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Montfort AJPM
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1) Ça casse et ça passe 2) Un parallèle 3) Une lettre

Mercredi, 15 novembre 2017 :
Le cardinal Dew, archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande), a demandé qu’au cours des messes paroissiales, les deux lectures et le psaume responsorial soient remplacés par une “lectio divina” de l’Évangile faite par un laïc.
Le cardinal a déclaré que cette “initiative” répond à une demande du pape François qui a appelé à trouver de nouveaux moyens pour proclamer la Parole de Dieu.

Le théologien Peter Kwasniewski qui enseigne au Wyoming Catholic College, a toutefois fait remarquer que l’instruction de l’archevêque viole deux règles liturgiques : la première veut que l’Évangile soit toujours proclamé par un ministre ordonné (évêque, prêtre ou diacre) et la seconde demande que toutes les lectures prévues pour un jour donné soient lues au cours de la messe de ce jour.

Vendredi, 17 novembre 2017 :
Le pape François veut “changer l’Église”. Il s’y emploie en fustigeant jour après jour ceux qui ne lui emboîtent pas le pas.
La vraie question n’est peut-être pas tant de savoir ce qu’il veut changer mais POURQUOI il veut changer l’Église. Question ô combien délicate.

Il faudrait, pour avoir un début de réponse, réussir à savoir s’il n’y a pas, dans le cœur de Bergoglio, un profond ressentiment semblable à celui qu’a connu, quelques siècle auparavant, un certain Martin Luther qui, lui aussi, entendait réformer l’Église afin d’en évacuer tout ce qui lui paraissait trop exigeant (l’Eucharistie, la confession, l’ordre, le célibat sacerdotal, le culte des saints) et l’empêchait de s’épanouir dans une vie de moine qu’il avait choisie à la suite de circonstances pour le moins curieuses, et aussi dans sa vie sacerdotale qui lui posait plus de questions existentielles qu’elle ne lui apportait de réponses.

On sait que Luther avait des crises d’angoisse ; Jorge Bergoglio, lui, a avoué avoir suivi une psychanalyse.
Luther a voulu un christianisme dépouillé de toutes les exigences de la Tradition afin de pouvoir devenir perméable, grâce à une foi subjective, à toutes les idées du siècle. François en fait autant en employant d’autres moyens car, à la différence du Réformateur allemand, il est pape et quand on veut passer pour un pape réformateur ou avant-gardiste, il faut se montrer prudent et passablement “fourbe” pour mener un projet à son terme, comme il l’a expliqué lui-même. Enfin, chez les deux personnages, on retrouve une foi qui fait souvent la part belle au sentimentalisme au détriment du raisonnement théologique.

Rechercher les points communs qui sont dans les personnalités respectives de Luther et de Jorge Bergoglio permettrait assurément de comprendre ce qui se joue dans l’Église catholique sous l’actuel pontificat : probablement un abandon progressif du christianisme orthodoxe au profit d’une attitude de “vivre et laisser vivre” couverte par un vernis de religiosité minimaliste que Luther présentait comme pouvant convenir au plus grand nombre.

Vendredi, 17 novembre 2017 :
Un fidèle laïc écrit à son évêque pour lui expliquer pourquoi il ne paiera pas le denier du culte :

« Monseigneur,

Comme pourrais-je vous appeler autrement vous qui, par la grâce du Saint Esprit, serez comptable de mon salut comme de celui de toutes les âmes de votre diocèse.

Comment vous dire ce qui me pèse sans pour autant vous manquer de respect ? Comment vous expliquer le malaise qui me ronge sans pour autant laisser à penser que j’attaque ma Mère l’Église ?

Je ne parlerai donc pas des absolutions collectives généreusement distribuées aux petits enfants préparant leur première communion après avoir consciencieusement brûlé le petit papier sur lequel étaient inscrits leurs petits péchés : « On peut faire pareil à la maison ».

Je ne parlerai donc pas des messes de mariage où le diacre, tout à sa chansonnette, en oublie les consentements. Les pauvres “mariés”, tout à leur fête, s’en sont donc retournés toujours concubins.
Je ne parlerai donc pas des salariés du diocèse payés pour transmettre la foi, qui ne sont ni pratiquants ni baptisés, et dont la revalorisation du point d’indice des salaires des employés diocésains est la seule ambition missionnaire.

Je ne parlerai pas des animateurs de pastorale dans les collèges qui ont passé leur 1er trimestre à faire des panneaux : « Je suis Charlie ».

Je ne parlerai pas des jeunes hommes qui partent dans des communautés pour échapper au séminaire interdiocésain (celui du diocèse ayant été fermé depuis longtemps), « véritable avortoir à vocations » : 8 pour cette année.

Je ne parlerai pas de ce prêtre injustement déporté pour avoir simplement dit la vérité.
Je ne parlerai pas de ces mêmes communautés auxquelles les portes du diocèse sont irrémédiablement fermées au nom d’un : « Accueillir une communauté, c’est pas simple, c’est compliqué ».

Je ne vous parlerai donc que des choses bassement matérielles : du denier du culte, de mon devoir financier, de mon obligation contributive, que je ne vous verse plus, comme 250 autres familles qui préfèrent l’envoyer dans un autre diocèse, à ce monastère qui les accueille si gentiment quand elles ont besoin de se ressourcer, à ces communautés, justement, qui ont accueilli les jeunes garçons en soif d’absolu.

Mon argent, celui des familles, vous n’en avez pas besoin : les ventes régulières de presbytères, d’anciens couvents, de salles paroissiales permettraient largement de subvenir aux besoins du diocèse s’ils n’y avaient cette centaine de salariés et cette dizaine de procès aux prud’hommes perdus chaque année.

L’argent des familles serait bien mieux utilisé à payer les scolarités dans les écoles de l’enseignement diocésain; mais là encore, les loyers prohibitifs qui leur sont imposés vous permettent de combler les trous de gestion des services diocésains (100 000 € pour 400 élèves dans une commune à populations défavorisées) : il ira donc aux écoles hors contrats qui fleurissent dans votre diocèse depuis que le “gender” a pignon sur rue dans vos écoles.
L’argent des résidents secondaires vous ne l’aurez pas toujours, eux qui devront se contenter du diacre troubadour pour marier leur fille cet été.

L’Église n’est pas un État de droit et vous n’acceptez de Maître que Dieu. Vous avez bien raison. Et nous allons vous aider à ne servir que ce Maître. »

Source : www.proliturgia.org

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Remplace par une recette de cuisine choucroute garni ?