Retour du Christ
Retour du Christ

Avec Maria Valtorta, je comprends mieux l’Evangile

Dans le commentaire ci-dessous qui compare, à partir de l'épisode des pèlerins d'Emmaüs, les écrits de la Vénérable Maria de Jesus de Agreda, de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, de Therese Neumann et de Maria Valtorta, vous constaterez un parfait accord entre les trois premières, alors que Maria Valtorta s'oppose frontalement à ce qu'elles disent en de nombreux points.

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Dans le commentaire ci-dessous qui compare, à partir de l'épisode des pèlerins d'Emmaüs, les écrits de la Vénérable Maria de Jesus de Agreda, de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, de Therese Neumann et de Maria Valtorta, vous constaterez un parfait accord entre les trois premières, alors que Maria Valtorta s'oppose frontalement à ce qu'elles disent en de nombreux points.

Maria de Agreda et Anne-Catherine Emmerich parlent de Cléophas et de Luc, Maria Valtorta parle de Cléophas et d’un Simon.
Thérèse Neumann dit qu’il s’agissait d’un jeune homme et d’un homme très âgé et non de deux hommes entre deux âges.
Selon Valtorta, « Simon » dit en chemin : « s’il est ressuscité avec son unique Nature de Dieu », alors que dans les 3 autres écrits, on voit que les disciples d’Emmaüs sont loin d’avoir atteint une telle connaissance théologique.
Chez Valtorta, on voit la consécration juste après le lavage de pieds, d’où la réflexion d’un disciple après l’apparition : « Allons. Moi je ne sens plus la lassitude et la faim. Allons le dire à ceux de Jésus, à Jérusalem. », alors que chez Anne-Catherine Emmerich et Thérèse Neumann, la consécration a eu lieu en toute fin du repas. Il est donc normal que les deux ne sentent plus la faim.
Tout comme Anne-Catherine Emmerich, Thérèse Neumann précise bien que c’est au moment où ils ont mangé l'hostie consacrée que leurs yeux se sont ouverts, alors que chez Valtorta, ils la conservent comme une relique et l’emportent (malheur à qui voudrait faire cela à l’église au lieu de manger l’hostie ! Ce n’est pas une relique, c’est le Corps vivant du Christ !) : « Ils le prennent et le baisent. Chacun prend son morceau et l’enveloppant dans un linge le met comme une relique sur sa poitrine. »
Tout comme Anne-Catherine Emmerich, Thérèse Neumann parle d’une véritable nouvelle Transfiguration avec des stigmates qui illuminent les disciples, alors que Valtorta écrit : « Ce n’est pas le Ressuscité resplendissant apparu aux autres qui Lui sont plus chers. Mais c’est un Jésus plein de majesté, aux plaies bien nettes dans ses longues mains : roses rouges sur l’ivoire de la peau. »
Thérèse Neumann dit que le repas a lieu dans une maison individuelle, alors qu’apparemment, il n’y a pas de toit au-dessus de la tête du Christ au moment où il bénit ; « Jésus se lève, tenant dans ses mains le pain et, les yeux levés vers le ciel rouge du soir »
Maria de Agreda précise qu’ils ont commencé le chemin du retour alors qu’il faisait déjà nuit, alors que Valtorta dit que cela se fait au couchant, ce qui est inévitable puisque le soleil était déjà couchant quand ils sont entrés dans la maison et que le Christ a fait tout de suite la bénédiction du pain.
Retour du Christ

Avec Maria Valtorta, je comprends mieux l’Evangile

Les écrits de Maria Valtorta s'opposent frontalement à ceux de la Vénérable Maria de Jesus de Agreda, de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich et de Therese Neumann (qui sont parfaitement d'accord entre elles). Le cardinal Ratzinger avait parfaitement raison.

Comparaison à partir de l’épisode des pèlerins d’Emmaüs
– Agreda, Emmerich, Neumann, Valtorta –

1. Vénérable MARIA DE JESUS DE AGREDA…
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Les écrits de Maria Valtorta s'opposent frontalement à ceux de la Vénérable Maria de Jesus de Agreda, de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich et de Therese Neumann (qui sont parfaitement d'accord entre elles). Le cardinal Ratzinger avait parfaitement raison.

Comparaison à partir de l’épisode des pèlerins d’Emmaüs
– Agreda, Emmerich, Neumann, Valtorta –

1. Vénérable MARIA DE JESUS DE AGREDA :


Maria de Jesus de Agreda, Mystica ciudad de Dios, t. 2, pp. 533-535
books.google.fr/books
www.preghiereagesuemaria.it/libri/la passione di …
www.abbaye-saint-benoit.ch/…/020.htm

1483. No refieren los evangelistas cuándo apareció el Señor a San Pedro, aunque lo supone San Lucas (Lc 24, 34); pero fue después de las Marías, y más ocultamente a solas, como a cabeza de la Iglesia, antes que a todos juntos y que a otro alguno de los Apóstoles, y fue aquel mismo día, después que las Marías le dieron noticia de haberle visto.
Les Evangélistes ne rapportent pas l’apparition du Seigneur à Saint Pierre, bien que Saint Luc la suppose (Lc 24, 34) ; mais elle survint, plus cachée et à part, en tant que chef de l’Eglise, après celle aux Marie, avant celle devant tous réunis et celle devant un autre des Apôtres, et elle eut lieu le même jour, après que les Marie l’eurent informé qu’elles l’avaient vu.

Y luego sucedió el aparecimiento que refieren, y que largamente cuenta San Lucas (Lc 24, 34), de los dos discípulos que aquella tarde iban de Jerusalén al castillo de Emaús, que estaba sesenta estadios de la ciudad, y hacían cuatro millas de Palestina y casi dos leguas (legua ~ 5.556 Km) de España.
Et tout de suite après eut lieu l’apparition que les deux disciples rapportèrent, et que St Luc raconte longuement (Lc 24, 34), en cette après-midi où ils allaient de Jérusalem à Emmaüs, un bourg qui était à soixante stades de la ville, soit à quatre milles de la Palestine, et presqu’à deux lieues de l’Espagne (une lieu fait environ 5 556 km).

El uno de los dos se llamaba Cleofás y el otro era el mismo San Lucas, y sucedió en esta manera: Salieron de Jerusalén los dos discípulos, después que oyeron lo que las Marías contaron, y en el camino continuaron la plática de los sucesos de la pasión y santidad de su Maestro y la crueldad de los judíos.
L’un des deux s’appelait Cléophas et l’autre était Saint Luc lui-même, et cela s’est produit de cette façon : les deux disciples partirent de Jérusalem après avoir entendu ce que les Marie avaient conté. En chemin, ils continuaient leur discussion sur les événements de la Passion, sur la sainteté de leur Maître et sur la cruauté des Juifs.

Y admirábanse de que el Todopoderoso hubiese permitido que padeciese tales oprobios y tormentos un hombre santo y tan inocente.
Et ils s’étonnaient que le Tout-Puissant eût permis qu’un homme saint et si innocent souffrît de tels opprobres et tourments.

El uno decía: ¿Cuándo se vio tal suavidad y dulzura?
L’un dit : « Quand a-t-on vu pareilles douceur et délicatesse ? »

— El otro repetía: ¿Quién jamás oyó ni vio tal paciencia, sin querellarse, ni mudar el semblante tan apacible y de majestad?
Et l’autre répétait : « Qui a jamais vu pareille patience, sans qu’il ne récrimine ni ne change son expression si paisible et majestueuse ?

