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Prière d'une âme qui veut se détacher des vaines affections

Mon Dieu, quand cesserai-je de m'aimer, et de tant rechercher d'être aimée ? quand saurai-je, pour vous plaire, consentir à être méprisée, ou du moins, à n'être plus aimée ni estimée par les créatures ? N'est-ce pas à vous seul, Seigneur, qu'appartient toute la gloire ? N'êtes-vous pas seul infiniment aimable et digne d'être aimé ? Pourquoi donc voudrais-je attirer sur moi l'estime et l'affection des créatures ? Le désir habituel que j'éprouve d'être aimée et estimée devrait me couvrir de confusion ; car enfin je ne suis que misère et faiblesse, et à peine devrais-je me supporter moi-même, ou plutôt je ne devrais m'aimer que par charité, et comme on aime par charité un étranger inconnu. Vous seul, ô mon Dieu, méritez tout mon amour, mon cœur ne doit être occupé que de vous,vous devez posséder toutes ses affections. Si je m'aime, c'est pour ma perte ; si je veux être aimée des autres, c'est encore pour ma perte : votre amour seul est précieux, Seigneur. Quand on vous aime, le cœur devient pur et content ; et quand on a le bonheur d'être aimé de vous, on goûte la joie et la paix des enfants de Dieu. Il avait bien compris ce que vaut le pur amour, le Saint qui s'écriait :Mon Dieu et mon tout ! Elle l'avait également compris, cette illustre Sainte qui répétait avec effusion : Dieu seul ! Dieu seul !Quel a été déjà jusqu'ici mon orgueil ! Que mon aveuglement a été profond ! je me suis aimée moi-même, j'ai voulu être aimée des autres, je me suis presque aimée seule, je n'ai aimé les autres que pour moi, et j'ai désiré qu'on me préférât aux autres. Ma vaine délicatesse s'affligeait à l'excès, à la moindre apparence d'oubli, d'indifférence ou de mépris, et lorsque les autres avaient besoin d'une charité affermie pour supporter mes défauts, lorsqu'il n'y avait en moi que des faiblesses désolantes et les plus profondes misères, créature idolâtre de moi-même, j'exigeais des attentions et des égards ; je déplore aujourd'hui ma folie, je renonce à la vanité de mes pensées et de mes désirs. Si Dieu a mis dans nos cœurs la faculté et le besoin d'aimer, c'est pour que nous nous attachions à lui ; et certes, s'il a rendu les autres capables d'aimer, ce n'est point pour que leur affection s'arrête à un objet si méprisable que moi. Dès ce moment, ô mon Dieu, je ne désire plus qu'on m'aime ni qu'on m'estime ; il suffit qu'on me supporte et qu'on me souffre pour l'amour de vous. Punissez-moi, ô mon Dieu, si je tourne encore les affections de mon cœur vers quelque objet créé ; punissez-moi, si je désire encore l'estime et l'affection des autres. Plus j'ai été délicate et sensible sur ce point, plus j'ai besoin d'être privée et corrigée. Désormais, ô mon Dieu, j'écouterai avec attention ces paroles que l'Église met dans la bouche du Prêtre :est point pour que leur affection s'arrête à un objet si méprisable que moi. Dès ce moment, ô mon Dieu, je ne désire plus qu'on m'aime ni qu'on m'estime ; il suffit qu'on me supporte et qu'on me souffre pour l'amour de vous. Punissez-moi, ô mon Dieu, si je tourne encore les affections de mon cœur vers quelque objet créé ; punissez-moi, si je désire encore l'estime et l'affection des autres. Plus j'ai été délicate et sensible sur ce point, plus j'ai besoin d'être privée et corrigée. Désormais, ô mon Dieu, j'écouterai avec attention ces paroles que l'Église met dans la bouche du Prêtre :est point pour que leur affection s'arrête à un objet si méprisable que moi. Dès ce moment, ô mon Dieu, je ne désire plus qu'on m'aime ni qu'on m'estime ; il suffit qu'on me supporte et qu'on me souffre pour l'amour de vous. Punissez-moi, ô mon Dieu, si je tourne encore les affections de mon cœur vers quelque objet créé ; punissez-moi, si je désire encore l'estime et l'affection des autres. Plus j'ai été délicate et sensible sur ce point, plus j'ai besoin d'être privée et corrigée. Désormais, ô mon Dieu, j'écouterai avec attention ces paroles que l'Église met dans la bouche du Prêtre :on me souffre pour l'amour de vous. Punissez-moi, ô mon Dieu, si je tourne encore les affections de mon cœur vers quelque objet créé ; punissez-moi, si je désire encore l'estime et l'affection des autres. Plus j'ai été délicate et sensible sur ce point, plus j'ai besoin d'être privée et corrigée. Désormais, ô mon Dieu, j'écouterai avec attention ces paroles que l'Église met dans la bouche du Prêtre :on me souffre pour l'amour de vous. Punissez-moi, ô mon Dieu, si je tourne encore les affections de mon cœur vers quelque objet créé ; punissez-moi, si je désire encore l'estime et l'affection des autres. Plus j'ai été délicate et sensible sur ce point, plus j'ai besoin d'être privée et corrigée. Désormais, ô mon Dieu, j'écouterai avec attention ces paroles que l'Église met dans la bouche du Prêtre :Église met dans la bouche du Prêtre :Église met dans la bouche du Prêtre :Sursum corda, Élevez vos cœurs, et toujours je répondrai avec sincérité : Le mien est à vous, Seigneur. Ainsi soit-il.
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le christ en nous