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Père Henri Boulad : « Tu ne mourras pas ! Mourir c’est s’unir… »

Père Henri Boulad : L’amour, c’est le triomphe sur la mort. Dieu nous a créés pour la vie, Dieu ne nous a pas créés pour la mort ! Et IL nous appelle à être vivant ! Vivant avec Lui. »More
Père Henri Boulad :
L’amour, c’est le triomphe sur la mort.
Dieu nous a créés pour la vie, Dieu ne nous a pas créés pour la mort !
Et IL nous appelle à être vivant ! Vivant avec Lui. »
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* « Aimer un être, c’est dire : toi, tu ne mourras pas. » in « Tu ne mourras pas », Gabriel Marcel, Edition Arfuyen)

** Cantique 8,6 : L’amour est fort comme la mort.

*** Romain 8, 38-39

38 J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,

39 ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne …More
* « Aimer un être, c’est dire : toi, tu ne mourras pas. » in « Tu ne mourras pas », Gabriel Marcel, Edition Arfuyen)

** Cantique 8,6 : L’amour est fort comme la mort.

*** Romain 8, 38-39

38 J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,

39 ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.
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Je devais avoir 15 ans, et j’étais chef des Cœurs vaillants de Saint Gabriel.

J’avais sous mes ordres 30 petits garçons de 10-12 ans, ‘et moi j’étais le chef’... Et parmi eux il y avait deux frères : Georges et Nicholas, tous les deux champions de football. Georges était beau garçon, plein, fort, et Nicholas son frère, petit et gringalet, mais nerveux.

Un jour, ils prennent un bain de mer sur …More
Je devais avoir 15 ans, et j’étais chef des Cœurs vaillants de Saint Gabriel.

J’avais sous mes ordres 30 petits garçons de 10-12 ans, ‘et moi j’étais le chef’... Et parmi eux il y avait deux frères : Georges et Nicholas, tous les deux champions de football. Georges était beau garçon, plein, fort, et Nicholas son frère, petit et gringalet, mais nerveux.

Un jour, ils prennent un bain de mer sur la plage d’Alexandrie, et Georges le plus fort le plus beau des deux met son pied sur un oursin. La blessure s’envenime et en 24h ce garçon de dix ans est emporté. Mort.

J’ai été pour la première fois, voir quelqu’un qui venait de mourir. J’étais allé chez lui à la maison où ils habitaient. Je suis monté avec ses petits amis de l’équipe et on est entré dans la chambre. Il était là, frais et rose avec sa maman à côté de lui.

Elle ne pleurait pas, elle lui parlait : « Georges… Georges… » Et moi je regardais ça, et je me disais : Elle est folle…

Non, elle n’était pas folle ! Georges pour elle était toujours vivant. Georges ne pouvait pas mourir ! Son Georges, son petit Georges encore tous frais tout rose, elle ne pouvait pas croire qu’il put mourir.

Avait-elle raison ? Bien sur qu’elle avait raison ! Gabriel Marcel a cette phrase dans un de ses écrits : « Aimer, c’est dire à l’autre tu ne mourras pas. * »

Aimer c’est découvrir dans l’autre celui qu’on aime, son enfant, son mari sa femme, son ami. C’est découvrir en lui cette étincelle d’éternité qu’il porte en lui et qui est INDESTRUCTIBLE !

Vous allez me dire : « C’est parce que tu crois, c’est parce que tu a la foi que tu dis cela. »

Et bien non. Je suis en train de préparer un livre - peut-être le meilleur - qui s’appellera : « L’amour et la mort ». Un gros livre, il est dans mon ordinateur depuis trente ans, il va finir par naître !

Pourquoi est-ce que je mets en rapport l’amour et la mort ? Parce qu’il y a un rapport intime entre les deux : l’amour, c’est le triomphe sur la mort ! Et qui le dit ? « Le Cantique des cantiques » à la fin dans un des derniers versets : L’amour est plus fort que la mort**.