Su doctrina era santa, su vida inculpable, sus palabras de salud eterna, sus obras en beneficio de todos; pues ¿qué vieron en él los sacerdotes, para cobrarle tanto aborrecimiento?
Sa doctrine était sainte, sa vie sans reproche, ses paroles celles du salut éternel, ses œuvres au profit de tous ; qu’ont donc vu les prêtres pour qu’il soit en retour payé par tant de haine ? »

— Respondía el otro: Verdaderamente fue admirable en todo, y nadie puede negar que era gran profeta: hizo muchos milagros, alumbró ciegos, sanó enfermos, resucitó muertos y a todos hizo admirables beneficios; pero dijo que resucitaría al tercero día de su muerte, que es hoy, y no lo vemos cumplido.
L’autre répondit : « Vraiment, il était admirable en tout, et nul ne peut nier qu’il était un grand prophète : il fit beaucoup de miracles, rendit la vue aux aveugles, guérit les malades, ressuscita les morts, et à tous il prodigua des bienfaits admirables. Cependant, il a dit qu’il ressusciterait le troisième jour après sa mort – c’est aujourd’hui – et nous ne voyons pas que cela ait été accompli. »

— Replicó el otro: También dijo que le habían de crucificar y se ha cumplido como lo dijo.
L’autre répliqua : « Il avait aussi dit qu’il faudrait qu’il soit crucifié et cela fut accompli comme il l’a dit. »

1484. En medio de éstas y otras pláticas se les apareció Jesús en hábito de peregrino, como que los alcanzaba en el camino, y les dijo, después de saludarlos: ¿De qué habláis, que me parece os veo entristecidos?
Au milieu de ces discussions et d’autres encore, Jésus leur apparut en habit de pèlerin, tandis qu’il les rattrapait sur le chemin, et il leur dit, après les avoir salués : « De quoi parlez-vous et qui, d’après ce que je vois, semble vous attrister ? »

— Respondió Cleofás: ¿Tú solo eres peregrino en Jerusalén, que no sabes lo que ha sucedido estos días en la ciudad?
Cléophas répondit : « Tu es bien le seul pèlerin à Jérusalem qui ne sait pas ce qui est survenu ces derniers jours dans la ville ?! »

— Dijo el Señor: Pues ¿qué ha sucedido?
Le Seigneur dit : « Alors, que s’est-il passé ? »

—Replicó el discípulo: ¿No sabes lo que han hecho los príncipes y sacerdotes con Jesús Nazareno, varón santo y poderoso en palabras y obras, cómo le han condenado y crucificado?
Le disciple répondit : « Ne sais-tu pas ce que les autorités civiles et les prêtres ont fait de Jésus le Nazaréen, homme puissant en paroles et en œuvres et comment ils l’ont condamné et crucifié ? »

Nosotros teníamos esperanzas que había de redimir a Israel resucitando de los muertos, y se pasa ya el día tercero de su muerte y no sabemos lo que ha hecho.
Nous avions espéré qu’il allait racheter Israël en ressuscitant d’entre les morts, mais le troisième jour qui suit sa mort s’achève déjà et nous ne savons pas ce qu’il a fait.

Aunque unas mujeres de los nuestros nos han atemorizado, porque fueron muy de mañana al sepulcro y no hallaron el cuerpo y afirman que vieron unos Ángeles que las dijeron cómo ya había resucitado.
Cependant, quelques femmes parmi les nôtres nous ont effrayés, parce qu’ayant été de très bonne heure au sépulcre, elles n’ont pas trouvé le corps et elles affirment qu’elles ont vu des anges qui leur ont dit qu’il était déjà ressuscité.

Y luego acudieron otros compañeros nuestros al sepulcro y vieron ser verdad lo que las mujeres contaron.
Puis d’autres compagnons sont arrivés au sépulcre et ils virent que ce que les femmes avaient raconté était vrai.

Pero nosotros vamos a Emaús para esperar allí a ver en qué paran estas novedades.
Mais nous allons à Emmaüs pour espérer voir là où ces nouveautés se sont arrêtées.

—Respondióles el Señor: Verdaderamente sois necios y tardos de corazón, pues no entendéis que convenía así, que padeciese Cristo todas esas penas y muerte tan afrentosa para entrar en su gloria.
Le Seigneur leur répondit : « Vraiment, vous êtes sots et lents de cœur, parce que vous ne comprenez pas qu’il convenait que le Messie souffrît toutes ces peines de cette façon et mourût d’une mort si humiliante pour entrer dans sa gloire.

1485. Y prosiguiendo el divino Maestro, les declaró los misterios de su vida y muerte para la redención humana, comenzando de la figura del cordero, que mandó sacrificar y comer San Moisés Profeta y Legislador rubricando los umbrales con su sangre;
Et, poursuivant, le Divin Maître leur exposa les mystères de sa vie et de sa mort pour la rédemption humaine, en commençant par la figure de l’agneau que le Saint Prophète et Législateur Moïse commanda de sacrifier et de manger en paraphant les seuils avec son sang.

y lo que figuraba la muerte del sumo sacerdote Aarón, la muerte de Sansón por los amores de su esposa Dalila;
et ce que représentaient la mort du Grand Prêtre Aron et la mort de Samson pour l’amour de son épouse Dalila ;

y muchos salmos del Santo Rey y Profeta David, donde profetizó el concilio, la muerte y división de las vestiduras y que su cuerpo no vería la corrupción;
et beaucoup de psaumes du Saint Roi et Prophète David dans lesquels il prophétisa la conspiration, la mort et le partage de ses vêtements et aussi que son corps ne connaîtrait pas la corruption ;

lo que dijo la Sabiduría y más claro San Isaías y San Jeremías de su pasión, que parecería un leproso desfigurado, varón de dolores, que sería llevado como oveja al matadero, sin abrir su boca;
ce que dit le Livre de la Sagesse et encore plus clairement Saint Isaïe et Saint Jérémie de sa Passion, qu’il ressemblerait à un lépreux défiguré, homme de douleurs, qu’il serait conduit comme une brebis à l’abattoir, sans qu’il n’ouvre la bouche ;

y San Zacarías, que le vio traspasado de muchas heridas;
et Saint Zacharie qui le vit parcouru de nombreuses blessures ;

y otros lugares de los Profetas les dijo, que claramente dicen los misterios de su vida y muerte.
et à d’autres endroits dans les livres des Prophètes, il leur dit que les mystères de sa vie et de sa mort étaient clairement exprimés.

Con la eficacia de este razonamiento fueron los discípulos poco a poco recibiendo el calor de la caridad y la luz de la fe que se les había eclipsado.
Grâce à l’efficacité de ce raisonnement, les disciples étaient en train de recevoir petit à petit la chaleur de la charité et la lumière de la foi qui les avait quittés.

Y cuando ya se acercaban al castillo de Emaús, el divino Maestro les dio a entender pasaba adelante en su jornada, pero ellos le rogaron con instancia se quedase con ellos, porque ya era tarde.
Et alors qu’ils arrivaient déjà au bourg d’Emmaüs, le Divin Maître leur donna à entendre qu’il finirait sa journée plus en avant, mais ils le prièrent avec insistance de rester, parce qu’il était déjà tard.

Admitiólo el Señor, y convidado de los discípulos se reclinaron para cenar juntos, conforme la costumbre de los judíos.
Le Seigneur accepta l’invitation des disciples, et ils s’allongèrent pour dîner ensemble selon la coutume des Juifs.

Tomó el Señor el pan y como también solía lo bendijo y partió, dándoles con el pan bendito el conocimiento infalible de que era su Redentor y Maestro.
Le Seigneur prit le pain et, comme il en avait aussi l’habitude, il le bénit, le rompit et, grâce au pain bénit, il leur donna la connaissance infaillible qu’il était le Rédempteur et le Maître.

1486. Conociéronle, porque les abrió los ojos del alma, y al punto que los dejó ilustrados se les desapareció de los del cuerpo y no le vieron más entonces.
Ils le reconnurent, parce qu’il leur ouvrit les yeux de l’âme, au point qu’il les laissa instruits quand il disparut corporellement, et alors ils ne le virent plus.

Pero quedaron admirados y llenos de gozo, confiriendo el fuego de caridad que sintieron en el camino, cuando les hablaba su Maestro y les declaraba las Escrituras.
Mais ils restèrent émerveillés et pleins de joie, partageant le feu de la charité qu’ils avaient ressenti en chemin quand leur Maître leur parlait et leur expliquait les Saintes Ecritures.

Y luego sin dilación se volvieron a Jerusalén ya de noche.
Puis sans tarder, ils s’en retournèrent à Jérusalem, quoique la nuit fût déjà là.

Entraron en la casa donde se habían retirado los demás Apóstoles por temor de los judíos y los hallaron confiriendo las noticias que tenían de haber resucitado el Salvador y cómo ya se había aparecido a San Pedro.
Ils entrèrent dans la maison où les autres Apôtres étaient reclus par peur des Juifs, et ils les trouvèrent en train de partager les nouvelles qu’ils avaient sur le Ressuscité et comment il était déjà apparu à Saint Pierre.

Y a esto añadieron los dos discípulos todo cuanto en el camino les sucedió y cómo ellos le habían conocido cuando les partió el pan en el castillo de Emaús.
A cela, les deux disciples ajoutèrent tout ce qui leur était arrivé sur la route et comment ils l’avaient reconnu au moment du partage du pain dans le bourg d’Emmaüs.

Estaba entonces presente Santo Tomás, y aunque oyó a los dos discípulos y que San Pedro confirmaba lo que decían asegurando que también él había visto a su Maestro resucitado, con todo estuvo tardo y dudoso, sin dar crédito al testimonio de tres discípulos, fuera de las mujeres.
Saint Thomas était alors présent, et bien qu’il écoutait les deux disciples et Saint Pierre qui confirmait ce qu’ils disaient, assurant que lui aussi avait vu le Maître ressuscité, il tardait pourtant à croire et doutait, sans donner crédit au témoignage des trois disciples, sans parler de celui des femmes.

