Vexilla Galliae

« Il faudrait un Maurice Denis pour introduire à la peinture de Réginald Pycke. La peinture a-t-elle d’ailleurs besoin d’introduction ? Non sans doute car elle s’impose au regard qui s’y attache ou qui l’effleure distraitement. Le miracle se produit lorsque les yeux s’y arrêtent et font appel à tous les autres sens pour comprendre les émotions soudain ressenties, celles passagères et celles qui durent jusqu’à s’inscrire dans la chair et dans l’âme à jamais. Ces mouvements de l’être sont rares à notre époque qui ne recherche pas plus le beau qu’elle ne croit au vrai. Le constat n’est pas nouveau, même si la chute s’amplifie et si les abîmes de l’ « art contemporain » ne laissent percevoir que des ténèbres épaisses, aussi gluantes que le bourbier d’un hiver sans fin.

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Père Réginald, un peintre de l’invisible et du silence, par le R. P. Jean-François Thomas

Il faudrait un Maurice Denis pour introduire à la peinture de Réginald Pycke. La peinture a-t-elle d’ailleurs besoin d’introduction ? Non sans doute car elle s’impose au regard qui s’y attache ou qui l’effleure distraitement. Le miracle se produit lorsque les yeux s’y arrêtent et font appel à tous les autres sens pour comprendre les émotions soudain ressenties, celles passagères et celles qui durent jusqu’à s’inscrire dans la chair et dans l’âme à jamais. Ces mouvements de l’être sont rares à notre époque qui ne recherche pas plus le beau qu’elle ne croit au vrai. Le constat n’est pas nouveau, même si la chute s’amplifie et si les abîmes de l’ « art contemporain » ne laissent percevoir que des ténèbres épaisses, aussi gluantes que le bourbier d’un hiver sans fin. Charles Baudelaire, dans sa critique du Salon de 1859, écrivait au directeur de la
« Que dans tous les temps, la médiocrité ait dominé, cela est indubitable ; mais qu’elle règne plus que jamais, qu’elle devienne …

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