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Excellente intervention Françoise. La contemplation prime sur l'action, n'en déplaise aux agités. Charles Maurras c'était les catholiques oui mais le Pape non. Sa condamnation fut légitime, le spirituel ayant autorité sur le temporel.
On ne change pas une société au nom du Christ...en se passant de son aide. Ils se réclament de Sainte Jeanne d'Arc et ne connaissent rien de son mode opératoire …More
Excellente intervention Françoise. La contemplation prime sur l'action, n'en déplaise aux agités. Charles Maurras c'était les catholiques oui mais le Pape non. Sa condamnation fut légitime, le spirituel ayant autorité sur le temporel.
On ne change pas une société au nom du Christ...en se passant de son aide. Ils se réclament de Sainte Jeanne d'Arc et ne connaissent rien de son mode opératoire divin.
Ces récupérations nationalistes sont insupportables.
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Olive Danzé, Sr Olive du Christ Roi (1906-1968)
Marie Catherine Olive Danzé est née le 27 mars 1906 à Plogoff dans le département breton du Finistère. Devenue bénédictine du Saint Sacrement, et très proche du cœur immaculé de Marie, elle reçut la mission de conduire au Christ « Roi des rois » (Ap 17, 16).

Au temps où le pape institua la fête du Christ roi.
Pie XI, dont la première encyclique …More
Olive Danzé, Sr Olive du Christ Roi (1906-1968)
Marie Catherine Olive Danzé est née le 27 mars 1906 à Plogoff dans le département breton du Finistère. Devenue bénédictine du Saint Sacrement, et très proche du cœur immaculé de Marie, elle reçut la mission de conduire au Christ « Roi des rois » (Ap 17, 16).

Au temps où le pape institua la fête du Christ roi.
Pie XI, dont la première encyclique avait invoqué « la paix du Christ par le règne du Christ »[1] donne en 1926 une autre encyclique, Quas primas, où il définit le règne social du Christ et, où il institue la fête du Christ roi[2].
De plus, à cette époque, Charles Maurras donne à l’Action française une orientation monarchiste imprégnée d’idées païennes et gnostiques, très éloignées de l’Evangile. Pie X avait jugé ses écrits très mauvais et, le 26 décembre 1926, Pie XI interdit aux catholiques de participer à l’Action française (cette interdiction sera levée par Pie XII en 1939 mais la condamnation des livres de C. Maurras demeurera).

Sœur Olive Danzé, âme fervente et visitée par Jésus et Marie
C’est dans ce contexte que le 13 août 1926 Olive Danzé, âgé de 20 ans (mais en paraissant 12 tellement la grâce divine lui avait conservé l’esprit d’enfance) recevait l'habit des bénédictines du Saint Sacrement, rue Tournefort à Paris, et prenait le nom de Sœur Marie du Christ-Roi.
Ardente adoratrice, son cœur est littéralement brûlant.

Au début de l'année 1927, Jésus l’invite à prier pour les chrétiens qui participent à l’Action française. Comme elle ignore ce qu’est ce mouvement, Jésus lui explique :

« Ce sont ceux qui veulent des rois. Mais c’est Moi qui suis le seul Roi. »[3]

Le 8 février 1927, la Très Sainte Vierge lui apparaît et l’embrasse au front et lui dit de donner un petit cœur doré à la Mère prieure pour qu’elle le porte pendant quelques jours et dise : « Cœur très pur de Marie, ayez pitié de nous.
Cœur très pur de Marie, purifiez nous
Cœur très pur de Marie, fortifiez-nous.
Cœur très pur de Marie, régnez sur tous les cœurs. »
Puis elle ajouta, « je me montrerai à la Mère Prieure et à ta Mère maîtresse pour les encourager à travailler à l’œuvre de mon Fils.[4]

Le sanctuaire du Christ roi.
Au mois de juin 1927, Jésus communique à sœur Olive son désir divin d'avoir un sanctuaire à Paris :

« Je désire une belle chapelle pour honorer mon Divin Cœur. Ce sera la chapelle du Christ-Roi, Prince de la Paix, et Maître des nations. Je veux que cette chapelle soit faite pour mon Cœur et Je serai le Roi de France et de tous les pays de l’Univers. Là viendront les âmes de tous les Etats pour chercher la paix et la force, et même la lumière pour vivre et mourir sous mes lois. »[5]

Et le 7 Juillet 1927, Jésus lui dicte la grande prière du Christ-Roi (cf. ci-dessous).

