www.tcwblog.com/182861448: Pourquoi Marcel Lefebvre n'a jamais été prêtre ou évêque ? Lettre de …

Cet article qui a été traduit en français qui complète ma dernière publication pose un gros problème et tend à confirmer ce que dit TitiaveMaria Voir…
Brigitte Marie Michellod
L'article que vous avez publié est de L'abbé Belmont pas de St Thomas d'Aquin,il y fait juste référence
Brigitte Marie Michellod
Votre aveuglement concernant la Valtorta me sidère
apvs
Il est des affirmations qui reviennent de façon cyclique, sans se renouveler, mais en apportant à chaque arrivée une apparence de fraîcheur, par le simple fait qu’elle s’adresse à une nouvelle génération qui se trouve surprise et sans défense.
Parmi ces affirmations, l’une avait cours au début des années quatre-vingt, et on la voit revenir en force trente ans après : Le Cardinal Liénart était …More
Il est des affirmations qui reviennent de façon cyclique, sans se renouveler, mais en apportant à chaque arrivée une apparence de fraîcheur, par le simple fait qu’elle s’adresse à une nouvelle génération qui se trouve surprise et sans défense.

Parmi ces affirmations, l’une avait cours au début des années quatre-vingt, et on la voit revenir en force trente ans après : Le Cardinal Liénart était franc-maçon, et donc Mgr Marcel Lefebvre n’était ni prêtre ni évêque puisque c’est ledit Achille Liénart qui l’a ordonné prêtre (en 1929) et sacré évêque (en 1947). Avec toutes les conséquences qui en découlent, n’est-ce-pas.

En effet, j'avais publié cet article : et donc, chère madame ? Saint Thomas d'Aquin n'est peut-être pas pour vous une référence suffisamment sûre ?

Conclusion


Ceux qui propagent cette affirmation imaginent souvent se trouver dans une grande rigueur doctrinale et dans une intransigeance de bon aloi… mais en fait ils s’engagent dans des erreurs doctrinales qui s’attaquent à l’indéfectibilité même de l’Église. Cette seule raison devrait les dissuader de persévérer dans cette voie périlleuse. Il faut y ajouter, bien sûr, les dommages qu’on peut infliger à la justice envers les personnes.
Brigitte Marie Michellod
iv. Ces personnes ainsi promues ou élevées seront, par le fait même, sans qu’il faille quelque autre déclaration ultérieure, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois
10. En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de Notre approbation, innovation, sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire …More
iv. Ces personnes ainsi promues ou élevées seront, par le fait même, sans qu’il faille quelque autre déclaration ultérieure, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois

10. En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de Notre approbation, innovation, sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire audace. Si quelqu'un avait la présomption de le tenter, qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu Tout-Puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul.
Donné à Rome, à saint Pierre, en la mille cinq cent cinquante-neuvième année de l’Incarnation du Seigneur, le 15 des calendes de mars [15 février 1559], en la quatrième année de Notre pontificat.
† Moi Paul, évêque de l’Église catholique…
Brigitte Marie Michellod
Avec t pas avec d , merci de votre commentaire très détaillé , vous aviez déjà publié un article à ce sujet : en 2018: Le cardinal Achille Liénart était-il franc-maçon… Le sacre de Monseigneur Lefebvre est-il invalide ? c'est ce qui m'a incité entre autre à une réflexion plus approfondie avec les preuves de l'appartenance maçonnique de Liénart. Et l'abbé Belmont n'est pas selon moi une …More
Avec t pas avec d , merci de votre commentaire très détaillé , vous aviez déjà publié un article à ce sujet : en 2018: Le cardinal Achille Liénart était-il franc-maçon… Le sacre de Monseigneur Lefebvre est-il invalide ? c'est ce qui m'a incité entre autre à une réflexion plus approfondie avec les preuves de l'appartenance maçonnique de Liénart. Et l'abbé Belmont n'est pas selon moi une référence fiable. Selon la bulle irrévocable de Paul IV un franc maçon ne peut pas être prêtre ni évêque, seul un catholique peut l'être
Brigitte Marie Michellod
6. De plus, [en vertu de cette constitution Nôtre, valide à perpétuité, Nous décidons, statuons, décrétons et définissons :] si jamais il advient qu'un évêque, même ayant fonction d'archevêque, de patriarche ou de primat ; qu'un cardinal de l'Église romaine, même légat ; qu'un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de …More
6. De plus, [en vertu de cette constitution Nôtre, valide à perpétuité, Nous décidons, statuons, décrétons et définissons :] si jamais il advient qu'un évêque, même ayant fonction d'archevêque, de patriarche ou de primat ; qu'un cardinal de l'Église romaine, même légat ; qu'un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie,
i. la promotion ou l’ élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, invalide, vaine,
ii. et on ne pourra pas dire qu’elle est devenue valide ou qu’elle deviendrait valide parce que l’intéressé accepte la charge, reçoit la consécration, ou entre ensuite en possession du gouvernement et de l’administration ou par l’intronisation du pontife romain ou par l’acte d’agenouillement fait devant lui, ou par l’acte d’obédience à lui rendu par tous, et ce quelle que soit la durée de cette situation.
iii. On ne pourra tenir l’élection pour légitime en aucune de ses parties…
Brigitte Marie Michellod
Désolée ce n'est pas que pour le pape
apvs
😂 😷 🥶 Lefebvre lui-même (dans un acte de contrôle des dommages) a reconnu qu'Achille Liénart était un franc-maçon dans un discours enregistré qu'il a donné à Montréal, Canada, le 27 mai 1976. Pourtant, il a déclaré que cela n'avait pas d'incidence sur la validité de ses propres Ordres. (FAUX ! !) -ED
Et non, c'est vrai, chère Brigitte, aussi vrai que Mgr Achille Liénard a bien été ordonné …More
😂 😷 🥶 Lefebvre lui-même (dans un acte de contrôle des dommages) a reconnu qu'Achille Liénart était un franc-maçon dans un discours enregistré qu'il a donné à Montréal, Canada, le 27 mai 1976. Pourtant, il a déclaré que cela n'avait pas d'incidence sur la validité de ses propres Ordres. (FAUX ! !) -ED

