12 ) UN MIRACLE RÉPRÉHENSIBLE, PARCE QU' "IL A DU CHIEN" ? - RÉFUTATION DE L'ARTICLE DE DOM GUILLAUME CHEVALLIER
( NB : mes remarques n'engage que moi et ceux qui veulent bien me lire. Il ne s'agit ici que d'un droit de réponse à un article, et non d'une attaque personnelle à l'encontre de mr Guillaume Chevallier. )
SUIVANT
PRÉCÉDENT
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GC :
Cette dernière mention introduit à une nouvelle réflexion. Quoique disert sur l’amour possessif dont il faut être purifié ou guéri,
OUI, ENFIN, RAPPELONS TOUS LES PASSAGES DES ÉVANGILES DÉJÀ CITÉS ICI, ET QUI EN PARLENT, ET AJOUTONS ENCORE CEUX-CI :
" PIERRE LE PRIT À PART ET SE MIT À LE MORIGÉNER APRÈS QU'IL EUT ANNONCÉ SA PASSION : "NON, MAÎTRE, CELA NE T'ARRIVERA PAS ! " ( AMOUR POSSESSIF, S'IL EN EST !!! )
JÉSUS SE RETOURNA ET LUI DIT :
" PASSE DERRIÈRE MOI, SATAN ! TU ME FAIS OBSTACLE ! CAR TES PENSÉES NE SONT PAS CELLES DE DIEU, MAIS CELLE DES HOMMES ! "
" SI QUELQU'UN VIENT À MA SUITE SANS ME PRÉFÉRER À SA MÈRE, À SON PÈRE, SA FEMME, SES ENFANTS, IL N'EST PAS DIGNE D'ÊTRE MON DISCIPLE. "
"QUI AIME SA VIE LA PERD. MAIS QUI PERDRA SA VIE À CAUSE DE MOI LA CONSERVERA EN VIE ÉTERNELLE ! "
"SI QUELQU'UN VEUT VENIR À MA SUITE, QU'IL RENONCE À LUI-MÊME, QU'IL PRENNE SA CROIX, ET QU'IL ME SUIVE."
"LÀ OÙ EST TON TRÉSOR, LÀ AUSSI SERA TON COEUR" ( SUR LA TERRE, OU AU CIEL )
LE CHRIST NE POUVAIT PAS PLUS PRÊCHER LE DÉTACHEMENT DE TOUT AMOUR POSSESSIF DANS LES SAINTS EVANGILES !!!
ET SA SAINTE ET DOULOUREUSE PASSION, QUI DÉTACHA DE LUI DE FAÇON SI BRUTALE ET INATTENDUE SES APÔTRES ( MALGRÉ LES ANNONCES QU'IL EN FIT ! ), N'EST-ELLE PAS SUFFISANTE À ELLE SEULE POUR PRÊCHER ON NE PEUT PLUS RADICALEMENT L'ABANDON DE TOUT AMOUR POSSESSIF TERRESTRE ??
CECI CONFINE LA RÉFLEXION DE GC À L'ABSURDE.
le personnage central de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé multiplie les gestes ambigus avec ses disciples, au point que le récit en est parfois saturé. Les gestes d’intimité constants sont difficilement explicables même par un contexte « oriental ».
ET BIEN NOUS ALLONS CONTINUER À VOIR CE QUI EN EST RÉELLEMENT, PUISQUE GC SEMBLE CONTINUER SON ARTICLE AVEC EXACTEMENT LA MÊME SOLIDITÉ D'ARGUMENTATION QUE DEPUIS LE DÉBUT.
JE DEMANDE SINCÈREMENT PARDON DE NE PAS TOUJOURS AVOIR SUFFISAMMENT DE SENTIMENTS DE PITIÉ POUR CE PAUVRE PRÊTRE, PARCE QUE TOUT CE QU'IL RACONTE NE MÉRITE QUE DE LA PITIÉ POUR TOUTES SES INCOHÉRENCES, SES TENTATIVES DE DÉNIGREMENT QUI JUSQU'ICI ONT CONNU LE PLUS CUISANT ÉCHEC, ET CELA VA CONTINUER SUR CE POST ET DANS LES SUIVANTS.........