Avec l'autorisation de l'archevêque de Paris, Mgr Dubois, les religieuses sollicitèrent les fidèles catholiques du monde entier pour obtenir les fonds nécessaires à la construction du sanctuaire. Le jeune État d'Irlande, sous l'impulsion d'Éamon de Valera, se montrera particulièrement généreux pour le projet. Les dons commencèrent à affluer, et en 1935 le cardinal Verdier, présida la bénédiction et la pose de la première pierre de la basilique. L'inauguration eut lieu le 27 octobre 1940, jour de la fête du Christ-Roi.

Sœur Olive persécutée.
Le cardinal Verdier étant mort, et les autorités religieuses montrèrent désormais beaucoup moins d'enthousiasme pour ce sanctuaire dédié au Christ-Roi et sœur Olive fut priée de quitter son couvent parisien.

[1] Pie XI, Ubi arcano Dei consilio, 23 décembre 1922
[2] Pie XI, Encyclique Quas Primas, instaurant la fête du Christ-Roi, 11 décembre 1925
[3] ROUSSOT J-B, La Colombe de France : la vie et la mission de sœur Marie du Christ-Roi, éditions Résiac, Montsûrs, septembre 2001, p. 22.
[4] ROUSSOT J-B, La Colombe de France, Ibid., p. 78
[5] ROUSSOT J-B, La Colombe de France, Ibid., p. 17
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L'erreur métaphysique de Charles Maurras :
Maurras fait une erreur métaphysique quand il assimile la nation à une substance alors qu'elle n'est qu'un accident. Expliquons : un accident est un être qui a besoin d'un autre être pour exister, un être qui n'existe pas par soi. Par exemple, la couleur blanche est un accident, elle n'existe pas par soi, elle a besoin d'une substance pour …More
L'erreur métaphysique de Charles Maurras :
Maurras fait une erreur métaphysique quand il assimile la nation à une substance alors qu'elle n'est qu'un accident. Expliquons : un accident est un être qui a besoin d'un autre être pour exister, un être qui n'existe pas par soi. Par exemple, la couleur blanche est un accident, elle n'existe pas par soi, elle a besoin d'une substance pour exister (on n'a jamais vu la couleur blanche exister toute seule : c'est cet homme qui est blanc, c'est ma chemise qui est blanche). L'homme est une substance et la nation un accident. Nous trouvons cette erreur par exemple dans cette citation :

« Mais une race, une nation, sont des substances sensiblement immortelles ! Elles disposent d'une réserve inépuisable de pensées, de cœurs et de corps. Une espérance collective ne peut donc pas être domptée. »[1]

Le paganisme de Charles Maurras :
Si l'amour de la patrie (qui relève de l'amour pour les parents, loi naturelle et loi divine) est une valeur chrétienne ; il n'en va pas de même quand la nation est personnifiée, et qu'un mythe créateur remplace la référence à Dieu le Créateur et à sa Providence.
Voici le mythe de Maurras :

« De l'union violente de la Gaule avec Rome date, au sens organique du mot, notre conception. Avant ce grand évènement, les traits du génie national ne sont ni assemblés, ni même tous présents : aussitôt après, la figure se dessine, embryonnaire mais complète, il ne lui manque que son nom, quand l'invasion franque se fait. Religion, langue, civilisation, administration, unité, tout jaillit comme un sang généreux du cœur romain de la France. » [2]

