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Pourquoi cette dictature sera nécessairement la pire de toutes

Cette dictature de l’hygiène présente trois caractéristiques radicalement nouvelles qui la démarquent de celles du passé et qui feront d’elle, et de loin, la plus effroyable de toutes.

La première de ces caractéristiques est qu’elle est mondiale. Cela implique que cette fois la résistance ne pourra compter sur aucun sauveur, aucun allié, aucune grande nation étrangère qui serait susceptible d’intervenir pour une « libération ». Bref, pas d’armée russe ou américaine pour libérer nos Auschwitz et nos Dachau à nous.

La deuxième est que l’immense majorité des esclaves et des opprimés, donnent raison à leurs maîtres. Chose qui rend la résistance du petit noyau d’êtres humains ayant réussi à rester dignes et clairvoyants extrêmement difficile.

La troisième (qui est aussi la plus importante) est que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité nous avons à faire à une dictature qui évolue dans un cadre culturel essentiellement athée (si les dictatures communistes du passé se réclamaient officiellement de l’athéisme, pour autant les populations- comme nous l’avons vu en ex URSS- étaient, elles, demeurées croyantes). C’est sans doute cette privation du « filet de sécurité » qu’offraient jadis les religions qui bon an, mal an, reconnaissant une dignité transcendantale à l’être humain créé par Dieu, fixaient une sorte de limite dans le mal, qui ouvrira la porte de l’enfer sur terre.

En effet, l’homme postmoderne qui ces dernières décennies et par le truchement de l’athéisme s’est laissé aller à accepter les pires lois d’infamie contre le respect de la création et de la vie « en soi » n’est plus en mesure de croire sérieusement en lui-même. Ayant accepté avec la légalisation du meurtre de l’innocent absolu qui est l’enfant à naître, le principe même de l’écrasement de l’être humain dans ce qu’il a de plus précieux (la vie), il ne peut plus, en creux, croire en lui-même. Il sait désormais au fond de lui, qu’il n’a plus rien à dire. Pour ainsi dire l’acceptation de l’écrasement des autres, l’oblige maintenant à accepter son propre écrasement. Oui, le mépris des autres l’aura in fine conduit à se mépriser lui-même. En évacuant l’idée de Dieu, l’homme postmoderne s’est privé du recours à la possibilité du bien. Il commence maintenant à en payer les conséquences.

C’est probablement cette dernière raison, sans doute plus que les deux premières, qui fait que cette dictature sera la plus effroyable de toutes. Peut-être même pouvons-nous parler de cet ultime déchainement du mal avant le jugement dernier.