Y con algún despecho, efecto de su incredulidad, se salió y se fue de la compañía de los demás.
Et avec un certain dépit, conséquence de son incrédulité, il sortit et abandonna la compagnie des autres.

Y en pequeño espacio, después que Santo Tomás se había despedido y cerradas las puertas, entró el Señor y apareció a los demás.
Et dans ce petit intervalle, après que Saint Thomas eut pris congé et, alors que les portes étaient closes, le Seigneur entra et apparut aux autres.

Y estando en medio de todos les dijo: Paz sea con vosotros. Yo soy, no queráis temer.
Au milieu de tous, il leur dit : « La Paix soit avec vous. C’est moi, n’ayez pas peur. »

2. Bienheureuse ANNE-CATHERINE EMMERICH :

(Visions d’Anne-Catherine Emmerich sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, t. 3, Paris, Pierre Téqui Libraire-Editeur, 5ème éd., 1923, pp. 364-366)
books.google.fr/books

« Cependant, plusieurs disciples réunis dans la maison de Jean-Marc parlaient de la résurrection de Jésus et flottaient dans le doute ; Luc et Cléophas surtout hésitaient à y croire. Le grand prêtre ayant renouvelé la défense de loger les disciples et de leur donner à manger, ces deux derniers, qui étaient particulièrement liés, résolurent de se rendre à Emmaüs. L’un d’eux prit le chemin à droite et se dirigea vers Jérusalem, qu’il tourna par le nord, l’autre passa du côté opposé ; il me parut qu’ils voulaient éviter d’être vus ensemble. Ils se rejoignirent sur une colline en avant de la ville, portant des bâtons et leur bagage. Luc avait un sac de cuir, et souvent il s’écartait du chemin pour cueillir des plantes.

Luc n’avait pas vu le Seigneur dans ces derniers temps ; il n’avait pas été présent à ses instructions chez Lazare. Jusqu’alors il ne le suivait que de temps en temps, mais il entretenait des rapports fréquents avec les disciples. Il était curieux et fort désireux d’acquérir de la science. Maintenant il venait définitivement de se joindre à eux. Il avait reçu antérieurement le baptême de Jean, et je le vis assister le dimanche soir aux agapes qui avaient lieu à Béthanie, et à l’instruction sur le saint Sacrement que Matthieu y donnait. Assailli de doutes et tout soucieux après cette instruction, il s’était rendu à Jérusalem, et il avait passé la nuit dans la maison de Jean-Marc.

Je sentis que l’un et l’autre étaient troublés et doutaient, et je les entendis s’entretenir de ce qui s’était passé. Ce qui les confondait par-dessus tout, c’était que le Seigneur eût dû subir l’opprobre de la croix. Ils ne pouvaient pas comprendre comment le Rédempteur, le Messie, avait ainsi été outragé et maltraité.

Ils étaient à moitié chemin, quand je vis, longtemps avant eux, Notre-Seigneur s’approcher par un sentier latéral Lorsqu’ils l’aperçurent, ils ralentirent leur marche, comme pour laisser passer cet étranger, et comme s’ils eussent craint qu’il n’entendît leur conversation. Mais il ralentit pareillement ses pas, et n’atteignit l’embranchement qu’après eux. Je le vis quelque temps les suivre, puis les aborder, et leur demander quels étaient les discours qu’ils tenaient en marchant. J’ouïs une bonne partie de ce qu’il leur dit, et j’étais ravie de recueillir ses paroles, mais toutes sortes de contrariétés me les ont fait oublier. Il parla particulièrement de Moïse.

Devant Emmaüs, joli village très propre, le Seigneur feignit de vouloir prendre au sud la direction de Bethléem, mais ils le pressèrent d’entrer avec eux dans une maison qui semblait être une hôtellerie. La pièce principale était fort propre ; la table était cou verte d’une nappe et il y avait des lits de repos. Un homme apporta un rayon de miel, un grand gâteau carré et un petit pain azyme mince et diaphane, qu’il plaça devant le Seigneur, en sa qualité d’étranger.

Après avoir fait une prière avec eux, Jésus se mit à table et mangea du gâteau et du miel, ensuite il prit le petit pain azyme sur lequel les parts étaient marquées, le coupa avec un couteau blanc en os, et en détacha trois parts en un seul morceau qu’il mit sur une petite assiette ; puis il bénit ce morceau, et se levant de son siège, il l’éleva des deux mains, et pria en regardant le ciel Les deux disciples se tenaient debout en face de lui, profondément émus et comme hors d’eux-mêmes. Quand le Seigneur eut rompu le pain, ils se penchèrent au-dessus de la table, avancèrent la tête vers sa main, et reçurent chacun dans la bouche une des parts. Au moment où lui-même portait la troisième à ses lèvres, il disparut, sans que je visse s’il l’avait réellement prise. Le morceau de pain azyme au moment où il le bénit, devint lumineux. Je vis les deux disciples rester un moment comme pétrifiés, puis se jeter dans les bras l’un de l’autre, en versant des larmes d’attendrissement.

Il était touchant de voir la douceur et la grâce répandues sur tous les actes et sur toutes les manières du Seigneur, la joie muette des disciples en l’écoutant sans le connaître, et leur ravissement au moment où ils le reconnurent et où il disparut. Cléophas et Luc retournèrent aussitôt en toute hâte à Jérusalem. »

3. THERESE NEUMANN :

(Johannes Steiner, Visionen der Therese Neumann, pp. 257-259)

Die Emmaus Vision
La vision au sujet d’Emmaüs

Ein junger Mann und ein erheblich älterer kommen aus dem großen Ort (Jerusalem) heraus.
Un jeune homme et un autre considérablement plus âgé sortent de la grande ville (Jérusalem).

Sie gehen und gehen und sind recht traurig.
Ils marchent, marchent encore et sont bien tristes.

Therese hat sie früher schon beim Heiland gesehen (Jünger).
Thérèse les a déjà vus auparavant aux côtés du Sauveur (en tant que disciples).

Während sie so dahingehen und bedrückt miteinander reden, kommt von der Seite ein anderer Mann, den sie nicht kennen, „aber für einen besseren halten“ und nach einer Begrüßung in die Mitte nehmen.
Tandis qu’ils s’en vont ainsi et discutent ensemble, abattus, un homme qu’ils ne connaissent pas, « mais qu’ils prennent pour quelqu’un de bien », vient à leurs côtés, et après une salutation, ils l’accueillent au milieu d’eux.

(Therese kennt ihn auch nicht.)
(Thérèse ne le connaît pas non plus)

Im Gespräch mit dem Fremden werden sie ganz lebhaft und erzählen und wundern sich über die Reden des Mannes.
Conversant avec l’étranger, ils s’avivent entièrement, racontent et s’étonnent des paroles de l’homme.

(„Der Heiland wird gschmunzelt haben“ sagt Therese nach der Vision.)
(« Le Sauveur souriait d’un air entendu », dit Thérèse après la vision)

Sie gehen an einem netten kleinen „Örtl“ vorbei bis zu höheren, alleinstehenden Haus.
Ils arrivent dans une jolie petite localité jusqu’à la maison individuelle la plus haute.

Da halten sie an und wollen hineingehen.
Ils s’arrêtent là et veulent entrer.

Doch der Fremde will sich verabschieden und weitergehen.
Mais l’étranger veut prendre congé et poursuivre sa route.

„Da ham sie ihn gebettelt, er soll doch bleiben. Ham schon a Weil betteln müssen.“
« Là, ils le prièrent instamment de rester. Ils durent le supplier un bon moment. »

Auf das hin geht er mit hinein.
Sur ce, il entra avec eux.

Naber: „Hast Du auch gebettelt?“
Naber (confesseur de Thérèse) : « As-tu aussi supplié ? »

R.: „No, bettelt net, aber ich hab es schon gern gesehn, daß er mithineingangen ist.“
Resl (diminutif de Thérèse) : « Non, je n’ai pas supplié, mais je me suis réjoui quand je l’ai vu entrer avec eux. »

Es geht schon auf die Nacht zu.
Il faisait déjà nuit.

Drinnen reden sie mit einem Mann; dieser bringt etwas zu essen und zu trinken.
A l’intérieur, ils discutent avec un homme ; celui-ci leur apporte quelque chose à manger et à boire.