Ce mythe génère un racisme d'Etat, ce n'est pas tant le mépris des autres parce qu'ils sont d'une autre race, mais c'est l'idée que les gens d'une autre race resteront étrangers à l'Etat.
Très différente est la perspective chrétienne qui facilite l'union des peuples - Jean Paul II prend l'exemple de la formation polonaise à partir de plusieurs peuples et l'exemple de la formation de l'Europe.
« Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1Pierre 2, 9)

Ce mythe génère aussi l'idée d'un déterminisme (chaque français doit développer les valeurs hypothétiques contenues dans le sang français). Très différente est la foi chrétienne en Dieu créateur qui veille sur une communauté et donne à chacun l'Esprit Saint : il n'y a pas de déterminisme.

C. Maurras remplace le salut par le Christ en une auto-divinisation, c'est une gnose :

« Le génie national correspond aux façons qui nous sont le plus naturelles et faciles de nous élever à un type supérieur d'humanité. »[5]

Maurras veut la monarchie « par n'importe quels moyens »
Maurras veut une monarchie suffisamment forte pour permettre aussi une décentralisation au niveau des communes, des régions et des corps de métiers ; il ne veut pas supprimer le suffrage universel mais faire en sorte qu'il représente la nation sans la diriger.

Maurras étant athée, la monarchie qu'il veut n'est pas équivalente à la royauté tradionnelle, de droit divin dans la perspective du cardinal Richelieu[7] ; Maurras ne se convertit que sur son lit de mort. La monarchie qu'il veut repose sur sa métaphysique et le paganisme de son "principe national" :
« Le principal bienfait d'une propagande monarchiste établie sur le Salut public est d'identifier, au-dessus des partis concurrents, des confessions rivales, au-dessus de tout ce qui divise, l'identité du principe royal et du principe national. »[6]
Maurras voulait restaurer la monarchie "par n'importe quel moyen", et l'Action française utilisait l'Eglise, tout en prétendant la servir, de sorte que c'était directement le Christ qui était exposé aux outrages des partis adverses.

L'Evangile ne condamne pas la monarchie. Cependant, le fait que Maurras veuille imposer la monarchie « par n'importe quels moyens » est en opposition avec l'Evangile dont les moyens sont dictés par les commandements de Dieu et par la charité. De plus, un chrétien ne peut pas placer "la nation" au-dessus de Dieu : Jésus est « le Roi des rois » (Ap 19, 16).

Condamnation et assouplissement
Le pape Pie XI dans son allocution consistoriale du 20 décembre 1926, - répété par les évêques de France[8] - interdit aux catholiques la propagande de l'Action française. Cependant, beaucoup de catholiques français se révoltent et restent attachés à Charles Maurras (manifeste « Non possumus » !). Cette révolte conduit à des excommunications ou à des situations presque ridicules où des chrétiens notoires se trouvent sévèrement blâmés - Le pape Pie XII lève les sanctions contre l'Action française en 1939, mais maintient il la condamnation des livres de Charles Maurras.

En 2005, dans son livre « Mémoire et identité », Jean-Paul II clarifie les notions de patriotisme et l'appel des nations à entrer dans l'histoire du salut[9].
Alors que pour Maurras le patriotisme se rapporte à nation personnifiée par un mythe fondateur ; pour Jean-Paul II, le patriotisme se rapporte simplement au lien concret qui nous unit à nos pères, au pays et à la culture de nos pères, et c'est toujours l'homme qui est souverain, l'homme en qui peut agir l'Esprit Saint créateur.
Alors que pour Maurras le nationalisme peut agir par tous les moyens, pour Jean-Paul II les nations doivent obéir à la loi du Créateur, du Dieu personnel.
Alors que pour Maurras la nation se divinise en une surhumanité (gnose) ; pour Jean-Paul II, les nations sont appelées à recevoir le salut en Jésus-Christ ; loin de mépriser ceux qui ne sont pas de notre race, les nations sont appelées à s'unir en Dieu.
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