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II-18b. Règlement d'un homme converti dans la mission (cantique de St Louis-Marie de Montfort)

GChevalier
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AMDG493 Intégral Montfort-Cantiques / Le CHAPELET récité / www.montfortajpm.sitew.fr / Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle). N'hésitez pas à télécharger. [AMDG492-AMDG494]…More
AMDG493 Intégral Montfort-Cantiques / Le CHAPELET récité / www.montfortajpm.sitew.fr / Compositeur-interprète : Gilbert Chevalier (aveugle). N'hésitez pas à télécharger. [AMDG492-AMDG494] Litanies & Prières (vidéo) / Le Ciel ouvert par les 3 Ave Maria

Version du premier intégral

Voir aussi : II-18a. Règlement d'un homme converti dans la mission (cantique de St Louis-Marie de Montfort)

Paroles dans commentaire ci-dessous

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C’est par l’Ave Maria,


LE BON CHAPELET
Prenez votre chapelet
Et souvent le récitez

www.youtube.com/watch
Ou bien le psalmodiez
www.youtube.com/watch
Ou encore le chantez :
www.youtube.com/watch
Un Chapelet bien récité
www.youtube.com/watch
Ou chanté ou psalmodié
www.youtube.com/watch
Et bien intentionné
Est un bon Chapelet !


Que tu te sauveras !

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« Le moderniste a ceci de commun avec d’autres hérétiques, qu’il refuse toute révélation chrétienne. Mais parmi ces hérétiques, il présente ceci de particulier qu’il dissimule son refus. Le moderniste, on ne le saura jamais suffisamment, est un apostat doublé d’un traître. Saint Pie X, dans sa lucidité, avait bien vu ce qui était en train de se préparer. Le modernisme n’est pas seulement une hérésie classique : pire encore, il est toutes les hérésies sans en être une en particulier, quoique la pire de toutes. C’est pour cela qu’on a tant de peine à trouver des hérésies explicites chez eux ; s’il était si facile de débusquer des hérésies évidentes dans les thèses modernistes, le modernisme ne serait pas si pernicieux. On ne doit donc pas considérer les modernistes comme des catholiques qui se trompent, mais, à l’instar de saint Pie X, les considérer comme les tenants de toutes les hérésies, et par conséquent les tenir pour les pires ennemis de l’Église dans laquelle ils se sont infiltrés pour la détruire. Le moderniste, pour ne pas être mis hors de l’Église, reconnaît d’abord toute sa doctrine et l’ensemble de la structure ecclésiastique ; ensuite et peu à peu, il travaille à vider de leur vraie signification tous les dogmes et à détourner de sa fonction la structure de l’Église ; enfin, une fois au pouvoir, il éjecte les vrais catholiques hors de cette même structure ; et pour couronner le tout, il va même jusqu’à mettre dehors le véritable Dieu pour le remplacer par une vague divinité panthéiste. On peut se demander avec saint Pie X, si une telle crise n’est pas celle qui doit précéder l’arrivée du fils de perdition. En effet, une fois le terrain bien disposé, le temps pour l’Antéchrist de s’asseoir dans le temple vide et de se faire passer pour Dieu lui-même devient propice. »

(Le R.P. Calmel, dans sa préface du catéchisme de Lémius, lequel catéchisme explique "Pascendi" de saint Pie X en questions-réponses)

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GChevalier
* www.youtube.com/watch
* AM18. Le Chapelet récité

RÈGLEMENT D’UN HOMME CONVERTI
DANS LA MISSION

(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)

1- Grand Dieu, Seigneur adorable,
Permettrez-vous au pécheur
D’avoir le titre honorable
De votre humble serviteur ?
Que votre miséricorde
Me l’octroie et me l’accorde !

R.1/ Je dis à tout l'univers
Que j'aime Dieu et le sers !


