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Méditation : Mercredi de la 3ème semaine de Pâques

Les thèmes proposés pour la méditation du jour sont : nous pouvons aller à Jésus tout au long de la journée ; le projet de Dieu sur nous ; demander au Seigneur la grâce de faire sa volonté.

MÉDITATIONS21 avr. 2021

- Nous pouvons aller à Jésus tout au long de la journée

- Le projet de Dieu sur nous

- Demander au Seigneur la grâce de faire sa volonté



C’EST LE SABBAT et Jésus prêche à la synagogue de Capharnaüm. Il éveille l’intérêt des gens présents en affirmant que l’œuvre de Dieu est une question de foi. Leur expectative grandit lorsque, comme signe confirmant ses propos, il leur offre le pain du ciel. Le dialogue atteint son point culminant : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6, 35). Et d’ajouter une promesse, liée à une exigence : « Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors » (Jn 6, 37).

Le Père nous donne son Fils pour que nous recevions l’adoption filiale. Or, aller à Jésus c’est un acte libre, personne ne va à lui contraint et forcé. « Aller à Jésus : cela peut sembler une invitation spirituelle évidente et générale. Mais essayons de la rendre concrète, en nous posant des questions comme celles-ci : Aujourd’hui, dans les dossiers que j’ai eu en main au travail, me suis-je rapproché du Seigneur ? En ai-je fait une occasion de dialogue avec lui ? Dans les personnes que j’ai rencontrées, ai-je impliqué Jésus, les ai-je conduites à lui dans la prière ? Ou bien ai-je tout fait en restant dans mes pensées, me réjouissant seulement de ce qui allait bien pour moi, et me plaignant de ce qui allait mal ? Finalement, est-ce que je vis en allant vers le Seigneur, ou bien tourné vers moi-même ? Quelle direction a ma route ? Est-ce que je cherche seulement à faire bonne figure, sauvegarder ma place, mes temps et mes espaces, ou bien vais-je vers le Seigneur ? » [1]

« Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors » (Jn 6, 37). Nous sommes venus pour être avec Jésus, nous voulons librement accepter, à tout moment, l’invitation du Père. Nous le remercions pour l’assurance qu’il ne nous jettera pas dehors, qu’il sera toujours à nos côtés, en notre faveur. Le Seigneur nous invite à commencer et à recommencer autant de fois qu’il le faudra.

« JE SUIS DESCENDU du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jn 6, 38). Le chemin de Jésus consiste à faire la volonté du Père. Parce-que Dieu souhaite, avec plus d'intensité que quiconque, notre bonheur éternel et terrestre. Être en harmonie avec ce projet est le moyen le plus sûr de bâtir ce bonheur. Aimer la volonté de Dieu, ce n’est pas se soumettre à des règles arbitraires, mais avoir confiance en son immense désir de partager avec nous son bonheur.

Il vaut la peine de faire confiance au plan de Dieu, y compris aux moments difficiles ; en cela aussi, notre modèle est toujours le Christ. « Il n’est pas facile de faire la volonté de Dieu ! Pour Jésus non plus qui, en cela, a été tenté dans le désert et aussi au Jardin des Oliviers où, l’agonie au cœur, il a accepté le supplice qui l’attendait. Cela n’a pas été facile pour certains disciples, qui l’ont abandonné parce qu’ils ne comprenaient pas ce que c’était que de faire la volonté du Père (cf. Jn 4, 34). Ce n’est pas facile pour nous, car chaque jour nous avons tellement de choix dans notre assiette » [2].

À l’heure de la souffrance, nous pouvons nous rappeler que Jésus a profondément souffert dans son cœur d’homme au Jardin des Oliviers. La tentation du disciple qui entend faire plaisir à Dieu en tout peut consister à lutter, sans que le cœur y soit. Car alors que notre devoir est clair dans notre tête, même avec une grande certitude, en revanche le cœur peut manquer de la même détermination et les affects ne nous poussent pas dans ce sens-là. C’est pourquoi nous avons besoin de chercher la volonté de Dieu avec le cœur aussi. Saint Josémaria répétait quelques mots, sachant bien que personne autant que notre créateur ne souhaite notre bonheur : « Je veux ce que tu veux, je veux parce que tu veux, je veux comme tu veux, je veux quand tu veux… » [3].

