sous l’influence du Dominicain Jérôme Savonarole. Il …More
La Madone du Magnificat, de Botticelli
Retraite dans la ville : « A l’apogée de la renaissance florentine, le peintre Botticelli se convertit sous l’influence du Dominicain Jérôme Savonarole. Il peint cette Madone à l’enfant qui rédige le Magnificat.
Catherine Motte nous accompagne dans la lecture de ce magnifique et rayonnant tableau rempli de symboles théologiques. »

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A Florence au printemps 1445, née dans une famille de tanneur, Alessandro di Mariano di Vanni Filippetti, dit Sandro Botticelli.

Après s’être initié à l’orfèvrerie avec son frère, il rejoint l’atelier du carme Fra Filippo Lippi, puis celui de Andrea del Verrocchio où il côtoie Léonard de Vinci.

Botticelli se passionne pour les théories humanistes des philosophies néoplatoniciennes. La culture hellénique l’inspire. Il compose beaucoup d’œuvres allégoriques, telles : La naissance de Vénus (1484-1485), ou Le printemps (1478-1482); mais aussi des portraits et des scènes religieuses.

Il fasciné par le prédicateur et mystique dominicain Jérôme Savonarole qui prêche l’ascétisme à cette riche société florentine. Botticelli va porter lui-même plusieurs tableaux de nues au bûcher des vanités organisés dans la ville en février 1497 par quelques jeunes fanatiques.

Dorénavant, Botticelli ne se consacre plus qu’à la peinture religieuse.
La famille Médicis lui a commandé en 1481 ce tableau circulaire dit ‘en tondo’ (tableau de forme circulaire très en vogue au XVe siècle en Italie) sur panneau de bois qui représente La Madone du Magnificat.
Quelques membres de la famille commanditaires ont servi de modèles.

La Vierge porte l’enfant Jésus sur ses genoux, deux des cinq anges qui l’entourent, retiennent au-dessus d’elle une délicate couronne en or. Marie n’est pas d’essence divine, mais mère de l’enfant Dieu. Elle est placée au-dessus de tous.

Le premier à évoquer le couronnement de la Vierge, est l’apôtre jean dans l’Apocalypse.

De ce tableau se dégage une infinie douceur, mais aussi une certaine mélancolie.
Cet expressionnisme est nouveau dans l’art. Botticelli d’un trait vif et fin dessine avec délicatesse des visages idéalisés.
Aucun des personnage regardent dans la même direction. L’enfant Jésus regarde vers le ciel, et nous entraîne dans cet élévation.
Il tient avec Marie, un fruit. La grenade, symbole de l’Église. En elle se récapitule la multiplicité dans l’unité.
Marie est donc présenté ici comme mère de l’Église
. La Vierge Marie a été proclamé officiellement mère de l’Église à la fin du concile Vatican II en 1965. mais la dévotion à la mère de l’Église remonte (= date de) – au moins au IV° siècle !

De la main droite, Jésus semble guider la main de Marie qui écrit le Magnificat. Le visage de la Vierge est très doux, très pur, elle a les yeux fermés, dans un mouvement d’une grande intériorité.
Marie ne méditait-elle pas tout cela en son cœur ?

Cet admirable tondo de 118 centimètres de diamètre est conservé à La Galerie des Offices à Florence.
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