Man merkt, sie haben Hunger: es war ein weiter Weg, auf dem sie „hohe Stecken“ benutzt hatten.
On peut dire qu’ils avaient faim : ce fut une longue route, pour laquelle ils eurent besoin de grands bâtons.

Die vorgelegten Speisen bestehen aus Brot in Form von einrunden, flachen Fladen von ziemlich heller Farbe, die längs und quer „geriefelt“ sind, und aus Fischen.
La nourriture devant eux se composait de pains en forme de galettes plates et arrondies de couleur assez claire, « striées » en long et en large, et de poissons.

Mit aufgebogenen gelblichen Messern (Messing?) trennen die Gäste Stücke von den Fischen ab, die sie ebenso wie die Brote mit den Händen essen.
Avec des couteaux jaunâtres (en laiton?) et incurvés, les invités découpent les poissons qu’ils mangent comme les pains avec les mains.

Zuletzt bringt der Wirt Honigwaben.
Enfin, le patron apporte des rayons de miel.

Der Fremde ißt nicht viel, tut aber doch etwas mit.
L’étranger ne mange pas beaucoup, mais mange quand même.

Auf einmal steht er auf – Therese erkennt ihn immer noch nicht, – hält die Hände über das Brot, blickt zum Himmel auf, nimmt das Brot, segnet es und spricht etwas darüber.
Tout à coup, il se lève – Thérèse ne le reconnaît toujours pas –, met ses mains au-dessus du pain, lève les yeux au ciel, prend le pain, le bénit et dit quelque chose à son sujet.

Dann bricht er es und gibt es ihnen.
Puis il le rompt et le leur donne.

„Und in diesem Augenblick haben sie – und ich auch – erkannt, daß es der Heiland ist.
« Et à cet instant, ils reconnurent – et moi aussi – qu’il s’agissait du Sauveur.

Er ist so schön geworden, wie aus dem Grab heraus, und plötzlich hat man auch die Wundmale hell leuchten sehen.
Il est devenu aussi beau qu’au sortir de la tombe, et soudain, on vit aussi les stigmates qui illuminaient.

Die waren vorher nicht zu sehen.
Auparavant, ils étaient invisibles.

Er ist genau so schön geworden, wie da, als er aus dem Grab heraus zur Mutter hinübergeschwebt ist.
Il était exactement aussi beau que lorsque sorti de la tombe, il se sépara de sa mère en s’élevant.

Et hat auf dem Weg auch schon einen weißen Rock angehabt, nicht einen braunen, aber der hat ausgesehen so woll-weiß, wie man sie eben dort hat.
Sur le chemin, il portait déjà une robe blanche, pas une brune, mais une qui semblait être vraiment blanche comme la laine, exactement comme on en porte là-bas.

In diesem Augenblick aber ist der Rock wieder aus Licht gewesen, heller als Schnee in der Sonne.
Mais en cet instant, la robe est devenue à nouveau lumineuse, plus blanche que la neige au soleil.

Doch der Heiland hat sich unmittelbar darauf vom Boden erhoben und war dann verschwunden.“
Sur ce, le Sauveur s’éleva immédiatement du sol et ensuite disparut. »

Therese bedauert die zurückgebliebenen Jünger: „Die hätten doch jetzt reden mögen mit ihm.
Thérèse plaint les disciples restés là : « Bien sûr, ils auraient bien aimé parler avec lui maintenant.

Weißt du, wann ihnen das Licht aufgegangen ist?
Sais-tu quand la lumière s’est levée sur eux ? [cf. « Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. » (Isaïe 58, 10)]

Wie sie den Heiland in sich gehabt haben.
Lorsqu’ils ont eu en eux-mêmes le Sauveur.

Der Heiland hat das genau so gemacht, wie neulich des nachts; da hat er doch auch selber ausgeteilt“ (sie meint die Apostelkommunion vom Gründonnerstag).
Le Sauveur a fait exactement comme l’autre nuit, parce que là aussi, il avait lui-même fait le partage. » (elle désigne la communion apostolique du Jeudi Saint).

Gemäß dieser Vision wäre also das Brotnehmen, -segnen, -brechen und –austeilen an die Emmaus-Jünger eine echte zweite Kommunionspendung, die Jesus selbst vollzogen hat.
Selon cette vision, la prise du pain, sa bénédiction, sa fraction et son partage avec les disciples d’Emmaüs serait une véritable deuxième célébration eucharistique que Jésus a accomplie lui-même.

Und im Augenblick der Kommunion konnten ihn die Jünger erkennen.
Et c’est au moment de la communion que les disciples purent le reconnaître.

So ist wohl auch der Evangelist Lukas zu verstehen, wenn er sagt:
C’est sans doute ainsi qu’il faut comprendre l’Evangéliste Luc quand il dit :

„Er nahm das Brot, segnete und brach es und gab es ihnen.
« Il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna.

Da wurden ihre Augen auf getan…“ (Lk 24,30) und etwas später „… daß sie ihn beim Brotbrechen erkannt hätten“ (24;35).
Alors leurs yeux s’ouvrirent… » (Lc 24, 30), et plus loin : « … et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompit le pain » (24, 35).

Denn in der Zeit, in der Lukas sein Evangelium niederschrieb, hatte sich in der urchristlichen Gemeinde bereits der Ausdruck „Brotbrechen“ als Bezeichnung für die Bereitung und Spendung des Heiligsten Altarsakramentes eingebürgert.
Parce qu’à l’époque à laquelle Luc mit par écrit l’Evangile, l’expression « fraction du pain » avait déjà été introduite dans l’Eglise primitive pour se référer à la préparation et à l’administration du Saint-Sacrement.

Theres Neumann kommt im weiteren Gespräch nochmals darauf zurück und sagt:
Thérèse Neumann, dans une conversation ultérieure, revient encore sur cela et dit :

Das war doch genauso, wie wenn man in der Kirche den Heiland erhält; und in dem Augenblick, als sie ihn in sich hatten, hat er sich „kenna loua“ (erkennen lassen, zu erkennen gegeben).
C’était exactement comme lorsqu’à l’église, on reçoit le Sauveur ; et au moment où ils l’eurent en eux, il se fit reconnaître pour le faire comprendre.

Das war schön; das hab ich den Männern gegönnt.
C’était beau ; je m’en suis réjoui pour ces hommes.

Die Vision geht weiter: Die Jünger sind von dem Erlebnis so sehr beeindruckt und freudig erregt, daß sie alsbald den Wirt rufen und mit ihm verhandeln.
La vision continue : les disciples sont tellement impressionnés et joyeusement excités par cette expérience qu’ils appellent immédiatement le propriétaire et discutent du prix avec lui.

Der Ältere hat einen geschnürten Beutel umhängen; sie bezahlen, rollen ihre Mäntel auf und brechen sofort auf, um eilends nach Jerusalem zurückzuwandern.
Le plus âgé pend sur lui un sac ficelé ; ils payent, déroulent leurs manteaux et immédiatement partent en trombe pour retourner en hâte à Jérusalem.

Alle Müdigkeit scheint vergessen.
Toute fatigue semble oubliée.

Therese sieht sie noch eine Zeitlang wandern, dann endet die Vision.
Thérèse les voit encore marcher pendant un certain temps, puis la vision se termine.

4. MARIA VALTORTA :

(Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, t. 10, chapitre 11)
www.maria-valtorta.org/Publication/TOME 10/10-011.htm

Vision du jeudi 5 avril 1945

51> Sur une route montueuse deux hommes entre deux âges marchent rapidement en tournant le dos à Jérusalem, dont les hauteurs disparaissent de plus en plus derrière les autres qui se suivent, avec de continuelles ondulations de sommets et de vallées.

52> Ils parlent entre eux, et le plus âgé dit à l’autre qui peut avoir trente-cinq ans tout au plus : "Tu crois qu’il a mieux valu agir ainsi. J’ai une famille et toi aussi. Le Temple ne plaisante pas. Il veut vraiment en finir. A-t-il raison ? A-t-il tort ? Je ne le sais pas. Je sais qu’il a l’intention bien claire d’en finir pour toujours avec tout cela."

"Avec ce crime, Simon. Donne-lui son vrai nom, parce que c’est au moins un crime."

"Cela dépend. En nous, l’amour fermente contre le Sanhédrin. Mais peut-être... qui sait !"

"Rien. L’amour éclaire. Il ne porte pas à l’erreur."

"Le Sanhédrin aussi, les Prêtres aussi et les Chefs aiment. Ils aiment Jéhovah, Celui qu’Israël tout entier a aimé depuis que le pacte a été conclu entre Dieu et les Patriarches[1]. Alors, pour eux aussi l’amour est lumière et ne porte pas l’erreur !"