Et non, c'est vrai, chère Brigitte, aussi vrai que Mgr Achille Liénard a bien été ordonné validement prêtre puis évêque, et que ce caractère indélébile prime sur tout le reste ! Aucun défaut du prêtre ou de l'évêque ne peut influer sur la validité des sacrements qu'il distribue in Personna Christi, quand bien même cet évêque serait dénoncé comme franc maçon ( et c'est infiniment regrettable pour son salut ! ), l'oeuvre qui était la sienne en tant qu'évêque ne lui appartenait pas : c'était l'oeuvre de Dieu, un point c'est tout. Un prêtre ou un évêque traditionnel est tout à fait impuissant à nuire à l’Église, lorsqu'il dispense l'un des sept Sacrements.

Si un prêtre ou évêque est validement ordonné, peu importe ce qu'il pense dans le privé, et à la limite : peu importe sa conduite, ça ne regarde que lui et Dieu ! Vous pouvez avoir la certitude d'être validement communié , pardonné, ordonné, par son entremise. Sinon, ce serait terrible pour les fidèles !


" Ah, miséricorde !!! Il se trouve que monsieur l'abbé a une maîtresse, et qu'il n'a donc pas baptisé validement mon petit enfant, qui est mort subitement après !!! Cest affreux !!! "

Non, la miséricorde infinie de Dieu sait se servir d'instruments parfois défectueux pour accomplir son œuvre de salut. Et la puissance de la franc maçonnerie est tout à fait nulle devant celle, toute puissante, de la Croix, de laquelle découle les sacrements.

C'est la sainte Eglise qui se porte garante de la forme et de l'intention, lorsque le pauvre instrument ( prêtre ou évêque) fait défaut. Le reste n'est que mauvaise littérature, propre seulement à influencer les âmes faibles.
Brigitte Marie Michellod
Mr L'abbé Salenave quand on cite un hérétique au canon de la messe on résiste à la vérité connue et on commet un péché contre le Saint Esprit, SUITE AU VILAIN SMILEY QU'IL A MIS TOUT à L'HEURE , c'est ce que j'ai écrit à l'abbé Brühwiler.
Brigitte Marie Michellod
A lire aussi la lettre obséquieuse de Mgr Lefebvre à Paul VI de 1976 et mes réflexions sur cet article
Martial Nicolas
Madame, je vous invite tout d'abord à prendre attentivement connaissance de l'enseignement de saint Thomas d'Aquin, au sujet du pouvoir d'ordre et du pouvoir de juridiction, qui sont deux pouvoirs distincts.
Saint Thomas d’Aquin :
« Il y a deux pouvoirs spirituels : le pouvoir sacramentel et le pouvoir juridictionnel. Le pouvoir sacramentel est celui qui est conféré par une consécration. Toutes …More
Madame, je vous invite tout d'abord à prendre attentivement connaissance de l'enseignement de saint Thomas d'Aquin, au sujet du pouvoir d'ordre et du pouvoir de juridiction, qui sont deux pouvoirs distincts.