EXCELLE…
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* www.youtube.com/watch
* AM18. Le Chapelet récité

RÈGLEMENT D’UN HOMME CONVERTI
DANS LA MISSION

(cantique de St Louis-Marie Grignion de Montfort)

1- Grand Dieu, Seigneur adorable,
Permettrez-vous au pécheur
D’avoir le titre honorable
De votre humble serviteur ?
Que votre miséricorde
Me l’octroie et me l’accorde !

R.1/ Je dis à tout l'univers
Que j'aime Dieu et le sers !


EXCELLENCE ET QUALITÉ DU SERVICE DE DIEU :

2- Servir Dieu, grandeur insigne !
C’est être plus qu’empereur.
Seigneur, je ne suis pas digne
D’être votre serviteur.
Mais vous le voulez, grand Maître :
Je tâcherai donc de l’être.


R.2/ Je sers Dieu de tout mon cœur :
C'est ma gloire et mon bonheur !


3- Je reçus votre lumière,
Votre grâce et mon pardon,
Dans la mission dernière
En écoutant le sermon.
J’ai pris de saintes pratiques
Que j’ai réduites en cantiques.

4- Je sers Dieu, quand je l’adore,
En esprit et en vérité,
Quand pour le faire j’implore
Le secours de sa bonté ;
Car sa grâce est nécessaire
Pour le vouloir et le faire.

5- En esprit, c’est sans partage,
Sans aucun ménagement :
Qui partage et qui ménage
Ne sert pas Dieu saintement !
Avec ferveur, sans paresse,
Avec joie et sans tristesse.

6- En vérité c’est sans feinte,
Sans art et sans compliment,
Sans crainte ni sans contrainte,
De bon cœur, sincèrement,
Sans respect humain du monde,
Soit qu’il nous flatte ou nous gronde.

RÈGLEMENT DE LA JOURNÉE :

7- Aussitôt que je m’éveille,
Je lève vers Dieu mon cœur :
« Soit que je dorme ou je veille,
Je suis tout à vous, Seigneur !
Me voilà tout prêt de faire
Toutes choses pour vous plaire. »

8- En priant Dieu, je m’habille
Après un signe de Croix,
Sans penser rien d’inutile,
Sans crier à haute voix,
Sans aucune immodestie
Qui choque la vue ou l’ouïe.

9- Je m’orne, je m’accomode
Pour garder la propreté,
Mais sans affecter la mode,
Sans luxe et sans vanité,
Avec honneur et décence,
Sans perte de temps, sans dépense.

10- Après, je fais ma prière,
À genoux, modestement,
Sans parler ni me distraire
En rien volontairement,
Dévotement, sans paresse,
Joyeusement, sans tristesse.

11- Je médite en sa Présence
La mort et le jugement,
Le Ciel et sa récompense,
L’enfer et ses châtiments,
L’éternité de délices,
L’éternité de supplices.

12- Je donne ordre à mon ménage,
Après avoir prié Dieu ;
Ou je fais quelqu’autre ouvrage
Selon le temps et le lieu,
Pour Dieu seul, en sa Présence
Et sans propre complaisance.

13- Tous les temps de mes journées
Sont réglés comme au compas.
J’ai des heures destinées
Pour tout, jusqu’à mes repas :
Un temps pour tel exercice,
Un temps pour tel sacrifice.

14- De temps en temps, d’heure en heure,
Je regarde vers le Ciel ;
Je dis : « Voilà ma demeure
Et mon séjour éternel !
Ô mon âme, prends bien garde :
Tout passe, Dieu te regarde ! »

15- Je lis, j’écris, ou je prie,
Je travaille incessamment,
Employant pour Dieu ma vie
Sans en perdre un seul moment.
Que le temps est estimable,
Et qu’il est irréparable !

16- Avant de me mettre à table,
Je dis « Benedicite ».
En mangeant je suis affable,
Sobre et plein d’honnêteté,
Modeste en ma contenance,
Et joyeux en mon silence.

17- Dévotement je dis « grâces »
À la fin de mes repas.
Le monde en dit par grimaces,
Et souvent il n’en dit pas :
Long repas, courte prière.
Moi, je fais tout le contraire !