"Ce n’est pas de l’amour pour le Seigneur que le leur. Oui. Israël depuis des siècles est dans cette Foi. Mais dis-moi : peux-tu dire que c’est encore une Foi celle que nous donnent les Chefs du Temple, les Pharisiens, les Scribes, les Prêtres ? Tu le vois ? Avec l’or consacré au Seigneur, on le savait déjà, ou du moins on soupçonnait que cela arrivait, avec l’or consacré au Seigneur ils ont payé le Traître[2] et maintenant ils paient les gardes[3]. Le premier pour qu’il trahisse le Christ, les seconds pour qu’ils mentent. Oh ! Je ne sais pas comment la Puissance éternelle s’est bornée à déplacer les murs et à déchirer le Voile[4] ! Je te dis que j’aurais voulu que les nouveaux philistins soient ensevelis sous les décombres[5]. Tous !"

"Cléophas[6] ! Tu serais toute vengeance."

"Je serais vengeance. Car, admettons que Lui n’était qu’un prophète, est-il permis de tuer un innocent ? Car il était innocent ! L’as-tu jamais vu commettre un des crimes dont on l’a accusé pour le tuer ?"

"Non. Aucun. Pourtant il a fait une erreur."

"Laquelle, Simon[7] ?"

"Celle de ne pas manifester sa puissance du haut de la Croix. Pour confirmer notre foi et pour punir les incrédules sacrilèges. Il devait relever le défi et descendre de la Croix."

"Il a fait davantage. Il est ressuscité."

"Est-ce que c’est vrai ? Ressuscité comment ? Avec son seul Esprit ou avec l’Esprit et la Chair ?"

"Mais l’esprit est éternel ! Il n’a pas besoin de ressusciter !" s’exclame Cléophas.

53> "Je le sais moi aussi. Je voulais dire : s’il est ressuscité avec son unique Nature de Dieu, supérieur à toutes les embûches de l’homme. Car maintenant son Esprit a connu les embûches par la terreur de l’homme. Tu as entendu, hein ? Marc a dit qu’au Gethsémani, où il allait prier contre un rocher, il y a du sang partout. Et Jean, qui a parlé avec Marc, lui a dit : "Ne fais pas piétiner cet endroit car il y a du Sang sué par l’Homme-Dieu". S’il a sué du sang avant d’être torturé, il doit en avoir eu la terreur !"

"Notre pauvre Maître !..." ils se taisent affligés.

Jésus les rejoint et leur demande : "De qui parliez-vous ? Dans le silence j’entendais vos paroles par intervalles. Qui a été tué ?" C’est un Jésus voilé sous l’apparence modeste d’un pauvre voyageur pressé.

Les deux ne le reconnaissent pas. "Tu es d’ailleurs, homme ? Tu ne t’es pas arrêté à Jérusalem ? Ton vêtement poussiéreux et tes sandales en cet état nous paraissent appartenir à un pèlerin infatigable."

"Je le suis. Je viens de très loin..."

"Tu dois être fatigué, alors. Et tu vas loin ?"

"Très loin. Plus loin encore que de l’endroit d’où je viens."

"Tu fais du commerce ? Des marchés ?"

"Je dois acheter une quantité infinie de troupeaux pour le plus grand Seigneur. Je dois faire le tour du monde pour choisir des brebis et des agneaux, et descendre même parmi les troupeaux sauvages qui pourtant, quand ils seront rendus domestiques, seront meilleurs que ceux qui maintenant ne sont pas sauvages."

"Travail difficile. Et tu as continué ta route sans t’arrêter à Jérusalem ?"

"Pourquoi le demandez-vous ?"

"Parce que toi seul sembles ignorer ce qui y est arrivé ces jours- ci."

"Qu’est-il arrivé ?"

"Tu viens de loin et c’est pour cela que peut-être tu ne sais pas. Mais ta façon de parler est pourtant de Galilée. Aussi, même si tu es serviteur d’un roi étranger ou fils de galiléens expatriés, tu dois savoir, si tu es circoncis, que depuis trois ans dans notre patrie s’est levé un grand prophète du nom de Jésus de Nazareth, puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant les hommes, qui allait en prêchant à travers tout le Pays. Et il se disait le Messie. Ses paroles et ses œuvres étaient réellement du Fils de Dieu, comme Lui se disait. Mais seulement du Fils de Dieu. Tout Ciel... Maintenant tu sais pourquoi... Mais es-tu circoncis ?"

54> "Je suis premier-né et consacré au Seigneur."

"Alors tu connais notre Religion ?"

"Je n’en ignore pas une syllabe. Je connais les préceptes et les usages. L’halachah, la midrashim et l’hagadah me sont connues comme les éléments de l’air, de l’eau, du feu et de la lumière qui sont les premiers vers lesquels tend l’intelligence, l’instinct, les besoins de l’homme qui vient de naître."

"Eh bien, alors tu sais qu’Israël eut la promesse du Messie, mais comme d’un roi puissant qui aurait rassemblé Israël. Celui-ci, au contraire, n’était pas ainsi..."

"Comment donc ?"

"Lui ne visait pas un pouvoir terrestre. Mais c’était d’un royaume éternel et spirituel qu’il se disait roi. Lui n’a pas rassemblé, mais au contraire a divisé Israël, car maintenant il est divisé entre ceux qui croient en Lui et ceux qui le disent malfaiteur. En vérité il n’avait pas l’étoffe d’un roi car il ne voulait que douceur et pardon. Et comment dominer et vaincre avec ces armes ?... "

"Et alors ?"

"Et alors les Chefs des Prêtres et les Anciens d’Israël l’ont pris et l’ont jugé passible de la mort... en l’accusant, pour dire vrai, de fautes qui n’étaient pas vraies. Sa faute était d’être trop bon et trop sévère..."

"Comment pouvait-il, s’il était l’un, être l’autre ?"

"Il le pouvait car il était trop sévère en disant la vérité aux Chefs d’Israël et trop bon pour ne pas faire contre eux des miracles de mort, en foudroyant ses injustes ennemis."

"Il était sévère comme le Baptiste ?"

"Voilà... je ne saurais dire. Il faisait de durs reproches, surtout dans les derniers temps, aux scribes et aux pharisiens et menaçait ceux du Temple comme marqués par la colère de Dieu. Mais ensuite, si quelqu’un était pécheur et se repentait, et si Lui voyait dans son cœur un vrai repentir, car le Nazaréen lisait dans les cœurs mieux qu’un scribe dans le texte, alors il était plus doux qu’une mère."

"Et Rome a permis qu’on tue un innocent ?"

55> "Pilate l’a condamné... Mais il ne le voulait pas et le disait : Juste. Mais ils le menacèrent de l’accuser auprès de César et il eut peur. En somme il a été condamné à la Croix et y est mort et cela, en même temps que la crainte des synhédristes, nous a beaucoup humiliés. Car je suis Cléophas, fils de Cléophas, et lui est Simon, tous les deux d’Emmaüs, et parents car j’ai épousé sa première fille, et nous étions disciples du Prophète."

"Et maintenant vous ne l’êtes plus ?"

"Nous espérions que ce serait Lui qui libérerait Israël et aussi que, par un prodige, il confirmerait ses paroles. Au contraire !..."

"Quelles paroles avait-il dites ?"

"Nous te l’avons dit : " Je suis venu au Royaume de David. Je suis le Roi pacifique" et ainsi de suite. Et il disait : "Venez au Royaume" mais ensuite il ne nous a pas donné le royaume. Et il disait : "Le troisième jour je ressusciterai". Maintenant c’est le troisième jour qu’il est mort, et même il est déjà accompli car l’heure de none est déjà passée et Lui n’est pas ressuscité. Des femmes et des gardiens disent que oui, il est ressuscité. Mais nous nous ne l’avons pas vu. Les gardiens disent, maintenant, qu’ils ont ainsi parlé pour justifier le vol du cadavre fait par les disciples du Nazaréen. Mais les disciples !... Nous l’avons tous quitté par peur quand il était vivant... et certainement nous ne l’avons pas dérobé maintenant qu’il est mort. Et les femmes... qui se fie à elles ? Nous raisonnions à ce propos. Et nous voulions savoir s’il a voulu dire s’il ressusciterait avec l’Esprit redevenu divin ou si ce serait aussi avec la Chair. Les femmes disent que les anges - car elles disent avoir vu aussi les anges après le tremblement de terre, et c’est possible car le vendredi déjà des justes sont apparus hors des tombeaux - elles disent que les anges ont dit que Lui est comme quelqu’un qui n’est jamais mort. Et c’est tel en effet que les femmes ont semblé le voir. Mais deux de nous, deux chefs, sont allés au Tombeau. Et, s’ils l’ont vu vide, comme les femmes l’ont dit, ils ne l’ont pas vu Lui, ni là, ni ailleurs. Et c’est une grande désolation car nous ne savons plus que penser !"