Saint Thomas d’Aquin :

« Il y a deux pouvoirs spirituels : le pouvoir sacramentel et le pouvoir juridictionnel. Le pouvoir sacramentel est celui qui est conféré par une consécration. Toutes les consécrations de l’Église sont inamissibles tant que dure la chose consacrée ; on le voit même pour les choses inanimées : ainsi un autel, s’il est consacré, n’est consacré à nouveau que s’il a été détruit. c’est pourquoi un tel pouvoir, en raison même de son essence, demeure en celui qui l’a acquis par consécration aussi longtemps que celui-ci reste en vie, s’égarerait-il dans le schisme ou dans l’hérésie. Cela est clair, puisqu’il n’est pas consacré de nouveau s’il revient à l’Église [cf. saint Augustin, Contra Donatist., lib. 1, cap. 1 ; De Bapt. contra Donatist., lib. 6, cap. 5]. Mais parce qu’un pouvoir inférieur ne doit s’actualiser que sous la motion d’un pouvoir supérieur, comme on le voit même dans les choses de la nature, il en résulte que ces hommes perdent l’usage de leur pouvoir et qu’il ne leur est plus permis de s’en servir [cf. saint Cyprien, Epist. 52]. S’ils s’en servent cependant, leur pouvoir obtient son effet dans les choses sacramentelles, car en celles-ci l’homme n’agit que comme instrument de Dieu ; et c’est pourquoi les effets sacramentels ne sont point empêchés par la faute de celui qui confère le sacrement [sous réserve du cas du sacrement de Pénitence, qui par nature nécessite la juridiction sur les fidèles]. Quant au pouvoir de juridiction, il est conféré par la simple injonction humaine. Ce pouvoir ne demeure pas inamissible. Et il ne reste pas chez les schismatiques et les hérétiques. C’est pourquoi ils ne peuvent ni absoudre, ni excommunier, ni donner des indulgences, ni faire quelque chose de ce genre ; s’ils le font, rien n’est fait.

« Lorsqu’on dit par conséquent que ces hommes [les schismatiques et les hérétiques] n’ont point de pouvoir spirituel, il faut l’entendre du second pouvoir [le pouvoir juridictionnel] ; ou si on l’entend du premier [le pouvoir sacramentel], il ne s’agit point de l’essence même de ce pouvoir, mais de son légitime usage. »

(Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, q. 39, art. 3.)

Commentaire du père Henri-Dominique Gardeil, o.p. :

« Les ministres schismatiques [et hérétiques] conservent, dans son essence, le pouvoir d’ordre. Saint Thomas, en ce passage, comme dans les passages parallèles (cf. particulièrement IIIa pars, q. 64, art. 5), en donne pour raison que ce pouvoir a été conféré par une consécration, et que les consécrations de l’Église sont indélébiles. Ainsi, s’ils administrent, illégitimement d’ailleurs, les sacrements, l’effet du sacrement est-il produit, pour autant du moins qu’il dépend d’eux. Saint Thomas fait valoir en outre ici le principe de l’instrumentalité qui domine toute sa doctrine des sacrements : le ministre n’agit que comme instrument de Dieu, ce qui explique que son indignité ne puisse empêcher l’effet sacramentel. Aux Sentences (IV, d. 25, q. 2, art. 2) et dans la IIIa pars (loc. cit., sol. 2), notre docteur déclare avec plus de précision que les ministres hérétiques - et cela vaut pour les schismatiques – confèrent le sacramentum, mais pas la res, c’est-à-dire la grâce : et ceci dans le cas où leur séparation de l’Église est publique et connue, car alors celui qui reçoit d’eux les sacrements pèche, ce qui fait qu’il ne peut recevoir la grâce qui normalement les accompagne. »

(Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, « La charité », t. III, IIa-IIæ, qq. 34-46, éd. Du Cerf, 1963, note 58, p. 319.)
Martial Nicolas
S'il est donc tout à fait exact que les schismatiques et les hérétiques perdent le pouvoir de juridiction dès lors que leur schisme et leur hérésie sont publiquement connus, c'est-à-dire manifestes au for externe et public, ces mêmes schismatiques et hérétiques conservent le pouvoir d'ordre et l'exercent validement, à l'exception des sacrements qui exigent la juridiction pour être administrés …More
S'il est donc tout à fait exact que les schismatiques et les hérétiques perdent le pouvoir de juridiction dès lors que leur schisme et leur hérésie sont publiquement connus, c'est-à-dire manifestes au for externe et public, ces mêmes schismatiques et hérétiques conservent le pouvoir d'ordre et l'exercent validement, à l'exception des sacrements qui exigent la juridiction pour être administrés validement. En revanche, du fait de leur schisme ou de leur hérésie publics, s'ils continuent à administrer validement les sacrements, ils ne les administrent cependant plus licitement.
10 more comments from Martial Nicolas
Martial Nicolas
Examinons maintenant la situation du cardinal Achille Liénart (1884-1973).
On allègue que Mgr Liénart, nommé évêque de Lille par Pie XI et élevé au cardinalat par ce même pape, aurait été secrètement franc maçon. Cette allégation a été connue surtout, me semble-t-il, après son trépas. Qu'en est-il ? Est-on à même de donner une réponse définitive à cette question ? Quoi qu'il en soit, il n'est …More
Examinons maintenant la situation du cardinal Achille Liénart (1884-1973).
On allègue que Mgr Liénart, nommé évêque de Lille par Pie XI et élevé au cardinalat par ce même pape, aurait été secrètement franc maçon. Cette allégation a été connue surtout, me semble-t-il, après son trépas. Qu'en est-il ? Est-on à même de donner une réponse définitive à cette question ? Quoi qu'il en soit, il n'est par ailleurs aucun doute sur l'adhésion publique du cardinal Liénart aux hérésies de Vatican II. Ces hérésies, il les a non seulement publiquement professées lors dudit concile et après, mais il a été l'un des principaux artisans de leur promotion au sein de l'aula conciliaire.
Il est donc certain que le cardinal Liénart des années 1962-73 avait perdu toute juridiction du fait de son hérésie publiquement manifestée et n'avait plus de cardinal ou d'évêque de Lille que le nom.
En revanche, il demeurait investi du pouvoir d'ordre : sacerdoce et épiscopat.
Mais de toutes les façons, la question des ordres de Mgr Lefebvre est antérieure à la chose, puisque l'abbé Lefebvre fut ordonné prêtre par Mgr Liénart en 1929 et sacré évêque en 1947, toujours par le cardinal Liénart.
Donc la question de la bulle de Paul IV et de la perte du pouvoir de juridiction par le cardinal Liénart est hors sujet dans l'affaire qui nous occupe :
- D'abord parce que la question de l'hérésie publique du cardinal Liénart ne se pose qu'à partir de Vatican II (1962-1965), voire de la préparation publique dudit concile (1959-1962).
- Enfin parce que l'ordination sacerdotale (1929) et la consécration épiscopale (1947) de Mgr Lefebvre sont antérieures.
Il faut donc en venir à la question de l'appartenance alléguée du cardinal Liénart à la franc-maçonnerie.
Martial Nicolas
En soi, un évêque qui serait franc-maçon peut administrer validement les sacrements.
Pour ce faire, ainsi qu'il vous a été signalé, il suffit qu'il agisse en tout et pour tout comme ministre du sacrement, c'est-à-dire comme une pure et simple cause instrumentale. Selon l'adage bien connu : Pierre baptise, c'est Jésus-Christ qui baptise (par le ministère de Pierre) ; Judas baptise, c'est Jésus-…More
En soi, un évêque qui serait franc-maçon peut administrer validement les sacrements.
Pour ce faire, ainsi qu'il vous a été signalé, il suffit qu'il agisse en tout et pour tout comme ministre du sacrement, c'est-à-dire comme une pure et simple cause instrumentale. Selon l'adage bien connu : Pierre baptise, c'est Jésus-Christ qui baptise (par le ministère de Pierre) ; Judas baptise, c'est Jésus-Christ qui baptise (par le ministère de Judas).
Il suffit 1°) que le ministre soit tel, c'est-à-dire ministre valide du sacrement considéré, et, dans notre cas d'espèce, validement prêtre et évêque ;
2°) que la matière et la forme du sacrement soient réunies ;
3°) que le ministre agisse selon l'intention de l’Église.