« QU’EST-CE QUE je dois faire pour accomplir la volonté de Dieu ? D’abord, demander la grâce de vouloir l’accomplir. Est-ce que je demande que le Seigneur me donne l’envie de faire sa volonté ? Ou bien, ayant peur de la volonté de Dieu, est-ce que je recherche des compromis ? Nous pouvons aussi faire une autre chose : prier pour découvrir la volonté de Dieu sur moi et sur ma vie, pour savoir quelle décision je dois prendre ici et maintenant, comment gérer mes affaires, etc. » [4] Exactement ce que saint Josémaria cherchait à faire : « Comprenant que Jésus attendait de moi quelque chose, quelque chose que j’ignorais — je me suis composé des oraisons jaculatoires : “Seigneur, que veux-tu ? Qu’attends-tu de moi ?” Je pressentais que le Seigneur me cherchait pour quelque chose de nouveau, et ce Rabboni, ut videam, Maître, que je voie, m’amena à supplier le Christ, à lui adresser sans relâche cette prière : “Seigneur, que s’accomplisse ce que Tu veux” » [5].

La manière d’agir des saints nous introduit dans la familiarité de Dieu, dans une harmonisation des désirs qui est la voie vers le bonheur. C’est pourquoi nous devons demander « que le Seigneur nous accorde à tous la grâce, afin qu’un jour il puisse dire de nous ce qu’il a dit de ce groupe, de ces gens qui l’ont suivi et qui étaient assis autour de lui […] : “Voici ma mère et mes frères et sœurs. Celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma sœur et ma mère” (Mc 3, 35). Faire la volonté de Dieu nous fait faire partie de la famille de Jésus, cela nous rend mère, père, sœur, frère » [6]. Jésus souhaite nous faire participer à ses projets de salut et d’amour ; il attend notre réponse libre, créative, et il nous accorde sa grâce pour les mener à bien. « La fidélité dans la durée est le nom de l’amour » [7].

La Vierge Marie a répondu « oui » à Dieu, non seulement lors de l’annonce apportée par l’ange mais tout au long de sa vie, y compris aux moments douloureux de la passion de son fils. Demandons-lui la grâce d’avoir un cœur sensible, aspirant à la vie grande et heureuse à laquelle Dieu souhaite nous associer.

[1]. Pape François, Homélie, 4 novembre 2019.

[2]. Pape François, Homélie, 28 janvier 2015.

[3]. Saint Josémaria, prière manuscrite, avril 1934.

[4]. Pape François, Homélie, 28 janvier 2015.

[5]. Saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 197.

[6]. Pape François, Homélie, 28 janvier 2015

[7]. Mgr Fernando Ocariz, Méditation, 19 mars 2020.

Méditation

Temps Pascal


opusdei.org/fr/document/meditation-mercredi-3-temps-pascal/

Au fil de l’Évangile de mercredi : Où se trouve la vie définitive ?

Commentaire du mercredi de la 3ème semaine du temps de Pâques. "Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé: que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour". Jésus demeure dans l'Eucharistie pour que, tant que nous marchons sur la terre, notre cœur soit en sécurité, le regard fixé vers le ciel.

DANS L'ÉVANGILE

Évangile (Jean 6, 35-40)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules :

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Commentaire

Dans cette partie du discours sur le pain de vie, Jésus cherche à faire faire à ses auditeurs un saut dans la foi. Il les a rassasiés du pain terrestre et il veut maintenant qu'ils aient faim du pain céleste.

Le Maître veut diriger l'attention de la foule vers ce qui est définitif, vers la vie éternelle. Ils voulaient que Jésus leur assure le pain quotidien, mais il leur fait voir que la véritable sécurité consiste à remettre notre existence entre ses mains et à nous laisser conduire vers l'éternité : "telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour".

Comme nous nous efforçons pour obtenir des avantages terrestres ! Nous découvrons souvent, cependant, que ceux-ci sont fragiles. Ce que nous avons acquis au prix de nombreux sacrifices peut être perdu par un coup de malchance et, pire encore, nous pouvons nous effondrer nous-mêmes lorsque nous voyons disparaître ce que nous avons eu tellement de mal à obtenir.

Jésus ne veut pas que nous perdions courage face aux revers de la vie. C'est pourquoi il demeure dans l'Eucharistie, afin que nos cœurs puissent se reposer en lui et être en sécurité, les yeux fixés vers le ciel tant que nous marchons sur la terre.

L'Église appelle l'Eucharistie le "gage de la vie à venir" (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 1402). Jésus lui-même s'oblige, pour ainsi dire, à nous ouvrir les portes du ciel si nous l'avons reçu avec dévotion tout au long de notre vie. Et c'est ce qui vaut finalement le plus la peine : nos succès ou nos échecs, nos changements de plans, etc. sont tous relatifs. Dans l'Eucharistie, par contre, se trouve la vie définitive.

Eucharistie

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Rodolfo Valdés // Pexels - Pawan Yadav


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