Daniel 3 - Etude (3/4)
Is 43:01 Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël : Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. 02 […] Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas.v.01-18 – Le roi Nabuchodonosor fait ériger une statue d’or et ordonne de l’adorer au son d’instruments, sous peine d’être jeté dans une fournaise de feu ardent. C’est un acte d’idolâtrie envers une statue en or, métal précieux qui fait l’objet d’une vénération universelle ; en forme humaine, suggérant que l’homme se met à la place de Dieu.
C’est ainsi que la puissance de Satan se manifeste ; il pousse la puissance civile à produire l’unité, car il n’y a pas de motif plus puissant que la religion pour les masses. C’est ce que fait le roi Nabuchodonosor qui veut que tous les gouverneurs se réunissent pour reconnaître ses dieux. Dès lors, si c’est la puissance civile qui fait cela, il faut absolument qu’il y ait persécution.
Une autre conséquence manifeste, c’est l’impiété, qui non seulement ne veut pas respecter la conscience, mais de plus, ne tient pas compte du droit de Dieu, et c’est là son côté important. La conscience est importante, sans doute, mais les droits de Dieu le sont encore davantage.
Mais le petit reste d’Israël refuse d’adorer la statue et se voit envoyé dans la fournaise de feu ardent avec une mise au défi pour le Dieu d’Israël : va-t-il les libérer ? Mais la foi des Israélites n’a pas à se justifier devant les incroyants. Ils ne s’inquiètent de rien.
v.19-24 – Mt 10:28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme.
Les condamnés, malgré leur confiance en Dieu, n’échappent pas à la persécution. Dieu permet qu’ils soient mis à l’épreuve, Il n’intervient pas avant. Il permet à Nabuchodonosor d’aller jusqu’au bout de ce qu’il veut faire. Mais les condamnés n’offrent aucune résistance : ils n’ont pas permis à Nabuchodonosor de violer leur conscience par l’idolâtrie, ils se soumettent à ses ordres quant à leur corps et ne cèdent rien de leur âme.
En conséquence, le feu les libère des liens dont le monde les a chargés. Voilà un témoignage immédiat de l’intérêt de Dieu pour son peuple. Et alors que le feu anéantit les hommes chargés de précipiter les condamnés dans le brasier, ni ceux-ci, ni rien de ce qui leur appartient n’est même effleuré par l’odeur du feu. Et ainsi, ils marchent librement dans la fournaise de feu ardent. Satan peut tenter au mal, le fidèle doit prier, et Dieu agit.
v.25-50 – Azarias [1], alias Abdénago, confesse le péché de son peuple et le remet à la miséricorde du Dieu d’Israël ; pendant que les serviteurs du roi continuent d’alimenter le feu qui brûle plutôt les Chaldéens autour, l’ange du Seigneur [2] qui était descendu dans la fournaise avec les condamnés les en épargne. Il souffle comme un vent de rosée au milieu de la fournaise. Le feu ne les touche pas du tout, et ne leur cause ni douleur ni dommage (Dn 3:49-50).
v.51-90 – Le cantique des enfants d’Israël ! [3]
v.91-100 – Le roi Nabuchodonosor constate de ses yeux la présence d’un être divin auprès des condamnés et les appelle en dehors de la fournaise de feu ardent. La conséquence de leur délivrance est de forcer la puissance civile à reconnaître que leur Dieu est un Dieu qui délivre son peuple, et qui daigne allier Son nom au leur.
Tel est le principe du fidèle : il a livré son corps afin de ne servir aucun autre Dieu que son Dieu. De plus, ces fidèles sortent, témoins de la puissance de Dieu, leur Dieu, à la vue de tout le monde.
Notre espérance est l’espérance de la gloire de Celui qui nous a sauvés, dont nous jouirons avec lui, là où il est.
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COMPLEMENTS
[1] Cantique d’Azarias dans la fournaise, Audience générale de Jean-Paul II, 14 mai 2003
[2] L’Ange du Seigneur (2/3), Question de foi Chrétienne
[3] Cantique des 3 enfants, chant interprété par l’Abbaye de Tamié
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COLLECTION
Daniel 3 - Contexte (1/4)
Daniel 3 - Contexte (2/4)
Daniel 3 - Etude (3/4)
Daniel 3 - Commentaires (4/4)