ET VRAIMENT : HEUREUSEMENT, HEUREUSEMENT QUE LE RIDICULE NE TUE PAS... NOUS ALLONS VOIR MAINTENANT DE QUOI IL S'AGIT, J'EN SUIS NAVRÉ POUR L'AUTEUR.
GC :
Nous en rapportons ici quelques-uns, que nous laissons à l’appréciation de chacun. Tous les personnages
baisent constamment les pieds de « Jésus »,
ALORS, COMMENT DIRE.... CETTE ASSERTION EST TOUT SIMPLEMENT :
FAUSSE.
ET CE N'EST SÛREMENT PAS EN DISANT : "JE SUIS PRÊTRE !!!" QUE GC POURRA S'EN EXPLIQUER.
NOUS ALLONS DONC COMMENCER PAR RÉPONDRE À CELA EN ESSAYANT D'ÉNUMER DE MANIÈRE EXHAUSTIVE ( MAIS BIEN SÛR !!! ) LES CENTAINES ET LES CENTAINES DE RENCONTRES, ÉPARSES DANS L'OEUVRE, D'UN PERSONNAGE AVEC JÉSUS, OÙ CE PERSONNAGE NE LUI BAISE PAS LES PIEDS :
Tome 1 : chap 44, 45, 47, 48, 50, 51, 52, 53, 54, etc... etc..... etc.....
Tome 2 : chap 79, 81, 84, 86, 88, 91, 94, 95, 97, 98, 99, etc..... etc..... etc.....
Tome 3 : chap 160, 161, 162, 163, 165, 167, etc.... etc.... etc.....
Tome 4 : chap 228, 229, 230, 231, 232, etc.... etc... etc....
Tome 5 : 296, 297, 298, 299, 300, 302, 303, 304, etc..... etc..... etc.....
Tome 6 :.......
Tome 7 :........
Tome 8 :.......
BON, ON L'AURA COMPRIS, CETTE TENTATIVE EST INUTILE, TANT ELLE DEMANDERAIT DE TEMPS. JE NE VAIS PAS M'AMUSER À ÉPLUCHER TOUTE L'OEUVRE, RIEN QUE POUR LE PLAISIR DE RIDICULISER UNE ACCUSATION INJUSTE DE GC !
CEUX QUI LISENT L'OEUVRE DE FAÇON OBJECTIVE SAVENT BIEN QU'IL EN EST COMME JE LE DIS, ET QUE LE "BAISAGE DE PIED" N'A STRICTEMENT RIEN DE SYSTÉMATIQUE DANS L'OEUVRE À CHAQUE RENCONTRE D'UN PERSONNAGE AVEC JÉSUS.
MAIS LE DÉBAT N'EST PAS LÀ !
POURQUOI EN EFFET, METTRE CE GESTE ( QUI EXISTE DANS MV COMME DANS LES EVANGILES ) , AU RANG DE SUPPOSÉS "GESTES AMBIGUS" ???
EST-CE QU'IL NE FAIT PAS PARTI, AU CONTRAIRE, DES GESTES QUI INDIQUENT LA FOI EN LA DIVINITÉ DU CHRIST ? COMME AUSSI S'AGENOUILLER DEVANT LUI ( TRÈS FRÉQUENT) , OU SE PROSTERNER ?
EST-CE QUE PEUT-ÊTRE MARIE MAGDELEINE NE L'A PAS PRATIQUÉ - ET ON PEUT AJOUTER : PASSIONNÉMENT ! - POUR SON MAÎTRE ET SEIGNEUR, ATTABLÉ CHEZ LE PHARISIEN, POUR LUI SIGNIFIER SON AMOUR INCONDITIONNEL ET SA RECONNAISSANCE, EN MÊME TEMPS QUE SA FOI ?
DEVRAIT-ELLE DONC AVOIR LE MONOPOLE DE CE GESTE, VU SURTOUT LE NOMBRE IMPRESSIONNANT DE PERSONNES MALADES, PÉCHERESSES, QUE LE CHRIST A GUÉRIES, CONVERTIES DURANT SA VIE PUBLIQUE, ET QUI ONT CRU EN LUI ?
CE GESTE A DONC TOUTE SA PLACE AU SEIN DES ÉVANGILES , IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE POUSSER DES CRIS INDIGNÉS, ET GC A ENCORE PERDU UNE EXCELLENTE OCCASION DE SE TAIRE.
