Selon FSSPX News : « Le Cardinal [Fernandez] a précisé oralement que si l’on pouvait dialoguer sur le Concile, on ne pourrait pas en corriger les textes.»
Or dans Al-Adab al-Shar'iyya de Ibn Muflih, il est rapporté au sujet de certains salafs :
« Il a été rapporté que ‘Ikrima ibn Abî Jahl prenait le mushaf [Coran], le posait sur son visage et pleurait, en disant :
Kalāmu rabbī, kalāmu rabbī (La parole de mon Seigneur, la parole de mon Seigneur). »
Une telle coutume, mise en œuvre par ces salafs, a été mise en œuvre par Jean Paul II dans une application parfaitement légitime du Concile qui enseigne que :
"L’Église catholique ... considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes."(NA§2)
Si la déclaration conciliaire "sur les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes" de Nostra Aetate ne peut pas être corrigée, comme le prétend le patron du DDF alors il devient légitime, au nom du Concile, que nous embrassions à notre tour le Coran comme Jean Paul II en a donné l’exemple dans cet exercice héroïque et exemplaire de sa vertu de Foi, héroïsme qui l’a porté sur les autels conciliaires, et immortalisée dans cette photo lors d’un voyage en Irak.
Et voici ce qu’enseigne Saint Thomas sur l’Islam « Or, ceux qui fondèrent des sectes dans l’erreur, en opposition à la vraie religion, cela apparaît surtout dans le cas de Mahomet. Il a séduit le peuple par les promesses de la convoitise... » « Summa contra Gentiles, Liber I (Livre 1), Caput 6, numéro 7 (n. 7) »
La question qui se pose désormais à tous ceux qui vénèrent Jean Paul II est la suivante : cet exemplaire du Coran, qu’il a embrassé et qu'il a gardé auprès de lui à Rome, est-il désormais pour eux une relique secondaire (ou de contact) de ce pape ?
« Une relique secondaire est un objet matériel ayant été en contact direct avec le corps, les restes corporels, ou les biens personnels d’un saint ou bienheureux, de telle manière qu’il porte matériellement le souvenir sacré de ce contact.
Elle est reconnue comme telle par l’autorité ecclésiastique competent et est digne d’honneur dans l’Église. » Congrégation pour les Causes des Saints, Les reliques dans l’Église : Authenticité et conservation (8 décembre 2017).
Canon 1674 :
« Les reliques de saints sont vénérées par l’Église, non en elles-mêmes, mais à cause de la personne du saint et de la grâce de Dieu qui se manifeste par elles. »
Canon 1675 :
« L’usage des reliques doit être marqué par le respect, et elles sont honorées comme signes de la communion des saints et instruments par lesquels Dieu peut accorder des grâces. »