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Nouvelles de coin ou méli-mélo volant pas bien haut...

Retour sur Noël :

- D’une laïque : « Le jour de Noël, j’ai fait l’effort de regarder la télévision pour voir le pape donner la bénédiction “urbi et orbi”. Surprise : alors que François avait sous les yeux le livre donnant - en gros caractères - la formule rituelle de cette bénédiction sur la ville et sur le monde, il a préféré bénir les fidèles en employant la formule de la bénédiction faite à la fin des messes. Les formules rituelles sont importantes aux yeux de l’Église : leur non-respect fait planer un doute quant à la validité et à la licéité des sacrements et des sacramentaux. Le pape François a-t-il conscience du brouillard qu’il jette sur notre foi à force de n’en faire qu’à sa guise ? »

- d’un internaute : « Je me suis coltiné la messe anticipée de Noël. Une liturgie hall de gare, de garderie d’enfants, anthropocentrique, horizontale et tout ce qui va avec... J’ai dû avaler 1,5mg de Xanax pour m’en remettre. »

- d’une internaute : « Ne désespérons pas. J’ai assisté dans ma paroisse, le 25 décembre, à la “Messe de l’Aurore" célébrée à 8h. du matin. Liturgie parfaite avec un jeune prêtre assisté d’un séminariste. Propre et Kyriale chantés en grégorien. Un beau cadeau de Noël. »

- d’une internaute : « Pour la Messe de Minuit (à 18h30...), la grande église de ma paroisse était pleine à craquer avec beaucoup de familles et d’enfants. Quelle occasion rare d’évangéliser vraiment des personnes qui, habituellement, ne fréquentent pas l’église ! Ça aurait dû être le moment de parler, d’une façon magistrale et puissante, de ce que l’Incarnation du Fils apporte au monde. Au lieu de cela, en guise de “veillée”, une saynète débile sur le réchauffement climatique et les migrants, une homélie minable au milieu d’une liturgie dont les mots étaient changés, comme d’habitude, par l’officiant qui ajoutait ses commentaires, des chants médiocres... Si je n’avais pas la foi, je ne pourrais pas commencer à me tourner vers Dieu ni aimer l’Église ou me réconcilier avec elle après une telle messe ! Si les prêtres ne savent pas quoi dire à Noël, il faut leur rappeler qu’il existe quantité d’homélies de la Nativité des Pères de l’Église et des saints de tous les siècles : ils peuvent les lire telles quelles, en en citant humblement l’auteur. Ça leur éviterait de nous entraîner dans ce gâchis si nuisible à ceux qui ne font pas le pas vers une pratique régulière. »

- d’un internaute : « J’étais à la Messe de Minuit dans l’église du pèlerinage proche de chez moi, histoire de voir “ce que ça donne” par rapport à ce qui se fait dans ma paroisse : pas extraordinaire, mais il y avait néanmoins le minimum. Le lendemain, en revanche, j’étais à la messe grégorienne de 9h30 : pas mal du tout. La schola a très bien chanté le propre. Pour moi, il ne manquait que l’orientation de la liturgie et, éventuellement, des vêtements liturgiques un peu plus adaptés (pourquoi le diacre permanent ne porte-t-il pas la dalmatique ? Encore et toujours cet incompréhensible minimalisme). J’ai trouvé qu’à ces deux messes, il y avait du monde : basilique pleine pour la Messe de Minuit (mais, hélas, remplie par des gens qui ne mettent jamais les pieds à l’église le reste de l’année - cela se voyait - et qui venaient des paroisses voisines qui, elles, sont désespérément vides). En terme de fréquentation, notre pèlerinage local résiste un peu mieux qu’ailleurs. Mais il ne faut néanmoins pas se faire d’illusions car, d’une part, un pèlerinage n’a pas vocation à remplacer la vie paroissiale et, d’autre part, le reste de l’année il y a très peu de jeunes. Donc, tout cela ne tiendra plus très longtemps.

A l’occasion de ces deux messes de Noël, je me suis rendu compte que ma mère, qui pourtant a été baptisée catholique à sa naissance, comme je suppose la plupart des fidèles aujourd’hui, ne comprend rien aux correspondances entre vêtements liturgiques et fonctions ministérielles. Pour la Messe de Minuit il y a avait le recteur de la basilique en chasuble, un vieux diacre permanent en aube-sac et étole diaconale, et un laïc d’un certain âge qui est omniprésent et joue au prêtre à longueur de célébrations. Or ma mère pensait qu’il y avait trois prêtres concélébrants... Pourtant, savoir distinguer un prêtre, un diacre et un simple ministre d’autel, c’est le B-A BA en liturgie, même pour de simples fidèles. Pas étonnant que la majorité des fidèles assistent sans broncher aux simagrées et excentricités des célébrants : ce clergé indigne surfe sur l’ignorance et l’inculture des gens pour leur faire avaler les célébrations les plus indigestes et les plus transgressives. »

Source : www.proliturgia.org
(Samedi, 30 décembre 2017)

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Suscipe
Pour vous consoler : homélie de Noël à la paroisse étudiante de Toulouse.

Cette nuit nous avons contemplé un nourrisson.

Et j’espère que nous nous en sommes réjouis.

Une naissance c’est la poursuite de la vie, c’est la continuation des générations ; mais c’est en même temps une nouveauté : chaque être qui nait est absolument unique et apporte à l’humanité ce que nul autre n’apportera.

Alors … Plus
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