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MAIS NOUS ARRIVONS ICI À UNE PÉPITE, ÉVOQUÉE PAR L'AUTEUR DE L'ARTICLE :
UNE GUÉRISON QUI "A DU CHIEN" ( si l'on me passe l'expression ) , CELLE D'UN ESCLAVE NOIR QUI VA RETROUVER LA LANGUE QU'ON LUI AVAIT COUPÉE, GRÂCE À JÉSUS QUI LA LUI FAIT REPOUSSER ( !!! )
VOICI LE CONTEXTE :
UN GROUPE DE FAUX DISCIPLES, ENVOYÉS PAR LE SANHÉDRIN, RÉPANDENT DANS LA PETITE VILLE DE SICHEM DE FAUX TÉMOIGNAGES, COMME QUOI IL FAUDRAIT SE CONSTITUER EN FORCE ARMÉE POUR DÉFENDRE JÉSUS QUI SERAIT UN ROI ATTAQUÉ PAR LE TEMPLE ET CHERCHERAIT PROTECTION.
LA RUSE EST HABILE : BEAUCOUP DE SAMARITAINS LES CROIENT, ET SE SENTENT HONORÉS D'ÊTRE CHOISIS POUR DÉFENDRE LE GRAND ROI, SANS SAVOIR QUE C'EST CE QUE CHERCHENT CES GENS MALÉFIQUES, À SAVOIR DÉCLENCHER UNE SÉDITION ARMÉE, ET ENSUITE S'EN PRENDRE À JÉSUS, ACCUSÉ D'EN ÊTRE LE RESPONSABLE, ET D'AVOIR RECHERCHÉ LES HONNEURS ET LA GLOIRE D'ICI-BAS.
CLAUDIA PROCULA, UNE RICHE ET PUISSANTE DAME ROMAINE CROYANT EN JÉSUS, L'APPREND, ET SUR UN MOMENT DE DOUTE INTERPRÈTE CELA COMME UNE PERTE DE SES POUVOIRS PAR LE CHRIST ( comme cela arrive chez les dieux de l'olympe )
POUR EN AVOIR LE COEUR NET, ELLE VIENT LE CHERCHER DANS LE LIEU OÙ IL S'EST RETIRÉ POUR PRIER, ET LUI AMÈNE SON ESCLAVE MUTILÉ POUR LE METTRE À L'ÉPREUVE...
JE VOUS LAISSE LIRE LE RÉCIT, PARCE QUE VRAIMENT, "ÇA A DU CHIEN", ET ÇA EN VAUT LA PEINE :))))
L'homme revient et fait son rapport. La litière se remet en route. Le char reste où il est. Les soldats suivent la litière jusqu'au bord du torrent et ils barrent le chemin. La litière s'en va seule le long du cours d'eau jusqu'à la hauteur de la petite île qui, au cours de la saison, est devenue très boisée : c'est un fourré impénétrable de verdure, surmonté par le fût et la chevelure argentée du peuplier. Un ordre, et la litière passe le petit cours d'eau, où entrent les porteurs avec leurs vêtements courts. Claudia Procula en descend avec une affranchie, et Claudia fait signe à un esclave noir qui escorte la litière de la suivre. Les autres reviennent sur la rive.
563.5 – Claudia, suivie des deux, pénètre dans la toute petite île en se dirigeant vers le peuplier qui domine au centre. Les hautes herbes étouffent le bruit des pas. Elle arrive ainsi là où se trouve Jésus tout absorbé, assis au pied de l'arbre. Elle l'appelle en s'avançant seule alors que d'un geste impérieux elle cloue sur place là où elles sont restées ses deux personnes de confiance.
Jésus lève la tête, et se lève tout de suite en voyant la femme. Il la salue tout en restant pourtant debout contre le tronc du peuplier. Il ne manifeste ni étonnement, ni ennui ou indignation de l'intrusion.