Et quand on a aimé quelqu’un, quand on a aimé un être cher avec lequel on a vécu, avec lequel on a partagé sa vie, ses soucis, ses bonheurs et ses malheurs, et que tout à coup ils disparaissent, on se dit : ce n’est pas possible…

Oui, il a disparu, il a disparu comme vous disparaitriez si vous passiez dans la chambre à côté, oui. Vous allez disparaitre, fermer la porte ; mais je sais que vous existez derrière la porte. Je sais que vous existez dans la chambre d’à côté, ce n’est parce que avez ‘disparu’ que vous n’existez plus !...

Les disparus existent. Où ? Comment ? Ça c’est le mystère. Ça c’est le mystère de la mort.

Quand maman est morte – j’ai ici un petit livret : « Maman, ce n’est qu’un au-revoir », c’était en 1986. C’est l’un de mes plus beaux textes. Je ne l’ai même pas publié - j’étais au Caire quand on ma dit que maman est morte. J’ai dit : aie… J’ai pris le train le lendemain, j’arrive, elle était là, couchée sur le lit. Je suis entré dans la chambre, on m’a laissé seul, par respect.

Je l’ai regardé… Et je lui ai dis : « Maman, où es-tu ?... Pourquoi est-ce que tu ne me dit pas comme toute les fois que j’arrivais dans ta chambre » : « Henri ! Comment vas-tu ? Tu a faim ? Je t’ai préparé un bon plat ! Tu as de l’appétit ? » Pourquoi tes yeux ne s’ouvrent pas ? Pourquoi tes lèvres ne sourient pas ? »

Je suis entré en dialogue avec elle. Des larmes ont coulés, mais pas des larmes de tristesse, de douleur, de désespoir, mais des larmes de tendresse. Maman je sais que tu vis, tu es vivante. Elle ne peut pas mourir. Aimer c’est dire à l’autre : tu ne peux pas mourir, indépendamment de toutes fois de tous messages de tout Evangiles de toutes révélations. C’est la, la révélation ! (Père se désigne son cœur) Chacun de nous porte en lui la certitude que la mort est une illusion.

La mort n’existe pas ! La mort est passage !

Quand vous voyez le soleil se coucher à l’horizon sur la mer d’Alexandrie, oui il s’est couché, oui il a disparu. Et puis le demain matin le soleil s’est levé…

Si nos ancêtres les Pharaons et les anciens Égyptiens ont construit toute leur religion sur la résurrection, sur la naissance, c’est que, ils savaient de façon certaine, avant même Jésus-Christ, ils savaient que la mort est passage, transformation, métamorphose, ‘passage à la chambre d’à côté’. Passage dans un autre univers.

Mais où es-tu toi qui as disparu ? Ou sont nos morts ? Ou sont-ils ?

Vous pouvez me croire ou ne pas me croire : Je n’ai pas visité une seul fois la tombe de papa et maman depuis qu’ils sont morts ! Vous allez me dire : Tu es un fils dénaturé. Quoi ? Tu n’a pas été les voir ? Non. Tu n’as pas été leur parler ? Non. Ils sont la ! (Père se désigne son cœur)

Mourir, s’est s’unir. Tu étais devant, désormais tu es dedans ! Ça c’est la mort ! Tu es passé du dehors au-dedans. Tu es passé du devant, au-dedans. Et nous sommes maintenant UN ! Pour l’éternité, pour toujours ! Qui nous séparera de ceux que nous avons aimés ? Qui ? Qui ?...

Saint Paul a des phrases formidables : Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Ni la mort ni la vie ni le passé ni le présent ni les anges ni les Principautés, rien ! Rien… ***

La mort est une illusion. La mort est passage, transformation, métamorphose. Et toutes les fois que nous contemplons un visage aimé, qui nous sourit, ou qui pleure, et que nous le regardons, nous devons nous convaincre à nouveau que : « Toi, tu ne disparaitras jamais. »

Dieu nous a crées pour la vie, Dieu ne nous a pas créer pour la mort !... IL n’a pas triché avec nous. IL nous a crées pour la vie. Cette vie qu’IL nous adonné doit passer par une métamorphose, par une transformation, par une mutation, appelez-ça comme vous voudrez, pour qu’elle dépasse la mort pour s’installer dans ce que nous appelons La Vie Eternelle.

DIEU, EST LE DIEU DES VIVANTS ! Et IL nous appelle à être vivant ! Vivant avec Lui et nous le serons pour toujours et ensemble !

Amen
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