En vérité, c'est sur ce dernier point que la question se pose. Mais encore faut-il comprendre ce qu'est l'intention du ministre dans l'administration des sacrements.
Martial Nicolas
Sur ce dernier point, le pape Léon XIII donne la solution dans sa constitution Apostolicae curae (1896). L'intention qu'il s'agit d'apprécier, c'est celle qui est extérieurement manifestée et qui s'exprime par l'observation des rites de l’Église qui expriment la foi de l’Église :
"La pensée ou l'intention, en tant qu'elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l’Église ; mais …More
Sur ce dernier point, le pape Léon XIII donne la solution dans sa constitution Apostolicae curae (1896). L'intention qu'il s'agit d'apprécier, c'est celle qui est extérieurement manifestée et qui s'exprime par l'observation des rites de l’Église qui expriment la foi de l’Église :
"La pensée ou l'intention, en tant qu'elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l’Église ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement emploie sérieusement, et suivant le rite, la matière et la forme requises est censé, par le fait même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l’Église.
"C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement conféré selon le rite catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l’Église et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors évidemment, non seulement l'intention lui fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement."
(Léon XIII, constitution apostolique Apostolicae curae, 13 septembre 1896.)
Martial Nicolas
Modifier le rite, "dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l’Église", en rejetant "celui dont elle se sert" et en rejetant précisément dans le rite dont l’Église se sert ce qui exprime "la nature même du sacrement"...
... c'est précisément ce qu'ont fait les réformateurs anglicans au XVIe siècle...
... et c'est également ce qu'ont fait les réformateurs conciliaires, au …More
Modifier le rite, "dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l’Église", en rejetant "celui dont elle se sert" et en rejetant précisément dans le rite dont l’Église se sert ce qui exprime "la nature même du sacrement"...
... c'est précisément ce qu'ont fait les réformateurs anglicans au XVIe siècle...
... et c'est également ce qu'ont fait les réformateurs conciliaires, au premier rang desquels l'hérétique public Paul VI, au sujet notamment des sacrements de l'ordre (1968) et de l'eucharistie (1969), rejetant qui dans la partie cérémonielle, qui dans la forme elle-même (pour ce qui regarde le nouveau rite de consécration épiscopale), ce qui exprime la nature même du sacrement.
Ce pourquoi, lors de la trop courte restauration du catholicisme en Angleterre sous le règne de Marie Tudor (1554-1558), seuls furent regardés comme prêtres et évêques valides ceux qui avaient été ordonnés avant l'introduction de la réforme sacramentelle anglicane sous le règne d’Édouard VI (1547-1553). On procéda à la réordination de ceux des ministres "ordonnés" dans le rite anglican qui revinrent à l’Église catholique.
Et c'est ainsi, et pour les mêmes raisons, qu'il faut considérer les ministres conciliaires actuels.
Martial Nicolas
Dans le cas des ordres de Mgr Lefebvre, reçus des mains du cardinal Liénart, la question, là encore, se pose tout autrement.
Il est hors de doute que Mgr Lefebvre a reçu le sacerdoce (1929) et l'épiscopat (1947) selon les rites de l’Église catholique.
Et donc, pour reprendre les termes mêmes du pape Léon XIII, les ordres de Mgr Lefebvre sont a priori valides puisqu'"est valide tout sacrement …More
Dans le cas des ordres de Mgr Lefebvre, reçus des mains du cardinal Liénart, la question, là encore, se pose tout autrement.
Il est hors de doute que Mgr Lefebvre a reçu le sacerdoce (1929) et l'épiscopat (1947) selon les rites de l’Église catholique.
Et donc, pour reprendre les termes mêmes du pape Léon XIII, les ordres de Mgr Lefebvre sont a priori valides puisqu'"est valide tout sacrement conféré selon le rite catholique".
Bien sûr, se pose la question de l'intention du ministre, à savoir le cardinal Liénart, mais, dès lors que ce dernier a employé "dans la confection et la collation d'un sacrement", "sérieusement, et suivant le rite, la matière et la forme requises", il "est censé, par le fait même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l’Église" ; autrement dit le cardinal Liénart est censé avoir conféré validement les ordres à Mgr Lefebvre.
Martial Nicolas
Et ce, quoi qu'il en soit des intentions internes, non manifestées extérieurement, qui auraient pu être celles du cardinal Liénart.