Claudia, après avoir salué, expose tout de suite le sujet :
"Maître, il est venu chez moi, ou plutôt chez Ponce, certaines gens... [1] Je ne fais pas de longs discours. Mais puisque je t'admire, je te dis, comme je l'aurais dit à Socrate s'il avait vécu de nos jours, ou à quelque homme vertueux injustement persécuté : "Moi, je n'ai pas beaucoup de pouvoir, mais je ferai ce que je puis". Et pour l'instant je vais écrire où il m'est possible pour qu'on te protège et pour qu'aussi on te rende... puissant. Il y a sur des trônes ou dans de hautes situations tant de gens qui ne les méritent pas..."
" Domina, je ne t'ai pas demandé d'honneurs ni de protections. Que le vrai Dieu te récompense pour ta pensée. Mais donne tes honneurs et ta protection à ceux qui la désirent vivement. Moi je n'y aspire pas."
"Ah ! voilà ! C'est ce que je voulais ! Alors, tu es vraiment le Juste que je pressentais ! Et les autres, tes indignes calomniateurs ! Ils sont venus nous trouver et..."
"Inutile que tu parles, ô domina. Je sais."
"Sais-tu aussi ce que l'on dit : qu'à cause de tes péchés tu as perdu tout pouvoir et que c'est pour cela que tu vis ici, rejeté ?"
Haut de page.
82> "Cela aussi, je le sais. Et je sais que cette dernière chose, tu l'as crue plus facilement que la première, car ta mentalité païenne est capable de discerner la puissance humaine ou la bassesse humaine d'un homme, mais tu ne peux encore comprendre ce que c'est que le pouvoir de l'esprit. Tu es... désillusionnée de tes dieux qui dans vos religions se manifestent en de continuelles oppositions et avec un pouvoir si fragile, sujet à de faciles interdictions à cause des désaccords entre eux. Et tu crois qu'il en est ainsi même du Dieu vrai. Mais il n'en est pas ainsi. Tel j'étais quand tu m'as vu la première fois guérir un lépreux et tel je suis maintenant. Et tel je serai quand je semblerai tout à fait détruit.
563.6 – Celui-ci, c'est ton esclave muet, n'est-ce pas ?"
"Oui, Maître."
"Fais-le avancer."
Claudia pousse un cri, et l'homme s'avance et se prosterne contre le sol entre Jésus et sa maîtresse. Son pauvre cœur de sauvage ne sait qui honorer davantage. Il a peur de se faire punir en vénérant le Christ plus que sa maîtresse, mais malgré cela, en jetant d'abord un regard suppliant vers Claudia, il répète le geste qu'il a fait à Césarée [2]: il prend le pied nu de Jésus dans ses deux grosses mains noires et, se jetant le visage contre le sol, il met le pied sur sa tête.
"Domina, écoute. Selon toi, est-il plus facile de conquérir seul un royaume ou de faire renaître une partie du corps qui n'existe plus ?"
"Un royaume, Maître. La fortune aide les audacieux, mais personne, sauf Toi, ne peut faire renaître un mort et rendre des yeux à un aveugle."
"Et pourquoi ?"
"Parce que... Parce que Dieu peut tout faire."
"Alors, pour toi, je suis Dieu ?"
" Oui... ou, du moins, Dieu est avec Toi."
"Est-ce que Dieu peut être avec quelqu'un qui est mauvais ? Je parle du vrai Dieu, non de vos idoles qui sont des délires de celui qui cherche ce dont il sent l'existence sans savoir ce que c'est, et se crée des fantômes pour assouvir son âme."
Haut de page.
83> "Non... dirais-je. Non. Je ne dirais pas. Nos prêtres eux-mêmes perdent leur pouvoir quand ils tombent dans une faute."
"Quel pouvoir ?"
"Mais... celui de lire dans les signes du ciel et dans les réponses des victimes, dans le vol, dans le chant des oiseaux. Tu sais... Les augures, les haruspices..."
"Je sais. Je sais. Eh bien ? Regarde. Et toi lève la tête et ouvre la bouche, ô homme, qu'un cruel pouvoir humain a privé d'un don de Dieu. Et par la volonté du Dieu vrai, unique, Créateur des corps parfaits, aie ce que l'homme t'a enlevé."
Il a mis son doigt blanc dans la bouche ouverte du muet.
L'affranchie curieuse ne sait pas rester là où elle est, et elle s'avance pour regarder. Claudia est toute penchée pour observer.
Jésus enlève son doigt en criant :
"Parle, et sers-toi de la partie qui est née de nouveau pour louer le Dieu vrai."