"Oh ! comme vous êtes sots et durs pour comprendre ! Et comme vous êtes lents pour croire aux paroles des prophètes ! Et cela n’avait-il pas été dit ? L’erreur d’Israël est celle-ci : d’avoir mal interprété la royauté du Christ. C’est pour cela que l’on ne l’a pas cru. C’est pour cela qu’on l’a craint. C’est pour cela que maintenant vous doutez. En haut, en bas, au Temple et dans les villages, partout on pensait à un roi selon la nature humaine. Dans la pensée de Dieu la reconstruction du Royaume d’Israël n’était pas limitée, comme elle l’a été en vous, dans le temps, dans l’espace et dans les moyens.

56> Pas dans le temps : toutes les royautés, même les plus puissantes, ne sont pas éternelles. Rappelez-vous les puissants pharaons qui opprimèrent les hébreux au temps de Moïse[8]. Combien de dynasties ne sont-elles pas finies, et d’elles ne restent que les momies sans âme au fond des hypogées[9] secrets ! Et il reste un souvenir, si encore il reste, de leur pouvoir d’une heure, et encore moins, si on mesure leurs siècles sur le Temps éternel. Ce Royaume est éternel.

Dans l’espace : il était dit : Royaume d’Israël, parce que d’Israël est venue la souche de la race humaine[10], parce qu’en Israël, dirais-je, se trouve la semence de Dieu et ainsi, en disant Israël, on voulait dire : le royaume de ceux qui ont été créés par Dieu. Mais la royauté du Roi Messie n’est pas limitée à la petite étendue de la Palestine, mais elle s’étend du septentrion au midi, de l’orient à l’occident, partout où il y a un être qui possède un esprit dans sa chair, c’est-à-dire partout où il y a un homme. Comment un seul aurait-il pu réunir en lui-même tous les peuples ennemis entre eux, et en faire un unique royaume sans répandre des fleuves de sang et les assujettir tous par la cruelle oppression des hommes d’armes ? Et comment alors aurait-il pu être le roi pacifique dont parlent les prophètes ?

Dans les moyens : le moyen humain, ai-je dit, c’est l’oppression. Le moyen surhumain c’est l’amour. Le premier est toujours limité car les peuples finissent par se révolter contre l’oppresseur. Le second est illimité parce que l’amour est aimé, ou s’il ne l’est pas, est tourné en dérision. Mais comme c’est une chose spirituelle il ne peut jamais être directement attaqué. Et Dieu, l’Infini, veut des moyens qui soient comme Lui. Il veut ce qui n’est pas fini parce qu’Il est éternel : l’esprit; ce qui appartient à l’esprit; ce qui mène à l’Esprit. Voici quelle a été l’erreur : d’avoir conçu dans l’esprit une idée messianique erronée dans les moyens et dans la forme.

Quelle est la royauté la plus élevée ? Celle de Dieu. N’est-ce pas ? Donc cet Admirable, cet Emmanuel[11], ce Saint, ce Germe sublime, ce Fort, ce Père du siècle à venir, ce Prince de la paix[12], ce Dieu comme Celui dont il vient, car tel il est appelé et tel est le Messie, n’aura-t-il pas une royauté semblable à celle de Celui qui l’a engendré ? Oui, il l’aura. Une royauté toute spirituelle et éternelle, pure de violence et de sang, ignorante des trahisons et des injustices. Sa Royauté ! Celle que la Bonté éternelle accorde aux pauvres hommes, pour donner honneur et joie à son Verbe.

57> Mais David n’a-t-il pas dit que ce Roi puissant a eu sous ses pieds toute chose pour Lui servir d’escabeau[13] ? Isaïe n’a-t-il pas dit toute sa Passion[14] et David n’a-t-il pas énuméré, pourrait-on dire, toutes ses tortures[15] ? Et n’est-il pas dit que Lui est le Sauveur et le Rédempteur qui par son holocauste sauvera l’homme pécheur[16] ? Et n’est-il pas précisé, et Jonas en est la figure, que pendant trois jours il serait englouti dans le ventre insatiable de la Terre, et après en serait expulsé comme le prophète l’a été de la baleine[17] ? Et Lui n’a-t-il pas dit : “Mon Temple, c’est-à-dire mon Corps, le troisième jour après avoir été détruit, sera reconstruit par Moi (c’est-à-dire par Dieu)[18] ?” Et que pensiez-vous ? Que par magie Lui relèverait les ruines du Temple ? Non. Pas les murs, mais Lui-même. Et Dieu seul pouvait se faire ressusciter Lui-même. Lui a relevé le vrai Temple : son Corps d’Agneau. Immolé, comme en eut l’ordre et la prophétie Moïse, pour préparer le “passage” de la mort à la Vie, de l’esclavage à la liberté, des hommes fils de Dieu et esclaves de Satan[19].

Comment est-il ressuscité ? vous demandez-vous. Je réponds : il est ressuscité avec sa vraie Chair et avec son Esprit Divin qui l’habite, comme en toute chair mortelle il y a, qui l’habite, l’âme qui est reine dans le cœur. C’est ainsi qu’il est ressuscité après avoir tout souffert pour tout expier, et pour réparer l’Offense primitive, et les offenses infinies que chaque jour l’Humanité accomplit. Il est ressuscité comme il était dit sous le voile des prophéties. Venu à son temps, je vous rappelle Daniel, il a été immolé à son temps. Et, écoutez et rappelez-vous, au temps prédit après sa mort la ville déicide sera détruite[20].

Je vous en donne le conseil : lisez, avec l’âme et non avec l’esprit orgueilleux, les prophètes, du début du Livre aux paroles du Verbe Immolé, rappelez-vous le Précurseur qui l’indiquait comme Agneau, rappelez-vous quel était le destin de l’agneau symbolique de Moïse[21]. C’est par ce sang que furent sauvés les premiers-nés d’Israël. C’est par ce Sang que seront sauvés les premiers-nés de Dieu, c’est-à-dire ceux qui par leur bonne volonté se seront consacrés au Seigneur. Rappelez-vous et comprenez le psaume messianique de David et le prophète messianique Isaïe[22]. Rappelez-vous Daniel, ramenez à votre mémoire, mais en l’élevant de la fange à l’azur céleste, toutes les paroles sur la royauté du Saint de Dieu, et comprenez qu’il ne pouvait vous être donné d’autre signe plus juste, plus fort de cette victoire sur la Mort, de cette Résurrection accomplie par Lui-même. Rappelez-vous qu’il aurait été contraire à sa miséricorde et à sa mission de punir du haut de la Croix ceux qui l’y avaient mis.

58> Il était encore le Sauveur, même s’il était le Crucifié méprisé et cloué à un gibet ! Crucifiés étaient les membres, mais libres étaient son esprit et sa volonté. Et avec ceux-ci, il a voulu encore attendre pour donner aux pécheurs le temps de croire et d’appeler son Sang sur eux, non par des cris blasphématoires, mais par des gémissements de contrition.

Maintenant il est ressuscité. Il a tout accompli. Il était glorieux avant son incarnation. Il est trois fois glorieux maintenant que, après s’être anéanti pendant tant d’années dans une chair, il s’est immolé Lui-même en portant l’Obéissance à la perfection de savoir mourir sur la Croix pour accomplir la Volonté de Dieu. Très glorieux avec sa Chair glorifiée, à présent qu’il monte au Ciel et entre dans la Gloire éternelle, en commençant le Règne qu’Israël n’a pas compris. C’est à ce Royaume, d’une manière plus pressante que jamais, qu’il appelle avec son amour et l’autorité dont il est plein, les tribus du monde. Comme l’ont vu et prévu les justes d’Israël et les prophètes, tous les peuples viendront au Sauveur. Et il n’y aura plus de juifs ou de romains, de scythes ou d’africains, d’ibères ou de celtes, d’égyptiens ou de phrygiens. L’au-delà de l’Euphrate s’unira aux sources du Fleuve éternel. Les hyperboréens à côté des numides viendront à son Royaume, et tomberont les races et les idiomes. Les coutumes et les couleurs de peau et de cheveux n’auront plus lieu d’exister, mais il y aura un peuple illimité resplendissant et pur, une langue unique, un seul amour. Ce sera le Royaume de Dieu, le Royaume des Cieux. Un Monarque éternel : l’Immolé Ressuscité. Des sujets éternels : ceux qui croient en sa Foi. Croyez, pour lui appartenir.