18- Si je puis, j’entends la Messe
Tous les jours, dévotement ;
Et pour l’entendre, je laisse
Toutes choses promptement.
Après quoi, toute autre affaire
En va mieux pour l’ordinaire.

19- Je fais l’oraison mentale
Sans y manquer tous les jours,
Sans négliger la vocale :
Les deux sont d’un grand secours
Pour servir Dieu sans partage
Et pour l’aimer davantage.

20- Je dis par jour un Rosaire,
Ou du moins un Chapelet :
La pratique est volontaire,
Mais c'est un secret parfait
Qui rend notre vie heureuse
Et notre mort précieuse.

21- Pour être juste et fidèle
Je vis en tout de la foi :
Je me guide en tout par elle !
C’est mon flambeau, c’est ma loi :
La foi dicte une pratique,
Je la fais donc sans réplique.

22- Tous les mois, pour l’ordinaire,
J’approche des Sacrements,
Et plus, s’il est nécessaire,
Selon les lieux et les temps :
Plus souvent je communie,
Et plus je reçois la vie !

23- Jamais je ne me dispense
De faire, au moins tous les soirs,
L’examen de ma conscience
Sur mes principaux devoirs.
Puis, pour punir mes offenses,
Je fais quelques pénitences.

24- Après mes prières faites
Je me couche saintement
Sans paroles indiscrètes,
Sans aucun retardement,
En esprit d’obéissance,
En esprit de pénitence.

25- Je me mets, quand je me couche,
En la posture des morts :
Cette posture me touche !
Pensant à Dieu, je m’endors :
« Seigneur, pour vous je sommeille
Et mon cœur palpite et veille ! »

RÈGLEMENT POUR LES BIENS TEMPORELS :

26- N’étant pas fait pour la terre,
Mais pour un bien immortel,
Je n’ai ni procès ni guerre
Pour avoir le temporel :
Je l’obtiens sans injustice,
Je le tiens sans avarice.

27- J’aime mieux qu’on me dérobe
Mon pourpoint et mon manteau
Que de conserver ma robe
En chicanant au barreau :
Un serviteur de Dieu cède,
Et Dieu ne veut pas qu’il plaide.

28- Pour l’Église et la tutelle
On pourrait bien chicaner,
Pour un bien d’autrui, par zèle ;
Mais on peut bien s’y damner,
Si la charité n’est pure,
Sans aigreur et sans injure.

29- Je paye au plus tôt mes dettes,
De bon cœur, joyeusement,
Dans inventer des défaites
Pour éluder le payement,
Sans sergents et sans contraintes,
Sans nuls détours et sans feintes.

30- Je fais pour Dieu seul l’aumône,
Pour me faire des amis,
Pour gagner un sceptre, un trône,
Un royaume en Paradis !
Mais mon aumône est secrète,
Prompte, joyeuse et parfaite.

31- Avec prudence et sagesse
Je dispose de mon bien :
Si j’en fais quelque largesse,
C’est en un esprit chrétien,
Sans parade et sans bombance,
Et sans nulle folle dépense.

32- Sans pompe en mon équipage,
Sans luxe dans mes habits,
Sans parade en mon ménage,
Sans meubles d’un trop grand prix,
Puisque j’ai, dans mon baptême,
Dit à ce monde « Anathème ! »

33- À la ville, à la campagne,
Dans la maison, ou le champ,
Que je perde ou que je gagne,
Mon cœur est toujours content !
Sans conteste et sans colère,
Sans joie extraordinaire.

POUR LES HONNEURS ET LES LOUANGES :

34- Jamais je n’ambitionne
La louange, ni l’honneur ;
Mais si quelqu’homme m’en donne,
Je la renvoie au Seigneur.
L’homme, par tout son langage,
Ne nous rend ni fou, ni sage.

35- D’autres fois, dans le silence,
Je vois ma place en enfer,
Sans prendre de complaisance
Aux louanges de la chair ;
Car parler contre soi-même
Est souvent orgueil extrême.