Et à l'improviste, comme une sonnerie de trompette, d'un instrument jusqu'alors muet, répond un cri, guttural, mais net : "Jésus !" et le noir tombe par terre en pleurant de joie et il lèche, il lèche vraiment les pieds nus de Jésus, comme pourrait le faire un chien reconnaissant.
"Ai-je perdu mon pouvoir, domina ? À ceux qui l'insinuent, donne cette réponse. Et toi, lève-toi et sois bon en pensant combien je t'ai aimé. Je t'ai eu dans mon cœur depuis les jours de Césarée. Et avec toi tous tes pareils, regardés comme une marchandise, regardés comme inférieurs à des brutes alors qu'à cause de votre conception vous êtes des hommes et égaux à César, peut-être meilleurs par la volonté de votre cœur...
563.7 – Tu peux te retirer, domina, il n'y a rien d'autre à dire."
"Si. Il y a autre chose. Il y a que j'avais douté... Il y a que moi, avec douleur, je croyais presque à ce que l'on disait de Toi. Et pas seulement moi. Pardonne-nous toutes, moins Valeria, qui a toujours gardé sa conviction et même s'y ancre de plus en plus. Et accepte mon cadeau : l'homme. il ne pourrait plus me servir maintenant qu'il a la parole, et aussi mon argent."
"Non. Ni l'un, ni l'autre."
"Tu ne me pardonnes pas, alors !"
"Je pardonne même à ceux de mon peuple, doublement coupables de ne pas me reconnaître pour ce que je suis. Et ne devrais-je pas vous pardonner à vous, vides comme vous l'êtes de toute connaissance divine ? Voilà : j'ai dit que je n'acceptais pas l'argent et l'homme.
Maintenant je prends l'un et l'autre et avec l'un j'affranchis l'autre. Je te rends ton argent parce que j'achète l'homme et je l'achète pour le rendre à la liberté, pour qu'il aille dans son pays pour dire qu'il est sur la Terre Celui qui aime tous les hommes, qu'il les aime d'autant plus qu'il les voit plus malheureux. Prends ta bourse."
"Non, Maître, elle t'appartient. L'homme est libre aussi. Il est à moi, je te l'ai donné. Tu le libères. Pas besoin d'argent pour cela."
"Et alors... Tu as un nom ?" demande-t-il à l'homme.
"Nous l'appelions Callixte [3], par dérision. Mais quand il fut pris..."
"Peu importe. Garde ce nom et rends-le vrai en devenant très beau dans ton esprit. Va ! Sois heureux puisque Dieu t'a sauvé."
Aller ! Le noir ne se lasse pas de le baiser et de dire :
"Jésus ! Jésus !" et il se met encore le pied de Jésus sur la tête en disant : "Toi, mon seul Maître."
"Moi, ton vrai Père. Domina, tu te chargeras de lui pour qu'il retourne dans son pays. Sers-toi de l'argent pour cela et que le surplus lui soit donné. Adieu, domina, et n'accueille plus jamais les voix des ténèbres. Sois juste et sache me connaître. Adieu, Callixte. Adieu, femme."
Et Jésus met fin à l'entretien et passe en sautant au-delà du torrent, du côté opposé à celui où est arrêtée la litière, et il s'enfonce dans les buissons, les saules et les roseaux.
563.8 – Claudia rappelle les porteurs et, pensive, remonte dans la litière. Mais si elle garde le silence, l'affranchie et l'esclave affranchi parlent pour dix, et les légionnaires eux-mêmes perdent leur allure de statues devant le prodige d'une langue qui est née de nouveau. Claudia est trop pensive pour commander le silence. À moitié allongée dans la litière, le coude appuyé sur les oreillers, la tête appuyée sur sa main, elle n'entend rien. Elle est absorbée. Elle ne s'aperçoit même pas que l'affranchie n'est pas avec elle, mais parle comme une pie avec les porteurs alors que Callixte parle avec les légionnaires qui, s'ils gardent leurs rangs, ne gardent plus le silence. L'émotion est trop grande pour qu'ils le fassent !
En refaisant le chemin, ils se trouvent à la bifurcation pour Béthel et Rama. La litière quitte Éphraïm pour se joindre au reste du défilé.
