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André Parsy, mort en haine de la foi et martyr de l’apostolat
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André Parisy, né à Levallois-Perret (Seine, actuel Hauts-de-Seine) le 15 novembre 1908 et mort en déportation à Ebensee (Autriche) le 5 mai 1945, est un résistant de la Manche, « Mort pour la France ».
12 mars 1943 : André Parsy monAndré Parisy — Wikimanchete dans un train du STO. Envoyé en Allemagne, il est affecté dans l’entreprise Dicker et Werneburg à Halle. Il ignore qu’il ne reviendra pas et que sa vie va illuminer les ténèbres les plus profondes. Un podcast produit par le diocèse de Paris Réalisé par le service communication du diocèse de Paris Voix : Clémence de Vimal Écriture : Grégoire Delatouche, à partir des ouvrages d’Armand Duval, Missionnaires et martyrs – 51 témoins du Christ face au nazisme aux éditions Salvator, et de Mgr Charles Molette, Martyrs de la résistance spirituelle, aux éditions François-Xavier de Guibert. Enregistrement et montage : Cyprien Truchot et Damien Morand
Quoique né en région parisienne, André Parisy accomplit toute sa carrière d’instituteur dans le département de la Manche, d’abord à Tanis puis, à partir de 1931 à Céaux. Le 18 avril 1933, il se marie à Céaux avec Marguerite Leroux[1], elle-même institutrice. Le couple a deux filles : Andrée et Évelyne, née à Céaux en 1935 et 1940.
Mobilisé en 1939 puis démobilisé, il rentre à Céaux, où il reprend son poste et le secrétariat de mairie.
Au cours de l’été 1942, André Parisy est sollicité par Marcel Leclerc pour intégrer un groupe de Résistance placé sous l’égide de Libération-Nord. Il remplit les fonctions d’agent de liaison et de renseignement. Son poste à la mairie lui permet par ailleurs d’établir de fausses pièces d’identité pour les réfractaires au STO et personnes recherchées. Il fournit notamment de faux papiers à un aviateur américain, Max Ormes, tombé fin mai 1943 à Chalandrey dans le Sud Manche, au retour d’une mission de bombardement sur la ville de Rennes Ille-et-Vilaine. Son arrestation à Paris en juillet 1943 conduit à l’arrestation des personnes qui avaient facilité son exfiltration.
Le 30 août 1943, André Parisy est arrêté par la Gestapo à l’école de garçons de Céaux. Le même jour, Marcel Leclerc est appréhendé à Saint-James et Hélène Abraham à Chalandrey. Ils sont d’abord détenus à la prison d’Avranches, puis conduits à celle de Saint-Lô le 1er septembre.
Le 14 octobre, André Parisy est transféré en compagnie de Marcel Leclerc à la prison de Fresnes. Le 11 novembre suivant, ils sont déportés dans le cadre de la procédure « NN » avec 59 autres détenus. Parmi les autres déportés de ce transport se trouvent les Manchois Raymond Brûlé, Alfred Duros, Georges Gautier, Émile Lecarpentier, Marcel Leclerc, Louis Legaigneur, Ange Leparquier et Jean Roulier ainsi que Louis Chollet, Victor Francolon, Paul Chartier Régis Messac. Enfermés dans un wagon cellulaire attaché, en gare de l’est, au train régulier Paris-Strasbourg, ils arrivent le lendemain au camp de Natzweiler-Struthof où André Parisy est enregistré sous le matricule 5 965.
Avec l’avancée des troupes alliées, le camp est évacué au début du mois de septembre 1944. André Parisy rejoint le 6 septembre le camp de concentration de Dachau sous le matricule 101 951 avant un nouveau départ, le 14 septembre, pour le camp de concentration de Mauthausen où il arrive deux jours plus tard sous le matricule 99 488.
Il est affecté le 23 septembre au commando d’Ebensee où il trouve la mort le 5 mars 1945 à l'âge de 36 ans.
Il est homologué « Forces Françaises Combattantes » (FFC) et « Déportés et Internés de la Résistance » (DIR)

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