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Au détour de nos églises - 6 / Les reliques de la Passion

Jusqu’à l’incendie du 15 avril 2019, le Trésor de Notre-Dame de Paris protégeait en son sein plusieurs reliques remarquables : celles de la Passion du Christ. Aujourd’hui, ces reliques sont en sécuri…More
Jusqu’à l’incendie du 15 avril 2019, le Trésor de Notre-Dame de Paris protégeait en son sein plusieurs reliques remarquables : celles de la Passion du Christ.
Aujourd’hui, ces reliques sont en sécurité avec le reste du Trésor, dans les réserves du Louvre, attendant patiemment de pouvoir regagner le cœur de Notre-Dame d’ici quelques années.
Ce film est le 6e épisode de la série "Au détour de nos églises", dédiée à la découverte des lieux cachés du Paris chrétien.
Une série proposée par l'Église catholique à Paris avec la participation des archives historiques du diocèse de Paris
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Les reliques attire des centaines de touriste payant ce n'est plus que cela votre "Eglise" un truc à FRIC HYPOCRITES que vous êtes . gare au retour de manivelle .
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shazam
De nos jours, nombreuses sont les reliques qui attirent des centaines de pèlerins.
Le linceul de Turin, la tunique d’Argenteuil, et bien d’autres sont disséminées à travers le monde, et Paris en compte aussi.
Jusqu’à l’incendie du 15 avril 2019, le Trésor de Notre-Dame de Paris, protégeait en son sein plusieurs reliques remarquables : celles de la Passion du Christ.

Avant cet incendie, les reliq…More
De nos jours, nombreuses sont les reliques qui attirent des centaines de pèlerins.
Le linceul de Turin, la tunique d’Argenteuil, et bien d’autres sont disséminées à travers le monde, et Paris en compte aussi.
Jusqu’à l’incendie du 15 avril 2019, le Trésor de Notre-Dame de Paris, protégeait en son sein plusieurs reliques remarquables : celles de la Passion du Christ.

Avant cet incendie, les reliques de la Passion étaient régulièrement présentées à la vénération par Les chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre. Mais qui sont-ils exactement ?

- Mgr Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris :
En fait, il y a de grands ordres de chevalerie qui ont été crées au moment des croisades, notamment pour protéger les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte et pour édifier et tenir des lieux où ces pèlerins se retrouver en sécurité. Être hébergés, être sécurisés, être accompagnés. c’était les grandes missions de ces ordres que sont les chevaliers du Saint-Sépulcre, ceux de Malte (Les Chevaliers de Malte) , et ceux qui ont disparus aujourd’hui, comme Les Templiers, par exemple.

jusqu’au début du VII° siècle, les reliques de la Passion sont vénérées à Jérusalem. Par crainte d’une invasion, elles seront transférées à Byzance, l’actuelle Istanbul, et y resteront jusqu’au XIII° siècle, où l’empereur Baudoin II, alors en difficultés financières, sera contraint de donner la Couronne, en gage, à des banquiers vénitiens. c’est à cette période que Louis IX exprimera le souhait d’en devenir le propriétaire.

- Olivier de Portzamparc, chevalier de l’Ordre du Saint-Sépulcre :
Donc, Louis IV racheta cette Couronne d’épines avec d’autres reliques, qui arrivèrent en France en 1239 aux portes du royaume, à Villeneuve-l’Archevêque, et le 10 août 1239, Louis IV accueillit ces reliques qui avaient été rapportés par ses émissaires, des Franciscains qui étaient aller les chercher à Constantinople (Istanbul) en passant par Venise pour dédommager les marchands vénitiens qui avaient accepté de prêter de l’argent à l’empereur de Constantinople. Il y eu une première vénération à la cathédrale de Sens, et ensuite elle fut transférée par voie fluviale jusqu’à Notre-Dame de Paris, où elle arriva le 19 août 1239.

En attendant la fin des travaux de la Sainte-Chapelle, la Couronne sera conservée à l’abbaye de Saint-Denis, ou une collection des reliques verra progressivement le jour, avec entre autres : un morceau de la sainte Croix, la sainte Lance, ou encore la sainte Éponge.
C’est finalement en 1248 que la Sainte-Chapelle, véritable joyau gothique, deviendra enfin leur écrin, pour près de 500 ans.

En 1791, Louis XVI fera transférer les reliques à l’abbaye de Saint-Denis afin de les protéger. Deux ans plus tard, l’abbaye sera dépouillé, ses reliques offertes à la ‘patrie en danger’, et plusieurs reliquaires seront envoyés à la fonte. Toutefois, la Couronne et quelques reliques seront récupérés et conservés à la Bibliothèque nationale.

En 1804, à l’époque de Napoléon, ces reliques furent confiées à la cathédrale Notre-Dame. Et il ne restait plus que 3 reliques en réalité, les seules qui avaient pus être préservées, la sainte Couronne d’épines, un morceau du bois de la Croix, et un clou.

En 1923, le cardinal Bubois confiera à nouveau la protection des reliques de la Passion au chevaliers du Saint-Sépulcre. Une mission qu’ils sont encore nombreux à prendre à cœur, au sein de leur ordre et de l’Église.

Comme ces reliques viennent de Terre Sainte, et qui portent avec elles la terre de Palestine, d’Israël, et bien ils manifestent par leur présente ce lien historique qu’ils ont à cette terre, et en encadrant ces reliques et en permettant aux pèlerins de les approcher, ils sont vraiment dans la vocation première de leur ordre, à savoir : permettre aux pèlerins de se rapprocher du Christ, que ce soit en Terre Sainte ou dans un lieu plus proche de nous comme Notre-Dame de Paris. Et puis ils sont les gardiens de ces reliques, c’est-à-dire que la garde leur en a été confiée dans l’histoire par les rois, par les papes, et donc ils sont aujourd’hui encore héritiers de cette mission, et donc symboliquement leur présence le rappelle – et plus que symboliquement – physiquement ! leur présence le rappelle !
Chaque vendredi de carême et un vendredi par mois, les chevaliers de l’ordre et les chanoines du chapitre de Notre-Dame, présentaient ces reliques à la vénération du Peuple de Dieu.

Ce qui est extraordinaire c’est de voir la foi qu’on rencontre chez certains fidèles qui viennent vénérer, c’est quelque chose de très émouvant, et on ne peut pas rester indifférent à tout ce qu’on peut voir à cette occasion-là.

C’est évidement très impressionnant et très émouvant. Et puis surtout de voir cette foule qui s’approche et à laquelle on tend cette Couronne pour qu’ils la vénèrent, voir tous ces gestes qui sont ceux des gens qui se succèdent, qui déposent un baiser, un geste, qui déposent un chapelet, ou certains pourraient avoir des gestes parfois de superstitions, mais qui sont toujours des gestes qui manifestent un grand désir d’être proche de Jésus.

Le 15 avril 2019, le toit et la flèche de Notre-Dame se sont embrasés. En quelques heures la cathédrale a perdu sa charpente, fragilisant au passage l’intégralité de la structure de l’édifice. Alors que le flammes rongeaient encore le toit, une équipe de pompiers accompagnés du Père Jean-Marc Fournier, aumônier des pompiers de Paris, a pu entrer dans la cathédrale et sauver ces reliques. Malgré l’urgence de sortir ce trésor au plus vite, le Père Fournier prendra le temps de bénir la cathédrale, avant de quitter les lieux.

Aujourd’hui ces reliques sont en sécurité, avec le reste du Trésor, dans les réserves du Louvre, attendant patiemment de pouvoir regagner le cœur de Notre-Dame, d’ici quelques années.
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