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LAISSONS MAINTENANT LA PAROLE À GC :
ou plus encore :
[Un esclave muet qui vient d’être guéri] tombe par terre en pleurant de joie et il lèche, il lèche vraiment - MAIS QUELLE HORREUUUUUUR !!! - les
pieds nus de Jésus, comme pourrait le faire un chien reconnaissant. (VIII, 24, 201)
" POUAAAAA !!! COMME UN CHIEN ??! IL LUI LÈCHE LES PIEDS COMME UN CHIEN ??! ET JÉSUS LE LAISSE FAIRE ??! NON MAIS ÇA SUFFIT, QUOI !!! C'EST DÉGUEU !!! "
J'AIMERAIS DEMANDER À GC S'IL PENSE VRAIMENT QUE LE CHRIST ORGANISAIT DES "GRANDS CONCOURS DE POÉSIE" , ET RÉCOMPENSAIT LES PLUS TALENTUEUX, LORSQU'IL FÉLICITAIT PAR EXEMPLE LA FEMME SYRO-PHÉNICIENNE, RÉPONDANT À SON :
"- ON NE JETTE PAS LE PAIN DES ENFANTS AUX PETITS CHIENS"
" - OUI, SEIGNEUR, ET LES PETITS CHIENS SE RASSASIENT DES MIETTES QUI TOMBENT DE LA TABLE DE LEUR MAÎTRE. "
POUR GC, C'ÉTAIT SEULEMENT UNE "JOUTE POÉTIQUE" QUE CELA, RIEN DE PLUS ??? C'ÉTAIT DU "PETIT CHIEN POÉTIQUE" ??
D'AUTRE PART, CE PAUVRE ESCLAVE NOIR, QUI FAIT DES GESTES TRÈS PRIMITIFS DE SOUMISSION ( POSER SA TÊTE SUR LE SOL, ET METTRE LE PIED DE JÉSUS PAR-DESSUS ) ,
MONTRE PAR LÀ QU'EN TANT QU'ESCLAVE DEPUIS SA NAISSANCE, IL N'A PAS ÉTÉ TRAITÉ NI ÉDUQUÉ COMME UN ROI, LOIN DE LÀ ! ( OU COMME UN FUTUR PRÊTRE CATHOLIQUE DE LA COMMUNAUTÉ SAINT-MARTIN ), MAIS PLUTÔT "REGARDÉ COMME UNE MARCHANDISE, COMME INFÉRIEUR À UNE BRUTE", SELON LES MOTS DU CHRIST.
RIEN DE PLUS COHÉRENT AVEC LA SITUATION DE L'ÉPOQUE .
EN MÉPRISANT UN PAUVRE ÊTRE HUMAIN VISIBLEMENT SOUS ÉDUQUÉ, À L'INTELLIGENCE SOUS-DÉVELOPPÉE, GC SE PLACE - PARDON DE LE DIRE - AU MÊME NIVEAU QUE LES ESCLAVAGISTES :
" QU'EST-CE QUE C'EST QUE CET ÊTRE INFRA-HUMAIN IMITANT LE COMPORTEMENT D'UN VULGAIRE CHIEN ? OTEZ CELA DE NOTRE REGARD ! ".
VISIBLEMENT, LE CHRIST N'A PAS LA MÊME INTERPRÉTATION DE LA SITUATION, LUI QUI LAISSE FAIRE AVEC BONTÉ, VOYANT EN CALLIXTE L'ESCLAVE UN FILS DE DIEU, ÉGAL À CÉSAR EN DIGNITÉ.
MAIS N'EN DOUTONS PAS :
SI GC AVAIT CONNU LE MÊME SORT PEU ENVIABLE DEPUIS SA NAISSANCE QUE CET ESCLAVE, ÉDUQUÉ QUASIMENT COMME UNE BÊTE, IL AURAIT CEPENDANT, LUI, GARDÉ LA MÊME CLASSE, IMPOSÉ LE MÊME RESPECT, SE SERAIT COMPORTÉ EN TOUT POINT COMME UN DIGNE PRÊTRE CATHOLIQUE, À QUI ON A BIEN APPRIS À NE PAS LÉCHER LES PIEDS DE SON BIENFAITEUR, C'EST ÉVIDENT !
