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Les maronites célèbrent la fête de Saint Maroun

Irapuato
CMC le 15 février 2017. Le premier dimanche de février, l’Eglise a célébré la fête de Saint Maroun, prêtre ermite qui fonda l’Eglise maronite. A cette occasion, l’année du martyre et des martyrs a …More
CMC le 15 février 2017. Le premier dimanche de février, l’Eglise a célébré la fête de Saint Maroun, prêtre ermite qui fonda l’Eglise maronite. A cette occasion, l’année du martyre et des martyrs a été annoncée.
Maron ou Maroun[1] est un moine chrétien syriaque ayant vécu à la fin du IVe et au début du Ve siècle[2]. C'est un saint des Églises « chalcédoniennes », fêté le 9 février par l'Église maronite et le 14 février par l'Église orthodoxe. Le 9 février est fête nationale chômée au Liban.
Son existence historique est attestée par l'Histoire des moines de Syrie (ou Histoire philothée) de Théodoret de Cyr (§ 16, et § 21, 22 et 30 à propos de ses disciples Jacob, Thalassios ou Limnée, et Domnina), et d'autre part par une lettre que lui adressa Jean Chrysostome en 405 depuis son exil de Cucuse, en Arménie.
Selon Théodoret, Maron menait en plein air, près d'un ancien temple païen qu'il avait converti en église, une vie de pénitence et de prières. Il avait comme abri contre les ardeurs du soleil une tente en peau. L'austérité de sa vie et les miracles qu'il accomplissait le rendirent célèbre dans toute la Syrie, et beaucoup venaient à lui pour solliciter sa prière ou partager sa discipline. Ayant consacré une église, il était sûrement prêtre, et la lettre de Jean Chrysostome (très probablement adressée au même Maron) le qualifie de « prêtre et solitaire ».
Théodoret précise qu'à son époque la plupart des solitaires de la région de Cyr (dont il devint évêque en 423) étaient des disciples de Maron. Ce dernier était sûrement mort depuis un bon moment quand l'Histoire philothée fut écrite, vu les événements postérieurs au décès qui y sont rapportés : sans préciser d'ailleurs où se trouvait l'ermitage du saint, il indique qu'après sa mort sa dépouille fut l'objet d'un conflit entre les localités du voisinage, et que l'une d'elles, un gros village (κώμη πολυάνθρωπος), se l'appropria par la force et bâtit un grand sanctuaire pour l'y déposer et y organiser un pèlerinage, tout cela existant donc déjà à l'époque de la rédaction du texte. Selon l'historien musulman du XIVe siècle Aboul Féda[3], l'empereur Marcien fit construire un monastère Saint-Maron près d'Apamée en la seconde année de son règne, soit en 452. Au milieu du Xe siècle, al-Mas'ûdî[4] décrit un monastère Saint-Maron, disparu (sans doute récemment) au moment où il écrivait, qui se trouvait au bord de l'Oronte, à l'est de la ville d'Hama ; il comprenait trois cents cellules de moines et possédait des richesses considérables, étant un lieu important de pèlerinage.