36- Très content de ma fortune,
Je n’aspire point plus haut ;
Quoiqu’elle soit très commune,
J’y trouve ce qu’il me faut.
Ma gloire unique et suprême
Est vraiment toute en moi-même.

37- Fi du sage en sa sagesse,
S’il n’est sage en le Seigneur ;
Fi du noble en sa noblesse,
S’il n’est noble dans le cœur,
S’il ne pardonne une injure
Sans vengeance et sans murmure.

38- J’ai mis ma plus grande gloire
À m’abaisser en souffrant,
J’ai mis toute ma victoire
À me vaincre en pardonnant :
Dans l’honneur sans complaisance,
Dans les affronts sans vengeance !

39- Dans l’affront le plus étrange,
Je dis : « Que Dieu soit béni ! »
Sans désirer qu’on me venge,
Ni que l’auteur soit puni ;
De bon cœur je le pardonne,
Je ne m’en plains à personne.

POUR LES PLAISIRS :

40- Je condamne et je déteste
Tous les plaisirs défendus,
Sachant que par cette peste
Les plus saints se sont perdus ;
Et même je me tempère
Dans les plaisirs nécessaires.

41- Il faut qu’on se crucifie,
Afin d’être à Jésus-Christ !
Toujours je me mortifie
Dans le corps et dans l’esprit,
Soit que je mange ou je boive,
Sans qu’aucun s’en aperçoive.

42- Du meilleur mets d’une table,
D’une rareté, d’un lieu,
D’une nouvelle agréable
J’en fais sacrifice à Dieu,
Pour conserver en mon âme
La pureté de sa flamme.

43- Là je tranche une parole,
Ici j’arrête un désir,
Quelquefois un ris frivole,
Ou quelqu’autre vain plaisir,
Une saillie, une œillade,
Une petite boutade.

44- Je ne parle point des haires,
Ni des ceintures de fer,
Ni des douleurs volontaires
Qu’on peut souffrir en sa chair :
J’aime cette pénitence
Faite avec obéissance.

RÈGLEMENTS POUR CE QU’IL FAUT ÉVITER :

45- Je hais d’une haine extrême
Tout péché, quoique véniel,
Puisqu’il attaque Dieu même,
Puisqu’il nous ferme le ciel :
J’en fuis jusqu’aux apparences,
Jusqu’aux moindres circonstances.

46- Au péché je fais la guerre
Pour conserver le pécheur :
Je ne crains rien sur la terre
Que ce terrible malheur !
L’enfer, quelque épouvantable,
Sans le péché semble aimable.

47- Je fuis le grand et beau monde,
Car il est pernicieux :
S’il en crie et s’il en gronde,
J’en suis d’autant plus heureux ;
S’il me passe pour sauvage,
J’en deviens d’autant plus sage.

48- Dieu me garde qu’on me trouve
Aux brelans, aux cabarets :
J’aime mieux hanter la louve
Ou le loup dans les forêts.
Ces lieux sont abominables
Par leurs scandales effroyables !

49- Dans une pressante affaire,
Quand on est à voyager,
Si l’auberge est nécessaire,
On peut y boire et manger,
Mais non pas comme l’impie,
Pour boire et faire la vie.

50- Adieu les bals et les danses !
Dont le démon est l’auteur :
Oh ! qu’en ces sottes cadences
On offense le Seigneur !
C’est le fin apprentissage
Du plus grand libertinage.

51- Adieu les jeux déshonnêtes
Et tous les jeux de hasard !
Qui profanent tant de fêtes
Où le démon seul a part ;
Qui cachent tant de malice
Sous la joie et l’artifice.

52- Loin de moi ces assemblées
Et ces fêtes de patron,
Qui par l’abus sont changées
En des fêtes du démon :
Je condamne ces veillées
Où les âmes sont souillées !

53- Je condamne et je déteste
Ces sots contes, ces romans,
Qui gagnent comme la peste
Et qui perdent tant de gens :
Bien éloigné de les lire,
Je les brûle ou les déchire !

