Faut-il obéir à François?

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la charmante Mme Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, participer à la parade de la fierté homosexuelle à San Francisco il y a quelques jours. La même Nancy Pelosi qui a reçu aujourd’hui la sainte communion dans la basilique Saint-Pierre en présence de Bergoglio, qui l’a saluée avec une grande cordialité, et tout cela même si l’archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco, le diocèse d’origine de Pelosi, en mai dernier, lui a interdit de recevoir la communion dans l’archidiocèse en raison de ses positions sur la morale et en particulier de son soutien explicite à l’avortement, soutien qu’elle a récemment réitéré en s’opposant avec force à la décision de la Cour suprême des États-Unis annulant l’affaire Roe vs Wade de 1973.

Bergoglio a accueilli Nancy Pelosi le jour même où il a publié un nouveau document sur les questions liturgiques, dans lequel il attaque à nouveau la messe Vetus Ordo. En effet, il affirme [n. 61] que

nous ne pouvons pas revenir à cette forme rituelle que les Pères du Concile, cum Petro et sub Petro, ont senti la nécessité de réformer, approuvant, sous la conduite de l’Esprit et selon leur conscience de pasteurs, les principes d’où est née la réforme. Les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, en approuvant les livres liturgiques réformés ex decreto Sacrosancti Œcumenici Concilii Vaticani II, ont garanti la fidélité de la réforme au Concile. C’est pourquoi j’ai écrit Traditionis Custodes, afin que l’Eglise puisse élever, dans la variété des langues, une prière unique et identique capable d’exprimer son unité. Cette unité, comme je l’ai déjà écrit, j’entends qu’elle soit rétablie dans toute l’Église de rite romain.
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Lettera Apostolica “Desiderio Desideravi” del Santo Padre Francesco ai Vescovi, ai Presbiteri e ai Diaconi, alle persone consacrate e ai fedeli laici sulla formazione liturgica del Popolo di Dio

Ce qui signifie, si les mots ont un sens, que pour le pape régnant, il n’y a pas de place dans l’Église pour la liturgie traditionnelle.
À la lumière des nouvelles d’aujourd’hui, une question mérite encore plus d’être posée : obéir à François ?

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