Ces intentions internes, non manifestées, par définition, "ne tombe[nt] pas sous le jugement de l’Église."
Et c'est donc pourquoi, a priori, les ordinations considérées sont censées être valides.
Martial Nicolas
Et ce, pour répondre à l'instance, même dans l'hypothèse où le cardinal Liénart aurait été franc-maçon.
Prenons un exemple historique bien connu.
L'appartenance de Talleyrand, ci-devant évêque d'Autun, à la franc-maçonnerie est incontestablement mieux documentée que celle du cardinal Liénart. Sans comparaison.
Et pourtant ceux des évêques sacrés par Talleyrand sous le régime de la constitution …More
Et ce, pour répondre à l'instance, même dans l'hypothèse où le cardinal Liénart aurait été franc-maçon.
Prenons un exemple historique bien connu.
L'appartenance de Talleyrand, ci-devant évêque d'Autun, à la franc-maçonnerie est incontestablement mieux documentée que celle du cardinal Liénart. Sans comparaison.
Et pourtant ceux des évêques sacrés par Talleyrand sous le régime de la constitution civile du clergé (1791) - et plus largement ceux des ministres qui ont été ensuite ordonnés par de tels évêques - et qui ont ensuite rejoint l’Église catholique au moment du Concordat (1802) n'ont pas été réordonnés : le pape Pie VII et l’Église catholique ont considéré que ces ministres, ordonnés selon le rite catholique (mais dans le schisme) étaient validement prêtres et évêques.
Et ce, malgré le très probablement défaut de foi du ministre originel (Talleyrand) et sa très probable appartenance à la franc-maçonnerie.
Martial Nicolas
Car, pour ce qui regarde l'intention du ministre du sacrement, il est simplement requis qu'il se conforme à l'intention et à la foi de l’Église exprimées par le rite catholique.
Qu'il s'y conforme extérieurement, c'est entendu.
Qu'il s'y conforme intérieurement, sans doute, mais jusqu'à un certain point. En effet, il est hors de doute, par exemple, qu'un médecin juif ou athée, par exemple, peut …More
Car, pour ce qui regarde l'intention du ministre du sacrement, il est simplement requis qu'il se conforme à l'intention et à la foi de l’Église exprimées par le rite catholique.
Qu'il s'y conforme extérieurement, c'est entendu.
Qu'il s'y conforme intérieurement, sans doute, mais jusqu'à un certain point. En effet, il est hors de doute, par exemple, qu'un médecin juif ou athée, par exemple, peut être le ministre valide du sacrement de baptême (on sait dans quel type de situation) : il n'est pas requis de lui qu'il ait la foi catholique, qu'il ait intérieurement foi dans le rite qu'il administre, il est simplement requis, en terme d'intention, qu'il se conforme extérieurement au rite de l’Église (réduit, dans le cas concret, à sa plus simple expression)...
... et sans doute, pour ce qui regarde l'intention intérieure, qu'il n'entende pas simplement simuler les actes qu'il pose extérieurement.
Martial Nicolas
Alors, bien sûr, dans le cas qui nous occupe, on peut sans doute imaginer que le cardinal Liénart ait voulu, intérieurement, simuler la collation des ordres qu'il imposa à Mgr Lefebvre. On peut l'imaginer et se poser alors, en effet, la question de la validité.
Mais le simple fait de l'appartenance de l'intéressée à la franc-maçonnerie n'est pas suffisant pour supposer qu'il a effectivement …More
Alors, bien sûr, dans le cas qui nous occupe, on peut sans doute imaginer que le cardinal Liénart ait voulu, intérieurement, simuler la collation des ordres qu'il imposa à Mgr Lefebvre. On peut l'imaginer et se poser alors, en effet, la question de la validité.
Mais le simple fait de l'appartenance de l'intéressée à la franc-maçonnerie n'est pas suffisant pour supposer qu'il a effectivement simulé l'administration du sacrement de l'ordre selon le rite catholique.
Le jugement de l’Église à l'endroit des ministres ordonnés dans la filiation de Talleyrand - et dont ont descendu ensuite nombre de prêtres et évêques - en est témoin : l'appartenance du ministre à la franc-maçonnerie n'est pas une raison suffisante pour douter valablement de la validité des sacrements administrés par lui, dès lors que ces sacrements ont été administrés selon le rite de l’Église.
Martial Nicolas
Tout doute en sens contraire n'a pas plus de valeur que ceux dont vous ou moi pourraient avoir l'occasion, certains esprits pas forcément bons aidant, au sujet de l'intention interne du ministre qui nous a, par exemple, baptisés.
En vous assurant de mon bienveillant respect et de mes prières