54- Loin de mes yeux ces figures
Où le démon est assis,
Ces nudités, ces peintures
Que les fous croient de prix :
Je les fracasse et les renverse,
Je les biffe, je les perce !

55- Loin de moi les hérétiques
Que l’Église a condamnés,
Avec leurs belles pratiques
Et leurs livres raffinés :
Loin de moi le calvinisme !
Loin de moi le jansénisme !

56- Je lis, après l’Écriture,
Des livres de piété
Dont la doctrine soit pure
Et pleine de charité ;
Non pour goûter leur langage,
Mais pour en être plus sage.

57- Dans l’épée et la robe,
Que d’emplois pernicieux,
Où l’on pèche, où l’on dérobe
D’un air fin et glorieux,
Mais qui font tomber les âmes
Dans l’éternité des flammes !

58- Quand le monde me propose
Un gain à faire, un emploi,
Je m’informe, entre autres choses :
« Dieu veut-il cela de moi ?
Puis-je exercer cet office
Et rester en son service ? »

59- Enfin j’évite et j’abhorre
Tout ce qui porter à pécher !
Mais à peine puis-je encore
M’en garder et l’empêcher,
Tant la malice est accrue,
Tant la chair est corrompue !

RÈGLEMENT POUR PLUSIEURS DÉVOTIONS :

60- Ma dévotion première
Est pour le Saint-Sacrement :
Je l’adore une heure entière
Par mois, régulièrement.
C’est le soleil de mon âme,
Qui l’éclaire et qui l’enflamme !

61- Je suis dévot à Marie :
C’est mon aide et mon soutien,
C’est la gloire de ma vie,
C’est après Dieu tout mon bien !
Afin d’être à Dieu fidèle,
Je fais tout dépendre d’Elle !

62- Elle est ma Reine et Princesse,
Et je suis son serviteur ;
Elle est ma Mère et Maîtresse,
Je suis l’enfant de son Cœur !
Je suis vraiment de sa suite,
Car je l’honore et l’imite.

63- J’ai beaucoup de confiance
Dans l’archange saint Michel,
Dont le zèle et la prudence
Chassa Lucifer du Ciel ;
Qui pèse toutes les âmes
Pour le Ciel ou pour les flammes.

64- J’ai de la reconnaissance
Envers mon Ange Gardien :
J’implore avec confiance
Sa lumière et son soutien,
Je respecte sa présence,
J’imite son innocence.

65- Aux âmes du Purgatoire
Je compatis tous les jours :
À Laudes j’en fais mémoire,
Je leur donne du secours ;
C’est mon plus doux exercice
Que de leur rendre service.

66- Je suis modeste à l’église,
Sans causer aucunement,
Rempli d’une foi soumise
Et d’un grand recueillement,
D’amour et de confiance,
De crainte et de révérence.

67- Je reprends avec prudence
Les jureurs du nom de Dieu,
Ceux qui sont sans révérence,
Sans respect dans le saint-lieu ;
Et s’ils n’en font pénitence,
Je la fais en leur présence.

68- Afin d’être en assurance,
J’ai pris un bon directeur :
Avec toute confidence
Je lui découvre mon cœur ;
J’écoute et suis ses oracles,
Ce sont mes plus grands miracles.

69- Une pratique parfaite
Dont je tire un grand secours,
Est de faire une retraite
Tous les ans à certains jours :
Là, Dieu, parlant à mon âme,
La purifie et l’enflamme !

70- Je méprise ce qui passe
Comme indigne de mon cœur :
Je n’estime que la grâce
Et l’amour de mon Sauveur !
Que le monde danse et chante :
Rien chez lui ne me contente !

71- Les biens que j’espère au monde,
Ce sont des croix d’un grand prix :
Quelqu’un qui me raille ou gronde,
Qui me couvre de mépris,
Qui m’attaque par malice,
Qui m’abaisse et m’appauvrisse.