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Le colonel Chabert (1994) 1/2

shazam
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Paris, février 1817, trois ans après la chute de l'Empire, l'avoué Derville (Fabrice Luchini) reçoit la visite d'un vieillard misérablement vêtu. Il assure être le colonel Chabert Gérard Depardieu…More
Paris, février 1817, trois ans après la chute de l'Empire, l'avoué Derville (Fabrice Luchini) reçoit la visite d'un vieillard misérablement vêtu. Il assure être le colonel Chabert Gérard Depardieu), laissé pour mort, à la bataille d'Eylau en 1807. Il avait alors contribué à la victoire en conduisant une charge de cavalerie devenue célèbre.

Le vieil homme raconte comment, se réveillant dans un fossé entre des cadavres, il a survécu à ses blessures.
Il revient dix ans après et souhaite réclamer son titre, faire valoir ses droits et revivre avec sa femme. Celle-ci, durant son absence, s'est mariée avec le comte Ferraud (André Dussolier). Le comte cherche à acquérir le titre de pair de France, ce qui lui permettrait de lancer sa carrière politique à la Chambre des pairs. Mais son mariage avec une veuve d'Empire crée des difficultés apparemment insurmontables ; il lui vaudrait bien mieux se remarier avec la fille d'une noblesse émigrée.

La comtesse Ferraud (Fanny Ardant) repousse Chabert, refusant de reconnaître son premier mari. Derville, bien qu'également l'avoué de la comtesse Ferraud, accepte alors d'aider le colonel en proposant une transaction à son ex-femme. Celle-ci refuse et tente plutôt de manipuler son ex-mari. Chabert n'est pas dupe, et dégoûté par la corruption des hommes, il sombre dans la folie et la misanthropie, mettant fin à la procédure de divorce et de ‘résurrection’ qu'il avait tant poursuivie.
Repoussé par sa femme, condamné pour vagabondage, le colonel Chabert finit misérablement sa vie à l'asile. Son avocat le venge en expliquant au comte Ferraud qu'il a enfin une raison de rompre son mariage avec son épouse.
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Claude Rich est Chamblin
Daniel Prévost est Boucard
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shazam
J'ai été enterré sous des morts, mais maintenant je suis enterré sous des vivants. Colonel Chabert

Avant de voir le film :

Le Colonel Chabert (1835) est un roman d’Honoré de Balzac, un hommage rendu aux grognards de Napoléon Ier.
Balzac s'inspire des histoires réelles qui sont arrivées à certains soldats de Napoléon.
Prenant comme modèle pour Chabert le grand cavalier Jean d'Hautpoul, mort…More
J'ai été enterré sous des morts, mais maintenant je suis enterré sous des vivants. Colonel Chabert

Avant de voir le film :

Le Colonel Chabert (1835) est un roman d’Honoré de Balzac, un hommage rendu aux grognards de Napoléon Ier.
Balzac s'inspire des histoires réelles qui sont arrivées à certains soldats de Napoléon.
Prenant comme modèle pour Chabert le grand cavalier Jean d'Hautpoul, mort de ses blessures à Eylau, il rapporte en même temps l'histoire de son parent Alphonse Henri d'Hautpoul, général et futur homme d’État français, qui fut laissé pour mort à la bataille des Arapiles (Portugal).

Le film de 1994

Adaptation du célèbre écrit de Balzac, il dénonce toute la corruption et l'indifférence des hommes, et remet dans une perspective plus réaliste les ravages de la supposée gloire napoléonienne.

Les dialogues sont un régal à entendre, surtout de la bouche d'acteurs aussi chevronnés et qui en plus ont l'immense qualité ici de ne pas cabotiner, et de privilégier la grave sobriété.

Les retours sur l'effroyable boucherie de la bataille d'Eylau ajoutent une dimension humaniste et règlent son compte à la mythologie de la gloire napoléonienne, mettant en lumière la cruauté et l'inconscience de l'Empire sous Napoléon 1er.
(allociné)

Qu’était « les pairs » de France ?

Les pairs de France étaient les grands féodaux qui étaient directement vassal du roi de France. Étymologiquement, le nom signifie les "égaux" du roi. En pratique, « la pairie » était un moyen de distinguer les vassaux les plus importants du roi.

La pairie est un office de la couronne (comme la fonction de connétable) et pas un titre de noblesse. La qualité de pair du royaume donnait certains privilèges (comme celui de n'être jugeable que par les autres pairs) et certaines contraintes (en particulier celle de prêter au roi l'hommage lige, c'est à dire l'hommage féodal le plus prioritaire).
les pairs de France - HIStoire

La bataille d’Eylau (actuellement Bagrationovsk situé au nord de la Pologne)

La victoire est française. Elle est réelle dans la mesure où Napoléon reste maître du terrain, mais c'est ‘une victoire à la Pyrrhus’, c’est-à-dire une victoire obtenue au prix de terribles pertes pour le vainqueur.
Et elle a coûté fort cher : 10.000 tués ou blessés chez les Français dont 8 généraux et 1 maréchal, 12.000 morts et 14.000 blessés, dont beaucoup mourront faute de soins, chez les Russes.

Le lendemain matin, le maréchal Ney s'exclama en parcourant le champ de bataille à cheval : « Quel massacre ! Et tout cela pour rien ! »
Car il faudra une autre grande bataille pour contraindre les Russes à la paix, décisive celle-là, ce sera Friedland.

Napoléon, très affecté par les pertes subies, et contrairement à son habitude, restera huit jours sur le champ de bataille pour superviser les secours aux blessés. Il se retire le soir même de la bataille au château de Finckenstein non loin de Preußisch Eylau. Il déclare alors : « Cette boucherie passerait l'envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. »
(Wikipedia)
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