Voici Emmaüs, amis. Je vais plus loin. Il n’est pas accordé de repos au Voyageur qui a tant de chemin à faire."

"Seigneur, tu es plus instruit qu’un rabbi. Si Lui n’était pas mort, nous dirions que c’est Lui qui nous a parlé. Nous voudrions encore entendre de toi d’autres vérités et plus développées. Car maintenant nous, brebis sans berger, troublées par la tempête de la haine d’Israël, nous ne savons plus comprendre les paroles du Livre. Veux-tu que nous venions avec Toi ? Vois : tu nous instruirais encore pour compléter l’œuvre du Maître qui nous a été enlevé."

"Vous l’avez eu si longtemps et vous n’avez pas su acquérir une instruction complète ? N’est-ce pas une synagogue ?"

"Oui. Je suis Cléophas, fils de Cléophas, le chef de la synagogue, mort dans la joie qu’il a eue d’avoir connu le Messie."

"Et tu n’es pas encore arrivé à croire sans nuage ? Mais ce n’est pas votre faute. Après le Sang, il manque encore le Feu[23]. Et ensuite vous croirez car vous comprendrez. Adieu."

59> "O Seigneur, déjà le soir approche et le soleil est à son déclin. Tu es las et assoiffé. Entre. Reste avec nous. Tu nous parleras de Dieu pendant que nous partagerons le pain et le sel."

Jésus entre et on le sert, avec l’habituelle hospitalité hébraïque, en Lui donnant la boisson et de l’eau pour ses pieds lassés.

Puis ils se mettent à table et les deux le prient d’offrir pour eux la nourriture.

Jésus se lève, tenant dans ses mains le pain et, les yeux levés vers le ciel rouge du soir, il rend grâces pour la nourriture et s’assoit. Il rompt le pain et en donne à ses deux hôtes et, en le faisant, il se révèle pour ce qu’il est : le Ressuscité.

Ce n’est pas le Ressuscité resplendissant apparu aux autres qui Lui sont plus chers. Mais c’est un Jésus plein de majesté, aux plaies bien nettes dans ses longues mains : roses rouges sur l’ivoire de la peau. Un Jésus bien vivant dans sa Chair recomposée, mais bien Dieu aussi dans la majesté de ses regards et de tout son aspect.

Les deux le reconnaissent et tombent à genoux... Mais quand ils osent relever leur visage, il ne reste de Lui que le pain rompu.

Ils le prennent et le baisent. Chacun prend son morceau et l’enveloppant dans un linge le met comme une relique sur sa poitrine.

Ils pleurent en disant : "C’était Lui ! Et nous ne le reconnaissions pas, et pourtant ne sentais-tu pas que ton cœur brûlait dans ta poitrine pendant qu’il nous parlait et nous expliquait les Écritures ?"

"Oui. Et maintenant il me paraît le voir de nouveau et dans une lumière qui vient du Ciel, la lumière de Dieu. Et je vois que Lui est le Sauveur."

"Allons. Moi je ne sens plus la lassitude et la faim. Allons le dire à ceux de Jésus, à Jérusalem."

"Allons. Oh ! si mon vieux père avait pu jouir de cette heure !"

"Mais ne dis pas cela ! Lui en a joui plus que nous. Sans le voile dont il s’est servi par pitié pour notre faiblesse charnelle, le juste Cléophas a vu avec son esprit le Fils de Dieu rentrer au Ciel. Allons ! Allons ! Nous arriverons en pleine nuit, mais si Lui le veut il nous donnera manière de passer. S’il a ouvert les portes de la mort, il pourra bien ouvrir les portes des murs ! Allons !"

Et dans le couchant entièrement pourpre, ils s’en vont avec empressement vers Jérusalem. »
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DANS LA RESISTANCE SPIRITUELLE

M. le Roc, c'est le Bon Dieu qui appelle, et Il le fait toujours au bon moment. Qu'il ne faille rien cacher aux séminaristes des difficultés qui les attendent et qu'il faille contrôler que c'est bien à un appel de Dieu qu'ils répondent, oui, bien sûr. Mais dissuader quelqu'un d'entrer au séminaire, en sachant que les grâces repoussées sont des grâces perdues pour la personne, c'est une tout …More
M. le Roc, c'est le Bon Dieu qui appelle, et Il le fait toujours au bon moment. Qu'il ne faille rien cacher aux séminaristes des difficultés qui les attendent et qu'il faille contrôler que c'est bien à un appel de Dieu qu'ils répondent, oui, bien sûr. Mais dissuader quelqu'un d'entrer au séminaire, en sachant que les grâces repoussées sont des grâces perdues pour la personne, c'est une tout autre démarche. Mère Yvonne-Aimée de Malestroit se désolait d'un prédicateur qui passait son temps à vanter la beauté du mariage et ne parlait pas ou eu peu de la vocation religieuse et qui, en conséquence, avait fait perdre la vocation à plusieurs jeunes filles. Alors que dire, lorsqu'on appelle explicitement à refouler les vocations...
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DANS LA RESISTANCE SPIRITUELLE

27:25 : "N'allez pas proclamer... ce n'est pas le moment, et si autour de vous, vous connaissez des gens qui se sentent appelés à la vocation religieuse, sacerdotale, contemplative, retenez-les." Dieu est Maître de l'Heure : quand Il appelle à proclamer la Bonne Nouvelle ou à devenir prêtre ou religieux, Il choisit le bon moment. Contrairement à ce que vous dites, vous prétendez à beaucoup de …More
27:25 : "N'allez pas proclamer... ce n'est pas le moment, et si autour de vous, vous connaissez des gens qui se sentent appelés à la vocation religieuse, sacerdotale, contemplative, retenez-les." Dieu est Maître de l'Heure : quand Il appelle à proclamer la Bonne Nouvelle ou à devenir prêtre ou religieux, Il choisit le bon moment. Contrairement à ce que vous dites, vous prétendez à beaucoup de choses... 🙏 🙏 🙏
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Pape François revient à la Tradition?

Saint Michel ni n'injurie ni ne tourne en ridicule Satan (Jude 1:9) et quelqu'un qui se prétend catholique le pourrait quand il parle du Saint-Père ? 🤨
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Pape François revient à la Tradition?

C'est très simple : Dieu maudit ceux qui ridiculisent leur père. Et si vous ne considérez pas le Saint-Père comme votre père, commencez par vous convertir vous-même avant de penser aux autres qui ne le sont pas encore (les musulmans) et qui n'ont pas eu la grâce, à la différence de vous, d'entendre l'Evangile.
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Pape François revient à la Tradition?

Deutéronome 27:16
Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère! -Et tout le peuple dira: Amen!
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Absence du cardinal Vingt-Trois - Diocèse de Paris

Bon rétablissement Monseigneur ! 🙏
www.allodocteurs.fr/…/comprendre-le-s…
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Dramatique appel du père Tom Uzhunnalil, le missionnaire kidnappé au Yémen l’an dernier

Oui, prions beaucoup pour lui, demandons sa protection par le Très-Précieux Sang du Christ 🙏 🙏 🙏 Par contre, le texte qu'il lit tant bien que mal n'est pas de lui mais de ses ravisseurs : gardons en tête que c'est leur père, le Père du mensonge, qui l'a inspiré.
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Muslim Refugees Attacking Frenchman. But He Has a Surprise

They are not refugees, but French sons of African immigrants. The white man is a policeman. It is a "banlieue", a zone with much drug traffic (that's why the young want the policeman and the journalists go away). They may be Muslims but it is not certain.
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JEUDI 15 SEPTEMBRE : NOTRE-DAME DES 7 DOULEURS

Fête de Notre-Dame des Douleurs : le 15 septembre. En 1983, Notre-Dame, à Kibeho, dit à Nathalie Mukamazimpaka : « Je souffre parce que vous continuez à endurcir vos cœurs, je souffre parce que beaucoup de personnes épousent les vices plutôt que les vertus, je suis souffrante parce que vous ne respectez plus les commandements de Dieu, je souffre de votre hypocrisie, je souffre parce qu'il n'y a …More
Fête de Notre-Dame des Douleurs : le 15 septembre. En 1983, Notre-Dame, à Kibeho, dit à Nathalie Mukamazimpaka : « Je souffre parce que vous continuez à endurcir vos cœurs, je souffre parce que beaucoup de personnes épousent les vices plutôt que les vertus, je suis souffrante parce que vous ne respectez plus les commandements de Dieu, je souffre de votre hypocrisie, je souffre parce qu'il n'y a plus d'amour parmi les gens. »
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Neuvaine pour la Nativité de Marie (le 8 septembre)

