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Un "coup d'gueule" indispensable pour la génération-canapé !

Mardi, 2 janvier 2018 :
Le pape Benoît XVI craignait d’assister à la disparition pure et simple de la liturgie romaine qu’il faut bien considérer, en raison de ses richesses, non seulement comme un patrimoine de l’Église catholique mais aussi de l’humanité entière.

La crainte exprimée par le pape permet de poser une question d’importance : y a-t-il encore quelque chose à sauver de la liturgie romaine dans le peu qu’il en reste dans nos diocèses ?

Il faut avoir le courage de répondre : non.

Et ce pour différentes raisons :

1. Les déformations de la liturgie sont devenus des usages courants, pour ne pas dire obligés ;

2. Dans la grande majorité des paroisses, les mauvaises habitudes sont solidement ancrées et les distorsions les plus criantes de la liturgie ne choquent plus personne ;

3. Le véritable “esprit liturgique” a été totalement effacé de la mémoire des fidèles par des décennies d’improvisations, de réaménagements, de projets pastoraux, de pratiques aberrantes, de façon boiteuses de traiter les rites ;

4. Dans leur grande majorité, les prêtres - évêques y compris - n’ont aucune formation liturgique et ne font pas même attention à ce qu’ils disent (pour autant qu’ils respectent les textes les livres officiels) depuis qu’ils emploient les langues courantes à la place du latin.
Pour ces raisons (il y en a bien d’autres), il est inutile de s’épuiser à vouloir sauver ce qui se fait dans la majorité des paroisses ; il est inutile de se réjouir parce qu’on a réintroduit de l’encens ici, de beaux ornements là-bas, un peu de grégorien (occasionnellement) ailleurs... Ce ne sont pas ces saupoudrages de surface qui sauveront la liturgie. Il n’y a qu’une redécouverte du fond qui permettra de sauver le rite romain. Or le fond est constitué par un jeu subtil où se compénètrent l’art de célébrer, le goût du silence, le désir de contemplation, l’effacement des ministres de l’autel... Toutes choses aujourd’hui perdues. Si ces valeurs-là ne sont plus exprimées, senties, vécues, alors tout le reste n’est que du rafistolage.

5. Alors que faut-il donc faire ?

La réponse sera abrupte : attendre que tout se casse la figure afin de pouvoir reconstruire du solide et de l’authentique sur un terrain vierge. Reconstruire avec l’aide :

- d’évêques contemplatifs, fin théologiens et pédagogues ;

- de prêtres se conduisant en pasteurs profondément imprégnés de l’esprit et de la vertu de la liturgie comprise à la lumière de la Tradition vivante et des enseignements des Pères de l’Église ;

- des fidèles laïcs avides de silence intérieur et sachant se tenir à distance des autels ;

- des organistes et des maîtres de chœurs dûment formés à l’accompagnement et l’interprétation du chant grégorien compris comme la voix de l’Église orante et non comme un exercice de musicologie appliquée; des organistes et des maîtres de chœurs prêts à refuser d’accompagner et de chanter n’importe quoi, même si un tel refus doit leur coûter un poste bien en vue sur une prestigieuse tribune ou dans une célèbre église.

Attendre que tout se casse la figure, avons-nous dit plus haut : n’ayons crainte, c’est sur le point de se faire. En effet, avec 3% de pratique dominicale, avec un clergé vieillissant, avec une chute lente mais inéluctable des vocations sacerdotales et religieuses, avec la fermeture programmée de nombreuses maisons religieuses… le terrain sera bientôt prêt pour la restauration liturgique souhaitée par Vatican II et espérée par les fidèles qui ont senti au fond d’eux-mêmes que les actuelles messes paroissiales n’étaient en phase ni avec la foi de l’Église, ni avec la liturgie qui se célèbre de toute éternité dans la Jérusalem céleste vers laquelle nous marchons.

Mardi, 2 janvier 2018 :
D’un internaute de Belgique :

« Je croyais naïvement que Noël était la fête de l’Incarnation ; celle du Dieu fait homme pour racheter l’humanité du péché et de la mort. Mais aujourd’hui, grâce au pape François, je sais qu’elle est la fête de la solidarité et des migrants. C’est en ce sens aussi que Mgr De Kesel (promu archevêque de Belgique et cardinal par François) a remis les pendules à l’heure... des médias et du monde.
Face à des gens comme eux, saint Paul n’a qu’à bien se tenir. Lui, avec sa prédication apostolique tout entière centrée sur le salut éternel des âmes, n’avait décidément rien compris. Pire : à sa suite, durant près de 2000 ans, l’Église nous a raconté des bobards. Paradis, enfer, purgatoire, rédemption, miracles, saint sacrifice de la Messe, conversion au vrai Dieu ou évangélisation... autant de mots dont nous sommes aujourd’hui enfin débarrassés au profit de discours que la gauche la plus extrême ne peut qu’applaudir.

Et dire qu’il aura fallu attendre deux millénaires pour qu’un pape et sa hiérarchise comprennent enfin que le christianisme n’est rien d’autre qu’un message philanthropique !

Quelle chance de savoir, par exemple, que lorsque meurt un être cher, celui-ci continue à vivre dans notre cœur, dans nos gestes de fraternité, de tolérance et d’ouverture ! Comme je serai heureux, à la veille de ma mort, d’entendre un prêtre me dire d’aussi lumineuses paroles ! C’est sûr : un athée ne trouvera rien à redire face à ce genre “d’espérance” !

Je sais, malgré tous les progrès et les enseignements de cette Église en totale mutation, qu’il y aura toujours quelques récalcitrants, quelques grincheux rigides, ringards, doctrinaux et identitaires qui brandiront des mots tels que “trahison”, “apostasie”, “fumées de Satan” ou “imposture”. Faites comme il est devenu de bon ton de faire au Vatican et nos médias : ne les écoutez pas, ne leur répondez pas. Ou mieux : appliquez-leur la muselière et inscrivez-les dans une réunion de recyclage ou au fin fond de la brousse. C’est tout ce qu’ils méritent.

Quand à moi, trop heureux de voir mon Église enfin débarrassée de ses deux mille an de Tradition, je continuerai avec tous ceux qui se moquent de l’Évangile à applaudir la révolution qui est en cours, tout en attendant secrètement la béatification de Martin Luther ou de tout autre briseur de l’unité catholique. »

Source : www.proliturgia.org

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