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shazam

Nessun dorma, (que nul ne dorme !)
« Nessun Dorma » par Luciano Pavarotti, Paris 1998
Luciano Pavarotti est un ténor italien, né à Modène le 12 octobre 1935 et mort dans la même ville le 6 septembre 2007.
Nessun dorma est un air ténor tiré de l’opéra Turandot de Giacomo Puccini.

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« Luciano était complètement conscient du fait qu’il avait reçu un don de Dieu, pas seulement sa voix, mais sa vie tout entière, c’est cela qui le motivait. » (Sa femme Nicoletta Mantovani.)
12 octobre 1935 + le 6 septembre 2007
L’air « Nessun Dorma » (Personne ne dort !) du troisième acte est l’un des airs d’opéra les plus connus et les plus réussis de tous les temps. Il vient de la scène dans laquelle Turandot ordonne que personne ne soit autorisé à dormir tant que le nom du prince inconnu n’a pas été découvert. Des performances significatives de Luciano Pavarotti ont donné à cet air une grande popularité. (rundel.de/fr)
Neuf films ont contribué à faire connaître Nussun dorma, particulièrement les films
La Déchirure (1984) de Roland Joffé
Journaliste américain au New York Times, Sidney Schanberg est un des rares reporters à rester au Cambodge après la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges (17 avril 1975). L'intervention de son assistant Dith Pran lui sauve la vie. Pran arrêté, Schanberg regagne les États-Unis alors que la répression s'abat sur le Cambodge. Le journaliste américain va alors tout faire pour retrouver Pran.
Au-delà (2010) de Clint Eastwood.
La journaliste française Marie Lelay survit miraculeusement à un tsunami meurtrier qui survient alors qu'elle est en vacances. Littéralement ressuscitée, elle est troublée par des visions mystérieuses qu'elle croit provenir de l'au-delà.

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shazam
Grosminet

La voix de Pavarotti, par sa justesse, sa clarté, sa pureté, son timbre et sa puissance, était absolument phénoménale et à nulle autre comparable. À mon humble avis, il y avait, d'un côté, les grands ténors, et de l'autre, Pavarotti.
Du côté français, Georges Thill a marqué le XXème siècle comme nul autre et l'on attend toujours l'émergence un ténor d'expression française à la voix d'une telle qualité et dotée d'une diction aussi remarquable.

Grosminet

Surmédiatisé, oui, qui mangeait à tous les râteliers, oui. En 1998, Pavarotti n'était déjà plus en pleine possession de tous ses moyens. Mais force est d'admettre le caractère phénoménal d'une voix unique.

Claudius Cartapus

@Grosminet Il y a aussi sa dernière présence à l'ouverture des jeux olympiques de Turin en 2006, en HD ! Luciano Pavarotti's Last Public Performance - Torino 2006 Opening Ceremony | Music Monday - YouTube

Claudius Cartapus

@Grosminet Mais j'ai aimé aussi fouiller les archives sonore de Enrico Caruso, décédé en 1920, un autre phénomène pour son époque. Pourtant, il est mort de vieillesse à l'âge vénérable de... 48 ans ! Ça mourait jeune dans ce temps-là; mais pour l'époque, c'était vieux !!!

Grosminet

Caruso, oui, un incontournable lui aussi, dont nous avons encore des enregistrements (avec les moyens de l'époque, bien entendu, sachant qu'il lui fallait chanter à quelques centimètres d'un grand cornet acoustique...) qui prouvent que sa réputation n'était pas surfaite. Il est impossible de le comparer à Pavarotti car la captation du son et de l'image n'avait rien à voir avec ce que nous possédons sur ce dernier. Chose certaine néanmoins, Caruso est entré dans la légende au jour de son décès.

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Beaux chants.
Beaux chants

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shazam

L'air est chanté par le personnage de Calaf au début du troisième acte. Plongé dans la solitude de la nuit pékinoise, le Prince inconnu attend le jour où il pourra finalement conquérir l'amour de Turandot, la princesse de glace. (Wikipedia)
La version opéra :
La foule :
Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme !
Calaf (le prince inconnu) :
Que nul ne dorme ! Que personne ne dorme !
Toi aussi, Ô Princesse,
Dans ta froide chambre
Tu regardes les étoiles
Qui tremblent d'amour et d'espérance...
Mais mon mystère est scellé en moi,
Personne ne saura mon nom !
Non, non, sur ta bouche, je le dirai,
quand la lumière resplendira !
Et mon baiser brisera le silence
Qui te fait mienne.
Chœur :
Personne ne saura son nom...
Et nous devrons, hélas, mourir, mourir !
Calaf :
Dissipe-toi, Ô nuit ! Dispersez-vous, étoiles !
Dispersez-vous, étoiles ! À l'aube je vaincrai !
Je vaincrai ! Je vaincrai !
‘Explications’ de texte pris sur le blog :
ideesjeanloup.wordpress.com/…/nessun-dorma-ar…
La foule :
Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme !

Turandot, la princesse de Chine, a interdit à tous les habitants de Pekin de dormir cette nuit.
Calaf :
Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme !
Toi aussi, Ô Princesse,
Dans ta froide chambre

C’est pas qu’il fasse froid à Pékin mais Turandot est connue tant pour sa beauté que pour sa cruauté. Son cœur est froid et elle impose à tous ces prétendants de réussir à répondre à 3 énigmes ou à être décapités s’ils échouent. Malgré de nombreux prétendants, elle est toujours célibataire et sa misogynie ne fait que grandir. Bref, c’est pas joyeux, joyeux.
Tu regardes les étoiles
Qui tremblent d’amour et d’espérance…
Mais mon mystère est scellé en moi,
Personne ne saura mon nom !

L’énigme à laquelle doit répondre Turandot, c’est de trouver le nom du prince (Calaf) qui a répondu aux 3 énigmes qu’elle lui a posées pour pouvoir l’épouser.
Non, non, sur ta bouche, je le dirai,
quand la lumière resplendira !

Malgré que Calaf ai réussi l’épreuve des 3 énigmes, Turandot refuse de l’épouser. Calaf lui propose donc de répondre à une seule énigme. Si elle réussit, il partira. Et l’énigme, il faut y répondre avant l’aube, sinon c’est mariage, empereur et tout le bazar.
Et mon baiser brisera le silence
Qui te fait mienne.

Il est très amoureux le Calaf : d’un simple baiser à l’aube, il va réussir à dégeler le coeur de Turandot. Mais il doit garder le silence pour pouvoir lui donner ce baiser.
Chœur :
Personne ne saura son nom…
Et nous devrons, hélas, mourir, mourir !

Comme Turandot doit répondre à l’énigme, elle décrète que si personne dans Pekin ne lui apporte la réponse avant l’aube, la foule sera passée au fil de l’épée. Ben oui, Turandot, elle est un tantinet tyrannique. Et la foule, elle met un tantinet la pression sur Calaf.
Calaf :
Dissipe-toi, Ô nuit ! Dispersez-vous, étoiles !
Dispersez-vous, étoiles ! À l’aube je vaincrai !
Je vaincrai ! Je vaincrai !

Du coup Calaf, très amoureux (si vous n’aviez pas percuté), montre à la foule sa détermination : il est plein d’espoir, l’aube n’est pas loin, Turandot n’aura pas la réponse, il aura vaincu, il pourra l’embrasser et dégeler son coeur.