Pour honorer sa naissance (8 septembre), une demande de la Sainte Vierge à la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich :
« Quant à moi, la Sainte Vierge s’est approchée de moi et m’a dit, entre autres choses, que quiconque aujourd’hui, dans l’après-midi, récite dévotement neuf Ave Maria en l’honneur de son séjour de neuf mois dans le sein de sa mère et de sa naissance, et continue pendant neuf …More
Pour honorer sa naissance (8 septembre), une demande de la Sainte Vierge à la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich :
« Quant à moi, la Sainte Vierge s’est approchée de moi et m’a dit, entre autres choses, que quiconque aujourd’hui, dans l’après-midi, récite dévotement neuf Ave Maria en l’honneur de son séjour de neuf mois dans le sein de sa mère et de sa naissance, et continue pendant neuf jours cet exercice de piété, donne chaque jour aux anges neuf fleurs destinées à former un bouquet qu’elle reçoit dans le Ciel et présente à la Sainte Trinité, afin d’obtenir une grâce pour la personne qui a fait ces prières. Plus tard, je me sentis transportée comme sur une hauteur entre le Ciel et la Terre. La Terre était au-dessus de moi obscure et indistincte. Dans le Ciel, je vis parmi les chœurs des anges et des saints la sainte Vierge devant le trône de Dieu. Je vis bâtir pour elle, avec les prières et les dévotions des fidèles vivant sur la Terre, deux portes ou deux trônes d’honneur, qui grandissaient jusqu’à former des églises, des palais, et même des villes entières. Je fus émerveillée de voir que ces édifices étaient faits tout entiers de plantes, de fleurs et de guirlandes, dont les différentes espèces exprimaient la nature et le mérite des prières faites, soit par des individus, soit par des communautés entières. Je vis tout cela pris de la main de ceux qui priaient, par des anges ou des saints, lesquels le portaient au Ciel. »

(Vie de la Sainte Vierge d’après les méditations d’Anne-Catherine Emmerich. Rédigée par Clément Brentano, Paris, Ed. Sagnier & Bray, 1854, chapitre XXXI, pp. 144-145) books.google.fr/books
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L'Abbé de Tanoüarn répond suite à l'agression devant Sainte-Rita

Un commentaire que je viens tout juste de recevoir :
+Retour duchrist Merci, un grand merci =) ca fait 2 jours que je me casse la tête a argumenter et de voir que le prêtre de sainte-rita condamne ses actes me fait beaucoup de bien. vive la paix.
Retour du Christ

Pape François : les persécutions sont le prix du témoignage chrétien

Il me semble que les principaux persécutés ici sont les papes, de Paul VI à François. Avez-vous déjà compté le nombre de commentaires et de vidéos qui attaquent les papes et les prêtres sur ce site ?
Retour du Christ

Justice à deux vitesses : selon que vous serez une élue régionale ou un SDF

Pas sûr que de la prison ferme fasse plus de bien ce gamin de 18 ans et l'aide davantage à se réinsérer que si on lui avait imposé des mesures de réinsertion. Quoi qu'il en soit, mieux vaut généralement être puissant que SDF quand on comparaît devant un juge.
Retour du Christ

Un membre d'un groupuscule catholique frappe violemment un homme devant l'église Sainte Rita

L'Abbé de Tanoüarn répond : ab2t.blogspot.fr/…/geste-stupide-p…
Geste stupide, publicité stupide : Sainte-Rita outragée

Une vidéo court sur les réseaux, envoyée par les héros de cette sinistre affaire. J'en prend connaissance à l'instant. Une bande d'excités, qui n'ont rien de catholique et qui se prennent pour des soldats du Christ selon l'intitulé de leur propre film, exaltent leur "haut-fait…More
L'Abbé de Tanoüarn répond : ab2t.blogspot.fr/…/geste-stupide-p…
Geste stupide, publicité stupide : Sainte-Rita outragée

Une vidéo court sur les réseaux, envoyée par les héros de cette sinistre affaire. J'en prend connaissance à l'instant. Une bande d'excités, qui n'ont rien de catholique et qui se prennent pour des soldats du Christ selon l'intitulé de leur propre film, exaltent leur "haut-fait" : au milieu d'une dizaine de chapelet, un coup de poing part sur un homme de couleur, qui passe derrière eux. On me dit qu'il aurait dérangé la prière ? Cela n'apparaît pas sur la vidéo. Et de toute façon, quel sens cela a-t-il ? De quelle prière cela relève-t-il ?

A part l'un d'entre eux, avec qui j'ai déjà eu fort à faire, je ne reconnais aucun des jeunes avec lesquels nous avons défendu Sainte-Rita par la non-violence. Ils font apparemment partie d'un groupe qui est étranger à Sainte-Rita mais profite de l'intervention scandaleuse des forces de l'ordre cet été, pour donner le spectacle de "catholiques radicalisés", comme l'indique leur propre vidéo. Une fois de plus la violence légale, ordonnée de façon intempérante, a engendré une violence illégitime et outrageante pour le combat de Sainte-Rita. J'en suis sincèrement désolé et je revois les images de l'abbé Billot traîné par terre en aube par les CRS...
Sainte-Rita est en train de devenir un symbole national et international de la primauté du spirituel. Mais ce soir Sainte-Rita est outragée par quelques marginaux qui s'intitulent ses défenseurs et qui sont ses fossoyeurs.
Retour du Christ

Un membre d'un groupuscule catholique frappe violemment un homme devant l'église Sainte Rita

A quand une vidéo de dénonciation de l'abbé de Tanoüarn ? Satan a bien travaillé : presque 1 million de vues sur Facebook pour cette agression : www.facebook.com/…/1062176463858039
Près de 100 000 vues sur YouTube, et des articles de la presse régionale, nationale et internationale pour dénoncer ce geste. Une église qui est maintenant, sans plus aucun doute possible, condamnée à la …More
A quand une vidéo de dénonciation de l'abbé de Tanoüarn ? Satan a bien travaillé : presque 1 million de vues sur Facebook pour cette agression : www.facebook.com/…/1062176463858039
Près de 100 000 vues sur YouTube, et des articles de la presse régionale, nationale et internationale pour dénoncer ce geste. Une église qui est maintenant, sans plus aucun doute possible, condamnée à la destruction, des pluies de commentaires de gens qui se mettent à rejeter le christianisme et/ou à mettre sur le même plan DAESH et l'intégrisme catholique, du genre :
"C est quoi ces conneries,il y a des églises pour prier et c est sa esprit chrétiens? On frappe directement? Suis content d être athé,je fais du mal à personne..."
ou :
"Les extrémistes cathos ne valent pas mieux que les provocateurs de chez Allah, prières de rues illégales, et en prime, tu passes derrière eux, tu prends un bourre-pif. Sympa, l'amour de son prochain vu sous cet angle! Jésus, reviens, ils sont devenus fous!"
ou encore :
"VOICI LE SEUL MOYEN DE COMMUNICATION AVEC LES AFRO-MAGHRÉBINS...LE SEUL LANGAGE QU'ILS COMPRENNENT!!"
Retour du Christ

Kientzheim et ses vierges pleureuses

Soyez béni(e) Natale07, je prierai aussi pour vous !
Retour du Christ

Comprendre le processus de radicalisation

Quant à la vidéo, elle a un intérêt : noter que le djihadisme a aussi pour cause l'hypocrisie de notre société hypocritement "humaniste" et matérialiste.
Retour du Christ

Comprendre le processus de radicalisation

Merci DVDenise pour cet article qui a le mérite de lister un certain nombre d'éléments que les parents de terroristes peuvent vérifier. Certaines choses cependant me gênent : outre le fait de ne pas mentionner comme dans la vidéo-ci-dessus l'islam (c'est-à-dire non seulement les problèmes inhérents à l'islam et aussi la stratégie méticuleusement planifiée, entre autres du Qatar et de l'Arabie …More
Merci DVDenise pour cet article qui a le mérite de lister un certain nombre d'éléments que les parents de terroristes peuvent vérifier. Certaines choses cependant me gênent : outre le fait de ne pas mentionner comme dans la vidéo-ci-dessus l'islam (c'est-à-dire non seulement les problèmes inhérents à l'islam et aussi la stratégie méticuleusement planifiée, entre autres du Qatar et de l'Arabie saoudite, de s'attaquer à l'Occident), il y a des signes à prendre avec des pincettes comme "être obsédé par les discours messianiques" ou "légitimer l'emploi de la violence pour défendre une cause" (si je pense qu'une intervention militaire était légitime pour éviter le génocide des chrétiens d'Orient et des Yézidis, suis-je considéré comme dangereux ?).