AUTRE CHOSE :
- JÉSUS VIENT DE LUI RENDRE SA LANGUE, QUI LUI AVAIT ÉTÉ COUPÉE !!! QUOI DE PLUS NORMAL POUR CE "GROS BÉBÉ" D'ESCLAVE QUE D'EMPLOYER CE NOUVEL ORGANE POUR REMERCIER SON BIENFAITEUR, À SA MANIÈRE !
ON PEUT QUAND MÊME COMPRENDRE QU'IL SOIT JUSTE FOU DE JOIE D'AVOIR DE NOUVEAU UNE LANGUE, NOM D'UN CHIEN, ZUT !!! C'EST TROP DUR À COMPRENDRE, ÇA ???
- JE SIGNALE JUSTE À GC, QUI SEMBLE IGNORER À PEU PRÈS TOUT DE L'ÉVANGILE, QUE LE SEIGNEUR SE PLAIGNAIT DE CE QUE BEAUCOUP DE GENS GUÉRIS NE LE REMERCIAIENT MÊME PAS ! ( SEULEMENT 1 SUR 9 DES LÉPREUX PURIFIÉS RETOURNA SUR SES PAS EN LOUANT DIEU ).
ICI, CE PAUVRE ESCLAVE FAIT CE QU'IL PEUT, TEL UN PETIT CHIEN, POUR REMERCIER L'AUTEUR D'UN TEL MIRACLE : ET LE CHRIST DEVRAIT S'ÉCARTER DE LUI, FAIRE LE DÉGOÛTÉ, LUI QUI NE FUT MÊME PAS DÉGOÛTÉ PAR LE CONTACT AVEC UN LÉPREUX ??
ALLO ? ALLO ? .......... JE CROIS QU'ON VIENT DE PERDRE GC..............
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EN CONCLUSION, JE VOUDRAIS CITER CET EXTRAIT D'UNE AUTRE GUÉRISON COLLECTIVE, QUI ILLUSTRE À MERVEILLE NOTRE PROPOS :
( ... )
Il y a là une vingtaine de petites tentes dressées sur des pieux, ou d’un tronc à un autre, et dessous se trouve le triste petit peuple des malades qui attendent. Dès qu’ils comprennent quel est celui qui vient, ils poussent le cri habituel :
« Jésus, Fils de David, aie pitié de nous. »
Jésus ne veut pas les faire attendre plus longtemps et en se montrant, ou plutôt en se penchant d’une tente à l’autre — sa grande taille ne lui permet pas de se tenir debout à l’intérieur —, il passe la tête dans chacune, et son sourire est déjà une grâce. Le soleil qu’il a derrière lui projette son ombre sur les grabats et sur les visages émaciés ou les membres inertes. Il ne dit qu’une courte phrase : “ Paix à vous qui croyez ” et passe à la tente suivante.
Un cri le suit. Un cri qui se répète comme se répète sa phrase, un cri qui se répète dans la tente qu’il vient de quitter, comme si c’était l’écho de celui qui provient de la tente précédente :
« Je suis guéri ! Hosanna au Fils de David ! »
Et le petit peuple des malades, d’abord étendu sous les tentes sombres, sort et se groupe derrière les pas du Maître, un petit peuple tout en fête, qui jette au loin bâtons et béquilles, s’enveloppe dans les couvertures du brancard abandonné, enlève les pansements désormais inutiles, et qui surtout exulte dans la joie de la guérison.
Ils sont tous guéris maintenant, et Jésus se retourne avec son sourire le plus doux pour dire :
« Le Seigneur a récompensé votre foi. Bénissons ensemble sa bonté. »
Et il entonne le psaume :
« Acclamez joyeusement Dieu par toute la terre, servez le Seigneur dans l’allégresse. Venez à lui avec des chants de joie. Reconnaissez que le Seigneur est Dieu, qu’il nous a faits… »
Les gens le suivent comme ils le peuvent. Certains, qui ne sont peut-être pas d’Israël, se contentent de fredonner le psaume, mais leur cœur chante et la lumière de leurs visages le montre.
DIEU ACCUEILLERA CERTAINEMENT CE PAUVRE BREDOUILLAGE, MIEUX QUE LE CHANT PARFAIT ET ARIDE DE QUELQUES PHARISIENS.
SUIVANT
PRÉCÉDENT